SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 21:47

Pour le 400ieme anniversaire de Moliere, Éric Ruff a demandé à trois de ses comédiens de créer un seul en scène, Danièle Lebrun, Pierre-Louis Calixte et Anne Kessler qui clôt la saison.

La comédienne a choisi de rendre hommage aux personnages féminins et à la belle place que le maître a donné aux femmes. Dans Ex- traits de femmes, Anne Kessler interprète  successivement, 8 héroïnes,  Louison, Agnès, Armande, Celimene, Elvire... comme s´il ne s´agissait que d´une seule et même personne à différents âges de la  vie.

 

Enfants naïves, jeunes femmes soumises ou indociles, femmes d´expérience, manipulatrices... elle joue à la fois ces femmes et les hommes à qui elles se confrontent. Le talent de la comédienne est grand qui d´une intonation, d´un changement de rythme ou de posture nous guide dans la perception des différents personnages. Les textes s´enchaînent naturellement comme s´ils ne faisaient qu´un.

 

La mise en scène est espiègle et ingénieuse dans un écrin de planches blanches au plancher incliné, la comédienne use de peu d´accessoire qu´elle détourne tous pour leur donner plusieurs utilités. 

 

Elle fait également intervenir son grand talent de dessinatrice. Ses dessins, pour la plupart en noir et blanc, sont projetés et animés en fond de scène. Ils sont simples, très beaux et composent une pièce maîtresse de cette mise en scène remarquable.

 

Dans ce spectacle qu´elle a conçu, dont elle a créé les animations graphiques et qu´elle interprète avec la précision, la passion et l´espieglerie qui la caractérisent, Anne Kessler nous emporte et  impressionne toujours plus.

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19 juin 2022 7 19 /06 /juin /2022 20:59

Amin, 36 ans, réfugié afghan à Copenhague, raconte son histoire. Dans les années 80, il a dû quitter son pays pour l'URSS avec sa mère, ses frères et soeurs. Et a vécu comme il a pu entre un statut de clandestin traqué par une police corrompue, les tentatives de traversées vers la Scandinavie avec des passeurs sans scrupules, la séparation et les mensonges.

Ce film d'animation qui conte une histoire vraie se positionne comme un documentaire avec une double narration, le témoignage d'Amin sur son passé et la présentation de sa vie actuelle. Aux témoignages politique et intime s'ajoutent la beauté des dessins, des extraits de reportages vidéos d'époque et la sensibilité du texte et de son interprétation (Damien Bonnard dans la version française)

Sa construction particulière a valu à Flee d'être nommé aux Oscars 2022 dans 3 catégories : meilleur film d'animation, meilleur film international et meilleur documentaire 

A voir sur Arte.tv

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19 juin 2022 7 19 /06 /juin /2022 11:03

Un sourire carnassier, un regard transperçant et lourd, une voix unique au phrasé trainant, Jean-Louis Trintignant tutoyait le sombre, l'inquiétant. Mais il pouvait aussi éclairer son visage d'un sourire soudainement incroyablement lumineux, révélant l'ampleur de sa séduction. Il aimait dans la vie la discrétion, dans le jeu la pondération.

Des étranges personnages, des sales types, il en a joué beaucoup (Z de Costa Gavras, Le combat dans l'île d'Alain Cavalier, Regarde les hommes tomber d'Audiard, Le mouton enragé de Michel Deville, La banquière de Francis Girod, ..). Mais il fut aussi un grand amoureux, celui audacieux d' Un homme et une femme de Claude Lelouch, celui coincé de Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer, jeune premier dans Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, vieillard éperdu dans Amour de Mickaël Haeneke.... Il fut aussi de grands naïfs et héros ordinaires dans le drame Le Train de Pierre Granier-Deferre ou la comédie Vivement dimanche de François Truffaut. De simples exemples pris dans une filmographie de plus de 120 oeuvres. 

A partir des années 80, il joua beaucoup au théâtre des pièces contemporaines mais c'est la poésie qu'il aimait porter notamment avec Appolinaire et Aragon, seul en scène ou aux côtés de sa fille Marie, comédienne envoûtante dont la mort sous les coups d'un homme, en 2003, créera une vive émotion dans le pays et un chagrin incommensurable pour Jean-Louis Trintignant qui ne tournera plus que 3 films avec Haeneke et Lelouch.

Jean-Louis Trintignant s'est éteint ce 17 juin à l'âge de 91 ans.

 

 

 

 

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14 juin 2022 2 14 /06 /juin /2022 17:41

En 1969, des gisements de pétrole se révèlent dans les eaux Norvégiennes. Cette découverte va changer le destin du pays, de la ville de Stavanger et de ses habitants.

L'histoire de ce tournant important dans l'économie norvégienne est déjà en soit intéressante. Les scénaristes y ajoutent le destin de jeunes gens attachants dont des personnages féminins qui s'émancipent des hommes et de leur milieu social. Avec en tête, Anna, l'héroïne principale, incarnée par Anna Regine Ellingsaeter, parfaite. 

On se laisse prendre aisément à cette série qui sait doser odyssée historique et récit romanesque en 8 petits épisodes de 45mn.

State of hapiness a reçu le prix du meilleur scénario en 2018 à Cannes séries. La saison 2 devrait débarquer bientôt.

La saison 1 est à voir sur Arte.tv.

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 23:19

Dés sa présentation, en voix off, des deux artistes de sa première partie, Verino instaure une complicité et une proximité avec son public. Sa voix et son phrasé sont particulièrement chaleureux, amicaux.

L´état de la planète, le devoir d´être écolo ou d´en avoir la conscience, l´urgence d´être végétarien ou presque, la peur ou pas de la mort, une histoire d´arête de poisson coincée dans la gorge, une expérience du kite surf et du parachutisme, un portrait de ses 3 enfants et de sa femme... Verino parle et réfléchit tout haut, enchaînant avec fluidité les sujets des plus graves au plus anecdotiques, sans négliger l´actualité et sa vie de famille.

Le propos est souvent très drôle amplifié par l´interpretation du comédien qui en une mimique et un geste multiplie le pouvoir comique du récit. L´improvisation s´invite régulièrement avec naturel et une sincérité qui confirme cette sensation de proximité. Pendant 1h30, Verino tient la scène et la salle sans temps mort. 

La soirée se termine par la réalisation d´une vidéo avec la complicité du public. Sketch qui sera posté sur la page YouTube de Verino dès le lendemain matin. Ci-dessous celui du 10 juin filmé au théâtre Libre.

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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 14:43

Paris, 1942, Rebecca, 19 ans, prend des cours de théâtre et prépare l'entrée au conservatoire. Toute son énergie et sa joie de vivre sont guidés par le plaisir de jouer.

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Sandrine Kiberlain convoque un casting de premier choix de jeunes comédiens dont l'excellent Anthony Bajon, l'irrésistible India Haïr et l'irradiante Rebecca Mader, de la Comédie Française, dont la délicatesse de jeu et la fraîcheur portent le film. 

Sur la forme le film, dont la réalisation classique, la photographie élégante et les décors épurés, dans un premier temps séduisent, s'avère sur la durée et au fil du récit étrange. L'histoire ainsi mise en scène devient bancale. Dans cet univers aseptisé, la réalité de la menace nazie est tenue à distance sans qu'on sache très bien si la volonté de la réalisatrice est de nous plonger dans l'aveuglement de son héroïne ou s'il s'agit d'une forme de pudeur. Le choix d'un accompagnement musical mélangeant les époques participe à nous perdre sur ses intentions.

Le récit ne parvient jamais vraiment, à dessiner le portrait de cette jeune fille dans son ensemble composé par sa passion du théâtre, son éveil à l'amour et son statut de juive pendant l'occupation.

 

 

 

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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 18:07

Le tournage d'un court métrage de zombies tourne au carnage.

