SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 10:26

Ce film surprend là où on ne l'attendait pas : sa notation déplorable par les spectateurs sur le site AlloCiné. Les comédies françaises les plus pathétiques n'y sont pas aussi mal traitées.

Le film subit sans doute le contre coup d'une attente de 10 ans depuis la dernière adaptation ciné d'une aventure d'Astérix (Astérix au service de sa Majesté de Laurent Triard  en 2012) amplifiée par le matraquage publicitaire dont bénéficie (ou pas) le film de Canet. Il souffre également de la comparaison avec le très réussi, culte et jamais égalé Astérix et Obélix, mission Cléopâtre d'Alain Chabat. Enfin, l'attachement des français à ces deux héros qui font partie du patrimoine et de l'enfance de nombreux d'entre eux ne favorise pas l'indulgence. 

Car, L'empire du milieu qui affiche bien des défauts, est loin d'être la nullité que semble dénoncer la majorité des spectateurs (qui se sont prononcés). Si le scénario original (le film ne se base pas sur une des histoires d'Uderzo et Goscinny) semble inutilement complexe, le narrateur (Gérard Darmon qui succède au grand Pierre Tchernia) le dénonce avec ironie et autodérision à 2 ou 3 reprises. Si le casting XXL envahi par une pléiade de vedettes semble inutile (si ce n'est peut-être dans l'idée des producteurs de faire venir dans les salles les fans de chacune des "stars" présentes) et n'apporte rien artistiquement parlant, il n'enlève rien non plus au bon déroulement du film. Les vrais comédiens sont bons dont Vincent Cassel, Marion Cotillard, Ramzy Bedia, Pierre Richard,  Philippe Katerine, Jérôme Commandeur, José Garcia,  Audrey Lamy, Jonathan Cohen. Gilles Lelouch est surprenant dans le rôle d'Obelix, lui apportant la poésie et la part d'enfance qui caractérise le  personnage. Si on peine un peu à oublier Guillaume Canet, derrière Astérix, rôle qui a toujours été plus casse gueule, son interpretation est efficace.

Il est vrai que certains gags et jeux de mots faciles n'agissent pas. Tout comme il est vrai que l'on sourit souvent (quand on a l'âge du réalisateur...) à des références anciennes. La reprise d'une scène culte de La Chèvre avec Pierre Richard dans son propre rôle et Gilles Lelouch dans celui de Depardieu, lui-même Obélix de référence, risque de ne pas faire rire les moins de 40 ans. Tout comme le "Tchi Tcha" de Darmon après l'évocation de "Suez, comme le canal".

On est un peu déçu par la réalisation qui manque de précision, chose indispensable pour servir comme il faut le rire. Le montage ne favorise pas la lecture des séquences. La photographie déçoit aussi alternant entre esthétique du film d'aventure et celle de la bande dessinée, l'image semble parfois pâtir des effets spéciaux. On ne perçoit pas non plus une signature stylistique.

Malgré ces défauts, l'heure et 50 minutes de film se déroule sans ennui, rythmée par une ribambelle d'idées et détournements plus ou moins efficaces. Le film ne mérite pas d'être ainsi assassiné.

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 15:56

Lydia Tar est une chef d'orchestre respectée et reconnue à la tête d'un orchestre symphonique Berlinois. Entourée de gens dévoués, sa femme (Nina Hoss, très juste), son assistante (Noémie Merlant, parfaite) et de personnes envieuse, des chefs qui lui piquent ses recettes ou s'accrochent à leur place, Lydia trace sa route avec l'autorité que lui confère et lui impose son statut.

Dans ce personnage de femme ambiguë, à la fois, artiste d'exception qui vise l'excellence en tout, manager exigeante quite à blesser jusqu'à détruire, prise dans le courant de la cancelled culture, Cate Blanchett est impériale. Dès la première scène, sa voix grave, son ton assuré, son regard tranchant posent le personnage. Pendant 2h38, elle ne quitte pas l'écran et nous emporte dans sa chute mais également dans la description de son art. Si les dialogues nous mènent parfois dans un jargon technique, ils ne nous perdent jamais et fascinent, au contraire, tant on perçoit ce qui guide un chef d'orchestre dans son interprétation des œuvres, dans sa perception des sons. En ça, le film est aussi passionnant. 

Pour ce qui est de la chute de l'icône, l'ambiguïté des relations de Lydia aux femmes, son parti pris qui sépare l'Homme de son œuvre, ses arbitrages dans la gestion de son orchestre, son sentiment d'invincibilité pourrait nous ramener à l'image de certains hommes pris dans le mouvement #metoo. Sauf que Lydia, même prise dans le tourbillon et l'aveuglement de sa réussite, semble posséder une conscience. Est-ce cette conscience qui se manifeste par des interférences sonores : un métronome qui s'anime seul dans la nuit alors qu'elle s'apprête à atteindre son Graal (l'enregistrement de toutes les symphonies de Malher) mais aussi la cinquantaine, un cri de femme dans la forêt alors qu'une autre est en train de se suicider, le bip d'une machine médicale tandis que la mort s'approche d'une vieille dame...

