SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 14:32

Laurence Coly est jugée au tribunal de Saint-Omer. Un matin de novembre, elle a abandonné sur la plage sa petite fille de 15 mois en sachant qu'elle serait emportée par la marée.

Alice Diop s'inspire de l'affaire Fabienne Kabou, qui a effectué cet acte en 2013, et qui fut condamnée en 2017 à 15 ans de réclusion. 

La réalisatrice reproduit les moments forts du procès et dessine en parallèle l'impact de cette affaire sur Rama, jeune romancière enceinte de 4 mois, qui assiste au procès. Les deux femmes, l'accusée et l'auditrice, ont en commun des origines sénégalaises, une relation complexe à leur mère, un caractère taiseux et une intelligence supérieure à la moyenne.

On regrette que la réalisatrice n'est pas dédié son film au personnage de la mère infanticide, de cette femme sénégalaise, immigrée, intellectuellement ambitieuse, financièrement dépendante, niée par tous jusqu'à disparaître, mère par accident, psychologiquement complexe... La romancière fait pâle figure et suscite peu d'intérêt face aux questions que soulèvent l'accusée et son acte. Le scénario semble aborder des pistes qu'il abandonne aussitôt, les problèmes existentiels de Rama ne touchent pas, les séquences du procès en plans  fixes ne créent pas d'émotions. Tout est froid et  manque terriblement de chair.

Guslagie Malanda est remarquable dans le rôle de Laurence Coly. 

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 19:00

Pendant toute la durée de la Coupe du Monde, le génial Alain Chabat propose, tous les soirs après le match et le debrief, un Late Show cuisiné à sa façon.

Ça ressemble à un Late Show, ça reprend les recettes du Late Show mais ce n'est pas tout à fait un Late Show et c'est pour ça que c'est drôle.

Les 4 premières émissions étaient extrêmement réjouissantes. Il en reste encore 6 pour se bidonner.

A voir sur TF1 tous les soirs à 22h55 ou en Replay sur TF1.fr

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 23:58

Dans la masse des humoristes qui égayent les scènes parisiennes, Kheiron se démarque en proposant aux spectateurs l'exercice de créer en direct avec lui le spectacle. Ce dernier reposera sur leurs interactions avec le comédien.

Ce 24 novembre, malgré une belle crève, le comédien déploie une énergie et une verve qui interpelle immédiatement. Pendant, près de 2 heures, il questionne et vanne le public qui se prête plus ou moins au jeu du comédien. On imagine aisément que tous les soirs sont différents mais la limite de l'exercice se fait vite sentir. En dépit de la belle réparti et du stock d'anecdotes du comédien, des moments de flottements, des longueurs et des répétitions soulignent la nécessité d'une base qui semble ici (ce soir ?) un peu légère. Bien sûr, on rit mais le rythme si important dans l'humour marque ici le pas.

A voir un autre soir, avec un autre public, dans la très accueillante salle de l'Européen jusqu'au 31 décembre 2022.

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 14:39

Après 3 ans de vie aux Etats-Unis, Gad Elmaleh rentre à Paris chez ses parents. Il a un grand projet qu'il n'ose pas leur annoncer : se convertir au catholicisme.

Gad Elmaleh, juif séfarade, fait son coming out. La vierge Marie le fascine depuis qu'enfant il a bravé l'interdit en entrant dans une église de Casablanca.

Si la sincérité du propos ne fait aucun doute et que l'on assiste avec curiosité et intérêt aux déchirements multiples que la perspective de cette conversion entraîne, le film, d'un point de vue purement cinématographique, déçoit un peu. Le filmage n'affiche aucun parti pris esthétique. La caméra semble posée au hasard des situations. Il y a un peu de tout sans qualité particulière.

Le récit est lui aussi un peu bancal. L'enchaînement des séquences manque de fluidité. Certaines situations sont étirées jusqu'à l'usure tandis que d'autres qui mériteraient d'être approfondies sont à peine esquissées. Gad Elmaleh semble avoir était tiraillé entre introspection, réflexion sur la foi et comédie familiale.

