Seymour, employé du fleuriste du ghetto, mal dans sa peau, découvre, après une éclipse totale du soleil, une étrange plante carnivore qui attire notoriété et clients pour la boutique. Mais Seymour et la plante ont un secret : pour grandir elle a besoin de sang et de chair humaine.

Valérie Lesort et Christian Hecq mettent en scène dans sa version française la comédie musicale montée à Broadway dans les années 80 par Alan Menken et Howard Ashman (qui ont par la suite redonné son lustre à Disney), comédie musicale qui est elle même tirée d'un film de série B de Robert Corman.

Pour profiter pleinement du spectacle, il faut oser s'abandonner à cette histoire outrancière où tout est surjoué et le kitsch totalement assumé.

On retrouve bien ici la folie du duo Lesort et Hecq qui place leur adaptation dans un esprit très cartoonesque. Les personnages sont haut en couleur, parfaitement kitchs et affublés de costumes inventifs. Les trois chanteuses qui commentent l'histoire en interludes sont excellentes à tout point de vue. La marionnette qui permet à la plante d'être incarnée est ingénieusement faite et articulée, lui donnant vie sans le moindre doute possible. Les dialogues et les textes des chansons sont très drôles. Ça chante bien, ça danse bien et ça joue Live les rythmes jazz, swing ou blues depuis les loges placées de chaque côté de la scène.

A voir jusqu'au 4 janvier 2025.

Lire les posts sur d'autres spectacles de Valérie Lesort et Christian Hecq :  Le voyage de Gulliver, Les soeurs Hilton, 20 000 mieux sous les mers, La mouche, 

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Coline Murel ethnologue spécialiste du pôle nord débarque dans le Jura chez son frère, après des années d'absence.

Ce film étrange entre comédie et drame est porté par Blanche Gardin et ses deux acolytes Philippe Katerine et Bastien Bouillon. On ne sait trop quoi penser de ce récit. Sans passionné, il n'ennuie pas vraiment. On attend beaucoup. Un peu pour rien.

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16 novembre 2015, 3 jours après les attentats du Stade de France, des terrasses et du Bataclan, une femme appelle la police car elle sait où se cachent les deux terroristes en fuite.

Entre témoignage de la vraie Sonia (voix modifiée et visage caché, même à l'équipe de tournage) et reconstitution de ce qu'elle a vécu par une comédienne (Carima Amarouche, très bien), ce docu-fiction raconte, en 4 épisodes de 30 minutes, l'histoire de Sonia qui s'est retrouvée par hasard mise en relation avec les terroristes et qui a eu le courage de prévenir la police. Une histoire rocambolesque d'où les services de l'État ne ressortent pas grandis contrairement à Sonia et son compagnon au comportement plus qu'admirable.

Sonia vit depuis sous une autre identité quelque part en Europe. Elle est le premier témoin français qui bénéficie d'une protection policière.

Le 10 décembre 2025, Life for Paris a lancé une cagnotte en soutien à Sonia. Vous pouvez y participer jusqu'au 31 janvier 2026. Cliquez ici. 

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Published by iSaDuj - Documentaire

 

Ana et Oscar se rencontrent au nouvel an 2015. C'est le jour de ses 30 ans à elle, lui les a eu la veille.

Elle, barmaid, lumineuse, adore voir son cercle d'amis s'agrandir et rêve d'aller travailler au Canada. Lui, médecin, de nature taciturne, donne difficilement sa confiance.

Cette série nous propose de vivre dix 31 décembre ou 1er janvier avec Ana et Oscar. Un jour de fête, ou pas, par an pour voir les deux héros évoluer, ensemble ou pas, à travers des scènes de vie simple, avec la famille, les amis ou les voisins. Les scènes de vie sont très naturelles et les deux héros très attachants.

A voir en replay sur Arte.tv

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En mai 1983, Johan Otto von Spreckelsen, architecte danois inconnu, remporte le concours Projet Tête Défense. Son hyper cube est choisi par François Mitterrand. Mais,l'architecte va être confronté à l'administration française, à un revirement politique (cohabitation de 1986) et à la remise en question de la faisabilité de son projet.

Stéphane Demoustier adapte le livre de Laurence Cossé qui raconte l'histoire de la Grande Arche et surtout des difficultés rencontrées par son créateur. On s'attache très vite à cet architecte danois en sandales, perdu sous les ors de la République et dans les modes de fonctionnement de l'administration française, et défiant le travail des maîtres d'oeuvres qu'il soupçonne d'être négligeants. Sa détermination à donner vie à son cube tel qu'il l'a imaginé, sans qu'on sache très bien si ses arguments techniques sont cohérents ou non, son impression que le "projet de sa vie" est intouchable puisque choisi par le roi François lui même, lui donnent par intermittence un air de ravi de la crèche, de poète, de Don Quichotte ou de jusqu'au-boutiste. Ainsi, le film débute comme une comédie et se finit comme un drame, donnant à ce soldat inconnu une reconnaissance bien tardive.

Johan Otto von Spreckelsen est particulièrement bien interprété par Claes Bang (déjà très bien dans The Square). Sidse Babett Knudsen et Swan Arlaud sont parfaits également. Xavier Nolan convainc moins. Quand à Michel Fau, il porte définitivement bien son nom.

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