SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 12:14
"La vente du siècle", Brancussi, Picasso, Mondrian, Léger, émaux vénitiens, mobilier art Déco...La collection Yves Saint Laurent - Pierre Bergé"exposée" sous la nef du Grand-Palais attend d'être dispersée lors de la vente qui se déroulera toute la semaine prochaine. En attendant, la nef est ouverte au public jusqu'à lundi 13h00.
Les deux appartements du couple ont été reconstitués pour présenter ces 733 oeuvres telles que Saint-Laurent et Bergé les voyaient au quotidien. Malheureusement, la Nef n'est pas assez grande pour accueillir tous les visiteurs et l'attente est longue, très longue : 4 heures ce samedi midi...
Je n'ai pas eu le courage d'attendre. Je me suis contentée de photographier l'impressionnant portrait du couple affiché sur la non-moins impressionnante façade du Grand Palais.
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 23:12
Le Théatre Bastille accueille Aurélie Leroux dans le cadre des soirées Hors-série.
Aurélie Leroux met en scène des échantillons de personnages de Tchekov et ne dit rien.
Tellement rien que je n'ai moi-même rien à en dire.
Tout ce vide me laisse sans voix.
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 19:11

Le bal des Actrices est vendu par les journalistes comme un film docu dont on se demande sans cesse où est la vérité, où est le faux. Sans doute le seul fait que les actrices jouent sous leur propre nom suffit à les perturber.
Personnellement, j'y ai vu une série de portraits d'actrices mais à aucun moment je ne me suis demandé si les propos et postures tenus par les actrices dans le film sont ceux qu' elles tiennent dans la vie.
Les saynètes sont souvent très drôles et le jeu des acteurs excellent. Mais, le film souffre, comme beaucoup de films chorals, de survoler ses personnages. Et le liant (Maïwenn tourne un reportage sur la condition d'actrice) utilisé pour faire d' une série de sketchs un long métrage, est un peu léger. Du coup, dès la première scène excellente avec Maïwenn et un Joey Starr, parfait, on regrette un peu qu'ils ne soient pas le seul sujet du film.
Un film fait de bons (et très bons) sketchs me laisse toujours le regret des longs métrages que son auteur aurait pu en faire.

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 19:05

Elodie Lachaud a photographié New York à travers le pare brise d'un taxi.
Cela donne une quinzaine de photographies couleurs (et sépia). Des petits et grands formats tous rétroéclairés.
Ce rétroéclairage donne aux couleurs une vivacité étonnante. L'esthétique soignée jouent sur le contraste entre les couleurs particulièrement présentes, les noirs, les reflets dans la vitre, la buée et les gouttes de pluie. S'il n'avait le compteur qui tourne et l'oeil droit du chauffeur en reflêt dans le rétroviseur intérieur,
on s'imaginerait presque regarder New-York à travers la vitre d'un aquarium.
Un bel ouvrage à voir jusqu'au
1er mars 2009.
La Galerie W Eric Landau, 44, rue Lepic, est ouverte tous les jours de 10h30 à 20h00 et c'est gratuit !!

Pour voir le travail d'Elodie Lachaud vous pouvez aussi vous connecter sur son site :
http://www.elodielachaud.com/
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 18:37

Le projet "6 milliards d'autres" a nécessité six reporters qui pendant 4 ans de tournage ont posé leurs caméras dans 75 pays. Objectif : interviewer 5000 personnes, dans 43 langues différentes, et enregistrer leurs réponses personnelles aux 40 mêmes questions. Cela donne en tout 3500 heures filmées dont 20 heures sont projetées dans le cadre de l’exposition au Grand Palais.


C’est dans la Nef qu’a été installée une bonne vingtaine de yourtes portant chacune un thême (aimer, pardonner, les peurs, la famille, le bonheur...) et présentant sur écran les témoignages filmés en plans fixes et serrés. L’image ici ne jouant que son rôle de support ne vient en aucun cas perturber l’attention donnée à la parole. Elle est toutefois soignée et rend hommage à la diversité des visages, à leur couleur, leur forme et à leur expression.