On n'est pas loin de penser que le réalisateur s'est vu confisquer son film par ses parents, tous les deux excellents comédiens. Reste un peu est ainsi et surtout une grande déclaration d'amour qui leur est adressée.

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 14:28

En 1986, Patrice Chéreau et Pierre Romans sélectionnent les jeunes comédiens de la 2e promotion de l'école des Amandiers. 

Valeria Bruni-Tedeschi fait le récit, entre réalité et fiction, de cette période fondatrice pour elle et ses collègues comédiens dont Laurent Grévill, Vincent Perez, Laura Benson, Marianne Denicourt, Agnès Jaoui, Thierry Ravel, Bruno Todeschini, Thibault de Montalembert, Eva Ionesco, Isabelle Renault (qui joue l'assistante de Chéreau dans le film), Agnès Jaoui notamment.

Stage de sélection, cours à l'Actor Studio de New-York, répétitions de Platonnov, emprise d'un Patrice Chéreau vénéré et sans concession, charisme bienveillant de Pierre Romans, jalousie, rivalité, entraide, la réalisatrice dans un récit et une mise en scène rythmés aborde toutes les facettes de cet apprentissage hors normes au sein du prestigieux théâtre des Amandiers, qualifié de "centre de l'Europe" théâtrale par une des jeunes comédiennes. Les Amandiers fait aussi le portrait d'une jeunesse exaltée, au parcours divers et souvent cahotique, venue de tous les milieux, sexuellement libérée alors que le Sida fait son apparition, touchant parfois à la drogue, trop vite adultes. C'est aussi un hommage à son premier grand amour, Thierry Ravel.

Les jeunes comédiens, Nadia Tereszkiewicz et  Sofiane Bennacer en tête, mais aussi Clara Bretheau, Vassili Schneider, Noham Edje, Eva Danino, Baptiste Carrion-Weiss, Liv Henneguier, Lena Garrel, Sarah Henochsberg, Oscar Lesage, Alexia Chardard, Suzanne Lindon sont tous d'une grande vérité. Au côté des excellents Louis Garrel et Micha Lescot, l'intensité de leur jeu, particulièrement bien servi par une mise en scène au plus près des corps, nous emporte dans le tourbillon de cette jeunesse brûlante.

Les posts sur les films de Valeria Bruni-Tedeschi : ActricesUn château en ItalieLes Estivants

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 23:07

Valérie Bacot est une des grandes victimes de l'incompétence de la société policière et judiciaire. Valérie Bacot a sans doute vécue l'un des plus édifiants abandons par la société civile. C'est ce qui frappe de la façon la plus évidente dans sa vie sous l'emprise d'un bourreau. A côté, de l'indicible, de la plus extrême violence d'un homme, c'est l'inaction de son entourage, l'absence de toute intervention humaine et humanitaire qui terrifient.

La mise en scène d'Anne Bouvier souligne particulièrement cet abandon, listant les fonctions et places de tous ceux qui auraient pu intervenir et ne l'ont pas fait. C'est, dans tout ce qui fait la puissance de la mise en scène, ce qui marque particulièrement. 

Sylvie Testud incarne Valérie enfant, adolescente, adulte et mère, inconsciente, violentée, victime et combattante. Dans de courtes scènes, de quelques secondes, elle est aussi ses parents, le bourreau,  ses enfants, mais également l'avocate qui intervient comme pour soutenir Valérie dans le déroulé de son terrible récit. La lumière s'adapte à chaque personnage dont Sylvie Testud prend les traits, sans coupure, d'une intonation de voix, d'un mouvement, d'une position du corps, d'un port de tête. 

Cette adaptation de l'autobiographie de Valérie Bacot est d'une force rare. L'interprétation de Sylvie Testud, qu'accompagne l'efficace et sensible mise en scène d'Anne Bouvier, est remarquable par sa  puissance et sa retenue.

