SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 10:00

belm.jpgFrancis Huster réalise actuellement à Paris "Un homme et son chien" avec Jean-Paul Belmondo.
Hier soir, il tournait devant le Grand Hôtel rue Scribe. 
Pas de Belmondo sur le planning de tournage du jour mais Hafsia Herzi, la toute jeune Césarisée pour son rôle dans "La Graine et le Mulet". Aussi, une équipe de footballeurs et un joli bus.


On pouvait aussi apercevoir traversant le bar de l'hôtel Gérard Lanvin sans qu'on sache toutefois s'il a un lien avec le tournage... 

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 09:53

mc.jpg



Golden Globes 

Baftas 

Césars 

Oscars

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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 11:44

undefinedLe Tableau de Chasse de Claire Diterzi c'est le Végétal d'Emilie Simon saupoudré du Fil de Camille.
A tel point que ma première écoute en a été perturbée. Au deuxième passage sur ma platine, Camille disparait un peu mais Emilie reste bien là. Bientôt peut-etre à force d'écoutes, Tableau de chasse prendra à mes oreilles son identité propre ... ?

Toutefois et malgré cela, Claire Diterzi nous offre un très bel album. Tout comme ses deux inspiratrices (conscientes ou non) elle donne la plus belle place à la voix et aux rythmes et nous emmène à travers 11 oeuvres d'art qu'elle a mis en texte dans un univers étrange. De curieux et beaux voyages.

Sans atteindre le génie d'une Emilie Simon ou d'une Camille, Claire Diterzi surprend et enchante. D'autant plus que son précèdent album mettait tombé des mains....
 Une vraie belle surprise donc.


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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 10:56
juno.jpgPitch : Juno, 16 ans, du genre à qui on ne l'a fait pas, tombe enceinte inopinément.

Pas de panique ! Il ne s'agit pas d'un énième film sur l'avortement ou sur les difficultés de vivre une grossesse à cet âge, mais plus simplement du portrait d'une ado. qui a oublié d'être bête (sauf une fois ce qui l'a amené là...). 
Un film aussi sur le passage à l'âge adulte. Celui de Juno d'abord mais aussi celui des gens qui l'entourent, personnages secondaires, ici essentiels et bien loin des caricaritures habituelles.
 
Ecrit, filmé et interprété avec subtilités
, respect de chaque personnage, humour et tendresse, "Juno" bénéficie de dialogues terribles qui provoquent le rire toutes les 5 minutes. Il doit aussi beaucoup à Ellen Page absolument magnifique, grande responsable de l'adhésion du spectateur, la petite frangine qu'on aurait aimé avoir.
Alors, bien sûr, on peut s'interroger sur le traitement léger (en surface) d'un sujet aussi sensible. Oui, la situation est grave mais le sujet du film n'est pas là.

Un film qu'il faut prendre tel qu'il est, à l'image de Juno, adolescente originale, énergique, fraîche, tchatcheuse, bourrée de tendresse et d'autodérision. 
Un film intelligent à voir en famille, ça n'arrive pas si souvent.

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 23:45

daphne.jpgNouveau rendez-vous avec Daphné, cette fois-ci dans la salle tout confort du théatre Le Village de Neuilly.

Un concert un peu court (1h20 dont 2 rappels), pour une artiste qui a déjà deux albums à son actif et pas mal de Km de tournée au compteur. Aussi, un agencement des titres assez étrange, 2 nouveaux morceaux assez peu convaincants et 2 reprises (1 titre de Peggy Lee et "Loosing my religion" de REM) placés avant certains incontournables de son répertoire qui n'arrivent qu'aux rappels. Une certaine lassitude peut-être et une besoin de renouveau ? 
Autre nouveauté, elle a chanté plusieurs titres à contretemps "à la Aznavour", ce qui pour le coup apportait une nouvelle lecture de ses titres intéressante.
Ceci dit le concert était un moment de plaisir. Daphné très sympa dans ses interventions, rigolotte, trés nature. Et toujours cette voix où l'émotion garde la meilleure place. Et puis, il y a le violencelle... (et le joli pianiste).

