SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 03:43
Sophia Aram - Le fond de l'air effraie

Dans la grande salle du Palais des Glaces, Sophia Aram présente un nouveau spectacle adoptant un format sensiblement différent de "Du plomb dans la tête" et "Crise de foi". Ici, les sketchs et personnages sont peu nombreux et laissent la plus grande place à une revue de l'actualité et des maux de la société qu'elle révèle, façon "Guy Bedos".

Avec ce format moins métaphorique, Sophia Aram affirme ses convictions de façon plus frontale et oublie à quelques occasions de faire rire. Le spectacle se scinde ainsi sur la forme en deux parties, deux tonalités, qui s'entrecroisent : celle de la parodie et celle du premier degré. La parodie est souvent très efficace et l'on rit de bon coeur. Sophia Aram, par exemple, commente successivement des extraits édifiants des livres de Trierwieler et Zemmour, se moque des bobos à travers le regard de sa tante Fathia, nous chante le triste destin de Marine Le Pen, nous explique que tout est un clivage droite-gauche, incarne un djiadiste Québequois et revient sur son Pearl Harbor (télévisé) de l'estime de soi... Dans la seconde partie, Sophia Aram semble ne plus pouvoir rire de tous ces intégrismes religieux et politiques, de cette violence à l'encontre de la liberté d'expression... au point de se perdre en justification et de se répéter dans sa volonté de convaincre à tout prix un public à priori déjà conquis par ces idées d'humanisme, de respect et de liberté.

Dans ce spectacle, bilan d'une époque violente où tout devient agression, Sophia Aram réalise sans doute un exercice encore plus courageux que celui de ses précédents spectacles ou de ses chroniques hebdomadaires sur France Inter. Ce n'est pas le format qu'on préfère mais il impose lui aussi le respect.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 19:13
Comme un avion de Bruno Podalydes

Michel se prend soudainement de passion pour le kayak qui lui évoque sa passion pour les avions et sa soif d'évasion. Il s'en achète un sur Internet et décide de partir une semaine en voyage sur la rivière.

On suit un Michel utopiste, un peu lunaire, dans sa préparation et son périple. Les personnages sont cocasses et sympathiques, les interprètes parfaits (Sandrine Kiberlain, Agnés Jaoui et Bruno Podalydés). Le film très contemplatif offre des moments drôles mais il ne s'y passe pas grand chose. Sympa mais à peine vu, déjà oublié.

Date de sortie en salle : 10 juin 2015

Date de sortie en DVD : 4 novembre 2015

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 20:09
Follia Continua au 104

Galleria Continua fête ses 25 ans en exposant ses plus grands artistes au 104. Dans la halle Aubervilliers, la nef Curial, les sous-sols et jusqu'aux étages les plus hauts, c'est plus de 2000m² qui accueillent 49 oeuvres. Ai Wei Wei, Anish Kapour, Ilya et Emilia Kabakov, Leandro Erlich, Daniel Buren... sont notamment exposés au milieu d'artistes moins connus. Le 104 offre, une fois encore, à ces œuvres d'art contemporain, aux aspects et significations souvent étranges, un écrin original et ludique que la promiscuité avec les danseurs à l'entrainement accentue efficacement.

Follia Continua au 104
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 18:25

A l'occasion de la rétrospective que le Jeu de Paume consacre à Pilippe Halsman, la RATP affiche les oeuvres du photographe dans 16 stations et gares. Parmi les 40 œuvres exposées par la RATP, près de la moitié sont exclusives c'est à dire non visibles au Jeu de Paume. Les stations qui accueillent ces photos (300 reproductions en tout) sont Père Lachaise (2), Cité (4), Bastille (5), Place d'Italie (7), Saint-Augustin (9), Alma Marceau (9), Saint-Lazare (12), Sèvres Babylone (12), Montparnasse Bienvenüe (13).

