SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 21:41

De nos jours, à New-York, Grace, psychiatre, marié à un oncologue et mère d'un jeune adolescent, a une vie épanouie. Un jour, une belle et jeune femme modeste intègre l'association des parents d'élèves du prestigieux collège du fils de Grace.

Cette série affiche un beau pedigree : un créateur de talent, David E.Kelley, à qui l'on doit déjà les excellentes Ally Mc Beal et Big Little Lies, entre autres, et un casting prestigieux Nicole Kidman, Hugh Grant et Donald Sutterland. Et c'est la qualité de ces interprètes qui permet à ce récit qui repose sur les psychologies complexes de ses protagonistes de fonctionner. Autre qualité : The Undoing est une mini série. A la fin de ses 6 épisodes le coupable est bel et bien révélé.

A voir en replay sur TF1.

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 18:53

Quatre souvenirs de Gaspard Ulliel.

A la télévision et dans les magazines, en figure de mode, dans des publicités à l'image léchée et aux slogans pas toujours compréhensibles, il était une des égéries de la marque Chanel. Beau et mystérieux. Une aubaine disait-il de cette entrée d'argent qui lui permettait de choisir les rôles qui l'intéressaient vraiment.

Au cinéma, dans le Saint-Laurent de Bertrand Bonello. Il incarne parfaitement toute la complexité du grand couturier, génie admirable et révolutionnaire, diva capricieuse, homme à la fois fragile et bourreau de son entourage. Les César préféreront récompenser Pierre Niney qui, la même année, incarnait, très bien, un Saint-Laurent aseptisé. Des deux comédiens c'est pourtant Ulliel qui avait pris le plus de risques et relevé le défi artistique le plus osé.

Au cinéma encore, dans Juste la fin du monde de Xavier Dolan, adaptation de la pièce de Jean-Luc Lagarce, il interprète le dramaturge. Le rôle d'un homme en sursis qui se sait condamné et qui vient se confronter une dernière fois à la violence de sa famille déjantée. Ses silences, ses expressions, la délicatesse de son jeu impressionnent et touchent durablement. Il recevra pour ce rôle le César du meilleur comédien, son 2e après celui du meilleur espoir reçu en 2005 pour un Long Dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.

Au théâtre dans Démons de Lars Noren mis en scène par Luc Bondy, il incarne Tomas dont le couple est pollué par un duo de voisins toxiques. Face à Romain Duris et Marina Foïs et aux côté d'Anaïs Demoustier, il révèle une belle présence et une justesse de jeu que le trac de la scène n’altère pas.

Gaspard Ulliel est mort, ce mercredi 19 janvier, à l'âge de 37 ans emportant avec lui toutes les promesses que son talent portées.

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 19:27

Après Chtchoukine en 2016, la Fondation Vuitton rend hommage aux Morozov. Egalement russes, ils ont aussi pour point commun avec Chtchoukine d'être de grands collectionneurs qui ont révélé et soutenu de nombreux peintres de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Ces industriels, formés à l'art, ont particulierement fréquenté et collectionné les peintres russes et français.

Lorsque leur collection est nationalisée en 1918, en même temps que celle de Chtchoukine, elle comporte plus de 650 oeuuvres. 

200 d'entre elles, prêtées par les musées de l'Ermitage et Pouchkine, la galerie Tretiakov et des collections privées, sont présentées à la Fondation Vuitton. Les grands noms se succèdent : Manet, Monet, Renoir, Degas, Derain, Vlaminck, Marquet, Pissaro, Lautrec, Sisley, Rodin, Claudel, Mvnch, Picasso... Bonnard, Denis, Gauguin, Cezanne et Matisse sont particulièrement présents.

Deux Van Gogh sont exposés dont le très beau et surprenant La ronde des Prisonniers auquel une salle est dédiée.

Les peintres russes sont bien présents dont Konstantine Korovine, qui conseilla les Morozov sur leurs acquisitions et dont les toiles ici exposées accrochent particulièrement l'oeil.

A voir jusqu'au 22 février 2022.

La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
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La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
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La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
La Collection Morozov, icônes de l'Art Moderne à la Fondation Vuitton
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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 22:49

La Comédie Française accueille Glyslein Lefever qui met en scène Music-Hall de Jean-Luc Lagarce. 