La mise en scène de Todd Field est aussi remarquable. Plaçant en avant les longues mains de Cate Blanchett qui disent autant que les dialogues, suggérant les drames plus qu'il ne les montre, informant sur l'évolution de la vie de l'artiste par les décors précis de ses habitations, hôtels et voitures, il donnent dans chaque image une multitudes d'informations qui participent à la richesse des interprétations que le spectateur peut se faire du film et de son héroïne.

 

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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 22:20

La mairie de Paris expose 70 artistes représentant 60 ans d´histoire du street-art dans la capitale. Trois générations d´artistes, des précurseurs aux "petits" nouveaux, usant de toutes les techniques, de tous les supports et sous toutes les formes - tags, graffitis, pochoirs, collages, gravures, ils sont ici représentés soit par une oeuvre sortie d´une galerie, soit à travers des photos de leur art en situation, en vidéo ou par des œuvres réalisées spécialement in situ : Villeglé, Zlotykamien, Ernest Pignon-Ernest, Surface Active, Captain Fluo, Edmond Marie Rouffet, Blek le Rat, Miss.Tic, Vive La Peinture, Speedy Graphito, Jean Faucheur, Mesnager, Mosko, Jef Aérosol, Bando, Ash, Jay0ne, SKKI, Keith, Haring, Mambo, Nasty, Slice, Psyckoze, Lokiss, Shoe, Futura, A-One, Rammellzee, Jon0ne, André, Zevs, Dize, Invader, Shepard Fairey, JR, Vhils, Swoon, Banksy, C215, L’Atlas, YZ, Seth, Tarek Benaoum, El Seed, Ludo, Rero, Dran, O’Clock, Tanc, Lek, Sowat, Cristobal Diaz, Philippe Baudelocque, Levalet, Madame, Kashink, Vision, Pest, Greky, Sébastien Preschoux, Romain Froquet, Kraken, 9eme Concept, Les Francs Colleurs.

Forte de son succès, l´exposition est prolongée jusqu´au 25 mars 2023.

Entrée gratuite. Réservation obligatoire.

Capitale(s) : 60 ans d´art urbain à Paris
Capitale(s) : 60 ans d´art urbain à Paris
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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 18:58

César du meilleur film

Les Amandiers, de Valeria Bruni Tedeschi

En corps, de Cédric Klapisch

L’Innocent, de Louis Garrel

La Nuit du 12, de Dominik Moll

Pacifiction - Tourment sur les îles, d’Albert Serra

 

César de la meilleure réalisation

Cédric Klapisch, pour En corps

Louis Garrel, pour L’Innocent

Cédric Jimenez, pour Novembre

Dominik Moll, pour La Nuit du 12

Albert Serra, pour Pacifiction 

 

César de la meilleure actrice

Fanny Ardant dans Les Jeunes Amants

Juliette Binoche dans Ouistreham

Laure Calamy dans À plein temps

Virginie Efira dans Revoir Paris

Adèle Exarchopoulos dans Rien à foutre

 

César du meilleur acteur

Jean Dujardin, dans Novembre

Louis Garrel, dans L’Innocent

Vincent Macaigne, dans Chronique d’une liaison passagère

Benoît Magimel, dans Pacifiction 

Denis Ménochet, dans Peter Von Kant

 

César de la meilleure actrice dans un second rôle

Judith Chemla dans Le Sixième Enfant

Anaïs Demoustier dans Novembre

Anouk Grinberg dans L’Innocent

Lyna Khoudri dans Novembre

Noémie Merlant dans L’Innocent

 

César du meilleur acteur dans un second rôle

François Civil dans En corps

Bouli Lanners dans La Nuit du 12

Micha Lescot dans Les Amandiers

Pio Marmaï dans En corps

Roschdy Zem dans L’Innocent

 

César du meilleur espoir féminin

Marion Barbeau dans En corps

Guslagie Malanda dans Saint Omer

Rebecca Marder dans Une jeune fille qui va bien

Nadia Tereszkiewicz, dans Les Amandiers

Mallory Wanecque, dans Les Pires

 

César du meilleur espoir masculin

Bastien Bouillon dans La Nuit du 12

Stephan Crepon dans Peter Von Kant

Dimitri Doré dans Bruno Reidal, confession d’un meurtrier

Paul Kircher dans Le Lycéen

Aliocha Reinert dans Petite Nature

 

César du meilleur film d’animation

Ernest et Célestine : Le Voyage en Charabie, réalisé par Jean-Christophe Roger et Julien Chheng

Ma famille afghane, réalisé par Michaela Pavlatova

Le Petit Nicolas - Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?, réalisé par Amandine Fredon et Banjamin Massoubre

 

César du meilleur film documentaire

Allons enfants, de Thierry Demaizière et Alban Teurlai

Les Années Super 8, d’Annie Ernaux et David Ernaux-Briot

Le Chêne, de Laurent Charbonnier

Jane par Charlotte, de Charlotte Gainsbourg

Retour à Reimes [Fragments], de Jean-Gabriel Périot

 

César du meilleur premier film

Bruno Reidal, confession d’un meurtrier, de Vincent Le Port

Falcon Lake, de Charlotte Le Bon

Les Pires, de Lise Akoka et Romane Gueret

Saint Omer, d’Alice Diop

Le Sixième Enfant, de Léopold Legrand

 

César du meilleur film étranger

As bestas, de Rodrigo Sorogoyen

Close, de Lukas Dhont

La Conspiration du Caire, de Tarik Saleh

EO, de Jerzy Skolimowski

Sans filtre, de Ruben Östlund

 

César du meilleur scénario original

Éric Gravel pour À plein temps

Valéria Bruni Tedeschi, Noémie Lvovsky, Agnès de Sacy pour Les Amandiers

Cédric Klapish, Santiago Amigorena pour En corps

Louis Garrel, Tanguy Viel, Naïla Guiguet pour L’Innocent

Alice Diop, Amrita David, Marie Ndiaye pour Saint Omer

 

César de la meilleure adaptation

Michel Hazanavicius pour Coupez !

