En 2025, Ludo, lieutenant de police, rencontre, sur une scène de crime reconstituée en réalité virtuelle, Mélanie, sa femme, décédée en 1998.

Cette nouvelle série policière et de science-fiction s'aventure sur le terrain très glissant d'un "Retour vers le futur". Et s'en sort plutôt bien, sans trop se prendre les pieds dans le tapis. Si l'enquête policière a tendance à tourner en rond, les conséquences de la faille spatio-temporelles sont plutôt bien menées.

Faut-il tout faire pour annuler la tragédie du passé ?  Le bonheur présent dépend t-il de cette tragédie ? C'est sur ces questions que repose tout l'intérêt de la série. Ainsi, c'est la part romantique du récit qui captive. 

Du point de vue de la réalisation, le rendu est efficace. La série a bénéficié de la technologie du "Volume" basée sur un mur semi-circulaire de led sur lequel sont projetés les paysages.

Tomer Sisley, plus sobre qu'à l'accoutumée, Zineb Triki, déjà appréciée dans Le bureau des légendes, et Camille Claris sont parfaits.  

La série, sans être totalement géniale, atteint un niveau de qualité rare dans la production française.

A voir tous les lundis soirs sur France2 ou en replay et en intégralité sur France.tv et salto.

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Sur la scène de la Comédie Française, un comédien meurt empoisonné. Martin, comédien de la troupe, enquête, accompagné de Claire, une dessinatrice de bande-dessinée.

Nicolas Pariser fait appel aux excellents Vincent Lacoste et Sandrine Kiberlain pour incarner ses deux héros. De quoi mettre toutes les chances de son côté pour réussir sa comédie policière, entre aventures de Tintin, références Hitchcokiennes et univers de Gaston Leroux. Pourtant dès les premières minutes, le film sonne faux.

Ni la musique entrainante de la comédie, ni l'air du frisson ne sonnent juste. Rapidement, le suspens réside dans le potentiel du film à trouver enfin la bonne tonalité. Las, l'heure et les 41 minutes défilent sans qu'à aucun moment le film ne parvient à s'accorder.

Dommage.

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Italo Bettiol, créateur du psychédélique Chapi Chapo est décédé ce mercredi 28 décembre.

La série réalisée en stop motion mettait en scène un petit garçon et une petite fille coiffés de grands chapeaux ronds. Ces marionnettes en feutrine vivaient des aventures de 5 minutes dans des décors de papier colorés et s'exprimaient dans un dialecte étrange fait d' onomatopées.

L' excellente musique qui accompagnait leurs aventures et qui aura grandement participer à rendre cette animation culte fut composée par le très grand François de Roubaix.

 

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Suite à une agression subit contre son intersexuation, Sasha, 17 ans, intègre un nouveau lycée, en tant que fille.

Chair Tendre décline avec, tout à la fois, violence et délicatesse, le parcours du combattant de Sasha qui "a tout, qui a trop, qui en fait n'a rien". Les mutilations imposées enfant par les médecins, la déflagration au sein de la famille, le "choix" d'un genre, la culpabilité, les non-dits, les mensonges, le jugement de la société, la quête d'identité, le désir adolescent... la série n'écarte aucune des tortures physiques et psychologiques auxquelles Sasha doit faire face.

La palette excessive des personnages dysfonctionnels qui entourent Sasha et le récit qui frôle le too much disparaissent face à l'évidente sincérité du propos et l'audace mise dans son traitement. La qualité de la distribution menée par l'impressionnante Angela Metzger, le didactisme assumé et la puissance du dernier épisode achèvent de faire de Chair tendre une oeuvre d'utilité publique.

A voir sur France.tv

 

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Les chanteuses Clarika et Maissiat et le comédien-metteur en scène Emmanuel Noblet ont créé ce spectacle hommage à l'académicien, auteur, dialoguiste, scénariste Jean-Loup Dabadie.

Tous trois sur scène, accompagnés par Mathieu Geghre, jouent et chantent les mots de Dabadie. Ils recomposent une histoire d'amours et de rencontres avec les extraits des dialogues des films de Sautet (César et Rosalie, Max et les Ferrailleurs, Vincent, François, Paul et les autres, Une histoire simple, Garçon!), d'Yves Robert (Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au Paradis, Courage Fuyons, Salut l'artiste, Clérambard), mais aussi Violette et François de Jacques Rouffio, Clara et les chics types de Jacques Monnet, Le Sauvage de Rappeneau, Attention une femme peut en cacher une autre de Georges Lautner ainsi que des chansons de Michel Polnareff, Julien Clerc, Serge Reggiani, Jacques Dutronc, Régine... tous écrits par Dabadie.Astucieusement associés, ces extraits se mélangent avec fluidité, créant émotion et rire.

La mise en scène tout en fausse simplicité autour d'une structure mouvante faite de trois voiles blancs, entre écran de cinéma, mur et voiles de bateau, sépare ou rassemble, cache ou laisse voir les comédiens en ombres chinoises.

Si aux premiers instants, on se prend au jeu des comparaisons - Clarika n'est pas Romy Schneider et Emmanuel Noblet ne joue pas comme Yves Montant - très vite on s'abandonne à la proposition des quatre artistes en scène. La magie opère et l'émotion envahie tout.

A voir jusqu'au 31 décembre.

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