Une fille et ses deux boys présentent un spectacle de music-hall. Ils racontent la chorégraphie de leur spectacle et les aléas auxquels ils font face lors de représentations dans des villes et des salles de moins en moins accueillantes et remplies.

Entre sarcasmes, humour et nostalgie, Lagarce placent ses trois personnages dans la situation d'artistes désabusés qui voient leur art se déliter, le public disparaître. Une mort inéluctable que la volonté coûte que coûte de continuer à jouer ne permet pas d'enrayer. Entre hommage aux artistes et testament personnel de l'auteur.

La mise en scène de Glyslein Lefever et la scénographie de Chloé  Bellemère exploitent astucieusement la toute petite scène du Studio-Théâtre, la transformant en cocoon rassurant, à moins qu'il ne s'agisse d'une impasse, du bout du quai. Françoise Gillard, Gaël Kamilindi et Yoann Gasiorowski sont tous trois épatants dans l'interprétation du texte acéré de Lagarce et de la chorégraphie de Glyslein Lefever.

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 16:05

En 1987, Philippe, écrivain américain célèbre, puise son inspiration des femmes de sa vie, et plus précisément ici de sa relation avec sa maîtresse anglaise.

En onze chapitres, Arnaud Desplechin s'approprie le livre Deception de Philip Roth et trace un portrait de l'écrivain, aux multiples obsessions dont l'antisémitisme (ou l'antisionisme), qui oscille entre féminisme et misogynie ; un chapitre est d'ailleurs consacré à un procès de l'écrivain face à un jury de femmes. Le réalisateur dessine aussi le portrait de la maîtresse, mariée et mère, malheureuse en famille, qui trouve une oreille attentive dans la garçonniére de cet écrivain qu'elle sait aussi pousser dans ses retranchements.

Les comédiens sont excellents. Léa Seydoux n'a sans doute jamais été aussi juste et Denis Podalydès prouve une fois encore qu'il peut tout jouer. A côté d'eux Emmanuelle Devos, fidèle au réalisateur, est magnifique, tout comme Anouck Grinberg qu'on retrouve avec plaisir au cinéma et Rebecca Marder, parfaite également.

Sur la forme, le film est superbe. La mise en scène de Desplechin est très belle, d'une grande précision, inventive, plaçant à  quelques reprises ses protagonistes dans des scènes de théâtre, utilisant toujours les marques de fabrique de son maître François Truffaut, passant du faux aux vrais avec fluidité. La photographie est également magnifique. Comme tous les films de Desplechin, celui-ci est bavard mais la qualité des dialogues et la musicalité des voix en font un plaisir de presque chaque instant. Cette belle démonstration de l'importance du réel dans la création, la façon avec laquelle l'écrivain vampirise ses proies, ceci non sans une certaine sincérité dans les sentiments, nous renvoie au travail du réalisateur dont on se souviendra, notamment, du procès que Marianne Denicourt lui fit à la sortie de Rois et Reine.

 

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 19:51

Le Grand Palais Éphémère accueille dans l'ensemble de son espace de 10 000m2 les oeuvres d'Anselm Kiefer inspirées par les poèmes de Paul Celan, auteur de langue allemande rescapé des camps. Les deux artistes ont notamment pour point commun la langue allemande, des attaches françaises, une forme de désespoir et le soucis de faire oeuvre de mémoire.

19 magnifiques toiles immenses, de plusieurs mètres de haut et 4 installations composent cet hommage au poète. Ces compositions, où la matière domine, accueillent des extraits de poèmes de Celan écris à la craie sur la toile. Les noirs, gris, marrons, blancs, faits de peintures, de métaux et d'objets menaçants, mimant l'aluminium, la rouille, la neige, une pluie de cendres, dominent ces paysages de désolation. Mais un éclat de couleur, des champignons, des fougères, des pavots laissent entrevoir le retour à la vie. 

Les toiles sont disposées de façon à ce que, où que soit le visiteur, il puisse voir plusieurs oeuvres. L'artiste n'a pas souhaité imposer un parcours de visite laissant aux visiteurs une totale liberté dans la découverte de l'exposition.

A voir jusqu'au 11 janvier 2022.

Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
Anselm Kieffer pour Paul Celan
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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 23:34

Pour sa réouverture le 13e Art Théâtre accueille Pixel le spectacle du chorégraphe Mourad Merzouki créé en 2014 et qui a triomphé dans le monde entier.