Thierry de Peretti et Jeanne Aptekman, pour Enquête sur un scandale d’État

Dominik Moll et Gilles Marchand, pour La Nuit du 12

 

César des meilleurs effets visuels

Guillaume Marien, pour Les Cinq Diables

Sébastien Rame pour Fumer fait tousser

Laurens Ehrmann pour Notre-Dame brûle

Mikaël Tanguy pour Novembre

Marco del Bianco pour Pacifiction 

 

César des meilleurs décors

Emmanuelle Duplay pour Les Amandiers

Sébastien Birchler pour Couleurs de l’incendie

Michel Barthélémy pour La Nuit du 12

Sébastien Vogler pour Pacifiction - Tourment

Christian Marti pour Simone - le voyage du siècle

 

César du meilleur son

Cyril Moisson, Nicolas Moreau, Cyril Holtz pour En corps

Laurent Benaïm, Alexis Meynet, Olivier Guillaume, pour L’Innocent

Cédric Deloche, Alexis Place Gwennolé Le Borgne, Marc Doisne pour Novembre

François Maurel, Olivier Mortier, Luc Thomas, pour La Nuit du 12

Jordi Ribas, Benjamin Laurent, Bruno Tarrière, pour Pacifiction

 

César du meilleur montage

Mathilde Van de Moortel, pour À plein temps

Anne-Sophie Bion, pour En corps

Pierre Deschamps, pour L’Innocent

Laure Gardette, pour Novembre

Laurent Rouan, pour La Nuit du 12

 

César de la meilleure musique originale

Irène Drésel, pour À plein temps

Alexandre Desplat, pour Coupez !

Grégoire Hetzel, pour L’Innocent

Olivier Marguerit, pour La Nuit du 12

Marc Verdaguer, Joe Robinson, pour Pacifiction

Anton Sanko pour Les Passagers de la nuit

 

César de la meilleure photographie

Julien Poupard, pour Les Amandiers

Alexis Kavyrchine, pour En corps

Patrick Ghiringhelli, pour La Nuit du 12

Artur Tort, pour Pacifiction 

Claire Mathon, pour Saint Omer

 

César des meilleurs costumes

Caroline de Vivaise, pour Les Amandiers

Pierre-Jean Larroque, pour Couleurs de l’incendie

Emmanuelle Youchnovski, En attendant Bojangles

Corinne Bruand, pour L’Innocent

Praxedes de Vilallonga, pour Pacifiction

Gigi Lepage, pour Simone - le voyage du siècle

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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 18:41

En 1920, Mannie Torres (Diego Calva, grande découverte), d'origines mexicaines, homme à tout faire chez un directeur de studio, rêve d'assister à un tournage de cinéma. Lors d'une soirée chez son patron, il rencontre Nellie LaRoy (Margot Robbie, impressionnante), jeune femme délurée issue d'un milieu défavorisé, qui veut être actrice, Jack Conrad (Brad Pitt, royal), immense star du cinéma muet et Sidney Palmer (Jovan Adepo, parfait) afro américain, trompettiste talentueux.

Damien Chazelle se replonge dans ses sujets de prédilection : les machines à rêve et leurs cruautés. Dans cette grande fresque de plus de 3 heures, on retrouve sa virtuosité formelle mais sous acide. La caméra virevolte dans de longs plans mettant en scène de nombreux comédiens, multipliant les déplacements, dans d'immenses décors intérieurs ou naturels. Une énergie folle se dégage de l'ensemble avec quelques touches d'humour et des références artistiques dont celle, appuyée, à "Chantons sous la pluie" qui traitait du même sujet sur une tonalité très différente.

La musique est encore très présente, composée par son complice Justin Hurwitz, qui nous ressert au passage quelques notes déjà perçues dans LaLaLand, et portée par le personnage de Sidney. Sur le fond, on retrouve le rêve Hollywoodien, ses trahisons et une histoire d'amour contrariée. Mais ici, Chazelle trace le portrait d'Hollywood avant Hollywood. Les derniers pas du cinéma américain muet, avant l'arrivée du parlant. Les studios en plein air, les tournages fait de bric et de broc où les figurants pouvaient laisser leur peau, le snobisme des autres Arts, les fêtes dépravées, avec drogue et orgies dans les luxueuses propriétés des gens du métier, la rapidité avec laquelle se faisait une carrière, une star. Puis, l'arrivée du parlant et de l'industrialisation, la chute de celles et ceux qui ne sauront pas s'adapter, la réussite, ou pas, des autres.

Pour nous conter tout cela, Chazelle invente plusieurs histoires aux multiples rebondissements. Il enchaîne les séquences gargantuesques, qu'il entrecoupe de scènes d'intimité. Si on ne s'ennuie pas un seul instant, on se perd un peu dans tout ce que son récit semble vouloir porter.