A voir au théâtre de l'Oeuvre jusqu'au 30 décembre 2022.

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 22:54

 

 

New-York, 1980, Paul, ado rouquin rêveur, de la classe moyenne, va au collège public avec Johnny, son ami à la peau noire.

De nombreux films de James Gray questionnent le rêve américain et ses contradictions. C'est le cas ici, où il raconte une année charnière de sa jeune adolescence et, selon le réalisateur, de l´histoire américaine.

Cet enfant, juif new-yorkais, de 11 ans qui rêve de fusées et de peinture, apprend à travers l'histoire de son grand-père et de son copain Johnny, ce que sont l'antisémitisme, le racisme, les inégalités sociales mais aussi la détermination, le courage et la perte de l´innocence.

Ce film est à la fois très tendre dans les relations familiales et très cash dans sa description des injustices sociales (même si le réalisateur avoue avoir édulcoré la réalité des faits). Dans une mise en scène discrète, Gray laisse toute la place aux émotions simples que ce récit d'apprentissage déploie. La lumière toujours indirecte, la photographie assez sombre, donne au film son atmosphère mélancolique et désenchantée. Si le réalisateur a reproduit la maison de son enfance, il ne marque pas de façon appuyée la plongée dans les années 80. Le jeune Banksy Repeta est excellent. Autour de lui, Jaylin Webb, Anna Hathaway et Jérémy Strong sont parfaits et Anthony Hopkins,  tout simplement grand. 

Le film doit son titre, Armageddon Time, à Reagan qui allait être élu à la présidence et qui utilisa cette expression pour annoncer l'apocalypse. C'est aussi un chanson jamaïcaine reprise par les Clash, qui dénonce la misère et les injustices sociales.

 

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 23:47

Léo et Rémi, tout jeunes adolescents, sont d' inséparables amis. La rentrée au collège va bousculer leur relation.

Après Girl, Lucas Dhont se penche à nouveau sur l'adolescence et le poids du regard des autres, entre jugement et interprétation mal attentionnée.

Le réalisateur plonge ses deux héros dans un décor de campagne et de champs de fleurs où la délicatesse et la bienveillance familiale dominent. La fraîcheur des images, la beauté de la photographie tranchent avec la brutalité de ce récit de l'innocence assassinée, d'une culpabilité écrasante interdisant au chagrin de s'exprimer. L' émotion s'installe ici dans les silences et les non dits. Les symboles et elipses allègent ce qui auraient pu être trop démonstratif. On y apprécie une certaine finesse dans l'exposition du drame même si dans la durée ce sentiment s'amenuise un peu.

Les comédiens interprètent avec élégance ce mélodrame auquel il est difficile de résister. Eden Dambrine, Gustav de Waele, Emiliie Dequenne et Léa Drucker sont remarquables.

Le film a reçu le Grand Prix au Festival de Cannes 2022.

 

 

 

 

 

 

 

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4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 22:20

Delphine de Vigan a confié à Elsa Lepoivre le soin d'adapter pour la scène son livre Rien ne s'oppose à la nuit. 

Ce livre raconte la quête de vérité de Delphine de Vigan sur Lucile, sa mère, bipolaire, qui a mis fin à ses jours. Elsa Lepoivre condense, en 1 heure, les 400 pages du roman, fidèle aux questionnements de l'autrice et aux émotions que son enquête soulève. Stradivarius de l'interprétation, Elsa Lepoivre est cette fois encore impressionnante de délicatesse dans ses rires et dans ses larmes retenues. 

Ce singulis est mis en scène par Fabien Gorgeart a qui ont doit le remarquable Stallone avec Clotilde Hesme. Le décor se réduit à une table et six chaises vides représentant les différents protagonistes du livre. La mise en scène se joue sur la lumière, extrêmement soignée qui rythme le récit et agit comme en écho à la citation de Soulages qui ouvre le roman et la pièce "Les différences de textures réfléchissaient plus ou moins la lumière et du sombre émané une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre. Mon instrument n'était plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir."

