Armande reproche à sa sœur Henriette de vouloir se marier. Pourquoi devenir la "servante" d'un homme alors qu'on peut librement élever son esprit à la philosophie ? 

Une tante nymphomane. et pédante, une mère imbue d'elle-même et intransigeante, un père bon mais lâche devant sa femme, un pseudo poète escroc... Emma Dante s'empare de ces personnages totalement cinglés dont on ne sait pas très bien si l'un d'eux trouvait grâce aux yeux de leur créateur. 

Pour entrée en matière, les comédiennes apparaissent dans leur tenue civile tandis que les comédiens sortent de vieux coffres ou armoires, raidis, poudrés et empoussiérés dans leurs costumes d'époque. Une façon de signifier que la gente masculine n'a pas beaucoup évolué depuis le XVIIe siècle ? Petit à petit les comédiennes se parent à leur tour de leurs perruques XXL, costumes colorés, robes en crinoline difficilement manipulables... Chacun s'agite à l'excès dans une gestuelle très moderne. L'excès formel accompagne l'excès des pensées, des jugements et des comportements de ces drôles de personnages. Comme pour contrebalancer ce trop plein, extrêmement jouissif et souvent hilarant, la metteuse en scène présente un décor minimaliste : de hautes cloisons au papier peint à fleurs en 3D qui apparaissent et disparaissent à volonté, un divan et méridienne à chausse trappe sur roulettes qui par leur mobilité participent au burlesque de la mise en scène. Ces partis pris mettent en avant la grande part comique de la pièce qu'Emma Dante choisie de surligner. Elle y ajoute des interludes musicaux (Lenny Kravitz, Bjork, Billie Eilish, Clash, Giulia Mei) joliment chorégraphiés qui marquent les changements d'acte.

La troupe du Français est une fois encore (ou comme toujours) excellente : Elsa Lepoivre, Laurent Stocker, Stéphane Varupenne, Eric Genovese, Edith Proust, Jennifer Decker, Gaël Kamilindi, Sefa Yeboah, Aymeline Alix, Charlotte Van Bervesseles accompagnés de Diego Andres, Hyppolyte Orillard, Alessandro Sanna et Sabino Civilleri.

Cette nouvelle proposition de la pièce de Molière est extrêmement réjouissante.

Voir le post sur la mise en scène de la pièce par Macha Makeieff en 2019

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Ditte Jensen agent secret du Danemark vient de prendre sa retraite en Islande. Elle met de l'ordre dans son immeuble avec des méthodes expéditives.

Tapage nocturne, mère dépassée, enfants souffrant d'addiction aux écrans, chat indélicat, femme battue, crise climatique... Ditte se trouve de nouvelles missions pour la copropriété que ses voisins soient d'accord ou pas. Les références aux chauvinismes Suédois, Norvégiens et Danois, les allusions aux traumatismes des soldats, celles à l'utilisation de la torture par les armées en Irak, ou en Afghanistan et celles aux guerres de colonisation danoise donnent à cette série une tonalité inattendue. 

Trine Tyrholm est parfaite en femme radicale, jouant sans cesse un double jeu et que rien n'arrête.

A voir en replay sur Arte.fr

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Dans les années 90, l'Union soviétique s'effondre. Un vent de liberté souffle. Vadim Baranov s'épanouit dans la mise en scène de pièces de théâtre underground, puis dans la production d'émissions de télévision à forte audience. Son patron lui propose de travailler pour le potentiel successeur de Boris Eltsine, le directeur du Service Fédéral de Sécurité Vladimir Poutine.

Adapté du livre de Giuliano de Empoli, le film en porte le défaut principal : comment distinguer le vrai du faux.

Le récit porte les évènements marquants de la Russie de ces 30 dernières années. Tout semble plausible dans les stratégies mises en place par Poutine et son équipe. Les 2h30 du récit filent sans réel ennui mais sans passionner vraiment. Paul Dano est parfait dans le rôle du mage du Kremlin et Jude Law impressionne en dis paraissant totalement dans le rôle de Poutine.

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Mehdi accompagne sa petite amie en vacances dans la somptueuse propriété de ses parents, Philippe et Laurence Trousselard, respectivement avocat et actrice. Les relations avec Tony et Nadine, employés à tout faire dans la propriété, s'enveniment.

Le film repose totalement sur ses interprètes Elodie Bouchez, Noé Abita, Sami Outalbali, Laure Calamy, Ramzy Bedia, Mahia Zrouki et Laurent Lafitte tous dans des rôles ultra caricaturaux. Le récit outrancier en tout point manque cruellement d'esprit. Ni drôle, ni créatif le film souffre également d'arythmie et de constance dans sa tonalité. La satire ne fonctionne pas.

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David Bowie, atteint d'un cancer, consacra les derniers mois de sa vie à la conception de Black Star son dernier album sorti deux jours avant sa mort le 10 janvier 2016.

Pour l'anniversaire des 10 ans de sa disparition, ce documentaire retrace, par anecdotes savoureuses et avec les témoignages de ses musiciens et techniciens de studio, les hauts et les bas de la carrière de Bowie : des années 60 avec Space Oddity à son retour en janvier 2013, après près de 10 ans d'absence, en passant par les années Ziggy Stardust et Life on Mars, par le succès planétaire du très (trop) pop Let's dance, la période électro-dance des années 90, l'échec du groupe rock Tin Machine, son grand retour au Festival Glastonbury en 2000 et la tournée Reality en 2004 interrompue en plein concert à Prague.

A voir en replay sur Arte.fr 

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