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 22:35

 

En 4 épisodes - un inceste de palier 2000/2001, un réseau pédophile 2001, le meurtre de la petite fille belge 2002/2003, le procès 2004/2005 - représentant les étapes d'emballement de l'affaire, les réalisateurs content un des plus effarants ratages judiciaires.

Quatre des accusés à tort, Thierry Dausque, Daniel Legrand, Dominique Wiel et Alain Marécaux, témoignent du calvaire qu'ils ont vécu, dont la prison pendant plus de 3 ans pour certains, la perte de proches, des projets de vies qui s'écroulent... Deux enfants témoignent également, François-Xavier, fils d'Alain Marécaux, qui à la suite d'une audition mal interprétée a vu  son père écroué et sa famille explosée, et Jonathan Delay, victime de viol par ses parents, qui apporte un témoignage ambiguë mais qui rappelle qu'avec ce ratage, les vraies victimes, ont presqu' été oubliées. Les témoignages des avocats sont aussi très forts.

Ce documentaire, dans une mise en scène où la fiction et le réel cohabitent, comme un miroir à ce que fut cette incroyable affaire judiciaire parasitée par une forme de fantasmagorie, mêle astucieusement reconstitutions et témoignages. Il decrypte les rouages de la manipulation qu'une accusée mit en place, au jour le jour, sans réelle stratégie et qui emporta dans sa mythomanie le jeune juge d'instruction qui ne voulut pas passer à côté d'une affaire historique, ses complices placés sous emprise, ses victimes, la justice incapable d'accepter l'énormité de l'erreur, les médias qui s'emballerent...

Terrifiant.

A voir sur France 2 ou en replay sur France.tv

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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 21:36

Hamm, vieillard, aveugle coincé dans un fauteuil roulant et Clov, son serviteur et fils adoptif, semblent être les derniers hommes sur une planète où toute vie a disparu.  Hamm convoque ses parents pour les punir de l´avoir placé là, en appel à un Dieu qui n´existe pas, pleure les rêves qu´il ne fait plus, se conte l´histoire d´une rencontre avec un enfant qu´il a vu grandir, martyrise Clov le seul qui lui donne encore l´impression d´exister.

Beckett interroge le sens de la vie et plus largement l´utilité de l´Humanité toute entière. Une vie terrestre qui est sans recours où l´absurde domine où la seule beauté vient de la nature, du soleil et de la mer. Son pamphlet fait place à un humour féroce particulierement bien servi ici par le génialissime Denis Lavant. Il donne à Clov une démarche accidentée par des jambes raidies par la douleur et précipitée dans le soucis de répondre aux demandes de Hamm. Ses silences sont imposants. Face à lui, dans un fauteuil roulant au centre de la scène, Frédéric Leidgens est magistral. Son phrasé précis fait merveilleusement bien entendre le texte de Beckett. Peter Bonke et Claudine Delvaux incarnent les parents de Hamm.

La mise en scène de Jacques Osinski et le décor qui se révèle derrière l´impressionnant rideau de fer du théâtre affirment l´enfermement et l´isolement des deux personnages. Une étrange odeur de moisie, la couleur grise des murs, les fenêtres hautes quasi-inaccessibles, les containers rouillés et la lumière blafarde et aveuglante du plafonnier oppressent un peu plus.

A voir jusqu´au 5 mars 2023 du mardi au dimanche à 19h.

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15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 22:37

Inspirée du vrai Lycée Toulouse-Lautrec de Vaucresson dans les Hauts de Seine, cette nouvelle série de TF1 met en scène les élèves d'un lycée équipé pour donner les moyens aux adolescents handicapés d'étudier dans de bonnes conditions, accompagnement médical compris. A leur côté des élèves valides les aident au quotidien.

Cette série d'ado met en scène des héros handicapés ayant les préoccupations de tous les adolescents avec une gravité supplémentaire qu'implique leurs handicapes et leur santé. Leurs aventures ont la fraîcheur de la jeunesse, peines d'amour et vannes comprises, et la dureté engendrée par leur situation.

Les comédiens sont excellents, avec en chef d'équipe Ness Merad, une révélation. On retrouve aussi avec plaisir Max Baissette de Malclaive, Valérie Karsenti et Stéphane de Groodt.

La télévision n'est jamais plus pertinente que lorsqu'elle mêle distraction, didactisme et militantisme.

A voir sur TF1

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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 20:20

L'artiste japonaise de 93 ans, Yayoi Kusama renouvelle sa collaboration avec la marque Louis Vuitton. "Creating Infinity" est le nom donné à la collection de maroquinerie revisitée par l'artiste aux citrouilles et petits pois. Et pour donner à cet événement la visibilité que le statut de l'artiste mérite (et que le marketing de la marque souhaite), la façade de la Maison Vuitton sur les Champs-Elysées a été totalement customisée. Un clone de l'artiste y peint des petits pois de toutes les couleurs.

La façade de la boutique de l'avenue Montaigne est, elle, décorée de sphères argentées.

 

En 2012, l'artiste s'était contentée d'investir les vitrines de la boutique.

