SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 19:51

Pierre Hoffman intègre le collège Saint-Joseph pour un remplacement. Il a, entre autres, la charge de la 3e A composée uniquement d'élèves surdoués.

Sébastien Marnier installe dès ses premières images le malaise et l'intensifie avec efficacité tout au long de son récit. Lequel finit en eau de boudin.

Décevant.

 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 10:03

Pour sa réouverture et sous l'impulsion de son nouveau directeur, Jean-Luc Choplin, le théâtre Marigny présente une très belle et fidèle adaptation du film Peau d'ane de Jacques Demy.

Dans un impressionnant décor de forêt tout en hauteur, agrémenté de miroirs judicieusement positionnés pour accentuer la féerie et, plus prosaïquement, la profondeur de la scène, une vingtaine de comédiens-chanteurs interprètent le conte de Perrault sous la forme décalée imaginée par Demy. Si certaines scènes sont raccourcies, l'ensemble reste très fidèle à l'original. Les anachronismes, repris même différemment, sont bien présents jouant un effet comique efficace. Les costumes sont majestueux (à l'exception incompréhensible, de la robe couleurs du temps),  les décors qui se déploient tous dans la forêt sont simples, parfois très surprenants et parfaits pour un conte. Le metteur en scène a fait le choix discutable d'utiliser un rideau en avant scène qui, lors d'apartes, isole les comédiens du décor en place ; certaines scènes se jouant même en partie derrière le rideau ; l'effet crée plus de frustration que d'intérêt. Les mouvements de scène sont judicieusement intégrés à l'histoire.

Les interprètes, dont la troupe, sont parfaits à commencer par Marie Oppert (Peau d'ane) voix cristalline et interprètation juste, Olivier Fredj (le prince) voix douce et enthousiasme adolescent communicatif, Emma Kate Nelson (la fée des lilas), accent américain et fantaisie subtilement dosée, parfaite pour qu'aucune insurmontable comparaison avec la divine Delphine Seyrig ne soit tentée. Seules les interventions de Claire Chazal, heureusement très courtes, déçoivent. Que fait-elle là et pourquoi le fait-elle si mal ?

Et puis, il y a les chansons de Demy et la musique de Michel Legrand qui a repris subtilement sa partition et y a ajouté quelques parties pour habiller la pièce. A la fois un orchestre de 7 musiciens et une bande son font résonner le talent de Legrand. Car si dans cette version de Peau d'ane l'enchantement agit instantanément, la part prise par la musique et la qualité de ses arrangements y sont essentiels. 

Une réussite inattendue à voir jusqu'au 17 février 2019

Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 15:40

Dans les années 70, Fonny et Tish, deux jeunes noirs americains de Harlem attendent un enfant mais Fonny est injustement accusé de viol et emprisonné.

On retrouve ici les limites déjà présentes dans Moonlight. Le réalisateur semble n'être préoccupé que par la beauté de l'image et une sorte d'exercice  de style qui nous éloignent sans cesse des personnages, du coeur et de l'enjeu du récit. La réalisation qu'on peut trouver à l'occasion approximative, le récit fait de flash back et l'accompagnement sonore grossier nous plongent dans l'ennuie et une forme d'indifférence, un comble pour un sujet aussi impliquant.

Reste le livre de James Baldwin dont est tiré le film.

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 19:41

Marianne annonce à son compagnon, Abel, qu'elle est enceinte de leur meilleur ami et qu"il faut donc qu'ils se séparent. 

 

Louis Garrel nous propose pour son deuxième film un marivaudage en forme de triangles amoureux. Le film renvoie à Truffaut dans sa forme narrative, la voix off, par exemple, est très présente, et à Emmanuel Mouret dans son traitement en comédie faussement énigmatique.

Louis Garrel, excellent comédien, est parfait dans le rôle de l'homme facile mené par les femmes. On regrette presque qu'il ne joue pas plus sur la part comique du personnage.

Laetitia Casta, en femme amoureuse et manipulatrice, et Lily Rose Depp, en nymphette obsédée par son fantasme d'adolescente, jouent des partitions étonnantes réussies. Joseph Mengel, l'enfant du film, incarne parfaitement l'étrangeté de son personnage.