Michel Hazanavicius présente le remake du film japonais Ne coupez pas de Shin'ichirō Ueda. Il en conserve l'intrigue et la construction en 3 parties : le court métrage, la préparation du tournage et le tournage.

La première demi-heure consacrée à la diffusion du court métrage, on ne peut plus raté, pourra paraître pénible aux non avertis du pourquoi du comment mais elle intriguera et fera rire ceux qui sauront que son intérêt réside dans le développement des deux parties suivantes. Il faut donc savoir être patient et bon enfant pour apprécier cette première demi-heure.

Les deux parties suivantes sont drôles (particulièrement celle du tournage) et l'ensemble est un hommage décalé au cinéma, aux affres de la création et aux artisans qui forment l'équipe nécessaire à la réalisation d'un film.

Romain Duris est excellent de bout en bout, très bien accompagné par Bérénice Bejot, Finnegan Oldfield et l'hilarant Grégory Gadebois.

Si Coupez ! n'est pas le meilleur film d'Hazanavicius,  il nous offre un bon moment de folie.

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 19:03

Molière du Théâtre privé : Comme il vous plaira de William Shakespeare, mise en scène Léna Bréban, Théâtre de la Pépinière

Molière du Théâtre public : Les gros patinent bien – cabaret de carton de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, mise en scène Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, Compagnie Le Fils du Grand Réseau

Molière de la Comédie : Berlin Berlin de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras, mise en scène José Paul, Théâtre Fontaine

Molière de la Création visuelle et sonore : Le Voyage de Gulliver d’après Jonathan Swift, mise en scène Christian Hecq et Valérie Lesort, scénographie Audrey Vuong, costumes Vanessa Sannino, lumière Pascal Laajili, musique Dominique Bataille et Mich Ochowiak, marionnettes Carole Allemand et Fabienne Touzi dit Terzi, Théâtre des Bouffes du Nord et la Compagnie Point Fixe

Molière du Spectacle musical : Les Producteurs de Mel Brooks, mise en scène Alexis Michalik, Théâtre de Paris

Molière de l’Humour : Vincent Dedienne dans Un soir de gala de Juliette Chaigneau, Vincent Dedienne, Anaïs Harté et Mélanie Lemoine, mise en scène Juliette Chaigneau et Vincent Dedienne

Molière du Jeune public : J’ai trop d’amis de David Lescot, mise en scène David Lescot, Théâtre de la Ville – Paris et Compagnie du Kaïros

Molière du Seul(e) en scène : La Métamorphose des cigognes avec Marc Arnaud, de Marc Arnaud, mise en scène Benjamin Guillard, La Scala et Théâtre Comédie Odéon

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public : Jacques Gamblin dans Harvey de Mary Chase, mise en scène Laurent Pelly

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public : Clotilde Hesme dans Stallone de Fabien Gorgeart, Clotilde Hesme et Pascal Sangla d’après Emmanuèle Bernheim, mise en scène Fabien Gorgeart

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé : Maxime d’Aboville dans Berlin Berlin de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras, mise en scène José Paul

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé: Barbara Schulz dans Comme il vous plaira de William Shakespeare, mise en scène Léna Bréban

Molière de la Mise en scène dans un spectacle de Théâtre public : Christian Hecq et Valérie Lesort pour Le Voyage de Gulliver d’après Jonathan Swift

Molière de la Mise en scène dans un spectacle de Théâtre privé : Léna Bréban pour Comme il vous plaira de William Shakespeare

Molière de la Révélation féminine : Salomé Villiers dans Le Montespan de Jean Teulé, mise en scène Etienne Launay

Molière de la Révélation masculine : Benoît Cauden dans Les Producteurs de Mel Brooks, mise en scène Alexis Michalik

Molière du Comédien dans un second rôle : Nicolas Lumbreras dans La Course des géants de Mélody Mourey, mise en scène Mélody Mourey

Molière de la Comédienne dans un second rôle : Ariane Mourier dans Comme il vous plaira de William Shakespeare, mise en scène Léna Bréban

Molière de l’Auteur(trice) francophone vivant(e) : Pauline Bureau pour Féminines

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28 mai 2022 6 28 /05 /mai /2022 21:11

Palme d'or : Triangle of Sadness/ Sans filtre de Ruben Ostlund (Palme d'or en 2017 pour The Square et Prix du jury pour Snow Therapy en 2014)

Grand Prix ex-aequo : Close de Lukas Dhont (Caméra d'or pour Girl en 2018) et Des étoiles à midi de Claire Denis.