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 20:50

TMC propose la première captation télévisée d'une pièce de Fabrice Luchini. Il s'agit "Des écrivains parlent d'argent" jouée au théâtre de l'Atelier.

Luchini déroule son spectacle enchaînant les extraits d'oeuvres de Jules Romain, Emile Zola, Karl Marx, William Shakespeare, Cioran, Charles Péguy, Louis Ferdinand Céline, Victor Hugo, Sacha Guitry, Jean de La Fontaine et Pascal Bruckner en alternant avec de nombreux apartés.

 

Si la diction avec laquelle il dit ces textes et les explications qui les accompagnent favorisent leur compréhension, l'excitation qui habite Luchini perturbe un peu.

 

Si les interludes cèdent parfois à la facilité, la propension du comédien à jouer avec son public, sautant sur toutes ses réactions (notamment deux jeunes comédiens sur Ruy Blas) anime efficacement la représentation.

 

Si le côté très cabot de l'acteur et sa propension à se lancer régulièrement des fleurs mal dissimulées derrière une fausse modestie peut agacer, il faut convenir qu'il est également très drôle, multipliant les procédés comiques - imitations sur une fable de La Fontaine, récits de ses émissions télévisées favorites, anecdotes de rencontres, panique durant la crise de 2008.

 

Et si nous ne sommes pas sûrs d'avoir retenu ou bien saisi toutes les subtilités des textes prestigieux, les deux heures filent sans ennui et distillent un réel plaisir.

A voir en Replay sur TMC.

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 20:34

Le Centre Georges Pompidou présente une impressionnante rétrospective de l'oeuvre de Gérard Garouste. 120 tableaux pour la plupart de très grande taille, quelques sculptures et l'installation La Dive Bacbuc nous plongent dans l'univers du plus fameux peintre contemporain français vivant.

Entre énigmes, histoires religieuses, fables, mythologie grecque, référence à la Divine Comédie, à Don Quichotte, à Kafka, la peinture de Garouste intrigue. Les cartels qui accompagnent les oeuvres éclairent sur les inspirations pointues du peintre et apportent plus de questions que de réponses. Heureusement, les œuvres se suffisent à elles mêmes.

Au fil de l'exposition les figures récurrentes se révèlent. Petit à petit, le visiteur se familiarise avec ce monde figuratif étrange et peut laisser libre cours à sa propre interprétation.

A ne pas manquer jusqu'au 2 janvier 2023.

Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
Gérard Garouste au Centre Pompidou
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Gérard Garouste au Centre Pompidou
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Gérard Garouste au Centre Pompidou
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Gérard Garouste au Centre Pompidou
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Gérard Garouste au Centre Pompidou
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Gérard Garouste au Centre Pompidou
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Gérard Garouste au Centre Pompidou
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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 14:17

Adam, fils de pêcheur, reçoit une bourse pour intégrer l'université islamique sunnite Al-Azhar au Caire. Quand le Grand Imam meurt, Adam se trouve mêlé aux manœuvres mises en place pour faire élire son successeur.

Tarik Saleh, après avoir dénoncé la corruption généralisée dont celle policière dans Le Caire Confidentiel, traite ici  de l'emprise du pouvoir politique sur le pouvoir religieux en Egypte.

Ce thriller haletant est ainsi prétexte à souligner la terreur qui règne dans une Egypte contemporaine gangrénée au niveau de tous les pouvoirs et où l'homme de foi se perd dans une guerre secrète. 

Le film se regarde avec intérêts, sans ennui mais sans réels frissons. Cela est sans doute dû aux côté Pieds Nickeles de certains personnages et aux invraisemblances de scénario.

La Conspiration du Caire vaut ainsi plus pour ce qu´il dénonce que pour ses qualités formelles.

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 22:11

1663, Molière triomphe avec L’Ecole des femmes. Ce succès déchaîne les critiques auxquelles Molière répond par un pamphlet sur l'art de la comédie avec La Critique de l’Ecole des femmes.