La photographie est très belle et la réalisation offre de beaux plans. Le montage est fluide. Tout concourt à ce que le film soit une réussite. 

Pourtant, il manque un petit quelque chose pour séduire totalement. Le film semble vouloir nous maintenir à distance. Est-ce dû à l'écriture des dialogues et plus particulièrement des voix off presque littéraire ?

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 19:03

Pour sa 4ième carte blanche, le Palais de Tokyo a ouvert l'ensemble de ces espaces à l'artiste Argentin Tomas Saraceno.

Le musée annonce : " L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les œuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent. "

Si les visiteurs sont honnêtes, les 3/4 vous diront que la salle qui présente l'oeuvre Webs of At-tent(s)ion est la plus intéressante de cette carte blanche. Ces 76 toiles tissées par différentes espèces d'araignées sont de superbes sculptures, magnifiquement mises en valeur. Elles peuvent être appréciées pour leur "simple" beauté sans réflexion particulière.

Les autres salles présentent des installations diverses qui nécessitent de bien comprendre les subtilités du concept de l'exposition et le travail de Saraceno, des scientifiques et des groupes d'activistes avec lesquels il collabore. Par manque d'intelligence, d'ouverture d'esprit ou de patience, la majorité des visiteurs s'avère moins captivée. D'autant que nombre des salles plongées dans le noir semblent ne s'adresser qu'aux nyctalopes...

En tant que visiteurs "basiques" nous retenons de notre visite, en plus de Webs of At-tent(s)ion, les œuvres qui offrent aussi un aspect ludique : Algo-r(h)i(y)tms, qui séduit par son esthétisme et sa taille, Museo Aero Solar, curieux projet de musée flottant fait de sacs en plastique usagés et Thermodynamic Imaginary.

A voir jusqu'au 6 janvier.

On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 15:29

Dans les années 60, au Montana, Joe, 14 ans, assiste à la séparation de ses parents.

Paul Dano fixe sa caméra sur son jeune héros, pris en otage par sa mère (Carey Mulligan, parfaite). Traité comme un adulte que l'on prend à témoin, Joe (Ed Osenbould, excellent également) semble le seul être équilibré de ce trio.

La réalisation simple présente une belle reconstitution des années 60. Ed Osenbould capte notre attention. Le caractère particulier de son personnage charme. Il s'affiche d'emblée comme le réel intérêt du film et très vite le seul. Car l'histoire qui adopte un rythme lent et un style compassé ne passionne pas.

Un film honnête auquel il manque ce "petit je ne sais quoi" qui en aurait fait un bon film.

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 20:49

"Le Bon Dieu a appelé Saint-Pierre. Il lui a dit : Saint-Pierre, je m'ennuie. Convoquez moi Devos!"

François Morel introduit son nouveau spectacle, avec un sketch écris à la façon de Devos, drôle, poétique et absurde. Un premier hommage dans ce spectacle qui en est un tout entier à un artiste unique et immense.

François Morel, accompagné par Antoine Salher, l'incontournable compagnon musicien et complice dans le jeu, reprend plusieurs sketchs dont Lettre anonyme, Sens dessus dessous, Les choses qui disparaissent, Faites l'amour, pas la guerre, Mon chien c'est quelqu'un, Parler pour ne rien dire, Minorités agissantes, Les chansons que je ne chante pas, Le clou, Sens interdit, Je zappe.... et je hais les haies transformé en sorte d'hymne du spectacle. 

Si on retrouve les accents de Devos dans le sketch d'introduction, le seul qui n'est pas de lui, François Morel offre son interprétation propre, plus grimaçant qu'à l'habitude, plus clownesque, mais bien là avec ses intonations, sa gestuelle, sa poésie dans l'habillage et l’enchaînement des textes. Jamais le jeu de l'imitation n'apparaît. Raymond Devos marque uniquement sa présence par trois extraits d'une interview donnée à Jacques Chancel pour Radioscopie.

Sur scène, un piano à queue, un piano droit à l'occasion mécanique, une marionette, la musique d'Antoine Salher et le génie de François Morel qui sert avec émotion celui de Devos.

A voir jusqu'au 6 janvier au théâtre du Rond Point.

 

 

 

 

 

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