Collaboration en 2023
Collaboration en 2023
Collaboration en 2023
Collaboration en 2023
Collaboration en 2023
Collaboration en 2023
Collaboration en 2023

Collaboration en 2023

Collaboration en 2012
Collaboration en 2012

Collaboration en 2012

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 23:18

En 2018, Frédéric Moulin découvre une boîte en carton ayant appartenu à Louis, son grand-père. Au milieu de papiers administratifs, il trouve un dossier sur lequel est indiqué "Documents de M.Morgenstern confiés à Lyon en 1941 ou 1942. A rendre à M.Morgenstern en cas de demande".

Frédéric Moulin se lance alors dans des recherches pour comprendre quels liens unissaient Louis Moulin et Léopold Morgenstern.

Frédéric Moulin, comédien et metteur en scène, a transposé cette enquête en pièce de théâtre attribuant son rôle à une héroïne (Sabine Moindrot, parfaite) et en s'octroyant l'interprétation des personnes qu'il a interrogées lors de ses recherches.

La mise en scène simple repose sur un voile blanc qui fait notamment office d'écran ; les photos des protagonistes et les papiers administratifs qui permettent de retracer leurs parcours y sont projetés ; et d'un bureau sur lequel s'étalent les dits documents que l'héroïne consulte.

L'exposition de cette enquête sous sa dimension énigmatique et émotionnelle et dans sa part historique et documentaire, lui confère une puissance romanesque remarquable. En parvenant à trouver les tons justes (du rire aux larmes en passant par la colère et beaucoup de doutes) pour conter les multiples dimensions de cette histoire, à la fois récit de la découverte d'un trésor, introspection familiale, avis de recherche, enquête historique, témoignage de l'antisémitisme et de la traque des juifs, Frédéric Moulin offre à voir une pièce inclassable.

Lors de la représentation du 11 janvier, était présent Robert Singer, petit-fils de Léopold Morgenstern que Frédéric Moulin a retrouvé en juin 2022 et auquel il a pu remettre les documents de son grand-père.

A voir au Studio Hebertot les lundis et mardis à 19h et les mercredis à 21h jusqu'au 31 janvier 2023.

 

PS : Déjà jouée en 2021 et 2022, nous avions déjà pu dire tout le bien que nous pensons de cette oeuvre Lire le post sur la pièce ICI 

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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 18:14

La Bourse de Commerce - Collection Pinault présente dans la Rotonde une spectaculaire vidéo d´Anri Sala : Time no longer.

La vidéo est diffusée sur un immense écran courbe qui épouse le cylindre de Tadao Ando, surmonté de lumières de couleurs. Le film montre une platine en apesanteur dans une réplique d´un module de la station spatiale internationale. Sur la platine, qui tourne sur elle-même, est posé le vinyle d´Abîme des oiseaux d´Olivier Messiaen. Son bras se pose et s´éloigne du disque en fonction de sa position dans l´espace ne reproduisant que des fragments du solo pour clarinette et saxophone. Une explosion retentit durant la vidéo, tandis qu´en ouverture et en clôture du film apparaît le soleil sur la surface du globe.

Représentation de la fin de l´Humanité d´où ne resterait que cette musique ? Musique qui fut composée pour le clarinettiste Henri Akoka qui jouera cette Abîme des oiseaux une seule fois et devant ses geôliers alors qu´il est prisonnier de guerre en 1941. Morceau qu´aurait enregistré dans l´espace l´astronaute et saxophoniste Ronald MC Nair s´il n´avait disparu dans l´explosion de la navette Challenger en 1986.

A voir jusqu´au 16 janvier 2023.

 

Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
Anri Sala à la Bourse de Commerce - Collection Pinault
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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 17:23

C'est une première. Près de 130 oeuvres, sculptures et objets du quotidien datant du Ve siècle avant JC jusqu´au XVIe siècle sont regroupés reflétant les richesses et la mixité culturelle de la région dont les villes de Samarcande et Bouckhara.

Certaines œuvres sorties d'Ouzbekistan pour la première fois ont été restaurées pour l'occasion. D'autres œuvres viennent de nombreux musées européens. L'exposition de petite taille, malgré son caractère exceptionnel, présente des pièces  impressionnantes tels les bouddhas et guerriers en terre, une porte en bois du mausolée de Tamerlan, les fresques du palais Varasha et la porte en bois calcinée venue de Kafir Kala.

A voir jusqu'au 6 mars 2023.

Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
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Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
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Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
Splendeurs des oasis d´Ouzbekistan au musée du Louvre
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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 00:32

De l´opéra rock composé par Michel Berger et écrit par Luc Plamondon, sont nés une dizaine de tubes ou standards de la variété française. Depuis leur création en 1979 par France Gall, Daniel Balavoine, Fabienne Thibeault, Diane Dufresne, ces chansons ont été reprises par tous, artistes professionnels et chanteurs de karaoke. Du livret, il ne restait pas grand chose dans la culture populaire. On en avait oublié que le blues du businessman était celui de Zéro Janvier, politicien aux relents fascistes, que le SOS d´un terrien en detresse était lancé par un révolutionnaire violent, que le Underground café de la serveuse automate n´avait pas de l´Underground que le nom. 

Thomas Jolly redonne à Starmania sa vision apocalyptique du monde, celle de l´an 2000 à l´aube des années 80. Et révèle à quel point cette dystopie sous forme d´opéra rock était, sur de nombreux points, visionnaire.