Pour sa troisième intervention à la Comédie Française, Julie Deliquet (Fanny et Alexandre, Vania) propose une création dans laquelle elle plonge les spectateurs dans l'intimité de la troupe de Jean-Baptiste Poquelin. 

Molière (Clément Bresson) y est entouré de ses comédiens, Madeleine Béjart (Florence Viala) et sa fille Armande (Adeline d'Hermy), jeune épouse du maître, la marquise du Parc (Elsa Lepoivre), Mlle de Brie (Pauline Clément), Guillaume Brécourt (Laurent Stocker), Philibert du Croisy (Serge Bagdassarian) et La Grange (Sébastien Pouderoux). De la vie quotidienne de la troupe aux répétitions, du partage des gains jusqu'aux débats sur l'intention des écrits du maître, Julie Deliquet interroge le collectif en mettant en scène ce qu'aurait pu être les échanges des créateurs de la Comédie Française.

Julie Deliquet glisse dans la bouche des comédiens, ceux de Poquelin et ceux du Français, des réflexions sur l'esprit de troupe dans ce qu'il demande aussi de sacrifice, sur l'organisation et la hiérarchisation du groupe, mais aussi sur la misogynie ou non de Molière, sur la puissance de la comédie et l'élégance de la tragédie, sur le besoin viscérale de jouer, sur le statut des comédiens dans la société, sur la classification des publics... Et ce avec force conviction mais aussi beaucoup d'humour.

Dans un très beau décor sur deux étages, où les déplacements sont nombreux, où l'espace est sans cesse, dans son entier, occupé, le mouvement, horizontal et vertical, règne en maître. Oscillant entre éclairage maximal, salle comprise, et éclairage à la bougie, le travail sur la lumière est aussi très précis. La sonorisation en fond est constante, que ce soit les bruits de la foule et des feux d'artifice de la Saint-Jean aux klaxons des voitures qui nous ramènent à notre siècle (et à la relève des jeunes comédiens).

La troupe du Français est ici, encore, impressionnante. Le spectateur oublie vite qu'il s'agit d'une reconstitution tant, sous ses yeux, Jean-Baptiste, Madeleine, Armande et les autres explosent de vie, et de fièvre de jouer, à moins que ce ne soit Clément, Florence, Adeline, Elsa, Serge et les autres...

​​​​​​La mise en abîme touche à son paroxysme dans la seconde partie de la pièce dédiée à L'Impromptu de Versailles qui voit Molière et ses comédiens répéter. Là aussi, l'incarnation est si forte, la proximité des interprètes et de leur personnage est telle, qu'on plonge totalement dans cette création à l'infini.

A voir salle Richelieu jusqu'au 15 janvier 2023

 

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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 19:48

Dans les années 80, l'émergence du Hip-Hop en France raconté à travers l'histoire de Bruno Lopez et Didier Morville, de la graffeuse Lady V et du DJ Dee Nasty.

La série prend la forme d'une saga contant l' époque des disquaires, des premiers tags, des premières radios libres, des battle de break dance, des fêtes sur les terrains désaffectés, du service militaire...

Elle fait ainsi le portrait d'une jeunesse française  métissée à l'origine d'un mouvement artistique majeur qui s'est essentiellement développé dans la rue. Le récit se déploie lentement, prenant le temps de laisser entendre les premiers raps, voir l'apprentissage de la danse, du graf et comprendre les multiples obstacles à surmonter. L' ambiance des années 80 et l'art de la démerde sont bien rendus. Les comédiens sont très bons avec en tête Anthony Bajon et Melvin Boomer dans les rôles des NTM.

A voir sur Arte.tv

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 21:32

Sylvie qui anime des ateliers en prison épouse Michel l'un de ses "élèves". Son fils Abel soupçonne Michel de ne pas être tout à fait honnête.