Ici certaines photos exposées à la station Père Lachaise

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 21:12
Ce que le djazz fait à ma jambe ! de Jacques Gamblin

Jacques Gamblin, accompagné de Laurent de Wilde, célèbre le rythme et le jazz à travers l'histoire d'une rencontre amoureuse. Le compositeur entouré d'un batteur, d'un trompettiste, d'un saxophoniste et d'un DJ offre une musique entre jazz et jazz electro particulièrement efficace. De son côté, Jacques Gamblin parfait conteur présente un jeu particulièrement physique. Ses déplacements entre danse et acrobaties impressionnent, son enthousiasme emporte. Malheureusement, le texte qu'il porte est très inégal, l'histoire qu'il conte ne passionne pas au point d'en devenir lassante. Avec un autre texte cela eut été parfait.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 23:23
En mai, fais ce qu'il te plait de Christian Carion

Nord de la France, mai 1940. Alors que les Allemands envahissent la France, un village entier part sur les routes de l'exode direction Dieppe.

Christian Carion nous conte l'histoire de ces 8 millions de français qui abandonnèrent leurs maisons et leurs terres pour fuir l'ennemi et rend, au passage, hommage aux Allemands qui résistèrent au nazisme, aux tirailleurs sénégalais qui donnèrent leur vie pour défendre les terres de leur colonisateur et aux anglais qui combattaient déjà en France en 1940. Grâce à ses personnages étrangers, Carion ne tombe pas dans le film de terroir franchouillard qui lui tendait pourtant dangereusement les bras. Tout en gardant le souci d'une vérité historique et dramatique de la situation, il parsème son film de touches d'humour et d'action, variant les ambiances et les intentions. Si on perçoit quelques longueurs, elles glissent grâce au talent des comédiens, Olivier Gourmet en tête une fois de plus remarquable. Ce qui marque aussi particulièrement c'est le travail sur le son, pour le meilleur et le moins bon. Christian Carion a réalisé l'un de ses grands rêves : obtenir d'Ennio Morricone qu'il compose la musique de son film. Malheureusement, les grandes envolées du maestro cannibalisent les scènes qu'elles accompagnent et rendent artificielle toute émotion. On ne peut pas en vouloir à Carion de s'être laissé entraîner par sa passion pour le compositeur, mais aucune scène du film n'est plus touchante que celle, où Olivier Gourmet retrouve Mathilde Seigner dans sa voiture cabossée alors que le réalisateur laisse le suspens et l'émotion éclorent dans le silence. Et aucune musique ne remplacera la douceur du bruit du vent dans les arbres de la scène finale. Pour le meilleur, on est scotché par le travail sur le bruit des armes. Rarement le tonnerre des tanks, avions de guerre, et mitrailleuses ne nous auront semblé aussi réalistes et proches.

"En mai fais ce qu'il te plait" a tout pour plaire au plus grand nombre : un beau sujet, une belle distribution et "la classe" d'avoir le nom d'Ennio Morricone au générique (que cela serve au moins à ça).

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 22:29

Alors qu'ils sont en mission sur Mars, un équipage Américain est au prise avec une forte tempête qui les oblige à fuir la planète au plus vite. Lors de l'évacuation, ils perdent un de leur co-équipier qu'ils pensent mortellement touché. Mark Watney se retrouve seul et sans ressources suffisantes sur une planète peu accueillante.

"Seul sur Mars" est un bien étrange film de science fiction. Décors magnifiques, dialectes pseudo-scientifique incompréhensible, suspens angoissant et rebondissements en série sont bien au rendez-vous mais curieusement Ridley Scott nous conte cette histoire sur un ton badin. En cause, l'auto-dérision du héros, le charme de Matt Damon, des dialogues parsemés d'humour noir et le disco en accompagnement musical. Ce traitement décalé et un récit, tenant pourtant sur peu de chose, mené tambour battant nous réconcilient avec les voyages spaciaux après le  ridicule Gravity et l'alambique Interstellar.

Bien sûr, "Seul sur Mars" n'échappe pas aux excès Hollywoodien du quart d'heure final, mais le traitement décalé de Ridley Scott nous offre 2h15 de divertissement total sans ennui.

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