Dans une scénographie grandiose, basée sur des jeux de lumières époustouflant qui transportent les chanteurs et glissent jusque sur le public, dans une mise en scène qui utilise de façon artistique et signifiante la vidéo, qui déploie des voiles et une astucieuse et immense double tour-escaliers, Jolly plante le décor de Monopolis où le chao règne.

Sa mise en scène ne ménage pas les chanteurs qui escaladent et descendent ces escaliers tout en tenant leur répertoire. De jeunes chanteurs, inconnus pour la plupart et assez bluffant également. Côme est époustouflant dans le rôle de Johnny Rockfort et particulièrement dans son interprétation du SOS qui n´a rien a envier à celles memorables de Daniel Balavoine et Gregory Lemarchal. Gabrielle Lapointe relève la difficile tâche de reprendre le rôle de France Gall à laquelle un délicat et émouvant hommage est rendu. David Latulipe nous scotche littéralement avec son Blues du businessman. Alex Montembault tout en délicatesse est une parfaite Marie-Jeanne. Magali Goblet est une puissante Stella Spotlight. Adrien Fruit est parfait d´ambiguïté dans le rôle de Ziggy. Ils sont accompagnés par 6 musiciens Live.

Sidi Larbi Cherkaoui assure les (discrètes) chorégraphies tandis que les costumes (sans grand intérêt) sont signés Nicolas Ghesquieres.

Certes les textes du livret ne sont pas d´une grande écriture et le traitement du récit est un peu adolescent. Certes le personnage du gourou offre peu, voir, aucun intérêt. Et certes, et c´est moins acceptable, la qualité du son est déplorable. Mais ce spectacle de près de 3 heures est d´une beauté à couper le souffle. Visuellement éblouissant, bourré de poétiques et vénéneuses idées de mise en scène et musicalement réjouissant. Il nous  laisse à la fois émus et troublés par la violence et la proximité de son récit et pleins de ces mélodies inoubliables.

A ne pas rater à la Seine Musicale jusqu´au 29 janvier puis en tournée dans les Zénith, et de retour à la Seine Musicale à partir du 14 novembre 2023.

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 16:38

Il ne reste plus que 3 semaines pour voir au Musée d'Orsay la très belle exposition "Edvard Munch, un poème de vie, d'amour et de mort" organisée en collaboration avec le musée Munch d´Oslo.

Une centaine d'oeuvres du peintre norvégien, chevauchant deux siècles (1863-1944), représentant 60 ans de création, sont présentées plus ou moins chronologiquement, l'exposition mettant aussi en parallèle des œuvres d'époque différentes.

Si son emblématique "Le Cri" ne figure dans l'exposition que sous la forme d'une gravure, il semble habiter plusieurs œuvres, Munch usant de motifs récurrents aisément identifiables. Mais c'est la diversité de l'œuvre du peintre qui est ici mise en valeur, diversité qui s´épanouie dans un forme de continuité dans les symboles utilisés.

Marqué par la mort de sa mère alors qu'il est enfant puis celle de sa soeur aînée et de son frère, par la schizophrénie de son autre soeur et la neurasthenie de son pere, l'artiste expose ses angoisses, ses doutes existentiels avec force. Il met en scène la mort des êtres aimés, sa peur de la folie. Il célèbre également l´union de l´homme et de la nature. Huiles, lithographies, dessins, impressions sur bois, le peintre symboliste travaille tous les supports dans des explosions de couleurs comme dans le noir et blanc. Il s´inspire de la peinture de ses contemporains impressionnistes, expressionnistes ou fauves, proposant une œuvre très personnelle et foisonnante.

A voir au musée d'Orsay jusqu'au 22 janvier 2023.

Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
Edvard Munch au musée d'Orsay
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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 16:34

A l´occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur, le musée d´Orsay met à l´honneur cette artiste bordelaise célèbre pour ses impressionnantes représentations d´animaux dont le magnifique et spectaculaire Labourage nivernais. Première femme à avoir reçu la légion d´honneur, elle est une figure majeure de l´émancipation des femmes.

Un peu moins de 200 œuvres (peintures, sculptures et de nombreuses études) de formats très différents, dont certaines d´autres artistes la représentant ou réalisées par d´autres membres de la famille Bonheur forment le portrait d´une artiste d´une grande modernité. Il manque à cette exposition, un peu fourre-tout, un angle de vue, un traitement, qui lui auraient donnée un peu plus de profondeur.

A voir jusqu´au 15 janvier 2023

Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
Rosa Bonheur au Musée d´Orsay
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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 15:58

En prolongement de son exposition à la biennale de Venise, Kehinde Wiley expose trois oeuvres monumentales dans la nef du musée d'Orsay : une peinture Femme piquée par un serpent (Mamadou Gueye) et deux sculptures An archaeology of silence et The young Tarantino (Mamadou Gueye).

Impressionnant.

Kehinde Wiley au musée d'Orsay
Kehinde Wiley au musée d'Orsay
Kehinde Wiley au musée d'Orsay
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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 23:15

En 2025, Ludo, lieutenant de police, rencontre, sur une scène de crime reconstituée en réalité virtuelle, Mélanie, sa femme, décédée en 1998.