Louis Garrel s'inspire de l'histoire de sa mère, Brigitte Sy, et la transforme en comédie matinée de thriller. Le théâtre est au coeur de son récit. Ici tous les personnages jouent à être un autre ou plusieurs autres, pour masquer leurs sentiments, pour se préserver ou protéger l'être aimé, pour braquer. Les comédiens sont parfaitement dirigés dans une partition exigeante qui, mêlant les genres, n'autorise pas l'à peu près. Roschdy Zem, Jean-Claude Pautot, Yanisse Kebab et Louis Garrel sont excellents. Et les filles, Anouck Grinberg, qui a tant manqué au cinéma ces dernières années, et Noémie Merlant, décidément toujours épatante, illuminent le film.

Dans une écriture rythmée et une réalisation offrant de belles idées de mises en images, Louis Garrel présente sans doute son meilleur film. L'innocent, à la fois drôle, haletant et sensible, offre en 1h40, une grande bouffée d'air frais.

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 10:12

Le musée d’Art moderne de Paris nous convie à une exploration le long du fleuve Rio Grande (ou Rio Bravo) qui sépare les Etats-Unis et le Mexique. Zoe Leonard s´est installée, de 2016 à 2021, dans la région pour photographier ce fleuve-frontière, l'urbanisation dans cette nature sauvage, la traversée du fleuve par le bac, la surveillance par caméras et hélicoptères. 300 photos en noir et blanc sont ici exposées dans une installation soigneusement pensée par l´artiste.

Paysages désertiques, mur frontière, fleuve, camions et voitures habitent les photos. L'humain n'apparaît quasiment pas, ou au loin ou par les images d'une caméra de surveillance. Les photos se succèdent parfois en série de 4, le regard de la photographe suivant un cavalier, une voiture, un axe routier. Les photos semblent souvent prises par une photographe cachée, sur un promontoire ou derrière une végétation. La photo est parfois floue. 

Le visiteur pourra rester dubitatif devant ce témoignage qui pose plus de questions sur l'intérêt de sa forme que sur le sujet qu'il est censé documenter.

PS : la visite sera l'occasion de voir le travail l'installation "Le poumon et le cœur" de l'artiste portugais Francisco Tropa.

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10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 18:07

France 5 présente un documentaire bouleversant par ce qu'il raconte, par l'intelligence de sa forme qui mêle ellipses et réalités crues, par la beauté des portraits qu'ils trace et des mots qu'il porte, par son apport au devoir de mémoire, parce qu'il nous donne a réentendre la voix et le témoignage de Simone Veil. Un témoignage historique et intime qui retrace le destin des trois jeunes filles Jacob et de leur famille déportées parce que juives.

Le récit chronologique se construit en trois parties. Tout d'abord, les correspondances, très belles, entre les soeurs et avec les parents sont lus par des comédiens remarquables, Dominique Reymond (Denise), Isabelle Huppert (Milou), Céleste Brunnquell, à l'interprétation toujours extrêmement touchante (Simone), Mathieu Amalric (André) et Emmanuelle Devos  (Yvonne). Ces lectures sont illustrées par des documents familiaux et des vidéos de l'époque et racontent l'histoire, à Nice, d'une famille française heureuse et patriote, de sa vie sous l'occupation, se soumettant aux lois anti-juive, puis se cachant aidée par des français non juifs, jusqu'à l'arrestation de Simone, Milou, Jean et leur mère Yvonne le 30 mars 1944, tandis que Denise s'est engagée dans la résistance avant d'être déportée, elle aussi, à Ravensbrück.

Dans une seconde partie, Simone Veil raconte la déportation à Auschwitz - Birkenau, l'inimaginable dans le camp de concentration, la "Marche de la mort" et le train jusqu'à Bergen Belsen en janvier 45 et la libération du camp. Au témoignage de Simone Veil, s'ajoute quelques mots de Denise et la lecture d'un puissant texte de Milou "Mort d'une mère" écrit en 45.

