SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 18:00

 

 

Gwenaël Morin adapte "Les Justes" de Camus au théâtre Bastille.
Il s'appuie sur l'oeuvre de Camus pour démontrer les similitudes de l'engagement des terroristes et des comédiens. Selon Morin, les comédiens tout comme les personnages des Justes s'investissent avec passion et excés et se mettent en danger dans le but de changer la vie.
Ainsi, ce n'est pas tout à fait à une représentation des Justes que Morin nous invite mais à la représentation de comédiens jouant "Les Justes". Deux pièces en une en quelque sorte puisqu'à aucun moment la pièce de Camus n'est éclipsée par le montage de Morin. 
Mais là où Camus ne prend pas vraiment position, Morin, lui, affiche son opinion en dénonçant (de façon un peu enfantine) l' usage de la violence qu'elle soit légale ou non. Lui, il a choisit le théâtre.
Les comédiens parfaits (mention spéciale pour les filles) savent en 3 secondes sortir de la dramaturgie de la pièce de Camus pour nous plonger dans les affres de la création puis nous ramener vers Les Justes.
Bien qu'ovni et sans doute blasphéme pour les puristes, Les Justes de Morin séduisent jusqu'au bout.

 

 

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 21:19
       © Isabelle Dujardin
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 20:43
Vu "Paris" de Cédric Klapisch.
Un film choral de plus qui comme 95% des films chorals survole tous les personnages, toutes leurs histoires, sans rien approfondir. Tellement qu'on se fout royalement de ce qui peut leur arriver.

Quant au pauvre Romain Duris, en malade-peut-être-en-fin-de-vie-mais-c'est-pas-sûr et donneur de leçon, il est particulièrement tête à claques.

Même nos chers Lucchini et Binoche ne sortent pas indemnes de cet enchainement de clichés ridicules.

Ca ressemble à du Lelouch dans ses plus mauvais jours. 
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 20:42


Le 7 octobre, Joseph d'Anvers présentait au Nouveau Casino son deuxième album "les Jours sauvages".
Plus rock et pop que son premier opus, qui était assez répétitif et ennuyeux. "Les Jours sauvages" recèle quelques vrais bons morceaux aux mélodies entraînantes et aux textes soignés. En titre phare, "Kids" que l'on peut écouter sur les ondes, pourrait donner à Joseph d'Anvers une reconnaissance publique qui lui manque encore.

Sur scène, d' Anvers fait montre d'une belle présence et d'une réelle attitude rock. Les guitares électriques se font plus présentes que sur le LP et sa voix toujours prenante. Accompagné par de parfaits musiciens, le chanteur a accueili Money Mark, membres des Beasty boys, pour interpréter leur duo "Kids". 
D'Anvers installe rapidement une belle complicité avec le public qui conquis rappellera à trois reprises le chanteur et ses musiciens, pour prolonger cet excellent moment.


Joseph d'Anvers fait partie des nominés pour le Prix Constantin de cette année, ainsi que Barbara Carloti.

 

 

PS : on notait la présence dans le public d'Elsa Lunghini qui devait se dire qu'elle aurait mieux fait de faire appel à D'Anvers plutot qu'au fade Da Silva pour composer son dernier album...
 

 

 

 

 

 

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 11:45

Gad Elmaleh est au Palais des Sports jusqu'au 1er novembre avec son dernier spectacle "Papa est en haut".
Ce vendredi soir, son entrée tout en déhanché sur un titre de Prince a vite mis le feu à une salle déjà conquise par avance.

Il faut dire que ça fait déjà un bon moment que Gad nous fait rire, de Chouchou au Blond.

Passé maître dans l’art de croquer notre quotidien, ses histoires parlent à tous, toutes générations confondues. Ses manies, petites hontes, et autres grandes déconvenues, ont les connais ce sont les nôtres ou celles de nos proches.