Sur scène 10 danseurs-circassiens et une danseuse-contorsionniste s'affontent et se débattent dans une avalanche de pixels. Une chorégraphie entre danseurs et vidéos, entre réel et virtuel, impressionnante et belle.

La chorégraphie où le hip-hop domine est explosive. Outre la dextérité des danseurs, le spectacle est parfaitement servi par de très beaux jeux de lumières. Les tenues colorées des danseurs éclatent entre les lignes et points blancs qui se dessinent au sol et dans l'espace. L'ensemble hypnotique gagnerait à servir un récit ici absent. On peut aussi se contenter de l'émerveillement créé par la magie de l'oeuvre.

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24 décembre 2021 5 24 /12 /décembre /2021 19:14

Rahim est en prison depuis 3 ans car il doit de l'argent à son beau-père. Par hasard, il se retrouve en possession d'une somme qui pourrait inciter son créancier à retirer sa plainte.

Farhadi tisse, une nouvelle fois, sa toile autour d´un événement presque banal qui entraine ses héros dans une spirale infernale. Son récit aux multiples rebondissements est d'une mécanique implacable. Il emprisonne ses héros dans des décisions cornéliennes où se jouent l'honneur et la réputation si importants dans la société iranienne. Il dessine l'affrontement de personnages, ambiguës, mais dont les prises de positions sont entendables. Tous prisonniers d'une société où l'argent fait et défait des vies, efface les décisions de justice. Farhadi donne un fils à son héros, un jeune garçon bègue. Comme souvent dans ses films, l'enfant s'interroge, observe la folie des adultes et essaye de leur faire retrouver la raison.

La réalisation élégante offre de beaux plans sans jamais voler la vedette au récit. Ses acteurs sont tous parfaits d'Amir Jadidi, dans le premier rôle, jusqu'au jeune comédien qui interprète le fils de Rahim.

De retour en Iran, après un décevant film tourné en Espagne, Asghar Farhadi retrouve la grâce et l'humanisme qui marquent son œuvre.

Lire tous les posts sur les films d'Asghar Farhadi :

A propos d'Elly

Les enfants de Belleville

Une séparation 

Le passé 

Le client

Everybody Knows

 

 

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 19:13

 

Patrick Timsit prétend faire ses adieux au one man show sur la scène du théâtre du Rond Point. Et pour justifier sa décision, réelle ou prétexte (il croise ostensiblement les doigts dans le dos lorsqu'il quitte la scène), il expose les 10 raisons qui le poussent à arrêter. 

Ce spectacle a quelque chose d'étrange, complexe dans sa réception et compliqué à commenter. Comme il le fait depuis 35 ans, Timsit, dans le rôle du salaud, traite de ses sujets de prédilection que sont les maux, petits et abyssaux, de notre humanité : racisme, xénophobie, shoah, homophobie, misogynie, égoïsme des riches, exploitation des pauvres et des enfants, vieillesse, mesquineries de notre société...

Mais sa façon de jouer le sale type est plus frontale qu'à l'accoutumée. Il joue moins, voir pas du tout, de sa bonhommie habituelle qui ne laissait aucun doute sur le niveau de lecture de ses saillies et autorisait le rire ; l'ignominie de son propos étant contrebalancée par le personnage.

Ici rien d'arrondie. Tout est brut. Les dénonciations passent toujours mais le rire hésite. Comme pour contrebalancer cette gravité, sont parsemées des blagues assez grossières dont une curieuse obsession pour "la bite" et "le trou du cul" (sa position dans le corps, sa dimension, son utilisation). Timsit s'amuse également à taquiner ou tacler plus méchamment certains de ses collègues humoristes ou pseudo humoristes, ainsi que Mimie Maty et Cyril Hanouna. Le tout donne un ensemble assez bancal.

Du coup, on espère que ce spectacle, en demi teinte, ne sera pas le dernier. Ça ne serait pas rendre un juste hommage à son talent.

Lire la critique de son précédent one man show : on-ne-peut-pas-rire-de-tout

 

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 15:25

La Cravate raconte l'histoire de Bastien, 20 ans, militant FN.

Les réalisateurs ont suivi Bastien pendant la campagne des élections présidentielles de 2017. Ils mixent ces scènes de militantisme avec celles de Bastien découvrant le texte de la voix off qui accompagne les images du documentaire.