La troisième partie, est dédiée au retour terrible, dans l'incompréhension de tous et l'indicible, dans la difficulté de recommencer une vie dans la perte des êtres aimés qui ne reviendront pas. La reprise des études, l'entrée dans la vie professionnelle et amoureuse, la naissances des enfants et la mort de Milou dans un accident de voiture en 1952.

Un documentaire à voir en Replay sur France.tv

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9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 12:59

Tori, 10 ans, et Lokita, adolescente, se sont rencontrés sur le bateau de leur passeur. Tous les deux viennent d'Afrique et espèrent faire leur vie en Belgique. Pour ne pas être séparés, ils disent être frère et soeur.

Toujours dans une expression cinématographique naturaliste, les frères Dardenne poursuivent leur peinture des opprimés de ce monde. On reconnaît ici les recettes du duo qui donne l'impression que tous les personnages de leurs films font partis d'une seule et même famille. Tous laissés pour compte ne cessant jamais de se débattre pour survivre.

Cela pourrait lasser. Mais leurs héros et les  circonstances qui les plongent dans la misère ne sont jamais les mêmes, la liste des malheurs dans lesquels l'Humanité plonge ses enfants étant infinie. Dans tout ce sombre, les frères Dardenne ne manquent jamais de célébrer l'entraide. Face à l'oppression des uns, d'autres, moins forts peut-être, se soulèvent quand même.

Les deux jeunes comédiens amateurs, Pablo Schils et Joely Mbundu sont magnifiques.

 

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 20:11

Clémence Rochefort, fille de Jean, nous convie à un hommage à son père. Elle est accompagnée par l'historien d'art, Edwart Vignot qui commis avec le comédien le livre Le Louvre et le cheval, dont Jean Rochefort souhaité faire un spectacle.

L'heure d'hommage se compose du témoignage de Clémence qui raconte sa relation avec son père, la fantaisie de celui-ci et le poids de la perte. Edwart Vignot et l'invité du soir, Vincent Delerm ce 4 octobre, nous présentent quelques oeuvres du Louvre et lisent les commentaires de Jean Rochefort dont on reconnaît l'humour pince sans rire. 

C'est drôle et émouvant. Sans doute plus émouvant que drôle. L'hommage gagnerait à faire plus de place au côté fantasque du comédien même si la surprise finale est un exemple parfait de sa fantaisie.

A voir lundi 31 octobre avec Alex Vizorek, lundi 21 novembre avec Marina Hands, mardi 20 décembre avec Alex Lutz

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 20:15

Deux frères et leur sœur se retrouvent dans la maison familiale à l´occasion de la mort du père. Dans le testament un secret de famille surgit.

Aucune surprise dans cette histoire qui reprend de vieilles recettes éculées. La mise en scène sans esbrouffe est efficace. 

La pièce vaut essentiellement pour la prestation de Virginie Pradal, parfaite dans le rôle de la mère, moins perdue qu´elle n´en a l´air.

Une pièce de pur divertissement pour spectateurs peu exigeants.

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29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 23:15

Prenez un shaker. Placez y les Bronzés font du ski, Hélène et les garçons, un conte perse et les dictatures iraniennes (le Chah puis Khomeini). Secouez et vous obtenez Les Poupées Persanes.

C'est aussi bête qu' Hélène et les garçons, mais cela n'a ni l'efficacité de l'humour des Bronzés, ni la grâce et la profondeur d'un conte perse, ni la grandeur du récit historique.

Et c'est sans doute ce dernier point qui irrite le plus. Comment oser aborder un sujet aussi grave que l'histoire d'un peuple opprimé avec aussi peu de finesse et de rigueur dans l'écriture ?

Ici tout est gros et gras. Les dialogues, l'humour, le romanesque, les ficelles du récit, les portraits des personnages, la mise en scène, les décors et le jeu des acteurs, à l'exception notable d'Ariane Mourier, toujours excellente.

La majorité du public semble avoir adoré sans qu'on soit tout à fait sûr qu'ils aient compris ce qui leur était raconté. Les autres sont au pire consternés au mieux dubitatifs.

