Jeanne et Arthur se rencontrent en discothèque, tombent amoureux, vivent heureux ensemble jusqu'au jour où Arthur  ne sait plus ce qu'il est censé acheter chez l'épicier.

Adaptation par Marie-Julie Baup et Thierry Lopez (qui ont interprété la pièce à sa création) du livre In others words de Matthew Seager, Oublie-moi doit beaucoup à la qualité de ses interprètes. Mathilde Roehrich et Kevin Garnichat (ce soir, car il y a alternance) sont absolument charmants.

Oublie-moi doit aussi beaucoup à sa scénographie, son décor sucré, sa mise en musique et en scène qui dynamisent agréablement et de façon acidulée le récit.

Les auteurs ont, malheureusement, choisi un récit chronologique et descriptif. Le sujet étant rapidement exposé, son issue assez évidente, la répétition des scènes lasse vite. Il aurait fallu une écriture plus riche ou une composition du récit plus surprenante. Oublie-moi manque ainsi de puissance et de surprise dans sa dramaturgie et finit par ennuyer un peu.

Sur un sujet similaire, on se souvient de la pièce Le père de Florian Zeller qui etait bien plus percutante.

Oublie-moi a reçu les Molière 2023 du meilleur spectacle privé, de la mise en scène, du comédien (Thierry Lopez) et de la comédienne (Marie-Julie Baup).

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En 1921, 3 ans après une guerre qui a décimé les hommes et les villes, la France se reconstruit. Pierre de Coubertin, père des Jeux Olympiques modernes, va se battre pour que les JO aient lieux à Paris, soutenu par le président Doumerg qui espère ainsi insuffler au pays de l'optimisme et lui redonner un peu de son prestige 

600 000 billets vendus, 3 088 sportifs représentant 44 nations (sans l' Union Soviétique déjà) dont 135 femmes vont s'affronter, entre autres, au stade de Colombes (qui accueillera le hockey sur gazon en 2024), à la piscine des Tourelles, construites pour l'occasion.

Ce documentaire, remarquable aussi parce qu'il est uniquement constitué d'images et de documents d'époque, raconte ces jeux de leur préparation jusqu'aux évènements majeurs des épreuves sportives. Problèmes de transports (contournés par certains grâce à l'utilisation d'une trotinette !), crise du logement, augmentation des tarifs, mise en relation des.visiteurs et des parisiens souhaitant louer une chambre, dépassements de budgets, prix excessif des places, produits estampillés JO, dopage... les similitudes avec les JO 2024 et le sport actuel sont étonnantes.

Apparition et suppression de certaines disciplines, célébrités sportives de l'époque, rôle du sport dans la libération des corps, racisme colonial, place des femmes,dans le sport et la société... le documentaire, tout en contant ces Jeux, trace un portrait de la France et du Paris des années 20.

A voir en replay sur Public Sénat 

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David Teboul réunit quatre rescapées d'Auschwitz-Birkenau, Ginette Kolinka, Isabelle Choko, Judith Élan et Esther Sénot, toutes les quatre nonagenaires. Elles témoignent de leur histoire, seules auprès du réalisateur et ensemble autour de deux repas, dans des échanges animés par des incompréhensions cocasses et des divergences de perception dûes à leurs trous de mémoire, leurs différences sociales, culturelles, d'origines.

Ces différences de point de vue. qui auraient pu brouiller le récit, au contraire l'enrichissent, rappellant que l'holocauste n'a pas broyé une communauté mais une multitude d'individualités.

Le réalisateur inclut également dans son documentaire le témoignage préservé par la USC Shoah Foundation de Marie Chafir, amie de déportation d'Esther Sénat.

A voir en replay sur France.tv

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Depuis juillet 2010, ce bateau en bois, arrimé quai de la rapée, héberge un centre de jour du pôle psychiatrique de Paris Centre.

Nicolas Philibert filme en séquences longues, ininterrompues, le quotidien du bateau, les ateliers mis en place, les échanges entre le personnel soignant et les patients. Il donne également la parole à certains patients qui s'expriment sur leur situation. Il donne aussi à voir l'importance de l'art comme vecteur d'expression. Peinture, dessin, poésie, musique, danse, cinéclub... occupe beaucoup d'entre eux.

La quiétude qui semble régner sur ce bateau impressionne. Ici tout semble couler de source. Et les singularités de chacun forment un collectif qui fleurent bon la bienveillance.

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Alexandre Léger, grand œnologue et créateur du célèbre et redouté guide Léger, vient de mourir chez lui à Tokyo. Son testament met en compétition sa fille Camille qui ne l'a pas revu depuis 20 ans et Tomine Issei, son fils spirituel. Ils s'affronteront dans trois épreuves. Celui qui gagnera héritera de l'empire Léger.

La série, adaptée du manga, affiche un certain standing par la qualité de sa réalisation, par la beauté de ses décors et son travail sur le son qui laisse notamment place au silence et aux bruits spécifiques à la discipline viticole. Les comédiens sont très bien dont Fleur Geffrier parfaite.

Les deux premiers épisodes séduisent et surprennent d'emblée par la plongée précise et documentée dans le monde du vin qu'ils proposent. Les épisodes suivants cèdent trop de place à un récit d'un romanesque facile, frôlant le soap opéra. Abstraction faite de cette tendance, la série demeure une belle proposition.

Nous vous conseillons de visionner la série en version originale (français, anglais, japonais), l'interprétation y est plus fine.

A voir en replay sur France.tv

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