Alice est la maire et l'institutrice de Kerguen, village breton sans médecin, ni boulanger, ni café. Quand l'inspecteur d'académie s'aperçoit que l'école ne compte que 10 enfants, il annonce qu'elle sera fermée à la rentrée prochaine.
Un film sans intérêt notable mais sympathique qui malgré sa courte durée n'évite pas l'ennuie. Le charme et le talent de Julia Piaton, la présence de Michel Blanc et la justesse craquante des enfants nous rend indulgents.
Emmanuel, fils de Joseph, meurt avec son compagnon dans un crash aérien. Ils attendaient un bébé conçu par une mère porteuse en Belgique. Joseph part à sa recherche.
1ere qualité du film : la présence de Maud Wyler, excellente comédienne qu'on ne voit pas assez souvent.
2e qualité du film : la (re)découverte de Mara Taquin, déjà aperçue dans Sambre et La syndicaliste
3e qualité du film : le fait que le scénario nous dispense du personnage du père homophobe.
Pour le reste, la sensation est mitigée. Le film repose essentiellement sur Fabrice Luchini qui fait ce qu'il.peut avec un personnage qui tourne un peu en rond dans un scénario poussif qui s'épanouit tardivement.
Dans l'Angleterre Victorienne, le docteur Godwin Baxter redonne vie à une noyée en lui implantant le cerveau du bébé qu'elle porte. Bella découvre le vie et le monde avec un cerveau d'enfant qui se développe dans un corps d'adulte.
Lanthimos présente son Frankenstein féminin et dote Dafoe d'une tête qui évoque la Bête de Cocteau. Esthétiquement parlant, Lanthimos donne encore dans le moche. Ces décors, souvent surchargés, à la colorimétrie hideuse, sont en carton pâte. Et il use et abuse, une fois de plus, du fish eye et d'un grand angle déformant.
Quant au scénario, difficile de ne pas penser que le réalisateur cherche en tout point à choquer le bourgeois. Tout est démonstration, tout est sketch, jusqu'à l'accompagnement sonore. L'ennuie pointe d'autant plus vite son nez que l'outrance nuit à une plongée totale dans l'histoire de Bella. Le parti pris soit disant féministe est aussi très discutable.
L'interprétation d'Emma Stone est le seul intérêt du film mais ne suffit pas à nous tenir éveillé pendant 2h20.
A Tel Aviv, Dana et Murray, amies d'enfance, trentenaires, vivent ensemble en colocation.
Les histoires d'amour boostent ou torpillent l'amitié qui lie Dana, interne en gynécologie, et Murray, professeur de cinéma à l'université. La première est romantique et professionnellement posée, la seconde bordélique en tous points.
Cette comédie romantique qui multiplie les références aux films cultes du genre, présente un scénario original révélant de multiples surprises. C'est drôle et habilement écrit.
Il est parfaitement servi par Naomi Levov et Rotem Sela, toutes deux excellentes.
En 2015, Ghofrane et Rahma, les deux filles aînées d'Olfa Hamrouni, rejoignent l'Etat Islamique en Libye. La réalisatrice Kaouther Ben Hania réunie Olfa et Eya et Tayssir, ses deux plus jeunes filles, pour raconter leur histoire.
La réalisatrice met en place un processus assez complexe mettant en scène les vraies protagonistes de l'histoire mais aussi des acteurs. Des comédiennes interprétent les rôles de Ghofrane et Rahma, un comédien endosse les rôles de tous les hommes tandis qu'une comédienne est censée prendre le relais d'Olfa lorsque les récits deviennent trop douloureux.
Le montage qui mélange les récits par Olfa et ses benjamines, les répétitions des scènes sous les indications d'Olfa et les scènes rejouees, la photographie très soignée du film identique dans toutes les situations, donnent la désagréable sensation que tout est faux. Et celle tout aussi désagréable qu'Olfa et ses jeunes filles se font piéger par la réalisatrice qui rend le spectateur complice de ses agissements.
Curieusement, ce procédé qui met mal à l'aise nous oblige à maintenir l'écoute attentive et sérieuse que mérite l'histoire d'Olfa, femme ogre, violente et violentée, et d'Eya et Tayssir, jeunes filles aussi fortes que fragiles. Ce n'est pas pour l'oeuvre artistique mais bien pour elles qu'il faut voir ce film qui conte aussi l' évolution de la vie des tunisiennes depuis la révolution de 2011.