Prix du Jury ex-aequo : Les huit montagnes de Charlotte Vandermeersch et Félix Van Groeningen - Sortie en salle : le 21 décembre et Eo de Jerzy Skolimowski (Grand Prix du Jury pour le Cri du sorcier en 1978, Prix du scénario pour Travail au noir en 1982)

Prix Spécial 75e festival : Tori et Lokita de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Palme d'or en 1999 pour Rosetta,  Palme d'or en 2005 pour l' Enfant, Prix du scénario pour Le silence de Lorna en 2008, Grand Prix pour Le gamin au vélo en 2011, Prix de la mise en scène pour Le Jeune Ahmed en 2019) - Sortie en salle : le 28 septembre 

Prix de la mise en scène : Decision to leave de Park Chan-Wook (Grand Prix pour Old Boy en 2004, Prix du jury en 2009 pour Thirst) Sortie en salle : le 29 juin.

Prix du scénario : Boy from heaven de Tarik Saleh - Sortie en salle : le 9 novembre 

Prix d'interprétation masculine : Song Kang-ho dans Les Bonnes Etoiles de Hirokazu Kore-Eda ( Prix du jury pour Tel père, tel fils en 2014, Palme d'or pour Une affaire de famille en 2018) - Sortie en salle : le 7 décembre 

Prix d'interprétation féminine : Zar Amir Ebrahimi dans Holy Spider / Les nuits de Mashhad d'Ali Abbasi (Prix Un certain Regard pour Border en 2018) - Sortie en salle : le 13 juillet 

 

 

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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 18:23

Le Petit Palais, en partenariat avec le Musée d’Art de l’Ateneum de Helsinki, consacre une rétrospective au peintre finlandais Albert Edelfelt (1854 - 1905), la première en France.

A l'issue de l'exposition, se détachent des œuvres d'Edelfelt, la beauté de la lumière qui habille ses compositions et la précision des  visages qu'il peint.

La scénographie de l'exposition joue sur différents espaces délimités par la couleur des murs (rouge, bleu, vert) et de nombreuses cloisons permettant une présentation dans un ordre, à la fois, chronologique et thématique.

Si ses peintures d'histoire, très académiques, séduisent moyennement, ses oeuvres pleinairistes (entre naturalisme et impressionnisme) marquent par ce travail sur la lumière et la sensibilité qu'expriment les  œuvres notamment le grand tableau Le convoi d 'un enfant.

 

Comme beaucoup de peintres, il s'installe à Paris et s’intéresse au travail des impressionnistes dont il s'inspire pour quelques toiles telle Au jardin du Luxembourg.

Il est aussi un grand portraitiste, pour les tsars russes et leur famille, mais aussi dans la modernité de la vie parisienne. Celui de Virginie La Parisienne ressemble furieusement à un Renoir. Celui qu'il réalise de Louis Pasteur lui apporte une reconnaissance internationale. 

 

Il conserve des attaches avec sa terre natale où il retourne chaque été. Il y peint de grands tableaux représentant ses compatriotes, les paysages et leur lumière septentrionale si particulière.

 

Son engagement dans la lutte pour l'indépendance de la Finlande face à l'impérialisme russe est important. De nombreux autres tableaux représentent des paysages ou des personnalités à l'identité Finlandaise forte. Pêcheurs finlandais est ainsi devenu un symbole fort de cette lutte.

Une très belle exposition à voir jusqu'au 10 juillet 2022.

Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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Albert Edelfelt, lumières de Finlande
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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 22:56

Alice, Louis et Fidèle sont frères et sœur. Mais Alice et Louis sont fâchés depuis plusieurs années.

Arnaud Desplechin ouvre son film avec une scène forte par l'émotion qu'elle provoque et par la limpidité de ce qu'elle exprime. En quelques minutes les personnages et la nature de leur relation sont mis en place. Une scène pleine de promesse pour la suite.

Mais, le récit se fait rapidement moins virtuose avec notamment une scène d'accident où les protagonistes semblent tous soudainement perdre le contrôle et une séquence de retrouvailles à cheval à la réalisation cahotique. D'ailleurs, globalement la réalisation n' éblouie pas. Le scénario semble en cours d'écriture, faisant apparaître des personnages mal dessinés ou soudainement délaissés. Les scènes matérialisant la haine qui oppose Alice et Louis et l'immense douleur que celle-ci provoque chez eux se succèdent, chacun cherchant à éviter l'autre alors que les évènements familiaux les invitent à se rapprocher. Le réalisateur mise tout sur le lacrymal et navigue autour de cette haine et de ses raisons dont ni Alice, ni Louis, ne semblent très bien identifier les origines.

Le film semble ainsi tourner en rond avec lourdeur. Sans les prestations de Marion Cotillard, impressionnante, et Melvil Poupaud, parfait, tous les deux méritants compte tenu de la lourdeur de leur partition, et celle des excellents Patrick Timsit, Benjamin Siksou et Golshifteh Farahani, le film n'aurait que peu d'intérêt.

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 21:01

"[...] La culture n'est pas une aimable excroissance ou un futile ornement de la société. Elle n'est pas en marge. Elle en est le centre. Elle en sera le vestige.'"

Humanité, sensibilité, intelligence, Vincent Lindon place la barre très haut.

Certes, il ne s'agit "que" de la présidence du 75e festival de Cannes. Certes.

Et Pater d'Alain Cavalier nous revient en tête.

L'entièreté du discours, à écouter ci-dessous.

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 18:34

En août 2002, les troupes américaines prennent possession de Kaboul. Mir Hussein, 7 ans, vit en Afghanistan avec sa famille dans une grotte de Bamiyan. Les réalisateurs vont suivre Mir jusqu'en août 2021 alors que les Talibans reprennent le pouvoir.

Raconté à la première personne, filmé au plus près de son protagoniste, le documentaire impressionne par la capacité de Mir à continuer à croire en un futur meilleur malgré la misère et la terreur terroriste. En suivant la jeune vie de Mir, les réalisateurs déroulent l'histoire récente d'un des pays les plus meurtris. En insèrant des documents d'archives qui témoignent des différentes interventions des occidentaux dans la recherche de la paix, ils mettent en parallèle, l'incroyable ténacité d'un peuple face à l'horreur et l'incapacité des dirigeants du monde.

A voir sur Arte.

 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 18:42

Nessa Stein, anglo-israélienne, à la tête de l'empire familiale, travaille depuis plusieurs années au déploiement de la fibre optique en Cisjordanie. Le lancement de la 3e phase de ce grand projet est stoppé net par un assassinat.

Cette série, entre thriller, récit politique et d'espionnage, traite du conflit israélo-palestinien à travers le destin d'une famille israélienne richissime et meurtrie œuvrant pour la paix. La construction de ce récit plutôt complexe est astucieuse. Les éléments de compréhension des personnages et des enjeux sont distillés à un rythme lent mais dans un ordre qui maintient tout notre intérêt. La réalisation est très soignée. La beauté de la photographie, l'intelligence du cadrage, le montage qui laisse le temps aux détails et aux silences donnent à cette série une atmosphère à la fois terrifiante et envoûtante. L'interprétation remarquable des principaux interprètes, Maggie Gyllenhaal et Stephen Réa en tête, achève de nous captiver.

A voir sur Arte.

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 15:00

Dans les années 80, Elisabeth (Charlotte Gainsbourg, parfaite) vient d'être quittée par son mari. Avec ses deux enfants, Mathias et Judith, adolescent et jeune adulte, elle apprend une nouvelle vie.