Les réalisateurs déroulent ainsi le portrait de ce jeune militant en prenant soin de montrer que celui-ci leur a donné son aval, en l'amenant à s'interroger sur ses choix politiques et ses actions, en lui faisant avouer un passé qu'il préfèrerait taire.

Ce procédé, certes original, installe un sentiment de malaise. On s'interroge sur la situation dans laquelle les réalisateurs placent ce jeune homme qui, même si l'on se situe à l'opposé de sa vision de la France idéale, nous semble piégé et traité sur une tonalité assez méprisante. On pense à Balzac et ses Illusions Perdues. Sauf qu'ici il ne s'agit pas d'un personnage de roman.

A voir sur francetv

 

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 16:51

Macha Makeïeff transpose le Tartuffe de Molière dans les années 60 orientant sa proposition vers le "Théorème" de Pasolini. Son Tartuffe très sexué, plus violeur que séducteur, plus gourou que simple manipulateur, aux allures sataniques, embrasse en effet toute la famille à pleine bouche pour mieux piquer dans la caisse.

Si, dans un premier temps, l'excellent souvenir de Trissotin et les femmes savantesprécédemment mis en scène par Macha Makeïeff, et la scène ouverte sur un décor sixties nous placent sous les meilleurs hospices, on déchante vite. L'excès en tout se révèle rapidement. Un trop plein visuel, auditif et sensitif, auquel s'ajoute le jeu de certains comédiens à l'allocution hachée, rendent la belle langue de Molière inaudible dans sa forme et sur le fond.

Une Mme Pernelle en Castafiore, un Cleante en dandy, un Valere et une Marianne d'une fadeur inégalée, une Dorine transformée en amie de la famille et une Flipote dédiée au burlesque, achèvent de nous perdre. Même l'excellent Vincent Winterhalter, ne parvient pas à nous ramener à Molière.

La créativité, la fantaisie et le talent de Macha Makeieff dans cette sur-expression semblent combattre l'oeuvre de Molière au lieu de la servir. Dommage.

 

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 15:25

Nona, soixante-dix ans, responsable du planning familial, mère de triplées quadragénaires, est enceinte. 

La réalisatrice et comédienne Valérie Donzelli propose pour la première fois une série diffusée sur Arte. Elle nous plonge dans son univers fantasque et poétique, matiné de fantastique dans un format de 9 épisodes de 30 minutes.

Cette fantaisie sur le féminisme, la sororité, la famille, la solidarité et le mystère de la vie alterne les moments burlesques, dramatiques, romantiques et de pure militantantisme. Le tout sur la tonalité  Donzeliniennne qui en agace certain mais qui fait tout son charme pour les autres. 

La réalisation enlevée et précise, la photographie lumineuse, vitalité des rouges et poésie nostalgique des couleurs délavées, l'influence de Truffaut dans le montage, l'usage de la voix off et de la musique, font de cette série un petit bijou aux imperfections négligeables.

L'ensemble est servi par des comédiens très inspirés. Miou Miou, Clotilde Hesme, Virginie Ledoyen, Michel Vuillermos, Barnaby Metschurat, Christopher Thomson, Antoine Reinartz et cinq enfants parfaitement dirigés, semblent s'être plongés avec bonheur dans l'univers de la réalisatrice-comédienne.

A voir sur Arte tous les jeudis à 20h50 ou sur arte.tv

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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 21:00

Fabrice ne peut pas présenter la carte du magasin où il fait ses courses, il l'a laissée dans son autre pantalon. Le service de sécurité intervient. Fabrice s'enfuit et devient l'ennemi public numéro 1.

Paul Moulin adapte la bande dessinée de Fab'Caro qui tout en décalages dénonce les travers de notre société.

Société de consommation où il faut avoir, où il faut entrer dans le moule, où il faut pouvoir montrer patte blanche. Société médiatique qui se nourrit de sensationnalisme jusqu'à en inventer les sources. Société de politiciens qui se gargarisent et alimentent le système. Société du tout sécuritaire où la peur et la suspicion règnent.

C'est corrosive, très bien construit et suffisament, mais sans trop, décalé pour être drôle et resté compréhensible. L'ensemble fonctionne en grande partie sur le son, des bruitages à l'accompagnement sonore jusqu'aux voix multiples des 8 comédiens. 

Cette offre originale n'a, sans doute, qu'un seul défaut : sa durée. Une toute petite heure qui nous laisse un peu sur notre faim.