A cet art de conter comme personne les curiosités de nos vies, s’ajoute une présence et un charisme exceptionnels aux quels s’ajoutent ses talents de danseur, musicien, mime et comédien. Aussi, on remarque son incroyable capacité à occuper l’espace. Comment fait-il pour ainsi évoluer sur la scène immense du Palais des Sports sans qu’un seul instant on l’y voit tout petit ?

Alors, bien sûr, la recette est toujours la même, partir d’un fait de notre quotidien et le raconter en pointant le doigt sur ses côtés absurdes.

Alors oui, on se demande pendant les 2 premières minutes si cela va encore nous amuser. Et on s’incline bien vite, déjà plié en deux.

Alors bien sûr, il y a ce défaut du Stand up qui consiste trop souvent à enchaîner les bons mots sans lien entre eux. Mais ces bons mots sont si bons que cela marche et surtout Gad s’en sert surtout comme d’une mise en bouche avant de très vite entrer dans de vrais récits.

On retiendra plus particulièrement la description de la sortie d’école et des enfants, et celle des valises sur le tapis de l’aéroport.

Ce vendredi, c’est debout que le public a salué Gad Elmaleh et son impressionnante performance d’artiste.

 

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 21:53

En arrivant tranquillou, ce soir, à la Maroquinerie, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une file d'attente sur le trottoir de la rue Boyer. Moi qui pensais que Bensé était une jeune artiste quasi inconnu de tous comme de moi-même... au premier regard, le diagnostic tombe imparable : ça sent le fan club.
Et en effet, c'est une salle très chaude, en attente, prête à donner et à recevoir, qui entrera en communion avec Bensé. Toute la soirée le public debout comme un seul homme reprendra en choeur les refrains (et aussi quelques couplets) du répertoire Benséin. J'avais comme qui dirait un sacré train de retard...
Bensé, sans doute lui aussi un peu surpris par ce triomphe, était aux anges, qualifiant cette soirée de plus belle de sa vie.
C'est vrai que c'était sympa tout ce bonheur sur scène et dans la salle.
Par contre, côté répertoire ça m'a moins plus. Non pas que ce soit mauvais, mais l'impression d'avoir déjà entendu ces mélodies 10 fois ne m'a pas quitté de la soirée. Et ce ne sont pas les textes sans intérêt tant par le fond, que par la forme qui me convaincront.
Alors, il y a bien eu le duo avec Rose (sa bien aimée) qui était mignon tout plein, y'a bien eu un titre seul à la guitare qui était au-dessus du lot... Mais, il faut bien le dire, je n'ai rien trouvé de nouveau sous les cordes Benséennes.
Alors, tout de même, il faut saluer cette belle énergie sur scène et cet immense plaisir d'y être qui indéniablement habite Bensé.
C'est sympathique et ça peut suffire à vous faire passer une bonne soirée.
Pour ce qui est de l'écoute de l'album sur une platine à la maison, ce sera sans moi.


PS : en première partie Moja (?), très jolie voix et un répertoire entre Asia et Ayo. Sympa mais là aussi trop souvent entendu.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 18:07

Le Point Virgule présente du mercredi au samedi à 21h15, le chroniqueur de France Inter, ex-Fous du Roi, Régis Mailhot.

Pendant 1h15, le comédien, seul en scène, enchaîne les saillies d' humour avec pour sujet de prédilection la politique et les maux de notre société. On note quelques bons mots même si l'originalité n'est pas toujours au rendez-vous. On remarque aussi quelques commentaires satiriques se référant à des événements un peu trop lointains et déjà bien trop commentés pour être encore amusants. La belle présence scénique du comédien nous offre tout de même de bons moments et puis selon l'aveu même de Régis Mailhot les soirs se suivent et ne se ressemblent pas ; son texte variant en fonction de son humeur et de l'actualité. Un autre soir eu peut-être était mieux ?

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 17:00

Les Shearwater présentaient le 12 septembre dernier leur 5ième et nouvel album "Rook".
La musique des Shearwater, c'est une folk assez rock et particulièrement lyrique. Lyrisme des envolées mélodiques et surtout de celles vocales de leur leader-chanteur Jonathan Meibourg.
Les Shearwater sur scéne c'est une belle présence scénique, des arrangements riches et de  belles harmonies.
Un bon moment donc même si le lyrisme vocal de Meibourg peut lasser un peu. 