Michael Hers poursuit, dans cette chronique d'une famille et d'une époque, son étude de la reconstruction après la perte d'un être aimé, entamée avec Ce sentiment de l'été et Amanda.

Le réalisateur place ses protagonistes dans les années 80 qu'il restitue à l'aide d'images, de musiques et de références de l'époque. Y glissant un hommage appuyé à Pascale Ogier, notamment via le personnage fragile interprété par Noée Abita dont les grands yeux noirs, la voix douce et l'air éthéré évoquent d'emblée l'actrice des Nuits de la pleine lune de Rohmer que Mathias et Judith vont voir au cinéma.

Le sujet de la perte rebondi ici de toute part, chacun des protagonistes en étant touché à un moment de cette histoire. Et on y perçoit également la mélancolie et un certain romantisme du réalisateur pour cette époque perdue. Il parvient cette fois encore, par petites touches, à emporter le spectateur au plus près des émotions de ses héros.

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 11:52

Le Petit Palais présente une rétrospective, la première depuis soixante ans, de Giovanni Boldoni, peintre d'origine italienne qui triomphait dans la haute société de Paris à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, particulièrement pour ses portraits féminins.

Boldini se placait entre academisme et modernisme, "dans la peinture du "juste milieu". La modernité de la situation et de ses points de vue, la position des sujets qu'il croque, marque dès ses premières œuvres. Pour ses portraits, il situe ses sujets dans un décor au lieu de les placer, comme il était de bon ton à l'époque, sur un aplat de couleur. Il donne également à ses sujets des attitudes surprenantes, comme en action, les représentant en cours de déplacements, saisies à leur entrée dans une pièce, ou surpris dans une position d'abandon sans affectation... Ces mises en scène donnent leur modernité aux portraits qui magnifie leurs sujets. Il prenait soin d'instiller du mouvement dans tous ces tableaux, dans ses scènes parisiennes, dans les paysages comme dans les portraits. Les années passant, il multiplie les traits de pinceau brefs qui amplifient le mouvement et donnent au tableau toute son atmosphère.

A voir au Petit-Palais jusqu'au 24 juillet 2022.

 

Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
Giovanni Boldini au Petit Palais
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Giovanni Boldini au Petit Palais
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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 14:45

François de Brauer présente son deuxième spectacle au Théâtre du Petit Saint-Martin.

Après le très réussi La loi des prodiges, ayant pour thème l'art, le comédien s'apprêtait à écrire sur la masculinité, sujet de société tendance. Quand une série d'événements touchant sa vie personnelle vient bouleverser son projet, la rencontre avec Stella, l'illuminee du titre, prit toute la place.

François de Brauer convoque son habilité à faire vivre sur scène une dizaine de personnages discutant, s'invectivant, se déplaçant ensemble et simultanément. Son impressionnant talent d'interprète et la sympathie qu'il dégage d'emblée emportent le spectateur dans son récit qui allie humour, fantaisie et émotions sincères. 

A voir du mardi au samedi au théâtre du Petit -Saint Martin.

 

 

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 18:03

La 12e édition de Circulation(s) présente une trentaine d'artistes qu'il serait réducteurs de nommés "photographes" tant, cette fois encore, le Festival axe ses choix vers des œuvres conceptuelles. 

Diplômés de philosophie, sociologie, science-politique, d'anthropologie... nombres d'artistes ici exposés utilisent la photo pour illustrer l'objet de leur recherche. Cela donne parfois de belles photos, qui peuvent vivre seule, sans le cartel explicatif. Cela reste plus souvent prisonnier de son concept.

Circulation(s) porte depuis quelques temps de moins en moins bien son nom de festival de la photographie, et de moins en moins celui de la jeune photographie ; les artistes ayant pour la plupart entre 35 et 40 ans. 

