SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:54

Affiche-small.jpgUn appartement à visiter « absolument » où se retrouvent quatre locataires potentiels : un jeune couple de provinciaux, un homme d’affaires crâneur et pressé et une jolie fille en trottinette. Le représentant de l’agence immobilière n’est pas là. Les échanges, entre rapports de force et confidences, vont mener les prétendants concurrents là où ils ne s’imaginaient pas.

 

Les monologues, attribués à Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval, sont plutôt bien balancés et assez drôles dans le registre de l’ironie ou des désillusions.  Ils suffiraient, s’ils étaient plus nombreux, à composer une pièce agréable sans prétention mais sans fausse note. Malheureusement, l’auteur cherche l’émotion et pour cela use d’un 1er degré où il atteint vite ses limites. Il verse dans le ridicule, parce que dans le vu et revu et surtout n’atteint pas le fond qu’il semble viser. Quand ces scènes sont interprétées par Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval, leur jeu impeccable limite la casse. Lorsque Frédéric Tokarz, l’auteur qui s’est s’attribué le rôle principal, joue ces scènes on s’ennuie ferme. C’est bien simple dés qu’il est au centre de la scène tout s’arrête il ne se passe plus rien sans qu’on sache très bien si cela est dû au seul fait qu’il soit mauvais comédien ou à l’association de ce peu de talent avec la piètre qualité de son texte.

Remercions donc  Emma Colberti, Philippe Hérisson et Julia Maraval  d’être capables, par leur « simple » jeu,  d’élever « A voir absolument » au delà de ses petits moyens.

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 22:05

homme-qui-voulait.jpgEric Lartigau met en images l'efficace livre de Douglas Kennedy . Le film est particulièrement bien réalisé. L'image est belle et certains plans sortent de l'ordinaire. L'interprétation est excellente jusqu'à celle des enfants dont les scènes sont particulièrement réalistes et touchantes. Marina Foïs prouve une fois encore qu'elle a la carrure d'une comédienne de tous les registres, Eric Ruff, méconnaissable pour qui l'a vu chez Tchekhov, est parfaitement antipathique, Niels Arestrup est excellent comme d'hab', Catherine Deneuve formidable, merveilleuse, la Grande Deneuve quoi. Enfin Romain Duris qui porte le film et le rôle principal nous emporte envers, contre tout, et malgré tout car bien que les qualités ne manquent pas, le film scindé en deux parties est assez inégal. La première partie située en France est particulièrement réussie. Rythmée, riche en événements et en jeu d'acteurs, elle donne envie de voir la suite. Cependant, à la seconde partie, correspondant au changement de "vie" de Romain Duris, on décroche peu à peu. Alors que le héros doit fuir, que la tension monte, la réalisation s'essoufle et ralentit. Ca manque de rythme, de nerf et de frisson. Les longueurs sont nombreuses et on ne tremble pas pour le héros. Sa reconversion et les risques (invraisemblables certes) qu'il prend n'émeuvent pas plus. C'est dommage car dans sa forme visuelle (à l'image de la très belle affiche) et dans l'interprétation le film tient ses promesses. Une fois de plus, c'est dans l'écriture et l'arbitrage de ce qui est important ou non dans le récit que le bât blesse. Un film imparfait mais pas tout à fait raté non plus.

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 12:50

La-Princesse-de-Montpensier image-gaucheBertrand Tavernier adapte au cinéma le roman de Madame de Lafayette "La Princesse de Montpensier".

16ième siècle, la France se déchire dans les guerres de religion. Marie de Mézières, amoureuse du Duc de Guise, est donnée en mariage, pour faire les affaires de papa, au Prince de Montpensier. 

On se souvient de l'accueil à la fois dithyrambique et assassin fait au film lors de sa présentation à Cannes en mai dernier. Les uns criant au chef d’œuvre, les autres parlant de purge ; critiques qu'on retrouve à l'occasion de la sortie cet automne.

Difficile de se ranger dans un des deux camps. Malgré ses qualités le film n'emporte pas vraiment.

La reconstitution de l'époque est assez remarquable et poussée au détail. Et les scénaristes s'emploient à rappeler le contexte politique. Les scènes de bataille sont  courtes et curieusement travaillées à l'économie. Elles semblent avoir été tournées et montées de façon un peu expéditive. Et on ne voit pas trop ce qu'elles apportent au film.