A voir du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 17h.

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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 20:11

Rami Farah à réuni Yadan Draji, Rani Al Masalma et Odai Al Talab, tous les trois activistes Syriens, qui de 2011 à 2013, ont filmé la révolution à Deraa.

Farah leur projette une partie des vidéos qu'ils ont eux-mêmes réalisées dès les premiers jours de la révolution et les invite à les resituer et à les commenter.

Les trois hommes expliquent leur soucis constant de documenter la révolution et le massacre perpétré par Bachar Al Assad sur son peuple.

L' Histoire s'écrit, entre chagrin, douleur, colère mais aussi rire, au fil des visionnages et de leurs récits. Récit de leur quotidien de journalistes citoyens mais surtout récit du vent de liberté qui s'est levé aux premiers jours des manifestations, de la répression de plus en plus violente jusqu'à devenir massacre, des missions vaines de l'ONU, des tirs sur les manifestants pacifistes, des bombardements des maisons, de la peur d´être arrêté, des techniques des forces de sécurité et des snipers pour tuer, de la mort de leurs amis...

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 21:13

Isabelle et James se disputent les jours de garde de leur fille Zoé. Soudainement, Zoé tombe malade.

Julie Delpy, réalisatrice aux propositions riches et originales, nous emmène ici encore dans un univers particulier. Mêlant scènes de vie ordinaire et projection fantastique, elle imagine le remède au chagrin le plus insurmontable.

L'ancrage de ses héros dans une quotidiennete rend cette solution moralement discutable étrangement tentante. 

 

Date de sortie en salle : 30 juin 2021

Date de sortie en DVD : 3 novembre 2021

 

Lire les critiques des films de Julie Delpy : 

La Comtesse

2 days in Paris

2 days in New-York

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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 23:14

Après avoir disserté  sur l´art dans son précédent spectacle qu´il a joué pendant 10 ans, de quoi en avoir des envies d´en finir,  Alex Vizorek propose de rire de la mort.

Sans quitter l'art tout à fait avec en pré-spectacle des citations de Zola ou Montaigne, en intro un poème de Baudelaire, en développement les plasticiennes Marina Abramovic et Sophie Calle, les peintres Brueghel, Miro ou Picasso mais aussi en faisant appel aux philosophes Avicenne, Heidegger et Epicure, en interrogeant les religions, en déployant un SWOT sur "l'enfant", en s'étonnant de la reproduction chez les animaux, en abordant la sexualité décalée, en exposant des choix cornéliens de vie ou de mort.... avec une érudition abordable, des jeux de mots pourris comme il faut et des saillies bien senties, Alex Vizorek offre 1h30 d'un humour qui allie l'élégance à un peu de grivoiserie, le rire (beaucoup) à la réflexion (un peu) sans se prendre au sérieux. Et dévoile en guise de conclusion-synthèse une oraison funèbre parfaitement troussée.

Drôle, intelligent, efficace.

A voir au théâtre de l'Oeuvre jusqu'au 8 janvier 2022.

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 13:37

Au Québec, Aline Dieu, la petite dernière d'une famille de 14 enfants, a une voix exceptionnelle. Elle rêve d'être une star internationale et le deviendra.

Aline est naît de la vie de Céline Dion, star planétaire, dont les succès et la vie privée, dans ses moindres détails, ses joies et ses drames, sont connus de tous même des moins passionnés par la chanteuse. Valérie Lemercier s'empare donc de l'histoire de Céline Dion et en habille son héroïne, merveilleusement nommée Aline Dieu. Ce changement de patronyme donne à la réalisatrice une certaine liberté lui permettant, à côté du récit fidèle, d' "inventer juste".

Dans Aline, il est donc question de l'ascension mondiale d'une jeune chanteuse mais aussi de sa relation à sa famille nombreuse et à sa mère issue d'une milieu simple, de sa grande histoire d'amour, aussi curieuse que puissante, avec son manager, de la folle machine qu'est le show business qui, tout à la fois, libère les talents et abîme les stars.

Dans une réalisation très maîtrisée, aux plans précis dans ce qu'ils veulent dire, au montage au cordeau, au rythme mesuré jouant sur la rapidité à l'image de l'ascension de la jeune chanteuse et de la vie de la star et ayant une capacité à s'arrêter sur les moments de doutes et de lassitude, le film vise juste dans les émotions variées qu'il porte. Plusieurs scènes très drôles ou décalées s'immiscent ainsi dans un premier degré assumé.