Ces milliers de visages si différents nous offrent des témoignages étonnants de simplicité, de violence ou de drôlerie et happent le spectateur dans un effet hypnotique. Le résultat est captivant et souvent émouvant. Tous ces êtres que leur culture, leur histoire et leur situation géographique séparent, se retrouvent dans ce qui provoque leurs émotions les plus fortes.

L'exposition court jusqu' au 12 février. Si vous ne pouvez y aller, des centaines d'autres vidéos sont disponibles sur le site internet : www.6milliardsdautres.org.

PS : Evitez les heures de pointe : les yourtes sont très petites et vous risquez de devoir faire la queue pour y entrer.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 11:56

Le très beau musée Jacquemart-André propose jusqu'au 25 janvier, une rétrospective du travail de portraitiste de Antoon Van Dick. Sont rassemblées des toiles venues des plus grands musées Européens et Américains.

Elève de Rubens, Van Dick a puisé son inspiration en Italie avant de revenir à Anvers puis de rejoindre la cours d'Angleterre charmée par son talent. 
Sa peinture dite baroque enchantera les amateurs du genre.
Personnellement, j'ai trouvé les regards assez monocordes ; la palette des émotions exprimées étant assez restreinte - les personnages semblent soit effrayés, soit hautains.
Mais, même si je reconnais la qualité du travail effectué, je dois avouer que ce genre pictural n'a pas ma préférence.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:55

Conservant le même point de départ que le très noir et somptueux "No country for old man" (un Monsieur Toutlemonde tombe par hasard sur le pactole et espére bien faire la nique aux méchants), les frêres Cohen nous proposent cette fois-ci un moment de récréation.
Jouant sur l'effet boule de neige, ils entrainent leurs personnages haut en couleurs et tous plus bêtes les uns que les autres, dans une comédie loufoque et absurde.
C'est vif, drôle et particulièrement bien interprêté par Malkovitch, Pitt, Clooney et Frances MC Dormand tous en super forme. 
Si le génie de la comédie demeure moins impressionnant que celui du suspens et du drame, "Burn after reading" offre tout de même un excellent moment de cinéma. 

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 09:00

Du 18 au 31 décembre 2008, le Grand Palais présente, sous la nef, de 17h à 1h du matin,     « Dans la nuit, des images ».


Le Fresnoy – Studio national des Arts contemporains y propose un panorama de dix années de création audiovisuelle internationale. Près de 140 œuvres (films, videos, installations numériques interactives…) sont projetés sur des écrans de toutes tailles et au sol.




Une structure métallique centrale permet une vision globale de l’installation offrant une vue assez impressionnante.

Prévoir plusieurs heures car l’expo est très riche et des pulls car sous la nef, il fait aussi froid que dehors...


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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 15:51

Le théatre du Rond Point accueille en cette fin d'année James Thiérrée et sa création "La veillée des abysses".
Difficile de décrire ici la beauté de cette oeuvre enchanteresse tant les mots sont petits face à tant de féerie et de poésie.
James Thiérrée nous emporte dans un univers fantasmagorique à la fois inquiètant, magnifique, drôle et terriblement envoutant.
Entre cirque et théatre, danse et accrobaties, usant du mime et de la musique (Vivaldi, je crois), ce spectacle unique nous mène de merveille en merveille d'ingéniosité, de créativité et de beauté, nous emportant du rire à l'émotion.
Sur scène, des objets et meubles facétieux sortis tout droit d'un grenier poussièreux, une grille immense qu'il faut franchir ou traverser, un canapé carnivore, une structure métallique énorme bringuebalante, un piano escamotable accompagnent les 5 acteurs-danseurs-acrobates-magiciens de cette étrange aventure. Ils sont là, sans savoir où, sans savoir pourquoi, subissant et jouant de leur sort inconnu.
Et le public otage volontaire de cet onirisme triomphant se laisse emporter dans le rêve le temps d'1 heure 20 d'absolue beauté.

 

Article sur Au Revoir Parapluie et La Grenouille avait raison : Au revoir Parapluie, La grenouille avait raison

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 20:54
Les plages d'Agnés affiche zabouille
Les plages d'Agnés affiche zabouille

 

Agnès Varda nous conte sa vie avec douceur, espiéglerie et émotion.