 


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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 13:56

Jusqu'au 14 septembre, la MEP propose une rétrospective du travail d'Annie Leibovitch.
Photographe Américaine, elle est l'auteur pour Vanity Fair, Vogue et Rolling Stone... de célèbres portraits de personnalités dont par exemple la fameuse photo de Demi Moore enceinte. Présentés en grand format, ces portraits côtoient de trop rares clichés pris au JO de 1996, au Rwanda pendant le génocide et en ex-Yougoslavie. Ces oeuvres professionnelles sont accompagnées de photos privées, petits formats, souvenirs de voyages, de son père mourant, de ses enfants et de sa compagne, l'écrivain Susan Sontag, malade et agonisante.


Si les portraits accrochent le regard et séduisent, si les clichés d'actualité marquent, l'insertion des photos privées accrochées sans logique particulière, ni thématique, ni chronologie, ne touchent pas et intéressent peu.
Ainsi, impossible de faire le lien entre les étapes de la vie privée d'Annie Leibovitch et l'évolution de son travail artistique. Quel intérêt porter à ces photos qui ne disent finalement rien du travail de l'artiste ?


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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 14:33

Catherine MOUCHET www.zabouille.over-blog.comCatherine Mouchet a débuté sa carrière au théâtre jusqu'à sa rencontre avec Alain Cavalier en 1986. Le réalisateur lui offre le rôle principal dans son film "Thérèse". Sa prestation de Thérèse de Lisieux la voit récompensée du César de la meilleure actrice et du Prix Romy Schneider. Son interprétation est magistrale et les amateurs du film ne peuvent oublier sa voix murmurée, ses intonations particulières, son sourire et son regard exaltés. La force de son rôle et celle de son incarnation marquent tellement les esprits que Thérèse et Catherine en deviennent indissociables.

Est-ce la raison pour laquelle, il faudra attendre près de 15 ans pour la revoir de façon presque soutenue au cinéma ou à la télévision ? Toujours parfaite dans des rôles qui ne méritent pas souvent d'être interprétés par un tel talent.

A quand, à nouveau, un vrai beau rôle pour Catherine Mouchet ?


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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 11:32

Le Musée Maillol accueille 35 artistes contemporains chinois et nous propose ainsi un panorama des tendances artistiques chinoises de ces 30 dernières années.
Beaucoup de peintures et de photos. Une salle vidéos dans laquelle vous pouvez prendre le temps de vous arrêter notamment pour un film intrigant dont le personnage principal est interprété par une poupée gonflable...
Peu d'installation et de sculpture.

Atteinte aux droits de l’homme, absence de toute individualité, mutations de la chine entre communisme et société de consommation, l'exode des paysans vers les mégapoles… les œuvres témoignent des difficultés de vivre en Chine. Les œuvres bien que moderne sont très marquées par les traditions chinoises. La revendication d’une expression personnelle qui veut trouver sa place dans un pays dont la richesse de l'Histoire ne saurait être oubliée.



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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 09:24

Jérôme Daran écrivait avec Florence Foresti les sketchs qu'elle interprétait chez Ruquier.
Des sketchs suffisamment drôles pour éveiller une réelle curiosité sur le travail du Daran seul en scène.
Eh ben finalement non.
Manque de charisme, manque d'originalité, manque de fluidité, manque d'humour...
Je n'ai pas été séduite par le bonhomme qui m'a plus fait l'effet d'un petit gars qui "essaye pour voir si ses blagues peuvent plairent aux copains" avec des sketchs écrits comme en un premier jet.
Trop de jeux de mots pourris, pas de rythme.
Quant à l'interprétation gros manque de concentration avec trois fous rire qui ont fini par agacer.
Bref, c'était pas terrible mais peut-être n'était-ce pas un bon soir...

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 15:20

La Maroquinerie est par sa taille et sa convivialité l' écrin idéal pour une rencontre au plus près des artistes.
Peter Von Poehl l'avait choisi pour 5 concerts en ce début de juillet. Parsemées des morceaux phares de son premier album, ces soirées ont été aussi l'occasion de présenter et tester les titres qu'il enregistre actuellement pour son prochain LP (sortie prévue en octobre). Sans surprise quand on connait le talent de l'artiste, ces morceaux ont aussitôt emballé le public. Mélodies idéales et orchestrations chiadées semblent à l'instar de l'album précédent au rendez-vous.
Nous (moi et moi-même) ne dirons jamais assez qu'il faut aller voir les artistes en concert. Et plus particulièrement Peter Von Poehl qui en plus de sa belle et entraînante musique (réorchestrée plus rock pour l'occasion) y propose son sourire XXL, son humour décalé et son français au parfait accent suédois.
C'est bien simple, après un concert de Peter Von Poehl, on se prend à aimer le monde entier.


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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 13:33

Du théatre de boulevard rural ni très drôle, ni très original.
Mais pas honteux non plus.

A réserver aux amoureux du genre.

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 14:49
Comédie américaine crétinisante sans surprise : idiote, grossière et rarement drôle.

Seule surprise du film : le sourire critique accordé par Télérama ...
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 14:03
Il est vrai que je ne suis pas une grande fan du répertoire de Tom Waits.
Mais tout de même, je ne me suis jamais ennuyée autant en écoutant ses compositions.
L'album de Scarlett Johanson est d'un ennui mortel.
Même sa voix qu'on avait pourtant pu apprécier sur une reprise de Summertime (écouter ici :  http://zabouille.over-blog.com/article-7338886.html) est, ici, sans intérêt, monocorde, écrasée, synthétisée, déformée par la reverbe dont le réalisateur use et abuse.
Les instruments eux-mêmes n'ont aucune âme, comme dépouillés de tout semblant de vie par l'ordinateur Roi. Alors, évidemment tout est question de goût. Mais pour moi, c'est définitif, ce genre d'arrangement électro-robot m'insupporte et m'ennui au plus haut point.
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 22:26

Je ne me souviens pas avoir autant rit en lisant qu'en dévorant le livre "Gamines" de Sylvie Testud.

C'est irrésistiblement drôle, attachant et émouvant, aussi, un peu. Ce n’est pas de la grande littérature, mais l'écriture alerte et la fraîcheur du ton vaut bien plus que 90% de la production actuelle.
Livre de Poche propose désormais ce livre au prix de 6€.

Tout bien réfléchit, la dernière fois que j'ai ris, presque autant, c'était déjà à la lecture de livres de Sylvie Testud...


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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 21:04

Sentiment étrange à la sortie du cinéma. Ni déçue, ni conquise par ce curieux "Conte de Noël". Aucun ennui ressenti pendant ces pourtant 2h30 grâce à des comédiens au meilleur de leur talent à commencer par Matthieu Amalric et Emmanuelle Devos mais aussi Jean-Paul Roussillon et Catherine Deneuve. Grâce aussi à des dialogues assez percutants. 
Le scénario est riche, très riche peut-être trop. Difficile d'accorder à ces personnages aux caractères forts et à leurs histoires personnelles et collective suffisament d'intérêt. La concurrence est trop rude. La mise en scène est fourre-tout comme si Desplechin voulait s'essayer à tous les effets, refusant de choisir. Aussi, le montage manque cruellement de fluidité, l'enchainement des scènes est souvent brutal. Comme pour accentuer le malaise... Moment surprenant toutefois : une scène d'amour avec Chiara Mastroianni sur fond de clavecin qui évoque instantanément le style de Truffaut dont Desplechin admire tant l'oeuvre.
"Un Conte de Noël" bien malin finalement puisqu'il qu'il plaît et déplait tout à la fois.

 

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 17:19

En voyant Jack Penate chez Manu Katché hier soir sur l'excellente Arte (chaine publique intelligente et sans pub. Tu vois Nico., inutile de perdre du temps et de l'argent à essayer de la créer. Elle existe déjà....), je me suis souvenue que j'avais omis de parler de son bel album "Matinée".
A la fois pop, folk et rock avec un peu de ska, et quelque chose de Morrissey, des Clash, mais aussi de Kenziah Jones, Jack Penate nous entraine sur des mélodies imparables et sur des rythmes qui poussent à la danse ou plutôt aux sauts de cabri. 
Rien n'est à jeter dans cet impressionnant premier album. Chaque titre enchante.

Cette  "matinée" annonce de nombreuses heureuses années.


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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 18:03

Poncho orange sur fond noir, noir de l'immaculé décor, noir comme les tenues des choristes percussionnistes du corps. Orange et noir, folie et discipline.
La discipline, indispensable à l'Art du claquement de doigts, du frollement des étoffes et des peaux, du claquement de langue et autres bruits de bouche.
La folie de Camille qui en déborde.
5 choristes-"percussionnistes", 2 human beatboxes et une nana du genre sale gosse entrainent le public dans le miracle de la musique des corps.
Difficile de réaliser qu'aucun instrument de musique traditionnel n'est en action (à part le piano qui intervient peu). Et puis, il y a la voix de Camille. Une voix parfaitement maitrisée de la cave aux plus hauts cieux. Un élément impressionnant de plus, dans cette broderie, ce travail d'une précision d'orfèvre. 

La première partie du concert se déroule enchainant merveilles du deuxième et troisième album. Pas un mot pour le public, de toutes façons déjà conquis et bouillant, partagé entre le besoin d'une écoute quasi religieuse et le violent désir d'acclamer. Trois quart d'heure de pure bonheur où le génie de Camille et sa troupe prend toute sa place. 
Puis, Camille s'adresse au public pour la première fois et lance un bonsoir qui sera le signe du commencement d'une autre forme de concert. A la fois déconnante et concentrée, souriante mais ferme menant le navire, Capitaine-chef d'orchestre à la partition précise, elle ne cessera d'encourager le public à prendre part à la création des chansons plus rythmées qu'en première partie et donc plus enclines à accueillir la participation du public. A partir de ce moment, le concert perd un peu de cohérence et devient un fourre-tout mélant l'exceptionnellement bon et le "simplement" distrayant. Les 2 human beatboxes s'affrontent en un duel impressionnant sous les encouragements et pas de danse tribale d'une Camille survoltée, les titres plus boum-boum du dernier album prennent la plus grande place, Camille nous offre un fabuleux "14 septembre" réorchestré en messe puis invite son cocker en un surprenant et très drôle duo de 30 secondes et clôt avec sa troupe ces 2 heures de concert en communion avec le public, au plus prés de la fosse et sans micro, sur "Paris" (et ceci dans une robe noir dont le dos décolleté ferait même rougir Mireille Darc qui en a connu d'autres). 

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 18:04


  Barbara Carlotti à l'Européen c'est en chiffres :
  3 soirs
  1000 spectateurs
  1h50 de concert
  1 première partie (ce soir-là, JP Nataf, trés bien)
  40 degrés centigrade
  2 guitaristes (JP. Petit et JP Nataf encore)
  1 bassiste
  1 batteur
  1 alto, 1 violon
  1 clavier
  1 danseur

Pour les émotions et les sensations, c'était vachement bien !!!
Mais vous n'en saurez pas plus. Vous n'avez qu'à y aller vous même...
J'en ai assez de dire tout le temps "Barbara Carlotti c'est trop super top vachement bien que faut y aller la voir et écouter ses disques".

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:29

Arman Méliès est un chanteur français plébiscité par Télérama, Les Inrockuptibles et Libération entre autre presse intello-je-me-la-pête (que je lis chaque semaine au demeurant...).
Pour moi c'est une bonne raison de se pencher sur le phénomêne, cette presse étant plutôt culturellement exigeante.
Arman Méliès, donc, présentait, ce mercredi et jeudi, dans la jolie salle du Divan du Monde, son nouvel et troisième album "Casino".

L'Arman Méliès que j'ai écouté et vu hier c'est un chanteur fort sympathique et accueillant.
C'est une voix belle et douce, berçante qui se fait au fil des chansons monocorde, monotone, tant et tant qu'on finit par espérer qu'elle déraille, qu'elle se brise, qu'elle crie.
L'Arman Méliès que j'ai écouté et vu hier offre des mélodies aériennes, plutôt imparables qui s'avèrent au fil de la soirée étrangement semblables.
Sentiment accentué, ou peut-être même créé, par des orchestrations pas désagréables mais lourdes, répétitives, sans risque, sans surprise. Des orchestrations qui variétisent, FMisent, Calogérisent, qui semblent chercher l'efficacité à tout prix, celle qui ménera au succès public peut-être.
L'Arman Méliès que j'ai écouté et vu hier est un auteur doué. Ses textes sont beaux et musicaux.

En l'Arman Méliès que j'ai entendu hier je n'ai pas reconnu celui décrit par la presse. En fait, je m'attendais à de la Chanson, à la sauce folk avec une légère pointe de rock. Et j'ai écouté de la variété. Moi j'aime beaucoup la variété mais pas assez pour l'écouter Live.
Alors, si je devais conseiller l'Arman Méliès que j'ai vu hier, je lui dirais de continuer à écrire ses beaux textes et ses jolies mélodies, de revenir à des arrangements plus fins et d'offrir l'ensemble à de plus grands interprétes.



*Sur son deuxième album, Arman Méliès chantait en duo avec Bashung (sur l'album duquel d'ailleurs il a écris deux titres). Hier, c'est Joseph d'Anvers qui est venu, le temps d'une chanson, accompagné Méliès de sa jolie voix et sa charismatique présence. De jolies reconnaissances*

 

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 22:04
Film à sketchs filmés en noir et blanc.
Quelques idées de mise en scène sympa mais musique un peu canibalisante.
Ensemble assez inégal avec  toutefois de bonnes idées et de vrais bons moments.
D'excellents comédiens très connus et moins connus.
Un peu décevant tout de même au regard de la bande annonce, finalement meilleure que le film.
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 20:41

Il y a longtemps que je t' aime est le premier film écrit et réalisé par l'écrivain Philippe Claudel qui est une des plus jolies plumes du moment.

Si la littérature de Claudel enchante, au cinéma, l'auteur déçoit là où on ne s'y attendait pas : son scénario. Ainsi, l'intrigue ne tient pas plus loin que le premier tiers du film. Dés lors le secret de Kristine Scott Thomas n'en est déjà plus un. Aussi, sa fin convenue est bien loin d'être à la hauteur de sa belle et intrigante héroïne. Et bien sûr, la scène de la révélation finale est affreusement tire larmes et lourdingue, jusqu'aux dialogues sur-écrits alignant les poncifs.
Pourtant et malgré ces défauts, le film de Claudel touche dans le beau portrait de femme qu'il dessine. Interprétée par Kristin Scott Thomas qui est magnifique dans ce rôle de revenante. Dés la première image, cette femme étrange et triste captive. Face à Kristin Scott Thomas, le reste de la distribution est parfaite à commencer par Elsa Zilberstein qui
excelle aussi dans un rôle tout en retenu.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 21:25

Ca se confirme et L'Idéal vient à point pour assouvir mon appêtit :
j'adôôôôreeeeeeeeeeee la musique de Barbara Carlotti, sa voix élégante, sa pop chic, sa distance polie, ses textes onironiques (y'a pas d'erreur de frappe), ses mélodies jolies.
L'idéal est plus enjoué que l'opus précédent. Certains regretteront la douce mélancolie des Lys Brisés, ils se rattraperont avec "La Lettre" (plage 10). 
Moi, j'aime les deux albums et j'adore sur L'Idéal les orchestrations 70's avec du clavier à la Doors, des cuivres en cavalerie, des cordes montées en guitare, en violon ou en piano.

L'Idéal se trouve chez tous les bons disquaires.

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