 
 
 



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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 23:46
bonnaffe.jpgDans l'Oral et Hardi, Jacques Bonnafé met en scène des textes du poètewallon Jean-Pierre Verheggen. Les textes sont drôles, intelligents, riches, bourrés d'astuces. Mieux vaut avoir les idées claires si on veut suivre car c'est rapide, très rapide.
Bonnafé est impresionnant, très physique dans son interprétation et magnifique de tendresse et de drôlerie. Réjouissant.

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 21:27

2h27mn, telle est la durée d'Into the Wild, raison qui m'est suffisante pour ne pas aller le voir. Pourtant, intriguée par les critiques dythyrambiques, j'ai répondu à l'invitation de Sean Penn. 

Et miracle du talent de conteur de Sean Penn, intelligence du montage, beauté des images et magie des acteurs, le temps a coulé en douceur sans lassitude au rythme de ce long et incroyable voyage. Mention spéciale à Emile Hirsch, acteur charismatique, qui est parfait dans la peau de Christopher Mc Candless, jeune homme utopiste assoiffé de liberté et de grands espaces. Si vous acceptez sa candeur et sa folie sans chipoter, son voyage initiatique vous emportera.

"Into the wild" fait partie de ces films sorciers qui, sans qu'on sache très bien pourquoi, restent ancrés dans la mémoire, souvenir lyrique et triste.

* A signaler la remarquable prestation de Catherine Keener, en hyppie. Catherine Keener fait partie de ces acteurs incontournables toujours excellents au visage inoubliable mais dont on ne retient jamais le nom. On a déjà pu l'apprécier dans "l'Interprète", "Truman Capote", "Hors d'atteinte", "Dans la peau de John Malkovitch"...*

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 14:25

 

Cela se précise, l'album de reprises des titres de Tom waits par Scarlett Johansson devrait sortir en ...décembre.

Pour patienter on a toujours son "summertime" :

http://fr.youtube.com/watch?v=5F_yCFtFn24

 

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 13:58

« Une femme qui est au milieu de sa vie et qui, tout à coup, se réveille, comme si elle avait toujours dormi », c'est ainsi que Valéria Bruni Tedeschi présente l'héroïne de son deuxième film de réalisatrice.

Après le surprenant "il est plus facile...", elle prend, ici aussi, inspiration dans son vécu et nous propose de suivre Marcelline, actrice reconnue, en peine avec sa vie de femme-actrice. A 40 ans, l'horloge biologique sonne, les regrets et les doutes s'installent. En pleine répétition au Théatre des Amandiers, elle est aussi en proie aux rivalités, aux regards admirateurs, jaloux ou amoureux de ses collègues, à la brusquerie et à la soif de vivre d'une mère railleuse, à l'indélicatesse des gens de tous les jours. Après le complexe de la riche héritière traité dans "il est plus facile...", on trouve ici celui de l'actrice qui a réussi face à ses ex-copains de classe de comédie qui rament pour exister  professionellement. On retrouve aussi les thêmes du poids de la famille et des disparus, de la jalousie subit.

La réalisatrice, parfaite, s'offre le rôle principale, rôle de névrosée dans lequel elle a l'habitude d'exceller. Le reste du casting est tout aussi excellent : Matthieu Amalric, Noémie Lvovsky, Louis Garrel, Valéria Golino, Marisa Borini, Maurice Garrel

Plus drôle qu' "il est plus facile", "Actrices" est particulièrement cruel et caustique. Plusieurs scènes irresistiblement drôles ne sont pas sans évoquer le maitre du genre : Woody Allen. Un film tragi-comique à voir et à revoir.

