SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 19:09

 

 

Photographie de Varda par Agnès - Copyright Ciné Tamaris 2018

 

Photographe, cinéaste, documenteuse et documentariste, visual artist mais pas plasticienne car elle détestait ce mot, Agnès Varda, artiste complète, auteur d’œuvres remarquables dans tous ces domaines, est partie cette nuit. Pas vraiment à cause de ses 90 printemps mais par la faute d'un cancer qui s'en prenait à ses yeux, depuis quelques années, sans l'empêcher de continuer à créer : un documentaire avec JR, Visages, Villages, il y a 2 ans, une cabane de cinéma, la serre du Bonheur, l'année dernière, un documentaire Varda par Agnès diffusé sur Arte il y a une semaine et une exposition qui sera inaugurée demain dans les jardins de Chaumont-sur-Loire.

Cette artiste audacieuse, engagée, inventive, rieuse et d'une grande liberté avait un réel intérêt pour les autres. Elle leur consacrait des documentaires patients, précis, poétiques, d'une grande empathie, à la fois gais et émouvants que sa créativité, sa personnalité, sa voix et sa façon si personnelle de raconter, rendait incomparables.

Le 9 juin de l'année dernière, elle était présente à la galerie Obadia, pour le "Termissage", disait-elle, de  son exposition. Elle parlait de son projet de future cabane qui cette fois serait un bateau échoué.

Voici quelques photos.

Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Partager cet article
Repost0
28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 17:02

En Bretagne, dans une bibliothèque, une jeune éditrice découvre un manuscrit remarquablement écrit par un pizzaiolo. Un critique littéraire met en doute l'identité de l'auteur.

Un film agréable bien interprété par Fabrice Lucchini et Camille Cottin mais qui ne laissera pas de souvenir impérissable.

 

Partager cet article
Repost0
23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 12:56

On connaît le goût de Sébastien Thierry pour l’absurde et le surréalisme, ainsi que sa férocité pour l’homme contemporain bourgeois, lache et à l’occasion raciste.

L’idée de base de la pièce, tous les malheurs petits ou grands que subit une femme de ménage agissent simultanément sur sa patronne, nous semblait pleine de promesses.

Et la toute première partie de mise en place, sans créer l’hilarité  déclenche quelques sourires. Puis, très vite, on perçoit que l’outrance sera de mise. Outrance dans le récit qui déploie le n’importe quoi, outrance dans le jeu des comédiens.

Cerise sur le fiasco, l’interpretation de Dany Boon et de Valérie Bonneton, en tout cas ce jeudi soir, laisse aussi à désirer. 

Partager cet article
Repost0
21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:24

En 1953, Laurel et Hardy, duo comique vieillissant, partent en tournée Européenne dans l’espoir de pouvoir ensuite réaliser un nouveau film.

Stan et Ollie met en scène les derniers mois du célèbre duo comique. A travers ce récit de la difficulté pour des artistes de voir le succès s’estomper, on découvre la forte amitié qui liait les deux comédiens et le rôle essentiel tenu par leurs épouses. Cet hommage ému au fameux duo mêle humour et pathos. S’il est loin du chef d’oeuvre, le film se laisse regarder sans déplaisir.

Partager cet article
Repost0
20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 23:00

Bien que déjà vu en février 2018 au théâtre 13, cette représentation de Raoul ravit toujours autant et procure les mêmes sensations et le même enthousiasme : 

Dans les spectacles de James Thierrée (la veillée des abysses, au revoir parapluie, la grenouille avait raison...), les personnages se débattent contre les éléments déchaînés, des animaux étranges, les objets du quotidien facétieux. Thierrée nous emporte dans des univers oniriques, mêlant rêve et cauchemar, drame et comédie, habillés de décors grandioses où cohabitent les étoffes les plus souples et le métal le plus rigide. Le tout dans une richesse créative rare.

Raoul n'échappe pas à la règle avec pour particularité de ne mettre en scène qu'un seul personnage interprété par James Thierrée. Dans ce spectacle, créé en 2009, Raoul vit seul dans une cabane perdue sur une sorte de banquise, ou tout au moins un monde hostile. Dans sa solitude, il se bat contre un dédoublement de personnalité, un étrange bestiaire, sa maison et les objets qui s'y trouvent. Seule la musique lui apporte le repos jusqu'à ce qu'à son tour elle n'en fasse plus qu'à sa tête. Tout s'écroule autour de lui, le laissant prisonnier et totalement dépourvu sur cette terre hostile jusqu'à ce qu'il décide de quitter enfin l'apesanteur de ce monde.

James Thierrée fait ici la part belle à la danse. La beauté de ses chorégraphies se marient parfaitement avec son univers où cohabitent prestigiditation, acrobatie et mime Jamais, son travail  ne nous aura autant renvoyé à celui de son grand-père, Charlie Chaplin. L'immense richesse créative du spectacle impressionne également particulièrement. Combien d'idées géniales, drôles, émouvantes, surprenantes habitent ce spectacle ? Elles se succèdent  à un rythme soutenu. Et quand Raoul prend enfin son envol, le public célébre le génie qui s'est déployé sous ses yeux pendant plus d'une heure trente.

Partager cet article
Repost0
19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 14:07

Deux quinquagénaires, quelque peu immatures, célibataires, voisins et amis, font face au cancer incurable de l'un d'eux.

Le film repose essentiellement sur les personnalités des deux protagonistes, l'incongruité de leurs échanges et l'évolution de leur relation.

Les protagonistes ne sont pas particulièrement sympathique et il ne se passe rien, l'ennui prend vite toute la place.

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 12:08

Le débat d'entre deux tours des élections présidentielles de 1988 réinterprété par Jacques Weber et François Morel.

On avait oublié, qu'à cette époque, les politiciens en débat savaient s'écouter sans trop s'interrompre. On réentend les petites phrases vachardes entrées dans l'histoire. On est surpris de certains arguments de Jacques Chirac. On sourit jaune à leur position face au Front National ou à leurs souhaits de rassembler...

Jacques Weber est parfait en Mitterrand paternaliste dominant et faisant sans cesse la leçon à François Morel en Jacques Chirac qui contrôle ses emportements bien difficilement.

Un duel délectable.

Partager cet article
Repost0