Les comédiens sont excellents (les québecquois Sylvain Marcel, Danielle Fichaud, Roc LaFortune, Antoine Vézina, le frenchie Jean-Noël Brouté notamment et Victoria Sio pour le chant). Quant à Valérie Lemercier, elle s'offre son meilleur rôle en étant de tous les plans, interprétant le personnage principal à tous les âges et dans tous ses états.

La bande originale joue un rôle important dans la réussite du film en faisant la part belle à d'autres musiques que celles écrites pour Céline Dion. Aline s'ouvre ainsi, sur une très belle séquence qui positionne immédiatement le film à un certain niveau, sur la chanson Ordinaire de Richard Charlebois qui clôturera également le film. En fil rouge musical, on trouve le Nature Boy de Nat King Cole, auquel se joignent Rufus Wainwright, Elvis Presley, Andy Williams... et des reprises par Céline Dion de Janis Ian, Nicoletta, Louis Amstrong et bien sûr Eric Carmen. 

Au visionnage d'Aline une question se pose : ce film atypique, qui n'est pas un biopic mais n'en est pas moins un bel hommage, plaira t-il aux fans de la chanteuse ? Sa réussite en tout cas est déjà celle de plaire à ceux que la star ne passionne pas.

 

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 21:43

Sur scène, deux appartements et deux couples James et Stella, Bill et Harry. James débarque chez les seconds pour se confronté à Bill persuadé que celui-ci a une relation avec Stella.

Enregistrée au théâtre du Chatelet en 2020, cette version de la pièce de Pinter, mise en scène par Ludovic Lagarde, vaut surtout pour ses grands comédiens, Micha Lescot, Mathieu Amalric, Laurent Poitrenaud et Valérie Dashwood, qui font naître dans cette pièce étrange, au propos obscure, une perversité et une folie intrigante, un mystère captivant. 

A voir sur francetv.fr jusqu'au 20 novembre : La Collection replay

 

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 18:30

Au XIXe siècle, à Angoulême, Lucien travaille dans l'imprimerie familiale et écrit des poèmes qu'il rêve d'éditer. Il tombe amoureux de Louise de Bargeton, une bourgeoise mal mariée. Tous deux partent pour Paris.

Giannoli adapte le roman de Gustave Flaubert racontant la transformation d'un provincial rêveur en arriviste, piégé et broyé par le système. L'histoire de Lucien de Rubempre dessine le portrait d'une société où tout s'achète, des sentiments aux particules, des réputations aux succès. Flaubert écrit une critique féroce de la presse qui monneyait ses articles ayant pouvoir de vie ou de mort sur toute oeuvre artistique.

Giannoli déploie des moyens colossaux, décors, costumes, figurants en nombre et une mise en scène ample pour conter ce Paris bouillonnant. Le mouvement est au coeur de chaque scène au rythme de cette ascension vertigineuse. Le casting est parfait (Cécile de France, Jeanne Balibar, Salomé Dewaels, Vincent Lacoste, Gérard Depardieu, Xavier Dolan, André Marcon, Jean-François Stevenin dans son dernier rôle) et Benjamin Voisin, déjà brillant dans Ete 85 de François Ozon, présent dans tous les plans, impressionne dans le rôle de Lucien de Rubempre.

 

 

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 22:45

Eric Ruff a invité dans la grande maison Camille Bernon et Simon Bourgade qui adaptent le livre de John Maxwell Coetzee "Waiting for the barbarians".

Dans une petite ville à la frontière du territoire désertique des "Barbares", arrive un colonel de la police politique pour tuer dans l'œuf une supposée invasion prochaine. Le magistrat en charge de la ville, humaniste mou, compose entre son devoir envers l'Empire et son inclination pour une Barbare. 

Ce texte dénonce les colonisations, les pouvoirs totalitaires, la torture, la peur et la haine de l'autre, la bienveillance paternaliste... Sujets multiples et récit trouble que Camille Bernon et Simon Bourgade embrouillent avec une mise en scène superfétatoire.