Les personnages qui entourent et manipulent la Princesse de Montpensier sont interprétés de façon inégale et plutôt curieusement dans des registres de jeu assez différent. Grégoire Leprince-Ringuet dans le rôle du Prince de Montpensier a deux de tension et annone son texte plus qu'il ne le joue. Avec son allure d'enfant de cœur, on croit peu à son personnage de guerrier amoureux éconduit. Gaspard Ulliel en Henri de Guise endosse une fois de plus le rôle du jeune homme fougueux. Il fait du Gaspard Ulliel avec un jeu très moderne. Lambert Wilson campe le Comte de Chabanne, un homme usé par les horreurs de la guerre à laquelle il a renoncé. Le seul homme sage entourant la Princesse. Wilson sans sort bien mais le rôle est assez ingrat et manque, tel qu'il est servi par le scénario, de relief. Son jeu est un peu apprêté. Le Duc d'Anjou est parfaitement interprété par Raphaël Personnaz qui dans un rôle assez court marque les esprits. Il joue avec panache et une certaine ironie.

Quant au rôle féminin, Mélanie Thierry est épatante. La Princesse de Montpensier lui offre de jouer de tous les registres et elle s'y emploie avec fraîcheur et talent. A tel point que l'on regrette qu'elle ne soit pas plus présente. C'est elle et son personnage qui porte le romanesque et qui offre la part intéressante du film, qui aurait dû être le seul objectif du film. Malheureusement, le soucis de faire de l'époque une peinture parfaite perd les scénaristes qui ne recentrent pas leur histoire sur le personnage le plus intéressant et dont le film porte le nom. Ils semblent n'avoir pas su faire de choix et la durée du film (2 heures 20) n'y change rien. 

 

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:04

ml.jpg

Ce dimanche soir, au show Case, Marc Lavoine était l'invité d'honneur d' Eugène Perma. Accompagné au piano par l'excellent Alain Lanty, il a offert 1 heure de concert dans lequel figurèrent en bonne place quelques uns de ses plus grands tubes et étrangement deux titres de Michel Delpech.

La voix bien en place, la présence assurée et amicale, le chanteur a su dans cette configuration plus qu'acoustique assurer l'ambiance et créé l'enthousiasme chez un public pas forcément acquis d'avance. Le public de coiffeur et coiffeuses ont repris en cœur, tel le premier fan club du chanteur, l'ensemble des titres. On peut en déduire que Marc Lavoine est un chanteur pour coiffeurs et coiffeuses ou plus sérieusement que Marc Lavoine est un chanteur populaire, de ceux dont on connaît par cœur, sans très bien savoir comment et sans déplaisir, tous les refrains et même certains couplets. Un bon moment donc.

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 22:19

basquiat-site-.jpg

 

 

    Parfois,

 

    quand on ne comprend pas,

 

    mieux vaut se taire...

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:17

berenice.jpgBérénice aime Titus qui aime Bérénice. Mais Titus empereur de Rome ne peut épouser une étrangère et Bérénice est reine de Palestine. Entre eux, le prince Antiochus qui n'en conservera pas moins son statut d'amoureux déçu.

 

Gwenaël Morin s'empare de la magnifique pièce de Racine. Il en conserve fidèlement le texte superbe et l'habille de sa systématiquement enthousiasmante mise en scène. C'est vif, rapide, le mouvement des corps est essentiel tant dans la course que dans l'immobilité soudaine. Les personnages se débattent, se résignent et se débattent encore. Les comédiens touchent une fois encore à la grâce : Julian Eggerickx (Antiochus), Barbara Jund (Bérénice), Grégoire Monsaingeon (Titus) et Ulysse Pujat (Arsace, Phénice, Paulin).

Le public vibre pendant 1h30 entre émotion et surprise sans que l'admiration pour tout ce talent ne nuise au voyage.

