1984, Ritchie, Rosco, Colin, Ash, quatre jeunes gays et leur amie Jill, partagent une colocation à Londres. Alors qu'ils débutent leur vie de jeunes adultes, une épidémie touche les homosexuels.

A travers ses héros, leurs amis et leurs familles, It's a sin conte l'avènement et l'avancée du SIDA, le déni, les incompréhensions, les mises au banc, les à priori et l'évolution des mentalités. La série, dans des scènes enchaînant insouciance, ivresse de vivre et terreur, fait, sur 10 ans, le portrait d'une génération sacrifiée.

Les comédiens sont épatants et le récit, sans tomber dans la démonstration ni sacrifier le romanesque, met bien en évidence les errances de la société face au fléau, la maltraitance subit par la communauté gay, le désarroi de tous et l'ampleur du désastre.

A voir en replay sur france.tv

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Dans un collège de Hambourg, plusieurs vols se produisent. Carla, une jeune enseignante laisse sa web cam allumée.

Ce film qui se déroule essentiellement à huis clos démarre sur les chapeaux de roue mais s'essouffle rapidement. A une mise en place claire et prometteuse, succède un récit assez confus et aux intentions équivoques.

Les incohérences dans les attitudes des professeurs et des élèves sont trop nombreuses pour que le film fonctionne vraiment. Il est difficile de croire à ce récit caricaturale. De plus, très vite le scénario fait des choix qui interrogent sur le message sous jacent à cette histoire de chaos dans la mini société que représente le collège. Comment faut-il interpréter le fait que la coupable soit vêtue d'un chemisier au motif d'étoiles jaunes ? Un choix d'autant plus troublant que la scène finale place son fils dans une situation évoquant la judéité. Comment faut-il comprendre le fait que le 1er accusé, sur un prétexte grossier, soit Ali,  élève de religion musulmane ? Les scénaristes remettent-ils en cause l'impartialité de la Presse lorsqu'ils imaginent que le journal du lycée, sous couvert de liberté d'expression, travestisse la réalité de la situation ? Les exemples d'interprétation dans le sens d'une vision particulière du monde sont un peu trop nombreux pour qu'il s'agisse de hasards ou d'un effet de l'actualité sur notre perception. 

On peut aussi penser que ce faux thriller se place dans la catégorie des films aux objectifs humanistes, anti-racistes et anti antisémites, échouant par une extrême maladresse.

L'excellence de l'interprétation de Léonie Benesch, dans le rôle principal, demeure le seul véritable atout du film.

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A Easttown, en Pennsylvanie, la détective Mare Sheenan enquête, depuis 1 an, et sans succès, sur la disparition d'une jeune fille. Parallèlement, elle tente de gérer une vie personnelle complexe.

Ce polar sombre sans grande originalité si ce n'est de savoir proposer de vrais moments drôles (Jean Smart, excellente) se déploie avec rythmes et rebondissements. Sa valeur principale repose sur ses personnages et dans le fait que la vie privée du flic est plus intéressante que l'intrigue policière. Rien de mièvre dans le portrait de cette femme de 50 ans qu' incarne impeccablement Kate Winslet. Elle est inoubliable dans le rôle de l'enquêtrice, star locale autant respectée que critiquée, séduisante, borderline, maniant finement l'humour désespéré et qui ne lâche jamais l'affaire.

Tout dans l'écriture du scénario est fait pour mettre en avant les portraits précis des personnages, ceux qui constituent une famille ou toute une communauté. Les seconds rôles sont finement dessinés et interprétés (Julianne Nicholson, Angourie Rice, Evan Peters,...). Enfin, l'histoire semble avoir été écrite pour dénoncer tout le mal, volontaire ou involontaire que les adultes peuvent faire aux enfants.

A voir sur M6play.

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Meilleur film : Oppenheimer de C. Nolan

Meilleure réalisation : Christopher Nolan pour Oppenheimer

Meilleure actrice : Emma Stone dans Pauvres créatures

Meilleur acteur : Cillian Murphy dans Oppenheimer

Meilleure actrice dans un second rôle : Da'Vine Joy Randolph dans Winter Break 

Meilleur acteur dans un second rôle : Robert Downey JR. dans Oppenheimer

Meilleur scénario original : Anatomie d'une chute de Justine Triet et Arthur Harari

Meilleur film international : La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer

Meilleur film documentaire : 20 Days in Mariupol  de M.Chernov

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1928, à Paris, Ida Rubinstein, danseuse et chorégraphe, commande à Maurice Ravel la musique de son prochain ballet. Ravel se retrouve confronté aux affres de la création.

Anne Fontaine, à travers la création du Boléro, esquisse le portrait d'un homme, sans femme ni enfant, à la fois distant et d'une grande sensibilité, obsédé par la musique, tout à la fois, reconnu pour ses compositions et malmené par la critique. Un homme mystérieux essentiellement entouré et épaulé par des femmes. Sa mère Marie (Anne Alvaro), la pianiste Marguerite Long (Emmanuelle Devos), Ida Rubinstein (Jeanne Balibar) et Misia Sert (Doria Tillier), sa chère amie, auxquelles s'ajoute son fidèle compère Cipa Godebski (Vincent Perez), sont les autres personnages principaux de ce faux biopic, tous excellemment interprétés.

Raphaël Personnaz est parfait dans le rôle du compositeur obsessionnel, aux sentiments et actes contradictoires, entre euphorie créatrice, découragements et auto dépréciation. Un technicien de la musique semblant se défier des sentiments mais y tombant pourtant.

Dans les 90 premières minutes, la réalisatrice parvient à effleurer, à travers le récit de la création d'une oeuvre connue et reconnue, la personnalité mystérieuse de son créateur. La dernière demi-heure dédiée à la maladie de Ravel est moins convaincante, voir inutile.

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