Ses petites et grandes aventures d'enfant et d'adolescente, Bruxelles, Sète, Paris, ses voyages en Chine, à Cuba, ses souvenirs ou absence de souvenirs,  son travail de photographe puis de réalisatrice, la Nouvelle Vague, ses collaborations professionnelles, son goût de la solitude, Mathieu et Rosalie, ses rencontres anonymes ou célèbres, Jacques Demy, les plages belges, celles de Sète, de Noirmoutier, de Venise California, de la rue Daguerre, ses 80 balais... tout ce qui a fait sa vie et inspiré son travail.

Sa fantaisie et sa poésie habitent le film, habillent son récit, enchantent notre voyage.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:56
"Laurent Lafitte comme son nom l'indique" est le titre du premier one man show de... Laurent Lafitte.

Il y présente une galerie de portraits particulièrement hauts en couleurs... une grand-mère indigne et botoxée, un homo romantique égaré dans le trash, une ex-fan des sixties, un impressario négligeant, un chorégraphe du Lido hystérique...
Ces sketchs presque tous excellents offrent à Laurent Lafitte l'occasion de faire éclater son exceptionnel talent d'acteur. Dans la petite salle du Palais des Glaces, au plus près du public, il excelle dans la caricature et nous sert du politiquement très incorrect avec une aisance cueillante.
Si vous souhaitez sortir de l'humour convenu habituel courez-y, toutefois nous vous déconseillons d'y emmener votre petite soeur ou votre grand-mère, elles risquerez d'être choquées ou de ne pas tout comprendre...

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 23:10

C'est à pas moins d'1h45, de concert que Julien Doré nous a convié pour cette première tournée, ce qui est plutôt pas mal pour un jeune artiste qui n’a qu’un seul album à son actif.

La première heure fut déroutante. Julien Doré, cheveux gominés et jeu de scène maniéré, irrite. Chaque titre ou presque est suivi d’un numéro de « cirque » plus souvent ridicule que drôle. Bon mot, mauvaise blague, discours volontairement choquant mais bien entendu très 3ième degré, injonction à l’adresse de l’auditoire… il instaure avec son public une relation agressive sans qu’on sache vraiment si elle est dû à un mauvais trac ou si elle est voulue parce que ça fait rockeur… A cela s’ajoute, un parti pris étrange du créateur des lumières : Julien Doré est régulièrement éclairé d’en haut ou mieux encore de dos. On ne perçoit ainsi pas son visage et il ne se résume plus qu’à une silhouette. Quand il est immobile derrière le micro c’est assez particulier.

 

Puis, allez savoir pourquoi, après 1 heure de presque n’importe quoi scènique, les morceaux s’enchaînent, Doré semble entrer enfin dans sa peau de chanteur en concert, abandonnant cette ironie systématique. Et c’est bien. La voix est belle et puissante. Le jeu de scène se fait plus juste sans excès et l’attitude, rock ou non, se fait naturelle. Comme si tout à coup, il arrêtait de se regarder chanter. On peut alors se laisser prendre à la magie du Live et au partage de la musique. 

Ces dernières 45 minutes sauvent un peu le concert ou laisse en tout cas pas mal d’espoir pour la suite, à condition que Julien Doré assume son statut d’artiste musicien-chanteur à part entière devenant vraiment bête de scène ; ce bête ne signifiant plus idiot.

 

 

* Au sein du groupe qui accompagnait Doré, on remarquait à la guitare Arman Méliés

* En première partir Narco (??), sympa.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 18:29

Bien qu'il fut présent sur mes platines depuis toujours, la froideur dont il était affublé m'avait gardé éloignée des prestations scéniques de Biolay.
N'écoutant que mon courage et mon admiration pour son travail, me voici au théâtre Marigny ce vendredi pour une soirée pleine de très bonnes surprises.

Première et non la moindre de ces surprises, l’excellente qualité de l’acoustique du Marigny. Cette salle plus habituée au théâtre parlé se sort plus qu' honorablement de cette nouvelle fonction de salle de musique. Le son y est parfait, que les musiciens jouent piano ou fortissimo.