Les sujets abordés sont passionnants mais on n'y retrouve pas toujours son compte pour ce qui est de l'art photographique. De ce côté là on retiendra toutefois les noms de Livia Melzi, Silvia Rosi, Laura Quinonez, Dominik Fleischmann, Rafael Heygster, Sheung Yiu, Sari Soininen.

 

Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 14:51

En Iran, de nos jours, sur une route au milieu de nulle part, à l'arrière d'une voiture, un petit garçon débordant d'énergie pianote sur le plâtre de son père, tandis que son frère conduit au côté de leur mère. 

Panah Panahi, fils du réalisateur Jafar Panahi (Taxi Téhéran . Trois visages..), use du même subterfuge que son père pour pouvoir tourner son film : il place ses personnages dans une voiture.

Où vont-ils ? Pour quelle raison prennent-ils la route ? Si l'ambiance est à la plaisanterie avec l'enfant, une tension est palpable entre la mère et le fils aîné taiseux. Le réalisateur dévoile petit à petit l'enjeu de ce voyage, que l'on peut tenter de deviner à travers le titre du film tiré de la chanson de Ray Charles.

Panahi contourne avec dextérité les limites de l'habitacle. La réalisation du film marque ainsi par de belles idées de mise en scène intérieure et extérieure, laissant au second plan ou à distance s'exprimer l'émotion de ses héros. Il donne aussi à voir les beaux paysages Iraniens et à entendre la chanson populaire du pays.

Ses comédiens sont parfaits et Rayan Sarlak dans le rôle du petit garçon est exceptionnel.

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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 17:31

Norma Jean Baker a créé Marilyn Monroe, créature sexuelle, à la fois mythe du cinéma et actrice au talent mésestimé. Une créature pour exister qui finira par la prendre à son propre piège.

Marylin, femme d'aujourd'hui nous donne à voir une femme moderne qui se sert du fantasme vivant qu'est sa créature. Les témoignages, dont le récit de la séance photos avec Bernstein et ceux de Bernard Comment sur les écrits de la comédienne, montrent une femme déterminée, maîtrisant sa communication, en recherche constante d'émancipation par le savoir.

Norma Jean est aussi moderne pour avoir témoigner des violences subis enfant, avoir dénoncer les abus sexuels d'Hollywood à l'encontre des femmes, avoir oser prendre la défense d'Ella Fitzgerald contre le racisme, avoir fuit la superficialité d'Hollywood pour l'Actor Studio à New-York, avoir eu le cran de devenir productrice de ses films.

A voir sur francetv.fr

 

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 22:30

Pierre-Alain Leleu adapte la comédie de William Shakespeare en l'allégeant de quelques personnages. Cette comédie écrite au 17e siècle nous surprend, comme beaucoup de ses contemporaines, par sa modernité, notamment par les fortes personnalités de ses personnages féminins.

L' écriture est enlevée, jouant sur plusieurs registres comiques sans occulter les belles phrases dont la célèbre Le Monde entier est un théâtre et tout le monde, hommes et femmes, y est acteur.

La mise en scène de Léna Brebant est astucieuse et rythmée occupant tout l'espace du théâtre, jouant sur la surprise, dans les mouvements de scène. La scénographie et les lumières installent une ambiance proche du film d'animation. L'intervention de moments chantées, des Eagles à George Moustaki en passant par Radiohead, apportent encore un peu plus de douce folie.

La direction d'acteur d'une grande efficacité mise sur le burlesque, avec en premier plan une gestuelle outrée et un usage immodéré d'onomatopées déclenchant encore un peu plus le rire.

Ces choix artistiques pourraient, s'ils n'étaient exécutés par des gens de talent, mené à la catastrophe. Mais, ici tout est mesuré et maîtrisé. Les 9 comédiens excellent, ne se ménageant pas, interprétent chacun plusieurs rôles, comme souvent aujourd'hui dans le théâtre privé. On remarque particulièrement et pour des raisons très différentes 3 acteurs. Lionel Erdogan est plus vrai que nature en Prince charmant, qu'on croirait tout droit sorti d'un film de Disney. Ariane Mourier très drôle est d'une extrême justesse dans le rôle de la bonne copine. Et enfin, Barbara Schulz, dont on connaissait déjà le talent, emporte tout dans une énergie sans limite et une palette de jeu comique d'une grande précision.