A l'entrée en scène de Didier Sandre et Stéphane Varupenne, première déconvenue : les comédiens sont équipés d'un micro casque qui immédiatement  les propulsent hors du théâtre vivant. Sensation accentuée par les dimensions à taille humaine de la salle du Vieux Colombier ; les acteurs si près et leur voix amplifiées désincarnées.

Très vite l'apparition d'une illustration sonore qui s'avèrera quasi constante, justifiera le besoin de sonoriser les voix. Des effets visuels de mise en scène, au premier abord étonnants, s'avéreront plus envahissants qu'efficaces, intervenant comme des attractions qui affadissent le propos, frôlant l'incongruité quand ils transforment une expédition vers le peuple Barbare en une page de Tintin au Tibet ou en Rencontre du 3e type.

Les rares scènes où la scénographie s'efface pour repositionner les comédiens au cœur du dispositif sont comme des moments de grâce où l'on entend l´excellence de l´interpretation. Car les comédiens du Français, sont, malgré tout, tous excellents avec en tête Didier Sandre qui impressionne dans son engagement, Stéphane Varupenne, Suliane Brahim, Christophe Montenez, Elissa Alloula, Clément Bresson et Etienne Galharague. Ces scènes de calme confirment l'inefficacité de la surenchère scénographique.

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 14:20

 

 

En France, à Ennui-sur-blasé, le fondateur et rédacteur en chef du magazine The French Dispatch vient de mourir. Toute la rédaction se réunie pour lui rendre hommage.

Wes Anderson fait une ode au journalisme, façon The New Yorker, et à l'art de raconter des histoires. Et relève le défi de présenter un film tout à la fois époustouflant et décevant.

Le réalisateur choisit le film à sketchs qui endossent tous les styles de cinéma dont celui de l'animation et plusieurs références au cinéma français, Jacques Tati et la nouvelle vague notamment.

Le film est esthétiquement exaltant d'inventivité, de beauté formelle, d'une richesse étourdissante jusque dans les détails. Les dialogues sont à  l'avenant, mélangeant langue anglaise et française, humour, astuces et références multiples. Cette profusion réjouissante est aussi frustrante car elle donne le sentiment aux spectateurs de ne pouvoir tout percevoir.

Le casting quatre étoiles (Bill Murray, Owen Wilson, Tilda Swinton, Benicio del Toro, Adrian Brody,  Lea Seydoux, Timothee Chalamet, Frances Mc Dorman, Mathieu Amalric,...) dont certains acteurs dans des rôles très secondaires (Christopher Waltz, William Dafoe, Edouard Norton, Denis Menochet, Hyppolite Girardot, Félix Moati, Guillaume Galienne, Elisaberh Moss,...) ajoute à cette sensation de profusion.

Quant au scénario, il se cogne aux limites du film à sketchs : un film composé de plusieurs histoires successives d'un intérêt inégal et souvent inabouties.

L'ensemble laisse des sentiments contradictoires mêlant un enthousiasme réel pour la dextérité du réalisateur-créateur et la déception face aux faiblesses du scénario quelque peu étouffé par la richesse formelle.

 

 

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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 21:36

Suzanne, 16 ans, s'ennuie. Elle vit harmonieusement avec sa soeur et ses parents mais le lycée et les gens de son âge ne l'intéressent pas. Sur le chemin des cours, elle rencontre un beau jeune homme qui semble lui aussi se sentir seul.

Suzanne Lindon réalise et joue son premier film, fait de beaucoup de silences, de timidité, de moments de grâce et de délicatesse. Elle s'entourent de comédiens au jeu élégant (Arnaud Valois, Frédéric Pierrot, Florence Viala, Rebecca Marder) et joue, avec ses faux airs de Charlotte Gainsbourg, époque "Petite voleuse", parfaitement l'adolescente tout en gaieté et langueur. Christophe, Vivaldi et une chanson originale de Vincent Delerm accompagnent musicalement ce premier amour troublant et empêché.

Il se dégage de ce film, certainement pas parfait, une émotion qui emporte sans qu'on ne sache très bien pourquoi. Un effet diabolo...  grenadine.

 

 

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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 21:23

Christophe Daci met en scène la pièce de Bertold Brecht qui en 1938 et en 24 scènes dessina le portrait d'une société Allemande transformée par la montée du nazisme.

Le dramaturge y décrivit la peur, la suspicion et la résignation qui toucha toutes les classes de la société.

Christophe Daci a choisi 10 de ces scènes dessinant les rapports humains au quotidien bousculés par la terreur, interprétées par 7 comédiens.

