En trois situations et trois victimes, la série Nudes dessine les mécanismes, la violence et les conséquences du cyber harcèlement par la publication de photos et vidéos intimes. Trois réalisatrices, Andréa Bescond (Les Chatouilles), Sylvie Verheyde (Stella), Lucie Borletteau (Un beau soleil intérieur) se sont emparés de ces histoires apportant leur style propre. Si la série est d'une grande efficacité didactique, les trois récits sont de qualité et de portée assez inégales.

Victor, réalisée par Andréa Bescond, qui aborde le sujet par le prisme du posteur de vidéo, est sans doute formellement et sur le fond la plus efficace. Et curieusement celle qui expose le mieux la gravité du geste et la violence subit par la victime.

10 épisodes de 26 minutes à voir sur Amazon Prime.

Voir les commentaires

Simon réalise un film sur le réel combat d'ouvriers qui ont tenté de reprendre la direction de leur usine. Au 1er jour de tournage, une partie des producteurs le lâchent.

A son tour, Cédric Kahn nous propose son hommage au cinéma. Curieusement, plusieurs critiques qualifient le film de comédie. On peut légitimement y voir une peinture sans concession d'un tournage dans le chaos, plus dramatique que drôle, et assez réussi.

Le casting (Denis Podalydes, Emmanuelle Bercot, Jonathan Cohen, Xavier Beauvois,  Stephan Crépon, Souheila Yacoub, Valérie Fonzelli... ) est parfait.

Voir les commentaires

La régie publicitaire de la RATP a encore censuré une affiche promouvant un évènement artistique. Après, entre autres, la publicité du spectacle de Stéphane Guillon, interdite sur le réseau en 2012, la pipe de Tati remplacée par un moulin à vent sur l'affiche annonçant l'exposition à la Cinémathèque en 2009, la cigarette supprimée de l'affiche du film Coco Chanel ou de  Gainsbourg, vie héroïque en 2010,...., Médiatransports refuse l'affiche (ci-contre) du nouveau spectacle de Wally Dia, le très politique stand-upeur.

Sur son cou tatoué, on peut notamment lire " Macron est comme un père alcoolique, à la maison il te pourrit la vie, dehors il te fout la honte", sur sa pommette "Je suis comme l'IGPN, je ne suis pas là pour faire le procès des policiers". Des propos qui présentent, selon la régie publicitaire  "un caractère politique incompatible avec le devoir de neutralité qui s’impose dans les transports publics et pourrait être considérée comme diffamatoire ou injurieuse".

JCDecaux Affichage avait également demandé à Patrick Timsit de modifier le visuel de son spectacle On ne peut pas rire de tout en 2015.

Le Théâtre de l'œuvre accueillera, du 1er février au 27 avril 2024, Waly Dia dans Une heure à tuer.

 

Voir les commentaires

Anna, cascadeuse, vit avec Nathan, chef opérateur. Sur un tournage, elle tombe amoureuse d'Eve, la star du film.

Cette série, louée par certains critiques parce qu'elle met en scène une histoire d'amour lesbien à la portée de tous, n'en est pas moins de piètre qualité.

Le scénario sans grâce ni intérêt enchaîne les clichés et déploie sans finesse un catalogue de la sororité. Les dialogues, le dessin des personnages jusqu'à la direction d'acteur, tout est d'une extrême lourdeur. 

A voir ou pas sur France.tv

Voir les commentaires

A Madagascar, au début des années 70, sur une base militaire française, Thomas, 8 ans, vit avec ses parents sur les vestiges de la colonisation.

Robin Campillo met en scène ses souvenirs d'enfance à Madagascar. Entre ses jeux avec Miangali, sa meilleure copine et les aventures de Fantomette, Thomas écoute et regarde le monde des adultes. Le champ d'observation entre les lattes de la grande caisse, le gravier du mess des officiers, les balades à vélo les rizières, la forêt de bambou... Campillo redonne vie, en images et en sons, à ses Madeleines. Le son et le bruit sont ici particulièrement soignés tels celui du gravier justement, des insectes et oiseaux à la nuit tombée, de la balançoire qui grince sur la branche de l'arbre, de l'orage...

L''exposition de l'attachement sincère du petit garçon au Madagascar fait place dans les dernières 20 mn du film à un plaidoyer contre les colonisation et pour la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes.

La photographie est très belle autant sur les scènes en huis clos dans le jardin ou la maison que sur les extérieurs ou les scènes de Fantomette. Si le film intrigue dans un premier temps, l'ennuie s'installe rapidement.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog