Paris, 1899, Céleste est à la recherche de son frère et de sa sœur, dont elle a été séparée enfant après l'assassinat de leur père.

TF1 propose un soap opéra à la fois drame familial et reconstitution historique. Cabaret, french cancan, danseuse nue, artiste maudit, Sarah Bernard, Toulouse Lautrec,... la série réinvente le Montmartre de la toute fin du XIXe siècle. La bande musicale proche de celle de Downtown Abbey nous laisse espérer le meilleur.

Certes, la reconstitution est plutôt réussie, les comédiens efficaces, mais le récit et l'intrigue sont d'une piètre inventivité et l'écriture un peu niaise.

A voir en replay sur TF1.fr

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A Londres, Laura dirige trois galeries d'art et vit dans une très grande maison avec Howard, son riche mari aimant et Daniel, son grand fils, étudiant en médecine. Lorsque celui-ci présente Cherry, sa petite amie à ses parents, Laura n'est pas enchantée.

Réalisée et interprétée par Robin Wright, la série adapte le livre éponyme de Michelle Frances. Sur une tonalité sarcastique et crue, la série affiche dès ses premières images l'aspect paranoïaque de l'histoire.

Chaque épisode se divise en deux parties, chacun racontant la même journée vue par Cherry, puis par Laura. La réalisation et l'écriture évitent l'effet de répétition mais cette forme de récit conforte l'impression de faiblesse du scénario. Si les évènements sont nombreux, ils sont amenés de façon outrée où le grotesque domine. Le récit manque également de rythme et de constance dans sa tonalité. Les dialogues n'ont aucune saveur. A cela s'ajoute un personnage masculin bête et insipide.

Malgré la présence de Robin Wright et Olivia Cook, on peine à tenir jusqu'au bout des 6 épisodes.

A voir où pas sur Prime Video

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Paris, en octobre 2005, Johanna, chef de partie  chez un grand chef étoilé, subie en cuisine la violence et le racisme. Amandine, serveuse dans le même restaurant, subie le sexisme de ses collègues et les assauts de son chef de rang. Vivian, serveur dans un troquet, cherche un job de critique gastronomique.

La série n'est pas tendre avec le milieu de la haute gastronomie, soulignant son sexisme et son extrême violence tant en cuisine qu'en salle. Et foudroie les vieux chefs étoilés et les critiques culinaires qui les ménagent. L'avènement de la bistronomie et du site Fooding sont au cœur du récit. L'énergie que déploie la série de 9 épisodes de 27 mn la rend attractive. On pourra toutefois trouver que le récit pêche par excès de péripéties.

Les trois jeunes comédiens sont parfaits (Avec Yowa-Angélys Tshikaya, Louise Labèque et Édouard Sulpice). A leurs côtés Jean-Hugues Anglade, Thomas VDB, Olivia Côte et Nicolas Briançon.

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Dans les années 50, d'un côté Sabine et Pierre, de l'autre leur fils Georges et sa femme Louise. Chaque couple se déchire dans son cabinet de toilette, séparés par une simple cloison. Ils vivent dans une propriété agricole qui se meurt comme Marie, leur tante et soeur, figure sacrificielle.

Alain Francon met en scène l'unique pièce de théâtre écrite par Claude Simon, Prix Nobel de Littérature. Et c'est vrai que sur scène la langue est belle. Elle dépeint avec précision et métaphores, sensoriellement et visuellement, le vécu et les ressentis des personnages. A travers eux, se raconte l'histoire et le courage de Marie.

Le fils, traumatisé par la guerre, déteste ses parents, particulièrement son père, homme lettré. La mère souffre de l'indifférence de son mari, soupçonne son fils de vol et sait l'infidélité de sa belle fille. Belle fille qui, à côté de cette hystérie familiale, demeure comme détachée, observatrice du chaos. Seule la mourante, celle qui s'est sacrifiée toute sa vie, semble l'atteindre vraiment.

Sur scène Léa Drucker impressionne dans sa capacité à décaler légèrement son jeu par rapport à celui de ses partenaires. Louise est la pièce rapportée qui observe et qui pourrait quitter ce naufrage. Catherine Hiegel est exceptionnelle dans le rôle de la femme vieillissante, bouffée par l'alcool et les ressentiments. A leurs côtés, Pierre François Garrel, Catherine Ferran et Alain Libolt ( qui semble encore un peu encombré par son costume) sont très bien.

A voir au théâtre des Bouffes Parisiens.

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Joël Pommerat adapte la pièce de Pagnol qu'il a retravaillé avec des détenus de la prison centrale de Arles en 2016. Il leur avait promis de la monter à leur sorti. Et après avoir été en tournée de décembre 2024 à juin 2025, les voici au théâtre du Rond Point.

La pièce quitte l'époque d'entre deux guerres de sa version d'origine, pour se positionner dans une époque contemporaine. A Marseille, le café boulangerie de César vivote, Panisse toujours fier et riche possède plusieurs boutiques de scooter. Escartefigue tient une boutique d'oiseaux exotiques. Marius est toujours, sans vraiment le savoir, amoureux de Fanny et a toujours très envie de prendre le large. Fanny aime Marius.

La pièce reprend la même trame et les mêmes "rebondissements" que celle de Pagnol. Le texte a été réécrit. Mais, cette réécriture, sans charme particulier, n'apporte rien de plus ou de nouveau. Le repositionnement de nos jours déçoit aussi. La pièce ne dit rien de notre epoque. Il y aurait pourtant eu des choses à dire sur l'envie irrépressible de fuir de Marius ou sur l'amour sacrificiel de Fanny. D'ailleurs, les deux plus jeunes personnages sont bien fades à côté des César, Panisse et Escartefigue qui ont conservés le caractère bien trempé que leur avait accordé Pagnol. Ils sont respectivement et excellemment interprétés par Jean Ruimi, Bernard Traversa et Ange Melenyk.

La mise en scène minimaliste, quasi inexistante, n'aide pas le récit à se renouveler. On ne perçoit pas de geste fort d'auteur. Pourtant, sur la dernière minute du spectacle, un effet sonore est lancé, arrivant comme par égarement.

Si l'on met de côté la beauté de l'aventure de ces ex-détenus révélés au théâtre, la pièce qui se visionne sans déplaisir, ne marque pas.

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