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 20:09

Il est tout d'abord un héros de l'enfance, portant le sourire et la blondeur de Maxence, marin, peintre et poète des Demoiselles de Rochefort et la langueur Pop du Prince rouge de Peau d'Ane du génial autre Jacques, Demy.

Il est ensuite le comédien, souvent de seconds rôles, mais toujours incontournable, de films exigeants, tournés en France ou en Italie (La 317e section, le Crabe Tambour, L'Honneur d'un capitaine de Pierre Schoendoerffer, Compartiment tueur, Z de Costa-Gavras, La légion saute sur Kolwezi de Raoul Coutard, Le désert des Tartares de Valerio Zurlini... ) dont il fut pour certains et, par conviction, le producteur.

Producteur, encore, et réalisateur de magnifiques documentaires célèbrant la nature ( Le peuple migrateur, Océans, les Saisons...)

Il est enfin, dans Cinéma Paradisio de Giuseppe Tornatore, Toto, qui devenu grand réalisateur, découvre, bouleversé et bouleversant, l'ultime cadeau d'Alfredo.

 L' interpréte d'une des plus belles scènes d'hommage à la puissance émotionnelle du 7e art.

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 12:00

Cécile est danseuse à l'Opéra de Paris. Alors qu'elle vient d'apprendre que son compagnon la trompe, elle se blesse lors d'une représentation. 

Le scénario est sans surprise, les dialogues sur le bien être et le développement personnel ineptes, les personnages secondaires caricaturaux. On se raccroche aux scènes de danse, trop peu nombreuses, très bien filmées, avec un beau travail sur le son, et le plaisir de voir la troupe de Hofesh Shechter au travail.

Mais de ce film que nous oublierons vite, restera la découverte de Marion Barbeau, première danseuse à l'Opéra de Paris, qui se révèle être une comédienne sensible, au physique à la fois fragile et puissant. Une révélation.

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 18:50

Les superlatifs manquent à l'annonce de sa disparition.

A notre esprit se bousculent les films vus à la télévision ou au cinéma où, avec gourmandise, nous l'avons regardé, écouté, en flic intransigeant, patron abusif, monstre froid, mauvais père, président de la République, vieux monsieur vengeur, notable bon teint, avocat véreux, mari cocu, magnat de la presse paralysé, immense peintre, ... ou encore au théâtre, dans A tort ou à raison, récemment, et dans Le Roi se meurt qu'il a joué près de 800 fois, notamment avec son épouse, la géniale Juliette Carré.

70 ans de carrière qui l'ont aussi amené à enseigner l'art dramatique à de nombreux comédiens devenus grands, de Denis Podalydes, Anne Brochet, Jérôme Kircher à Muriel Robin.

Son allure à la fois inquiétante et familière, sa voix grave et métallique, son phrasé posé, dans une élégance distante, resteront inoubliables. 

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10 avril 2022 7 10 /04 /avril /2022 19:58

Écrite par Serge Tribus, la pièce conte l'histoire de la pianiste virtuose, de son incroyable talent, de ses doutes, des malheurs endurés et des sacrifices consentis de l'âge de 3 ans jusqu'à sa mort.

Dans une scénographie minimale, seuls deux pianos et un jeu de lumière austère habillent la scène, Laetitia Casta interpréte tous les personnages qui ont compté dans la vie de la pianiste. Elle est accompagnée par Isil Bengi qui donne vie aux pianos et à la musique.

Il est peu de dire que Laetitia Casta impressionne dans cette partition complexe, jouant sur les tonalités de sa voix, passant en un instant de la fillette à l'adulte, femme ou homme, affectueux, enthousiaste ou autoritaire, exprimant la joie simple de jouer puis les doutes et le manque de confiance de l'artiste pour son talent. Elle est remarquable.

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