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 20:15

geNew-York, un « vieux » chorégraphe reçoit chez lui un jeune couple venu l’interviewé. Tel est le point de départ de « grand écart » une pièce qui sans être totalement désagréable n’ apporte rien au répertoire. L’intrigue est cousue de fil blanc et si quelques répliques font mouche elles le doivent surtout à la qualité des comédiens. A commencer par Thierry Lhermitte qui dans le rôle casse gueule du chorégraphe efféminé déjoue tous les pièges inhérents au personnage. C’est un réel plaisir de le voir sur scène. Valérie Karsenti joue son rôle comme il faut mais sa partition ne lui laisse que peu d’occasion de donner place à son talent. François Feroleto hérite du rôle sans doute le plus difficile avec un personnage tout en excès. Il remplit sa mission et s'accorde avec ces deux partenaires.

Bref, voilà une gentille pièce qui doit tout à ses comédiens.

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:37

les_petits_mouchoirs.jpgCons, égoïstes, assez malsains et à l’occasion méchants, les héros du film de Guillaume Canet sont de parfaits repoussoirs. Difficile donc de s’attacher à cette bande d’amis car, oui, il s’agirait d’amis que nous ne souhaiterions pas à nos propres ennemis. Le pire de l’histoire est que rien ne les fera évoluer. Ils demeureront jusqu’à la scène de fin (grotesque), cons, égoïstes et sans moral. Seul le réalisateur et scénariste du film, à fond dans son histoire, ne semble pas s’en apercevoir. Il aime ses personnages et multiplie les scènes d’émotions faciles (qui n’émeuvent pas) et les plans contemplatifs (interminablement longs et niais) de ces formidables vacances entre potes. Alors que comprendre du film de Canet ? Comment apprécier cette succession de scènes lourdingues, sans la moindre grâce, à l’image des personnages ? Où trouver l’empreinte d’un  Sautet ou d’un Yves Robert auquels Canet dit se référer ?

Pour être honnête, la première partie du film fait sourire à plusieurs reprises. On pense alors aux Bronzés ; on est donc loin de François, Paul et les autres ou de l’Eléphant qui trompe énormément (mais bien moins que « les petits mouchoirs »…). Mais cela ne dure pas. Comme les héros de Leconte, les héros de Canet sont donc bêtes et méchants. Sauf que les potes de Jugnot n’étaient pas très beaux, un rien beaufs et étaient présentés de façon assumée comme des loosers. L’indulgence qu’on ressentait pour eux et qui nous les rendaient drôles ne perle pas chez Canet. Ici, les personnages sont beaux et bobos. Aucune compassion possible pour ces pauvres parisiens têtes de chien. Le nombrilisme forcené dont ils font preuve pendant 2h30 est sans intérêt et lorsqu'à l'épilogue, dans une scène qui se veut expiatoire, ces personnages confirment une fois de plus leur égocentrisme, on est effaré.

Seul le personnage de Cluzet peut trouver grâce à mes yeux. Aussi con et égoïste que les autres, il porte en lui un besoin absolu d’être valorisé et de plaire qui le rend bêtement humain. Le seul humain de la bande... peut-être.

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 15:00

gp.jpg

 

Son credo : un air lugubre pour énoncer quelques bons mots qui se veulent choquant.

 On se prend très vite au jeu du personnage, plus cynique que réellement choquant, composé par Gaspard Proust jusqu'au moment où la lassitude s'installe. Le comédien se cogne aux limites du stand-up. A force d'enchainer les vannes les unes derrière les autres sans réel fil conducteur, son spectacle manque de sens et certaines facilités sautent aux oreilles. Car si Gaspard Proust évoque souvent (et sans rigueur mais ce n'est pas le propos)  la grande Histoire, il omet d'en donner une à son spectacle ; la "petite" histoire qui lui permettrait de sortir de la simple, et rapidement lassante, succession de blagues.

Dommage pour cette fois mais le potentiel est là et tous les espoirs sont permis.

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 19:40

social-networks.jpg

Un très bon film qui accroche le spectateur même le moins concerné par Facebook.

Grâce au talent de David Fincher et de son comédien, Jesse Eisenberg, on se découvre pour cette histoire un intérêt tout à fait inattendu.

Et en touche finale, une révélation tout aussi surprenante : Mark Zuckerberg fait plus pitié qu'envie.

A voir.

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 11:53

Karagümruk Eglise saint-sauveur in Chora (14)

                         © Isabelle Dujardin

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 11:13

Topkapi-Palais-de-Topkapi--51-.JPG

     © Isabelle Dujardin

Sultanahmet-Rues-divers--10-.JPG

     © Isabelle Dujardin 

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 22:26

visueltartuffe2

Le théâtre Bastille accueille jusqu'au 31 octobre, le Tartuffe de Gwénael Morin créé en 2009 dans le cadre du "théâtre permanent" aux Laboratoires d'Aubervilliers.

Comme souvent chez Morin, le décor est quasi inexistant et les comédiens jouent sans costume. Tout est dans le jeu, la mise en scène virile et minutieusement chorégraphiée et la subtile réinterprétation de l’œuvre classique qui sous la scénographie de Morin et le jeu des comédiens révéle une parfaite modernité.

Depuis l'école, on savait les pièces de Molière plutôt drôles mais cet humour grinçant nous semblait d'un autre temps.

Morin accentue quelques traits, coupe quelques scènes sans toutefois dénaturer le propos principal. Il transforme, par exemple, la romantique et soumise Marianne en gourde irrésistible de drôlerie, insiste sur le caractère incestueux d'Orgon, surjoue la scène de séduction piège d' Elmire, fait de Damis un ado révolté. Et puis, Morin ose supprimer le happy end tiré par les cheveux et un rien lénifiant écrit par Molière, et permet à la pièce d'assumer jusqu'au bout son propos. Ainsi, l’irrésistible drôlerie de la pièce et sa modernité éclatent.

Bien sûr Morin convoque sur scène ses merveilleux comédiens et on retrouve ici Julian Eggerickx, Barbara Jund, Renaud Béchet, Ulysse Pujat et Grégoire Monsaingeon, tous magnifiques. Morin a juste la mauvaise idée d'interprété lui-même le rôle de Cléante. Et c'est sans doute le seul reproche qu'on pourrait lui faire. Gwénael Morin n'est pas très bon comédien ou en tout cas n'est pas à la hauteur de sa formidable troupe. Si ses idées de mise en scène et de réécriture son admirables, il est dommage qu'il joue. Mais, face à tant de réussite ceci n'est qu'anecdote.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 22:04

Des-hommes-et-des-dieux

« Des Hommes et des Dieux » raconte les derniers jours des moines français  de Tibhirine en Algérie auprès des habitants de leur village.

 

On peut faire au "Grand Prix du Jury" de Cannes 2010 quelques reproches.

Le film est assez lent mais d'une lenteur qui se justifie aisément. C’est elle qui installe l’atmosphère monacale et la peur et le doute qui s’immiscent.

Le film est inutilement long. Il est répétitif sans doute dans une volonté d’être le plus juste possible avec les sentiments des protagonistes. Du coup, l'oeuvre y perd en émotion. Le scénario se penche beaucoup sur frère Christophe, et revient souvent sur sa peur panique et sa perte de la foi. Sur les 9 frères, le film s’attarde ainsi surtout sur les frères Christian, Christophe et Luc. Pourtant tous les comédiens sont remarquables, on trouve intérêt à chacun des frères et on est frustré que certains soient délaissés.

Enfin, la scène finale est mal choisie. Il eut mieux valut arrêter le film après l'émouvant texte de frère Christian. Clore ce film humaniste sur les mots d’un humaniste, au-delà de la foi, aurait été plus juste. Ainsi, certains choix des scénaristes surprennent et déçoivent un peu. 

Bref, « Des Dieux et des Hommes » est un film imparfait. Il n'en demeure pas moins remarquable. Remarquable par les hommes qu’il raconte, par les comédiens qu’il met en scène et par un certain talent du réalisateur à filmer l’inexprimable.

Partager cet article
Repost0
15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 09:18

propaganda

Simon Yates et Jo-Ann Lancaster accompagnés de leur deux enfants forment la troupe Acrobat.

Tout droit venus d'Australie, ils proposent un spectacle aux décors et accessoires minimalistes où l'acrobatie sert de prétexte et de support à l'expression de leurs humbles revendications. Ainsi, chaque "numéro-sketch" dénonce, non sans humour et une certaine auto-dérision, l' hyper consommation, l'argent roi, la pollution, l'exploitation au travail... mais aussi le diktat des bonnes pratiques...

