Sophie, fille d'agriculteur et lycéenne brillante, intègre une classe préparatoire. Elle va être confrontée aux concepts complexes à étudier, aux facilités et aisances drs autres étudiants mais aussi à ses origines paysannes.

Cette plongée dans l'enfer des classes préparatoires part un.peu dans tous les sens. Le scénario semble vouloir embrasser de multiples sujets (mal être des agriculteurs, gilets jaunes, transfuge de classe, sentiment d'illégitimité, la déprime étudiante...). Tout est un peu survolé. Malgré tout, le portrait de cette jeune fille, très finement incarnée par Suzanne Jouannet, se dessine et on suit son parcours avec intérêt et empathie. L'angoisse créée par le fonctionnement à marche forcée de la prépa, nous gagne. La qualité globale des interprètes fait d'ailleurs beaucoup dans l'intérêt du film : Maud Wyler, surprenante dans le rôle d'une peau de vache, Maryline Canto, Marie Colomb, Lorenzo Lefebvre , Alexandre Desrousseaux, Antoine Chapey...

Le film se clôt sur une note réjouissante qui dit l'importance que des étudiants venus d'autres horizons que celui des "grandes familles"  intègrent les grandes écoles, pour qu'ils puissent eux aussi et avec leur vision et leurs origines avoir la possibilité de changer le monde de l'intérieur.

 

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1984, Ritchie, Rosco, Colin, Ash, quatre jeunes gays et leur amie Jill, partagent une colocation à Londres. Alors qu'ils débutent leur vie de jeunes adultes, une épidémie touche les homosexuels.

A travers ses héros, leurs amis et leurs familles, It's a sin conte l'avènement et l'avancée du SIDA, le déni, les incompréhensions, les mises au banc, les à priori et l'évolution des mentalités. La série, dans des scènes enchaînant insouciance, ivresse de vivre et terreur, fait, sur 10 ans, le portrait d'une génération sacrifiée.

Les comédiens sont épatants et le récit, sans tomber dans la démonstration ni sacrifier le romanesque, met bien en évidence les errances de la société face au fléau, la maltraitance subit par la communauté gay, le désarroi de tous et l'ampleur du désastre.

A voir en replay sur france.tv

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Dans un collège de Hambourg, plusieurs vols se produisent. Carla, une jeune enseignante laisse sa web cam allumée.

Ce film qui se déroule essentiellement à huis clos démarre sur les chapeaux de roue mais s'essouffle rapidement. A une mise en place claire et prometteuse, succède un récit assez confus et aux intentions équivoques.

Les incohérences dans les attitudes des professeurs et des élèves sont trop nombreuses pour que le film fonctionne vraiment. Il est difficile de croire à ce récit caricaturale. De plus, très vite le scénario fait des choix qui interrogent sur le message sous jacent à cette histoire de chaos dans la mini société que représente le collège. Comment faut-il interpréter le fait que la coupable soit vêtue d'un chemisier au motif d'étoiles jaunes ? Un choix d'autant plus troublant que la scène finale place son fils dans une situation évoquant la judéité. Comment faut-il comprendre le fait que le 1er accusé, sur un prétexte grossier, soit Ali,  élève de religion musulmane ? Les scénaristes remettent-ils en cause l'impartialité de la Presse lorsqu'ils imaginent que le journal du lycée, sous couvert de liberté d'expression, travestisse la réalité de la situation ? Les exemples d'interprétation dans le sens d'une vision particulière du monde sont un peu trop nombreux pour qu'il s'agisse de hasards ou d'un effet de l'actualité sur notre perception. 

On peut aussi penser que ce faux thriller se place dans la catégorie des films aux objectifs humanistes, anti-racistes et anti antisémites, échouant par une extrême maladresse.

L'excellence de l'interprétation de Léonie Benesch, dans le rôle principal, demeure le seul véritable atout du film.

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A Easttown, en Pennsylvanie, la détective Mare Sheenan enquête, depuis 1 an, et sans succès, sur la disparition d'une jeune fille. Parallèlement, elle tente de gérer une vie personnelle complexe.

Ce polar sombre sans grande originalité si ce n'est de savoir proposer de vrais moments drôles (Jean Smart, excellente) se déploie avec rythmes et rebondissements. Sa valeur principale repose sur ses personnages et dans le fait que la vie privée du flic est plus intéressante que l'intrigue policière. Rien de mièvre dans le portrait de cette femme de 50 ans qu' incarne impeccablement Kate Winslet. Elle est inoubliable dans le rôle de l'enquêtrice, star locale autant respectée que critiquée, séduisante, borderline, maniant finement l'humour désespéré et qui ne lâche jamais l'affaire.

Tout dans l'écriture du scénario est fait pour mettre en avant les portraits précis des personnages, ceux qui constituent une famille ou toute une communauté. Les seconds rôles sont finement dessinés et interprétés (Julianne Nicholson, Angourie Rice, Evan Peters,...). Enfin, l'histoire semble avoir été écrite pour dénoncer tout le mal, volontaire ou involontaire que les adultes peuvent faire aux enfants.

A voir sur M6play.

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Meilleur film : Oppenheimer de C. Nolan

Meilleure réalisation : Christopher Nolan pour Oppenheimer

Meilleure actrice : Emma Stone dans Pauvres créatures

Meilleur acteur : Cillian Murphy dans Oppenheimer

Meilleure actrice dans un second rôle : Da'Vine Joy Randolph dans Winter Break 

Meilleur acteur dans un second rôle : Robert Downey JR. dans Oppenheimer

Meilleur scénario original : Anatomie d'une chute de Justine Triet et Arthur Harari

Meilleur film international : La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer

Meilleur film documentaire : 20 Days in Mariupol  de M.Chernov

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