Anaïs, thésarde, jeune, belle et libre, vit à 100 à l'heure. Elle délaisse Raoul son amoureux, puis rencontre Daniel un homme plus âgé, marié à Émilie, écrivaine.

Anaïs Demoustier porte le film, virevoltant de scène en scène entre euphorie et gravité. Le film trace le beau portrait d'une jeune femme éprise d'absolue portée par son désir. A ses côtés, deux sociétaires de la Comédie Française l'incontournable Denis Podalydes et le torride Christophe Montenez, et Anna Canova et Bruno Todeschini, tous les quatre parfaits. Valeria Bruni-Tedeschi marque une fois encore, troublante et troublée, fiévreuse et raisonnable,

Un premier film réussi à voir ou revoir sur arte.tv

 

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Sur l'île de la Réunion, François Sentinelle est flic et pseudo-chanteur. 

Pour incarner ce personnage de capitaine de police dilettante, Jonathan Cohen fait du Jonathan Cohen. Le film est donc à réserver aux fans du comédien. Même s'il reste excellent, Jonathan Cohen prend le risque de lasser d'autant que le film repose essentiellement sur lui. Les gags basés sur les bourdes du capitaine et de son équipe de décérébrés se succèdent et s'avèrent souvent drôles, lassant un peu sur la durée. Ils dominent dans un scénario qui semble pourtant vouloir installer une intrigue policière crédible. Les deux personnes réfléchies du film, interprétées par Raphaël Quenard et Emmanuelle Bercot, très bien tous les deux, interviennent comme une respiration dans le too much. Mais le scénario ne trouve jamais son équilibre. 

Sans être totalement raté, le film ne convainc  pas vraiment.

A voir sur Prime vidéo.

 

 

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Fin des années 80, Rose arrive de Côte d'ivoire en France avec deux de ses fils, Jean et Ernest. Elle profite de son indépendance, quitte à s'y perdre un peu, et veille à ce que ses enfants réussissent.

Léonor Serraille présente cette chronique familiale sur trente ans en trois parties. Tout d'abord, l'arrivée à Paris de Rose et ses fils, sa découverte d'une certaine liberté, sexuelle et économique, sa soif de l'insertion parfaite de ses fils. Puis, le portrait de Jean, grand adolescent, mal dans sa peau, qui cherche un sens à sa vie. Enfin, Ernest qui suit avec succès son chemin de jeune francais, non sans rancune.

Les comédiens, Annabelle Lengronne, Stéphane Bak, Kenzo Sambin et Ahmed Sylla, sont tous très bien.

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Daniel, 11ans, malvoyant, vit dans un chalet à la montagne avec sa mère Sandra, son père Samuel et son chien Snoop. Un jour, de retour de promenade, il trouve son père mort étendu dans la neige au pied du chalet.

Homicide ou accident ? C'est sur cette interrogation que repose le film qui nous invite au coeur de l'intrigue. En prenant le parti pris de développer son récit au plus près de l'accusée, de ses avocats et de Daniel, Anatomie d'une chute présente un angle de vue qui impose au spectateur de s'interroger tout au long du film sur Sandra, intellectuelle, indépendante, dont on ne sait si l'ambiguïté nait de la barrière de la langue, du besoin de protéger son fils, du traumatisme de la mort de son mari ou d'une culpabilité, et de s'identifier au jeune Daniel, pris entre son père mort et sa mère suspectée. Cette Anatomie d'une chute est aussi l'autopsie d'un couple, tous deux écrivains, marqués par un accident et rongés par une inégalité dans la réussite professionnelle.

L'intelligence du scénario (écrit par la réalisatrice et Arthur Harari, réalisateur du génial Onoda) et la qualité de la réalisation, qui alterne les angles de vue et présente de belles idées de mise en scène, maintiennent totalement notre intérêt même dans les scènes de procès, genre cinématographique casse gueule et partie importante du film. La qualité des dialogues et le soin mis dans le portrait de chaque personnage, servis par des interprètes remarquables (Sandra Huller, Swann Arnaud, Antoine Reinartz, Samuel Theis et le jeune Milo Machado Granger), font d'Anatomie d'une chute un film intense, parfaitement réussi.

Le film a reçu la Palme d'Or au Festival de Cannes 2023.

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La bataille de Solférino,  Victoria, Sybil

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En 1944, au Japon, alors que la guerre du Pacifique semble presque perdue, Hiro Onoda est enrôlé dans l'armée de la guerre secrète dont les préceptes sont de rester en vie, de résister quoi qu´il arrive et de ne croire qu'en soit même. Onoda est envoyé sur l´île de Lubang dans les Philippines pour contrer le débarquement des américains. 

Arthur Harari conte l´histoire de ce soldat japonais et des trois hommes qui le suivirent. Pendant 30 ans, il restera convaincu que la guerre n´est pas finie. 

Le scénario d'une grande maîtrise présente un récit au rythme lent contredit par une succession d´événements qui ne laissent aucune place à la lassitude. La realisation, servie par une photographie remarquable, est magistrale alternant plans serrés sur les visages, intensifiant l´enfermement dans la jungle et dans l'abnégation, au nom du devoir et de l'honneur, et les plans larges sur les paysages majestueux, offrant des moments de liberté ou au contraire de mise en danger. Le travail sur le son, extrêmement soigné, qui laisse toute la place aux bruits de l'environnement, participe grandement à nous entrainer dans cette étrange et folle guerre jusqu'à la scène finale qui nous plonge dans une émotion inattendue. Les comédiens, Yuya Endo en tête, sont tous remarquables.

Le film a reçu le Prix Louis-Delluc en 2021 et le César du meilleur scénario en 2022.

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