Certaines acrobaties bluffent sans toutefois que l'ensemble nous impressionne vraiment.

Le spectacle vaut surtout par son originalité : épuration à l'extrême de l'habillage scénique, humour et auto-dérision et bien entendu militantisme.

Une curiosité dans la foule des spectacles formatés.

 

 

Partager cet article
Repost0
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 11:15

Rien de neuf sur netdla toile : Tom Cruise en agent pas très secret se bat seul contre tous affublé d'une Cameron Diaz en Madame tout le monde prise entre les feux des méchants et ceux de l'amour (de Cruise bien sûr).

Ca explose dans tous les sens, ça parle peu, ça grimace souvent.

Le jeu de Cameron Diaz relève le niveau de ce film de distraction qu'on oubliera vite.

 

Partager cet article
Repost0
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 11:48

Véronique silverVéronique Silver a toujours eu une présence discrête mais forte à la télévision et au cinéma. Dans des seconds rôles dans toutes les séries à succès à la télévision. Au cinéma, après avoir débuté chez Guitry, elle a tourné avec Resnais, Bunuel, Miller, Doillon, Garel, Lelouch...

Mais, Véronique Silver, avant tout et pour toujours, restera Madame Jouve dans "La Femme d'à côté" de Truffaut. L'autre grande amoureuse du film. La dame du centre de tennis que sa vie passée fera toujours boiter, la conteuse du drame, bienveillante, grave et résolue. Pour toujours, sa voix et la musique de George Delerue sur les images d'un fourgon de gendarmerie roulant sur une route de campagne.

Véronique Silver est décédée ce 24 juillet.

 

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 11:50

tournéeDe retour des Amériques, Joachim, producteur, arrive en France avec une troupe de strip teaseuses New Burlesque à qui il a fait miroiter une gloire possible à Paris. Nous suivons la troupe dans une tournée de port en port en attendant la capitale.

"Tournée" nous emporte dans un tourbillon de fantaisie, d'extravagance et de fête sur fond de solitude, d'abandon et de frustration.

C'est rapide, drôle et émouvant. La réalisation offre de belles séquences et beaux plans qui justifient le Prix de la mise en scène reçu à Cannes.

Le film est original, ses personnages vous emportent. Amalric en producteur looser ne vaut pas grand chose à côté de ses strip teaseuses qui assurent en toutes circonstances. Strip teaseuses parfaites parmi lesquelles on remarque plus particulièrement Miranda Colclasure au joli rôle de Maryline du strip tease.

Un excellent film donc qui nous sort des sentiers battus.

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 11:39

Monfort

© Isabelle Dujardin

 

Partager cet article
Repost0
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 15:59

tcqb.jpg

 

Curieusement encensée par la presse, cette comédie française ne peut que décevoir.

Bien que sympathiques, les actrices ont toutes les peines du monde à donner du souffle à un scénario sans originalité, un brin cucul et aux gags sans invention.

On réécoute avec plaisir "la drôle de vie" de Véronique Samson et si on sourit c'est surtout par empathie pour les comédiens particulièrement à l'aise dans leur rôle.


Ceci dit, la cible doit sans doute être très jeune et je ne suis sans aucun doute plus très jeune...



Partager cet article
Repost0
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 15:58

cedric-chapuis.jpg

Au théatre de Dix Heures, Cédric Chapuis nous propose de rencontrer Adrien Lepage.

Adrien est un garçon à part qui ne vit que pour la batterie. Elle guide son parcours d'enfant et d'adolescent et bouleverse sa vie d'adulte.


Cédric Chapuis est un comédien magnifique, un conteur hors pair et un très bon joueur de batterie. Sous les traits d'Adrien, il nous emporte entre rires, musique et émotions pendant 1h30. Aucun problème de rythme dans l' histoire de ce curieux batteur. Et nul besoin d'être amateur de batterie pour goûter à cette histoire. Cerise sur le gâteau, l'intelligence de l'écriture nous mène à une conclusion surprenante et forte.


Une Vie Sur Mesure est originale inattendue, parfaitement écrite et merveilleusement interprétée. Un moment de grâce.