Deuxième surprise, la chaleur avec laquelle Benjamin Biolay accueille son public. Nulle trace de froideur ici bien au contraire. Il est vrai que le public visiblement conquis d'avance ne lésinait pas sur les vivas et autres claquements de mains pour exprimer sa reconnaissance.
Troisième surprise, le choix de la play list : que des titres que j'aime voire que j'adooooooooore. Il est vrai que j'aime presque tout dans la discographie de BB...
Quatrième surprise, la qualité de l'interprétation  d' Elodie Frégè, l'une des invités de cette soirée. Son interprétation du fameux "La ceinture" en duo avec BB était parfaite. Il est bien loin le temps de la SA où le trac lui détraquait la voix...
Cinquième surprise (et autre invité), Hubert Mounier le chanteur du fameux L'Affaire Louis Trio, ex-mentor Lyonnais de Biolay. Il est venu histoire de nous rappeler, le temps d'un "Mobilis in mobile", que l'Affaire avait de bons morceaux.

Sans surprise, la qualité des musiques, des arrangements et des textes parfaitement interprétés par un Biolay en voix et des musiciens (dont 8 cordes) de premier choix.
C'est excellent en Cd et ça le reste en scène avec en prime quelques effets sonores nouveaux qui tombent justes.

Conclusion : Fan je fus, fan je suis, fan inconditionnelle je reste. 
 

 
 

* Les autres invités furent une chanteuse Allemande qui chante un truc qui donne envie de bouger, Julien Clerc sur "la jupe en laine", Coralie Clément la frangine sur "une chaise à Tokyo" et Jeanne Chéral sur "Cours"  
* On remarquait dans la salle outre Pierre Lescure, maître des lieux, le couple Christopher Thomson- Géraldine Pailhas

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 15:03

Vous aimez le comique de situation, les jeux de mots et l'absurde ?
Vous aimerez Garnier et Sentou.

Ces deux-là ont une écriture aiguisée qui sort des sentiers battus.
Acrobates des mots et des gestes, ils sont ultra rapides. Mieux vaut être bien réveillé si vous voulez les suivre. 
Une bonne soirée assurée au Point Virgule.

 

 
 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 18:16

Joaquin Phoenix, légèrement perturbé, est pris entre deux femmes, l'une incarnant la raison, l'autre la passion.

Problème : la passion est incarnée par Gwyneth Paltrow particulièrement fade et inexpressive.

Elle participe au ratage d'un film dont le scènario manque cruellement de consistance.

L'ennui bien souvent prend toute la place.

Pourtant Phoenix est très bon, Isabella Rosselini exceptionnelle et Vinessa Shaw parfaite.

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 17:36

La Cité de l'Architecture et du Patrimoine accueille Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, lauréats 2008 du Grand Prix national de l'architecture*.

48 projets terminés, abandonnés ou en cours de réalisation sont présentés sur 36 écrans géants. Photos, schéma et explications rendent accessibles aux néophytes l’art de bâtir façon Lacaton et Vassal.

Les projets présentés parlent d’habitat individuel, de logements collectifs ou d’établissements publiques.

Mots d’ordre : optimiser voire démultiplier l’espace, transformer l’existant plutôt que de détruire dans le soucis constant du bien être des habitants et usagers et le respect de l'environnement. Une approche de l'architecture qui me réconcilie avec les architectes.

 

* Scénographie : Anne Lacaton, Jean-Philippe Vassal et Emmanuelle Delage

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 00:00

Tout comme Match Point ou le rêve de Cassandre, on ne peut pas dire que Vicky Cristina Barcelona soit un film de Woody Allen tel que les fans de la première heure peuvent l’entendre.

Et si Match Point était plutôt retord et haletant, le Vicky Cristina Barcelona est sans aucune surprise et plutôt ennuyeux.

Le scénario sans grand intérêt semble avoir été ecrit à la va vite.

L'utilisation d'une voix off qui raconte l'histoire et la psychologie des personnages, à la place du cinéaste dérange un peu...

Les personnages très caricaturaux sont incarnés par des acteurs qui semblent en roue libre ; particulièrement Pénèlope Cruz qui en fait des tonnes.

 

Sans être totalement à jeter, ce dernier Woody Allen ne restera pas dans ma filmothèque.