 

*Actrices a reçu au dernier Festival de Cannes le Prix Spécial du Jury Un Certain Regard*

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 14:56

C'est à la Boule Noire que Yael Naïm a choisi de présenter son dernier album tout nouvellement célébré par le public grâce au single "New Soul". Et c'est pendant pas moins de 10 soirs qu'elle fut l'hôte d'une salle bondée. Succés surprenant pour une artiste à la notoriété naissante. La plus étonnée semble être Yael Naïm elle-même qui sur scène toute en fraîcheur se pince pour y croire. L'ambiance est à la spontanéité et pourrait ressembler à de l'improvisation tant Yael Naïm déborde d'enthousiasme. Sa joie d'être sur scène est communicative et le public se met vite au diapason. Sa voix est parfaite, ses titres d'autant plus réjouissants que les arrangements quelque peu modifiés pour l'occasion sont moins aseptisés que sur l'album.

Une première rencontre scénique bien agréable et étonnante de fraicheur. A écouter ci-dessous une excellente reprise de "Toxic" de Britney Spears.

 

*Yael Naim sera à la Cigale pour 3 dates en avril prochain*

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 12:31

 Melk Prod est la troupe de comédiens-danseurs de Marco Berrettini dont la dernière création s'inspire de son voyage effectué en Nouvelle Orléans en mai dernier. Dés l'entrée dans la salle, le ton est donné. Les comédiens sont déjà en scène chapeau de cow-boy, paillettes et lunettes de soleil kitch sur le nez, installés autour d'une table de poker. Ils sont à la New-Orléans où les questions existencielles du type : "Beignet à la crême ou café ?" "Casino ou boite de jazz"... fusent.

S'en suit une évocation de l'obésité so typiquely Américaine (à deux comédiens dans un tee-shirt XXXXL), celle d'un voyage en mini van qui donne mal aux fesses, de la visite d'une plantation sous parodie express d' Autant en emporte le Vent , de la messe avec prédicateur et entrée en transes...

Si on sourit parfois, l'ensemble est trop grossier ou finalement pas assez outrancier pour que le rire nous prenne.

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 12:04

Giselle, Princesse de dessin animé, est envoyée dans le monde réel par la vilaine Reine de son monde de conte de fées.

"Il était une fois" est le dernier Disney, raison suffisante pour ne pas aller le voir me direz-vous... Sauf que l'idée de base du film est assez alléchante : confronter le monde merveilleux des contes de fées à notre vie réelle. Et en ça le film tient plutôt ses promesses. L'ensemble est drôle, ingénieusement réalisé et interprété (à voir en V.O. bien sûr). Le message peut même si on gratte un peu, s'annoncer plus profond qu'en apparence.

Bien sûr, on n'échappe pas au final excessif, grandiloquent et un peu cucul. Mais, le film offre le reste du temps, un bon moment de détente.

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 21:13

A Londres, une sage-femme enquête sur l'identité d'une ado Russe morte en accouchant. Elle tente de retrouver la famille du nouveau-né en s`aidant du journal intime de la disparue. Son enquête la mène rapidement au propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian.

 

David Cronenberg nous invite en milieu mafieux russe et s’en donne à cœur joie pour nous faire partager la violence qui va avec… jusqu’aux rires des spectateurs parfois tant ses images sont outrées et tant ses protagonistes sont résistants aux coups de serpette.
Il plante avec une certaine réussite une ambiance glacée et inquiétante où l'ignominie règne, où chacun porte son identité et son histoire tatouées, où les codes d’honneur sont transgressés… et on y croit. Malheureusement, son récit linéaire manque de surprises. En plus, il y inclut une dose d’eau de rose ridicule qui trouve son apogée les 5 dernières minutes du film… comme si Cronenberg n'assumait pas vraiment l'extrême noirceur de son sujet.