Cette nouvelle série policière et de science-fiction s'aventure sur le terrain très glissant d'un "Retour vers le futur". Et s'en sort plutôt bien, sans trop se prendre les pieds dans le tapis. Si l'enquête policière a tendance à tourner en rond, les conséquences de la faille spatio-temporelles sont plutôt bien menées.

Faut-il tout faire pour annuler la tragédie du passé ?  Le bonheur présent dépend t-il de cette tragédie ? C'est sur ces questions que repose tout l'intérêt de la série. Ainsi, c'est la part romantique du récit qui captive. 

Du point de vue de la réalisation, le rendu est efficace. La série a bénéficié de la technologie du "Volume" basée sur un mur semi-circulaire de led sur lequel sont projetés les paysages.

Tomer Sisley, plus sobre qu'à l'accoutumée, Zineb Triki, déjà appréciée dans Le bureau des légendes, et Camille Claris sont parfaits.  

La série, sans être totalement géniale, atteint un niveau de qualité rare dans la production française.

A voir tous les lundis soirs sur France2 ou en replay et en intégralité sur France.tv et salto.

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 13:38

Sur la scène de la Comédie Française, un comédien meurt empoisonné. Martin, comédien de la troupe, enquête, accompagné de Claire, une dessinatrice de bande-dessinée.

Nicolas Pariser fait appel aux excellents Vincent Lacoste et Sandrine Kiberlain pour incarner ses deux héros. De quoi mettre toutes les chances de son côté pour réussir sa comédie policière, entre aventures de Tintin, références Hitchcokiennes et univers de Gaston Leroux. Pourtant dès les premières minutes, le film sonne faux.

Ni la musique entrainante de la comédie, ni l'air du frisson ne sonnent juste. Rapidement, le suspens réside dans le potentiel du film à trouver enfin la bonne tonalité. Las, l'heure et les 41 minutes défilent sans qu'à aucun moment le film ne parvient à s'accorder.

Dommage.

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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 20:06

Italo Bettiol, créateur du psychédélique Chapi Chapo est décédé ce mercredi 28 décembre.

La série réalisée en stop motion mettait en scène un petit garçon et une petite fille coiffés de grands chapeaux ronds. Ces marionnettes en feutrine vivaient des aventures de 5 minutes dans des décors de papier colorés et s'exprimaient dans un dialecte étrange fait d' onomatopées.

L' excellente musique qui accompagnait leurs aventures et qui aura grandement participer à rendre cette animation culte fut composée par le très grand François de Roubaix.

 

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25 décembre 2022 7 25 /12 /décembre /2022 22:23

Suite à une agression subit contre son intersexuation, Sasha, 17 ans, intègre un nouveau lycée, en tant que fille.

Chair Tendre décline avec, tout à la fois, violence et délicatesse, le parcours du combattant de Sasha qui "a tout, qui a trop, qui en fait n'a rien". Les mutilations imposées enfant par les médecins, la déflagration au sein de la famille, le "choix" d'un genre, la culpabilité, les non-dits, les mensonges, le jugement de la société, la quête d'identité, le désir adolescent... la série n'écarte aucune des tortures physiques et psychologiques auxquelles Sasha doit faire face.

La palette excessive des personnages dysfonctionnels qui entourent Sasha et le récit qui frôle le too much disparaissent face à l'évidente sincérité du propos et l'audace mise dans son traitement. La qualité de la distribution menée par l'impressionnante Angela Metzger, le didactisme assumé et la puissance du dernier épisode achèvent de faire de Chair tendre une oeuvre d'utilité publique.

A voir sur France.tv

 

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22 décembre 2022 4 22 /12 /décembre /2022 21:16

Les chanteuses Clarika et Maissiat et le comédien-metteur en scène Emmanuel Noblet ont créé ce spectacle hommage à l'académicien, auteur, dialoguiste, scénariste Jean-Loup Dabadie.

Tous trois sur scène, accompagnés par Mathieu Geghre, jouent et chantent les mots de Dabadie. Ils recomposent une histoire d'amours et de rencontres avec les extraits des dialogues des films de Sautet (César et Rosalie, Max et les Ferrailleurs, Vincent, François, Paul et les autres, Une histoire simple, Garçon!), d'Yves Robert (Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au Paradis, Courage Fuyons, Salut l'artiste, Clérambard), mais aussi Violette et François de Jacques Rouffio, Clara et les chics types de Jacques Monnet, Le Sauvage de Rappeneau, Attention une femme peut en cacher une autre de Georges Lautner ainsi que des chansons de Michel Polnareff, Julien Clerc, Serge Reggiani, Jacques Dutronc, Régine... tous écrits par Dabadie.Astucieusement associés, ces extraits se mélangent avec fluidité, créant émotion et rire.

La mise en scène tout en fausse simplicité autour d'une structure mouvante faite de trois voiles blancs, entre écran de cinéma, mur et voiles de bateau, sépare ou rassemble, cache ou laisse voir les comédiens en ombres chinoises.

Si aux premiers instants, on se prend au jeu des comparaisons - Clarika n'est pas Romy Schneider et Emmanuel Noblet ne joue pas comme Yves Montant - très vite on s'abandonne à la proposition des quatre artistes en scène. La magie opère et l'émotion envahie tout.

A voir jusqu'au 31 décembre.