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 19:01
Mettant en scène des cas réels qu'elle a pu observer elle-même entre 2000 et 2007, Claire Simon nous emmène au coeur des bureaux du Planning Familial. L'occasion de faire un état des lieux des tracas et drâmes que les femmes peuvent encore vivre au XXI ième siècle.
Ce qui est intéressant dans le film de Simon c'est qu'il est question des femmes dans leur diversité culturelle, générationnelle et sociale. Parfaitement interprété par des comédiens professionnels (mention spéciale à Michel Boujenah) dans le rôle des accueillants du Planning et par des comédiens amateurs tout aussi parfaits dans le rôle des clients, ce film-reportage a aussi valeur éducative.
Bien que certains cas touchent ou intéressent moins que les autres, les deux heures de projection passent s'en lasser.
A voir donc (si le sujet vous intéresse bien sûr).
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 18:00

 

 

Gwenaël Morin adapte "Les Justes" de Camus au théâtre Bastille.
Il s'appuie sur l'oeuvre de Camus pour démontrer les similitudes de l'engagement des terroristes et des comédiens. Selon Morin, les comédiens tout comme les personnages des Justes s'investissent avec passion et excés et se mettent en danger dans le but de changer la vie.
Ainsi, ce n'est pas tout à fait à une représentation des Justes que Morin nous invite mais à la représentation de comédiens jouant "Les Justes". Deux pièces en une en quelque sorte puisqu'à aucun moment la pièce de Camus n'est éclipsée par le montage de Morin. 
Mais là où Camus ne prend pas vraiment position, Morin, lui, affiche son opinion en dénonçant (de façon un peu enfantine) l' usage de la violence qu'elle soit légale ou non. Lui, il a choisit le théâtre.
Les comédiens parfaits (mention spéciale pour les filles) savent en 3 secondes sortir de la dramaturgie de la pièce de Camus pour nous plonger dans les affres de la création puis nous ramener vers Les Justes.
Bien qu'ovni et sans doute blasphéme pour les puristes, Les Justes de Morin séduisent jusqu'au bout.

 

 

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 21:19
       © Isabelle Dujardin
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 20:43
Vu "Paris" de Cédric Klapisch.
Un film choral de plus qui comme 95% des films chorals survole tous les personnages, toutes leurs histoires, sans rien approfondir. Tellement qu'on se fout royalement de ce qui peut leur arriver.

Quant au pauvre Romain Duris, en malade-peut-être-en-fin-de-vie-mais-c'est-pas-sûr et donneur de leçon, il est particulièrement tête à claques.

Même nos chers Lucchini et Binoche ne sortent pas indemnes de cet enchainement de clichés ridicules.

Ca ressemble à du Lelouch dans ses plus mauvais jours. 
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 20:42


Le 7 octobre, Joseph d'Anvers présentait au Nouveau Casino son deuxième album "les Jours sauvages".
Plus rock et pop que son premier opus, qui était assez répétitif et ennuyeux. "Les Jours sauvages" recèle quelques vrais bons morceaux aux mélodies entraînantes et aux textes soignés. En titre phare, "Kids" que l'on peut écouter sur les ondes, pourrait donner à Joseph d'Anvers une reconnaissance publique qui lui manque encore.

Sur scène, d' Anvers fait montre d'une belle présence et d'une réelle attitude rock. Les guitares électriques se font plus présentes que sur le LP et sa voix toujours prenante. Accompagné par de parfaits musiciens, le chanteur a accueili Money Mark, membres des Beasty boys, pour interpréter leur duo "Kids". 
D'Anvers installe rapidement une belle complicité avec le public qui conquis rappellera à trois reprises le chanteur et ses musiciens, pour prolonger cet excellent moment.


Joseph d'Anvers fait partie des nominés pour le Prix Constantin de cette année, ainsi que Barbara Carloti.

 

 

PS : on notait la présence dans le public d'Elsa Lunghini qui devait se dire qu'elle aurait mieux fait de faire appel à D'Anvers plutot qu'au fade Da Silva pour composer son dernier album...
 

 

 

 

 

 

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 11:45

Gad Elmaleh est au Palais des Sports jusqu'au 1er novembre avec son dernier spectacle "Papa est en haut".
Ce vendredi soir, son entrée tout en déhanché sur un titre de Prince a vite mis le feu à une salle déjà conquise par avance.