 


Côté casting, le boulot est plutôt bien fait.
Armin Muller Stahl est un parrain russe terrifiant tout en manipulation et violence retenue.
Vincent Cassel joue le fils instable et cinglé du Parrain. Il surprend mais n'évite pas toujours les excès. Il manque parfois d'un peu de nuance dans son interprétation.
Naomie Watts en blanche colombe tire très bien son épingle du jeu – pourtant son rôle un peu fade est pour le moins ingrat.

Quant à Viggo Mortensen, il est tout simplement parfait. Il tient entièrement le film sur ses épaules. Il est LA raison valable de voir ce film. 

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 22:36

Si vous aimé la folk music vous adorerez le premier album de Cocoon "My Friends all died in a plane crash".

Ce duo Clermontois nous offre 12 mélodies délicates et envoutantes aux arrangements épurés.

Bercés par la voix tendre, de Mark Daumail, on pense souvent au planant Elliot Smith. Sur les duos avec sa moitiée, Morgane Imbeaud, une autre beauté prend place.

Cocoon propose avec "My Friends all died in a plane crash" un album virtuose qui force l'admiration.

 

Ecoutez-les sur leurspace : http://www.myspace.com/listentococoon

 

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 11:35

Oh joie, oh bonheur ! Daphné et son délicieux album "Carmin" viennent de remporter le Prix Constantin 2007 ! Je ne sais quel impact peut avoir un Prix Constantin, méconnu, sur la carrière de Daphné mais ça ne peut sans doute pas lui faire de mal. Il faut écouter l'album de Daphné et aller la voir sur scène ! 

Dithyrambique post présentant Daphné :  http://zabouille.over-blog.com/article-6703831.html

Le Prix Constantin est remis par un collège de journalistes qui récompense le meilleur album parmi ceux des "nouveaux artistes qui ont marqué l'année par leur talent et leur originalité". J'avais assisté à la cérémonie l'année dernière où je m'étais ennuyée ferme malgré la présence d'artistes que j'aime beaucoup. Je n'y suis donc pas retournée cette année avec juste raison semble t-il à la lecture des commentaires de ceux qui y étaient.

Cette année les 10 finalistes étaient : Florent Marchet, Justice, Aaron, Kaolin, Rose, Ronan Luce, Ours, Keny Arkana et Keren Ann jouant l'intrus de l'année dans la liste "nouveaux artistes" (l'année dernière, le rôle était tenu par Philippe Katerine qui a quand même déjà 8 albums à son actif... il est vrai que Keren Ann n'en a,elle , que 5... va comprendre Charles...)


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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 22:55

mendiant.jpgLe rideau se lève. Nous découvrons Zand, écrivain, qui a 32 ans aujourd'hui. L'idée d'être plus âgé que ses modèles le terrifie. Il voudrait avoir le talent d'un Balzac. Il raconte à ses parents qu'il a écrit une pièce qui parle d’un imbécile et d'un meurtre. Nous basculons alors dans la pièce de Zand, où nous retrouvons Zand lui même qui travaille pour l'appareil d’État. Intervient alors Fédor, lui aussi écrivain et victime d’une purge.

C'est à peu près à ce moment-là que la fatigue m'a envahie. Faut dire que
les fauteuils du théâtre de la Colline sont particulièrement confortables surtout . après une bonne journée de boulot...
Je peux tout de même vous dire que 
"Le mendiant ou la mort de Zand" est une pièce de Iouri Olecha auteur Russe méconnu disparut en 1960. La mise en scène de Bernard Sobel est riche et au diapason avec la construction non linéaire du récit. Les comédiens évoluent sur un plateau tournant donnant une certaine sensation d'ivresse et de rêve. Des paravents colorés délimitent les pièces et appartements,
cachant des portes d'entrée ou de placards.
Au final, après 2h50 de pièce..., Fédor prendra la place de Zand, son travail et sa femme.

*Je ne peux pas vous dire si j'ai aimé la pièce vu que j'ai eu toutes les peines du monde à me concentrer et que j'ai un peu perdu le fil en cours de route....*

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 17:02

Pour ceux qui aiment les impostures et les caméras cachées, voici le site de Rémy Gaillard : http://www.nimportequi.com

Choisir la rubrique vidéo. Parfois drôle.

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 21:18

La vie de Catherine Nicole n`a jamais été rose. De l'enfance, à la ferme avec des parents qui ne l`aiment pas, à l'âge adulte où elle épouse un Roméo looser et violent. Pourtant, elle ne s`apitoie pas sur son sort. Au contraire. Elle se choisit un nom, Darling, plus proche de ses rêves glamours. Et bien que la réalité ne s'approche jamais, un tant soit peu de ses rêves, elle conserve une rage de vivre quasi inébranlable. Darling tombe souvent et se relève toujours. Darling existe vraiment. Son cousin Jean Teulé a écrit sa vie dans un livre, aujourd'hui devenu film.

Christine Carrière et Marine Foïs content cette histoire avec un respect immense pour cette femme au destin intolérable. Christine Carrière, tout d'abord, en ne montrant aucune scène des violences subit. Choix qui se révèle aussi payant artistiquement car aucune image ne vient gêner l'implication du spectateur. Nous suivons Darling pas à pas, nous la tenons par la main à chaque image. Le jeu parfait de Marina Foïs suffit à nous faire comprendre et ressentir les humiliations et les souffrances de Darling.
Aussi, comme pour conjurer l'horreur de ce que Darling vit, le film est parsemé de mots d'humour et d'histoires drolatiques. Il se dit que ce sont ceux de la vraie Darling. Ils sont une respiration indispensable au milieu de cette histoire sordide. Sans eux, le film eut sans doute était dans le trop, trop étouffant, trop pathos, trop incroyablement cruel...

Alors, oui, c'est vrai, "Darling" n'est pas le film du siècle.
Mais, l'hommage rendu à Catherine Nicole à travers l'interprétation généreuse, respectueuse et juste de Marina Foïs justifie à lui seul le prix de votre billet d'entrée.

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 22:20
De nos jours, en Chine, le juge Feng, sa greffière et son apprenti sillonnent les montagnes pour aller rendre la justice dans les villages où les traditions font la loi.
"Le dernier voyage du juge Feng" nous apprend le fonctionnement des cours de justice ambulantes qui sillonnent le pays. Personnellement, je n'en soupçonnais même pas l'existence.
Les paysages de montagne sont superbement bien rendus par une photographie particulièrement soignée. Un ravissement pour les yeux qui ne suffit pas à nous occuper pendant l'heure 40 de film.
On s'ennuie ferme en regardant cette fable sociale. Sans doute parce qu'il ne s'y passe pas grand chose.

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 19:57

Olivier Libaux  (Nouvelle Vague, c'est lui) a écrit est composé « Imbécile » un album concept dans la pure tradition de la chanson française.
Cet album conte une conversation chantée par quatre amis autour d'un diner. Sur le disque, Philippe Katerine ('Fernand'), Helena Noguerra ('Hélène'), Barbara Carlotti ('Thérèse') et JP Nataf ('René') interprètent les bonheurs et les désillusions des convives, à travers des textes désuets et ironiques, sur de jolies mélodies légères.

Les 5 et 6 novembre dernier, cet album scénarisé prenait du relief sur la scène du Café de la Danse. Barbara Carlotti, JP Nataf y reprenaient leur rôle tandis que Bertrand Belin et Armelle (de Holden) remplaçaient Katerine et Noguerra.

Des dialogues ont été écrits pour donner corps à l'histoire et justifier l'existence des chansons faisant de ce concert une pièce de théâtre chantée. Les quatre chanteurs s'amusent beaucoup dans la peau de ces personnages affectés. Certes ils ne jouent pas très justes, ne sont pas toujours bien en place, mais après tout la comédie n'est pas leur métier. Et curieusement, ces imperfections de jeu siéent parfaitement à l'ambiance désuète et légère des chansons, et amplifient un peu plus, le bonheur simple et le sourire créés par cet ovni musical.