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24 septembre 2022 6 24 /09 /septembre /2022 15:53

Charlotte et Simon se rencontrent lors d'une soirée et entament une liaison.

Sandrine Kiberlain, en femme libérée, et Vincent Macaigne, en homme respectueux, sont irrésistibles.

Les dialogues sont savoureux, la réalisation élégante et précise. Alliant romantisme et détachement, humour et profondeur, le récit de cette rencontre et des chamboulements qu'elle provoque chez les deux protagonistes séduit sans ennui. La prestation de Macaigne marque particulièrement.

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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 19:34

Le Musée d´Art Moderne de Paris consacre une vaste exposition au peintre Autrichien Oskar Kokoschka (1886 - 1980).

150 œuvres sont présentées de façon chronologique traversant le XXe siècle, ses deux guerres et le fascisme. Si le nazisme classa les peintures d'Oskar Kokoschka dans l'art dégénéré, l'artiste n´a jamais vraiment appartenu à une école ou à un style particulier, bien qu´il fut proche de Gustav Klimt et Egon Schiele.

La diversité des styles picturaux présentée ici décontenance et impressionne permettant à chacun d´y trouver œuvres à son goût, qu'il s'agisse de portraits ou de paysages.

Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
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17 septembre 2022 6 17 /09 /septembre /2022 20:38

Alan Turing, génial mathématicien britannique, bègue et peut-être autiste, a créé le premier ordinateur, une machine capable de penser. "Christopher" est venu à bout d'Enigma, le mystérieux cryptage des communications allemandes pendant la seconde guerre mondiale.

Benoit Soles débute son récit du destin exceptionnel de Turing en 1952. Dans une succession de flash back, il trace le portrait d'un homme à l'intelligence exceptionnelle, doté d'un grand sens de l'humour, d'une sensibilité particulière aux autres, d'une immense soif de comprendre le monde à travers les mathématiques. Il nous retrace les drames de son enfance, son homosexualité cachée, son recrutement par les services de sa majesté, son invention qui devra rester secrète, sa condamnation par les tribunaux de sa majesté. La pièce est habilement construite mixant la vie privée de Turing et l'incroyable défi mathématique qu'il doit relever.

La mise en scène de Tristan Petitgirard est fluide, rythmée, maitrisant parfaitement les changements de tonalité. L'écran vidéo en fond de scène donne le tempo sans excès.

Sur scène Gregory Benchenafi endosse plusieurs rôles et donne la réplique à Benoit Soles impressionnant de maitrise. La précision de son interprétation, sa force d'incarnation est magique et parachève ce bel hommage à un homme d'exception. 

Créée en 2018 au Festival d'Avignon, et librement inspirée par "Breaking the code" de Hugh Whitemore, la pièce a reçu 4 Molière en 2019.

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 23:30

15 personnages, 3 actes, 5 personnes en réunion, 1 nom et 1 histoire de manipulations multiples. Frédéric Sonntag s´amuse à imaginer le jeu politique de gouvernants obscures manipulant des pieds nickelés de la révolution en s´inspirant de l´imagination de scénaristes. C´est drôle et ingénieux et si le propos frôle la théorie du complot, le rire et l´astucieuse construction du récit l´emportent.

La mise en scène d´Yves Auger plante efficacement avec peu les trois atmosphères qui se succèdent et offre aux 5 comédiens (Alex Lambray, Augustin Tiberghien, Benjamin Ferrier, Émilie Rodriguez, Rodolphe Vivant, Victoria Bocek), qui doivent relever le défi d´interpréter chacun 3 personnages à la fois différents et similaires, la possibilité d´exprimer ses différences et ses similitudes avec finesse.

Les pièces de théâtre contemporaines sortant des sentiers battus ne courant pas les théâtres, George Kaplan se distingue avec efficacité.

A voir tous les vendredi soir à 21h30 au théâtre Montmartre Galabru (Paris 18e).

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