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17 décembre 2022 6 17 /12 /décembre /2022 22:42

Le Roi Lear entre au répertoire de la Comédie Française avec une mise en scène de Thomas Ostermeier.

Le metteur en scène Allemand, qui a déjà adapté Shakespeare au Français en 2018 avec La Nuit des Rois choisi là encore de faire appel au  traducteur Olivier Cadiot qui présente une traduction alerte qui se laisse entendre et comprendre aisément, le propos étant à la fois effrayant et drôle.

Côté mise en scène, c'est dans un paysage de lande dans la brume, sur un fond noir qui semble infini et où brillent quelques astres, que se joue l'histoire de ce roi vieillissant, manipulateur et manipulé. Comme sur La Nuit des Rois, Ostermeier prolonge la scène par une rampe qui traverse l'orchestre et qu'empruntent les personnages arpentant les territoires du royaume. La salle est régulièrement éclairée et les comédiens jouent avec les spectateurs qu'ils interpellent, prennent à témoins.

La troupe du Français est parfaitement représentée. Denis Podalydes (excellent) est Lear, Marina Hands, Jennifer Decker et Claina Clavaron, ses filles, Stéphane Varupenne, son fou. Kent est ici une femme en la personne de Sephora Pondi. Eric Genovese est Gloucester, Christophe Montenez (tout simplement génial) et Noam Morgenztern, ses fils. Gaël Kamilindi et Nicolas Chupin complètent la troupe.

En ce 17 novembre, salle Richelieu, après environ 1 heure 10 de représentation, Eric Genovese a interrompue Sephora Pondi et Gaël Kamilindi en plein duel à l'épée, annonçant qu'un des comédiens s'étant blessé, la représentation était suspendue pour quelques instants, puis finalement définitivement interrompue.

La plupart des critiques sont sévères avec la pièce, sa mise en scène, son adaptation.

S'il est difficile de donner un avis complet sur la proposition faite, le plus que 1er tiers vu donne très envie de découvrir la suite.

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 14:15

Réalisée par Emmanuel Noblet comme une pièce filmée, Une sur deux est l'adaptation vidéo du livre de Giulia Fois "Je suis une sur deux" dans lequel la journaliste faisait le récit du viol subit à 20 ans.

23 comédiennes et 2 comédiens (Mathilde Auneveux, Camille Cottin, Sabrina Ouazani, Myriam Boyer, Constance Dolle, Assa Sylla, Karina Stella, Anne Benoit, Naidra Ayadi, Ludmilla Makowski, Julie Gayet, Caroline Proust, Anna Mouglalis, Emma Peters, Pauline Étienne, Alix Poisson, Sarah Martins, Romane Bohringer, Linh Dan Pham, Marie-Sophie Ferdane, Martine Chevallier, Camille Chamoux, Marianne Denicourt, Rod Paradot et Emmanuel Noblet) s'approprient le récit dans des face à face puissants, prenant la parole l'une après l'autre, comme se passant la mission de témoigner.

Chaque interprétation amplifie la force du texte qui conte l'horreur et la violence de l'agression, la culpabilité ressentie par la victime, les réactions des proches qui comprennent et accompagnent, des imbéciles qui relativisent, de la police soupçonneuse, de l'agresseur qui nie, de la violence de l'audition, de l'importance vitale de la parole, du rapport de la société aux corps des femmes...

Une oeuvre forte à voir en replay sur France.tv

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 14:32

Laurence Coly est jugée au tribunal de Saint-Omer. Un matin de novembre, elle a abandonné sur la plage sa petite fille de 15 mois en sachant qu'elle serait emportée par la marée.

Alice Diop s'inspire de l'affaire Fabienne Kabou, qui a effectué cet acte en 2013, et qui fut condamnée en 2017 à 15 ans de réclusion. 

La réalisatrice reproduit les moments forts du procès et dessine en parallèle l'impact de cette affaire sur Rama, jeune romancière enceinte de 4 mois, qui assiste au procès. Les deux femmes, l'accusée et l'auditrice, ont en commun des origines sénégalaises, une relation complexe à leur mère, un caractère taiseux et une intelligence supérieure à la moyenne.

On regrette que la réalisatrice n'est pas dédié son film au personnage de la mère infanticide, de cette femme sénégalaise, immigrée, intellectuellement ambitieuse, financièrement dépendante, niée par tous jusqu'à disparaître, mère par accident, psychologiquement complexe... La romancière fait pâle figure et suscite peu d'intérêt face aux questions que soulèvent l'accusée et son acte. Le scénario semble aborder des pistes qu'il abandonne aussitôt, les problèmes existentiels de Rama ne touchent pas, les séquences du procès en plans  fixes ne créent pas d'émotions. Tout est froid et  manque terriblement de chair.

Guslagie Malanda est remarquable dans le rôle de Laurence Coly. 

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 19:00

Pendant toute la durée de la Coupe du Monde, le génial Alain Chabat propose, tous les soirs après le match et le debrief, un Late Show cuisiné à sa façon.

Ça ressemble à un Late Show, ça reprend les recettes du Late Show mais ce n'est pas tout à fait un Late Show et c'est pour ça que c'est drôle.

Les 4 premières émissions étaient extrêmement réjouissantes. Il en reste encore 6 pour se bidonner.

A voir sur TF1 tous les soirs à 22h55 ou en Replay sur TF1.fr

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