Côté musique, c'est la joie de retrouver le terriblement séduisant Bertrand Belin et son irrésistible voix grave, c'est la découverte d'un JP Nataf survolté aux déhanchements surprenants, c'est une première rencontre un peu fade avec Armelle et surtout c'est le plaisir d'entendre à nouveau en Live la voix renversante de Barbara Carlotti, porteuse d'une émotion toujours renouvelée.

*Imbécile devrait être à nouveau proposé sous sa forme "jouée" aux Printemps de Bourges 2008"

 

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 12:42
Portland, Alex, ado-skateur, tue accidentellement un agent de sécurité dans Paranoid Park, temple du skate.  Pendant 1h30, Gus Van Sant invite le spectateur à suivre Alex avec sa peur d’être découvert, son effroi face à l’irréparable mais aussi son embarras face au divorce de ses parents et aux exigences de sa petite amie.

L’accident meurtrier n’est qu’un prétexte pour réaliser à nouveau le portrait d’un adolescent qui cette fois évolue dans un milieu particulier celui du skate. Gus Van Sant, fasciné par l’univers de Paranoid Park, lieu d’évasion d’Alex, en soigne particulièrement la représentation. Il choisi d’y filmer caméra à l’épaule pour une immersion totale au milieu des skateurs. En plus des ralentis dont il use souvent, il utilise ici le super 8 qui avec son grain différent crée une impression de rêve et d’apesanteur, facilitant ainsi l’identification du spectateur à Alex et à ses rêves de skate extrême.

Les scènes du quotidien d’Alex sont, elles, de facture plus classique (filmées en 35mm), l’accompagnement sonore y étant particulièrement soigné notamment dans une scène de douche impressionnante d’efficacité dans sa simplicité, le son donnant corps à l’angoisse grandissante qui enserre Alex. Gabriel Nevins qui interprète le rôle d'Alex, présent à chaque scène, est parfait. Sa bouille étrange nous hantera longtemps.

Pour Paranoid Park, Gus Van Sant utilise les mêmes recettes que pour Eléphant. Le résultat plus brouillon, un peu moins envoutant, impressionne et interpelle malgré tout.
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 15:40
Le théatre Marigny présente, jusqu'au 2 décembre, "La vie devant soi" de Romain Gary.
En adaptant ce livre culte et déjà cinématographié avec le monstre Signoret, Xavier Jaillard prenait de gros risques. Le livre doit beaucoup à l'écriture espiègle et riche de Gary et le "réduire" à une pièce de théâtre semblait hasardeux.
C'était sans compter sur le talent de Didier Long, metteur en scène décidément très inspiré. Sa mise en scène enrichie de vidéos et musiques accompagne et complète parfaitement l'intelligent découpage de Jaillard. La voix off reprenant le livre assure les liaisons entre les scènes, clarifiant l'évolution des personnages et amplifiant une émotion déjà bien installée par les comédiens.
D'abord, les deux seconds rôle, le père interprété par Magid Bouali qui en une scène fait mouche et bien sûr le bon docteur Katz, interprété par Xavier Jaillard lui-même également très bon. Ensuite, Aymen Saïdi, le Momo, narrateur de son histoire d'amour avec Madame Rosa. Malheureusement, fréquemment faux parce qu'il crie plus souvent qu'il ne joue. Dommage, car lorsque son jeu se fait murmure il touche juste.
Et puis, et surtout,  Myriam Boyer en Madame Rosa. Telle qu'on avait pu l'imaginer à la lecture du livre. Tout en lourdeur, peur et folie. Entre raison, tolérance et infinie tendresse. Oscillant entre le plus beau et le plus laid. Myriam Boyer est simplement magnifique.
A elle seule, elle justifie l'existence de la pièce.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 16:32