Ce texte résonne encore avec force aujourd'hui alors que partout dans le monde les extrémismes gagnent du terrain.

A voir tous les lundis à 21h au théâtre du Gouvernail - Paris

https://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Grand-peur-et-misere-du-IIIe-Reich-31782

 

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 08:27

H24, comme 24 heures d'une journée et 24 moments d'abus faits à une femme. 

H24 conte ainsi 24 histoires réelles de violences physiques, verbales et psychologiques, 1 court-métrage par heure de la journée (plus un 25e épisodes).

Chaque épisode de 4 minutes est écrit à la première personne. Une écriture percutante et ramassée transcrivant parfaitement la violence de l'acte, et des mises en scène adoptant des parti-pris esthétiques forts, placent la série sur le double plan de l'oeuvre littéraire et de l'oeuvre cinématographique.

 

Les comédiennes (Diane Kruger, Souheila Yacoub, Elina Löwensohn, Céleste Brunnquell, Marilyne Canto, Déborah Lukumuena, Charlotte de Bruyne, Anaïs Demoustier, Tallulah Burns, Annabelle Lengronne, Noémie Merlant, Valeria Bruni Tedeschi, Kayije Kagame, Garance Marillier, Sveva Alviti, Florence Loiret Caille, Camille Cottin, Grace Seri, Galatea Bellugi, Marco, Romane Bohringer, Susana Abaitua, Luana Bajrami, Aloïse Sauvage, Agnieszka Zulewska, Nadège Beausson-Diagne),

les écrivaines (Angela Lehner, Alice Zeniter, Sofi Oksanen, Siri Hustvedt, Lydie Salvayre, Jo Güstin, Lize Spit, Lola Lafon, Kerry Hudson, Fabienne Kanor, Myriam Leroy, Ersi Sotiropoulos, Agnès Desarthe, Anne Pauly, Nadia Busato, Blandine Rinkel, Kaouther Adimi, Christiane Taubira, Niviaq Korneliussen, Monica Sabolo, Rosa Montero, Chloé Delaume, Aloïse Sauvage, Grazyna Plebanek),

et les réalisatrices (Nathalie Masduraud & Valérie Urrea, Nora Fingscheidt, Clémence Poésy, Charlotte Abramow, Marie-Castille Mention-Schaar, Ariane Labed, Elsa Amiel, Émilie Brisavoine, Sandrine Bonnaire)

signent une oeuvre artistique d'utilité publique forte.

 

A voir sur Arte Replay ou tous les soirs à 20h50.

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 22:50

Après le très bon biopic « Rocket Man » réalisé par Dexter Fletcher, voici le concert de "presque Elton John" à la Salle Pleyel.

Les tubes, les tenues extravagantes et l´énergie de l´artiste sont convoqués par Jimmy Love qui en 2 heures de concert retrace le parcours artistique du chanteur british. Avec sa belle voix et un mimétisme soigné, cette doublure de qualité donne l´impression aux spectateurs d´assister à un concert de la rock star au meilleure de sa forme et dans une salle à taille humaine. Hyper efficace.

Une grande tournée est programmée en 2022 avec en point d'orgue un concert au Palais des Congrès de Paris le 2 mai puis de nombreuses dates dans toute la France : Amiens  – Jeu 28/04/22 – 20h00 / Chalons En Champagne – Ven 29/04/22 – 20h30 / Amnéville – Sam 30/04/22 – 20h30 / Strasbourg  – Mar 3/05/22 – 20h00 / Montbéliard – Mer 4/05/22 – 20h00 / Dijon  – Jeu 5/05/22 – 20h00 / Clermont Ferrand 6/05/22 – 20h30 / Lyon – Sam 7/05/22 – 20h30 / Orleans  – Mar 10/05/22 – 20h00 / Rennes – Mer 11/05/22 – 20h00 / Nantes – Jeu 12/05/22 – 20h00 / Chateauroux – Ven 13/05/22 – 18h00 / Bordeaux – Sam 14/05/22 – 20h30 / Narbonne – Dim 15/05/22 – 18h00 / Nice – Mar 17/05/22 – 20h00 / Montpellier – Mer 18/05/22 – 20h00 / Toulouse – Jeu 19/05/22 – 20h00 / Marseille – Vem 20/05/22 – 20h00

The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
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