Il faut dire que ça fait déjà un bon moment que Gad nous fait rire, de Chouchou au Blond.

Passé maître dans l’art de croquer notre quotidien, ses histoires parlent à tous, toutes générations confondues. Ses manies, petites hontes, et autres grandes déconvenues, ont les connais ce sont les nôtres ou celles de nos proches.

A cet art de conter comme personne les curiosités de nos vies, s’ajoute une présence et un charisme exceptionnels aux quels s’ajoutent ses talents de danseur, musicien, mime et comédien. Aussi, on remarque son incroyable capacité à occuper l’espace. Comment fait-il pour ainsi évoluer sur la scène immense du Palais des Sports sans qu’un seul instant on l’y voit tout petit ?

Alors, bien sûr, la recette est toujours la même, partir d’un fait de notre quotidien et le raconter en pointant le doigt sur ses côtés absurdes.

Alors oui, on se demande pendant les 2 premières minutes si cela va encore nous amuser. Et on s’incline bien vite, déjà plié en deux.

Alors bien sûr, il y a ce défaut du Stand up qui consiste trop souvent à enchaîner les bons mots sans lien entre eux. Mais ces bons mots sont si bons que cela marche et surtout Gad s’en sert surtout comme d’une mise en bouche avant de très vite entrer dans de vrais récits.

On retiendra plus particulièrement la description de la sortie d’école et des enfants, et celle des valises sur le tapis de l’aéroport.

Ce vendredi, c’est debout que le public a salué Gad Elmaleh et son impressionnante performance d’artiste.

 

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 21:53

En arrivant tranquillou, ce soir, à la Maroquinerie, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une file d'attente sur le trottoir de la rue Boyer. Moi qui pensais que Bensé était une jeune artiste quasi inconnu de tous comme de moi-même... au premier regard, le diagnostic tombe imparable : ça sent le fan club.
Et en effet, c'est une salle très chaude, en attente, prête à donner et à recevoir, qui entrera en communion avec Bensé. Toute la soirée le public debout comme un seul homme reprendra en choeur les refrains (et aussi quelques couplets) du répertoire Benséin. J'avais comme qui dirait un sacré train de retard...
Bensé, sans doute lui aussi un peu surpris par ce triomphe, était aux anges, qualifiant cette soirée de plus belle de sa vie.
C'est vrai que c'était sympa tout ce bonheur sur scène et dans la salle.
Par contre, côté répertoire ça m'a moins plus. Non pas que ce soit mauvais, mais l'impression d'avoir déjà entendu ces mélodies 10 fois ne m'a pas quitté de la soirée. Et ce ne sont pas les textes sans intérêt tant par le fond, que par la forme qui me convaincront.
Alors, il y a bien eu le duo avec Rose (sa bien aimée) qui était mignon tout plein, y'a bien eu un titre seul à la guitare qui était au-dessus du lot... Mais, il faut bien le dire, je n'ai rien trouvé de nouveau sous les cordes Benséennes.
Alors, tout de même, il faut saluer cette belle énergie sur scène et cet immense plaisir d'y être qui indéniablement habite Bensé.
C'est sympathique et ça peut suffire à vous faire passer une bonne soirée.
Pour ce qui est de l'écoute de l'album sur une platine à la maison, ce sera sans moi.


PS : en première partie Moja (?), très jolie voix et un répertoire entre Asia et Ayo. Sympa mais là aussi trop souvent entendu.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 18:07

Le Point Virgule présente du mercredi au samedi à 21h15, le chroniqueur de France Inter, ex-Fous du Roi, Régis Mailhot.

Pendant 1h15, le comédien, seul en scène, enchaîne les saillies d' humour avec pour sujet de prédilection la politique et les maux de notre société. On note quelques bons mots même si l'originalité n'est pas toujours au rendez-vous. On remarque aussi quelques commentaires satiriques se référant à des événements un peu trop lointains et déjà bien trop commentés pour être encore amusants. La belle présence scénique du comédien nous offre tout de même de bons moments et puis selon l'aveu même de Régis Mailhot les soirs se suivent et ne se ressemblent pas ; son texte variant en fonction de son humeur et de l'actualité. Un autre soir eu peut-être était mieux ?

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