Bat For Lashes en concert au Trabendo, c'est pas de décor, peu de lumière, une mise en scène inexistence et un curieux attelage de trois nanas musiciennes  virtuoses, so british, très petit doigt levé, extrêmement décalées et drôles. A la tête de cette étrange diligence, Natasha Kahn, anglaise-Pakistanaise, au look de squaw.
Simplicité donc comme pour laisser toute la place à la musique de Fur and Gold, premier album du groupe. Il est vrai que les (géniales) compositions de Natasha Kahn sont plutôt sophistiquées, et que la richesse des orchestrations n'a pas besoin d'emballage supplémentaire. Associées à la voix aérienne de Natasha, elles suffisent à nous ennivrer et à nous emmener dans de lointains voyages.
Difficile d'en dire plus, la magie ne s'opérant qu'au son du groupe, je ne peux que vous conseiller d'acheter le CD et de courir aux concerts.


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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 19:35
En Angleterre dans les années 80, un petit garçon solitaire de 12 ans  se lie d'amitié avec un groupe de skinheads.
La guerre des Malouines, le chômage, la rudesse de l'empire Thatcher et la montée du nationalisme en toile de fond, nous suivons l'évolution de Shaun en milieu skinhead (gentils ou méchants).
Dur, émouvant et souvent drôle, This is England marque les esprits. Entre autres, grâce à ses acteurs tous parfaits dans leur rôle. L'un d'eux impressionne particulièrement. Stephen Graham, le méchant du film qui arrive à donner à son personnage haineux, la pointe d'humanité et la séduction qui suffit à expliquer l'attachement du petit Shaun.
Marquant.
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 15:39

Avec Patrick Rotman au scénario on pouvait s'attendre au meilleur. Las !
Florent Emilio Siri, le réalisateur, gros sabots aux pieds, semble courir contre le temps, pas celui de l'histoire mais celui dont il dispose pour conter son histoire. Ainsi, les scènes se succèdent dans une mécanique répétitive : une scène d'action = une problématique, une nouvelle scène d'action = une nouvelle problématique (Ceux contre qui on se bat, sont aussi ceux qui ont combattu avec nous en 39-45 / Peut-on justifier la torture parce qu'ils torturent les nôtres ? / Soldat Algérien dans l'armée française de quel pays seras-tu la guerre une fois finie ? etc...).
A force de vouloir trop en dire en un minimum de temps, le propos devient terriblement démonstratif et manque totalement de finesse et de liant. Le jeu des acteurs en devient caricatural (à l'exception notable d' Albert Dupontel) et tout le monde joue à Brando dans Apocalypse Now mais tout le monde joue mal. Maginel dont les yeux bleus - sans doute synonyme de pureté...- fascine le réalisateur en fait des tonnes.

Aussi, l'essentiel du film étant réservé aux scènes d'action (plutôt bien réalisées), il ne reste plus de place pour se consacrer aux héros de l'histoire (ces militaires Français ou Algériens de l'armée française)
, pour installer leur profil psychologique, pour que le spectateur s'identifie. On pense un instant que le réalisateur sans fou jusqu'à ce qu'une scène tire-larmes de 5 bonnes minutes nous montre "un des nôtres" blessé, heureux de sa quille, finalement se faire tuer. Problème : ce type on ne l'avait encore jamais vu dans le film, à aucun moment son importance pour les autres n'a été effleurée... Alors nos larmes... Lorsque Maginel ou Dupontel disjonctent (ceux qui auront vu le film comprendront cet humour de mauvais goût...) on en est presque surpris,comme s'il manquait quelques scènes coupées au montage...

L'erreur, sans doute, aura été de choisir Siri comme réalisateur. Dénué de toutes finesse, ce réalisateur est fait pour tourner un ènième Piège de Cristal mais certainement pas un film sur un conflit aussi complexe que celui que fut la guerre d'Algérie.


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