Partager cet article
Repost0
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 15:57

tour-du-monde112Il y a quelques temps Jules Verne écrivait les aventures de Phileas Fog lancé dans le défi de réaliser le tour du monde en 80 jours maximum.

Le Café de la Gare s'est lancé, il y a 4 ans déjà, un autre défi : celui de jouer ces aventures sur une scène grande comme un timbre poste. A l'arrivée 4 ans de succès et ça continue toujours.


Trépidante parodie respectant parfaitement le roman, la pièce provoque rires sur rires à un rythme particulièrement soutenu. Seule réserve toutefois, la sur-utilisation des anachronismes comme mécanique du rire finie par lasser un peu (un tout petit peu).

Les comédiens au nombre de 4 sont hilarants et d'une énergie époustouflante. Parfaitement rodés, ils jouent dans une absence quasi total de décor digne de ce nom. Leur force est de nous y faire croire d'un bout à l'autre.


Sans atteindre, le génie des "39 marches" d'Eric Metayer, ce Tour du Monde en 80 jours offre un très bon moment de théâtre comique.

Partager cet article
Repost0
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 15:59

17fois.jpg 

 

Maximilien débute une thérapie chez un psychologue. Il paie 17 séances d'avance. Le public assiste à ces 17 séances (ou presque). Tout d'abord réticent, Maximilien accepte ,peu à peu, le jeu de la psychothérapie.

 

La pièce propose quelques bonnes idées d'écriture et de mise en scène. Quant au texte il m'a semblé d'autant plus faible que son interprête Nikola Parienty était affreusement mauvais. Sans grâce,  ni nuance. Peut-être était-ce un très mauvais soir ? 


Du coup, tout semble bien long et on compte les séances en ayant sans cesse en tête qu'à la 17ième aura lieu la délivrance de Maximilien et surtout la notre."

Partager cet article
Repost0
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:20

gpr_troissoeurs0910.jpgAlain Françon réunit une distribution de rêve à la Comédie Française pour sa nouvelle mise en scène : les Trois Soeurs de Tchekhov. Guillaume Gallienne, Michel Morin, Eric Ruf, Michel Vuillermoz, Laurent Stocker entre autres se retrouvent dans une grande maison Russe un jour de fête. Une certaine ferveur régne dans la maison. On découvre les trois soeurs Irina la plus jeune toute en joie pleine de projets d'avenir, Macha entre tristesse et rage qui s'ennuie avec son mari et Olga, l'ainée raisonnable. Toutes trois rêvent de quitter cette maison et de repartir vivre à Moscou, là où est la Vie. Tout au long des quatre actes on verra le rêve s'éloigner irrémédiablement et les désillusions s'installer.

La mise en scène et les décors de Françon (très inspirés de ceux d'origine comme pour "La Cerisaie" de La Colline) nous emportent instantanément dans la Russie d'un 20ième siècle naissant. Les comédiens parfaits nous transportent par le rire au premier acte et de plus en plus dans la nostalgie, le chagrin et l'ironie du désespoir.

Dans la scène finale réunissant les trois soeurs les comédiennes Elsa Lepoivre (Macha), Florence Viala (Olga) et Georgia Scalliet (Irina) nous bouleversent une dernière fois, après trois heures d'un voyage poignant.

Partager cet article
Repost0
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 15:32

Camelia-Jordana-Non-non-non.jpgCamelia Jordana s'est exercée à la scène pendant 5 soirs au studio des Champs Elysées. Accompagnée par 5 musiciens dont Babx, elle a présenté l'ensemble des titres de son album avec une décontraction peut-être un peu feinte mais plutôt sympathique. Sans difficulté, elle a su sur les morceaux les plus rythmés entrainer le public à danser. Dans un autre genre, la reprise de Lettera de Babx  fut un des très bons moments du concert. La voix était bien là toujours un peu étrange et parfaitement en place.

Pour finir, Camilla Jordana a interprété en duo avec L. le titre que cette dernière lui a composé pour l'album, avant de lui laisser la scène le temps d'un titre ("Jalouse" encore et toujours...).


Pour un coup d'essai, c'était plutôt pas mal du tout.


Partager cet article
Repost0