SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:12
Un petit boulot de Pascal Chaumeil

Récemment licencié, Jacques vivote comme il peut dans une ville sinistrée. Quand Gardot, le petit mafieux du coin lui demande de tuer sa femme, l’appât du gain le pousse à accepter.

Connaissant le sens de l'humour et d'un certain cynisme de Michel Blanc, on pouvait s'attendre à passer un bon moment. Mais les bons mots tombent mal, les scènes d'humour ne sont pas très drôles et l'histoire patine très vite, manquant curieusement d'énergie. La voix off vient alourdir un peu plus le propos. Les ingrédients semblent posés les uns à côté des autres sans liant. Un peu comme le duo Michel Blanc-Romain Duris qui fonctionne assez mal. Le second est parfait mais le premier n'est pas au mieux de sa forme. Peu crédible en malfrat, il ne semble pas jouer dans le même film que Duris. Un petit boulot parait globalement avoir manqué d'un pilote ayant une vision claire de cette histoire et du ton à lui donner.

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 11:03
L'Effet Aquatique de Solveig Anspach

Samir s'inscrit au cours de natation de la piscine de Montreuil dans le but de séduire Agathe, qui y est maître-nageur.

On retrouve dans L'Effet Aquatique, la patte de Solveig Anspach : une tranche de vie farfelue mettant en scène monsieur et/ou madame tout le monde qui sur un coup de tête bousculent leur quotidien. Le tout est bien sûr conté avec fantaisie, bienveillance et romantisme et les dialogues sont particulièrement soignés. C'est drôle, loufoque et apaisant. Ce dernier film de Solveig Anspach nous mène de Montreuil, où elle vivait, à l'Islande, son pays d'origine. Deux cultures, deux formes de folies douces pas si éloignées que ça. Samir Gesmi et Florence Loiret-Caille, accompagnés de parfaits seconds rôles (Philippe Rebbot, Didda Jonsdottir, Olivia Côte, Esteban...), sont excellents. La réalisatrice apparaît également dans une courte scène face à Philippe Rebbot.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 11:08

 

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 14:09
Moka de Frédéric Mermoud

Diane Kramer quitte Lausanne pour Evian. Elle pense avoir retrouvé le chauffard qui a fui après avoir écrasé son fils.

Emmanuelle Devos est de tous les plans. La caméra la suit, l'observe seule face à son deuil et à sa tentation de vengeance. Le réalisateur semble compter sur le seul talent de l'actrice pour donner vie à son histoire. Rien dans la mise en scène ou dans le scénario ne participe à l'installation d'un climat fort, d'une intention. Et les 5-6 scènes qui réunissent Nathalie Baye (dont la perruque caricature un peu trop son personnage) et Emmanuelle Devos sont bien trop courtes et trop peu écrites pour installer une réelle ambiguïté dans leurs rapports. Dommage.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 13:43
Grand 8, la Réserve Malakoff

Un entrepôt de 2 000 m², 50 artistes, 30 œuvres/installations et un superbe 8, voici en chiffres ce que l'association Inzouk Assoc vous propose. Installée dans un entrepôt destiné à être prochainement détruit, l'exposition Grand 8 présente des œuvres créées pour l'occasion. On y retrouve Philippe Hérard, Mosko, Jérôme Mesnager, Levalet, Shaka, Mademoiselle Maurice, Iza Zora, JBC, Jana & JS, Dose, Cyklop, 9e Concept, FKDL, Mr Lolo, Vinie, Reaone, Jibé P, Nosbé, Snez.... Une succession d'univers étranges et ludiques. A ne pas manquer.

Voir toutes les photos sur http://artstreetic.over-blog.com/

Jusqu'au 30 octobre 2016, au 7 rue Paul Bert à Malakoff (métro ligne 13 Malakoff plateau de Vanves)

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 22:07
Toni Erdmann de Maren Ade

Ines est consultante en restructuration d'entreprise dans une société de conseil. En mission pour un gros client à Bucarest, elle voit son père débarquer d'Allemagne à l'improviste. Cette visite va chambouler sa vie et leurs certitudes.

Plus qu'un conflit père-fille, Toni Erdmann oppose deux visions de la vie. Elle, toute en ambition, soucieuse du profit, implacable et rigide jusque dans sa physionomie, maigre et anguleuse, respectée pour son efficacité mais incapable de créer de la sympathie auprès de ses interlocuteurs. Lui, tout en rondeur, occupant toute la place tant physiquement que par ses élucubrations, provoquant plus souvent le rire et l'étonnement que l'exaspération, cherchant l'inattendu au quotidien, écolo-baba cool soucieux du bonheur. Tous les deux borderline mais ne naviguant pas sur les mêmes lignes. Si le pitch semble convenu et peut inquiéter, le savoir-faire de Maren Ade bouscule tous les a priori. Son récit est maîtrisé affichant 2h40 sans ennui, ménageant les surprises régulièrement avec des situations étonnantes, alternant les ambiances, burlesque, comédie, drame psychologique, politique... Car si on rit beaucoup, le malaise ne lâche jamais prise. Ainsi, la partition est complexe et demande de la précision dans l'interprétation. Peter Simonischek (assurément le cousin germain de Jacques Weber) et Sandra Hüller sont tous deux excellents notamment dans le jeu des corps et des regards, inquiets et rigolards pour lui et froids et désespérés pour elle.

On ne comprend pas bien comment le jury de Cannes a pu passer à côté de ce bel ouvrage, original et finalement audacieux. Une occasion ratée de récompenser auprès des grands une jeune cinéaste.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 18:16
Saint-Amour de Gustave Kerven et Benoît Delepine

Jean et son fils Bruno, éleveurs de vaches, participent au salon de l'agriculture à Paris. Bruno visite les stands des viticulteurs : il fait sa "route des vins" sans sortir de la Foire pour noyer son chagrin dans l'alcool. Jean décide de l'emmener sur la vraie route des vins en taxi.

Les agriculteurs sont interprétés par Gérard Depardieu et Benoît Poolevorde, le chauffeur de taxi par Vincent Lacoste. Une belle brochette d'actrices complète le casting dans des rôles malheureusement très secondaires. Si les 40 premières minutes amusent, le reste du film est une succession de sketchs pas très drôles, plutôt glauques, donnant à l'ensemble une note sinistre. Les images sont assez vilaines et la mise en scène semble sans pilote. Le ton donné au film est assez indéfinissable, entre mauvais goût et sentimentalisme tarte (que la musique composée par Sébastien Tellier accentue méchamment). Un bon film ne se limitant pas à un beau casting, on s'ennuie très vite.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 16:44
Jacques Chirac ou le dialogue des cultures au musée du quai Branly

Le musée du Quai Branly fête ses 10 ans et en profite pour rendre hommage à l'homme à l'origine de sa création : Jacques Chirac.

Cet hommage prend la forme d'un parcours biographique élogieux où sont contées, en 50 dates et sur des panneaux accompagnées de 3-4 photos, les inclinaisons humanistes et culturelles du Président de la République. A côté de chaque panneau sont exposées des œuvres issues de collections publiques ou privées internationales, sans que leur lien avec le parcours du grand homme ne soit clairement expliqué. Ce traitement réduit cette exposition à un "simple" éloge panégyrique, à réserver, donc, aux admirateurs de Jacques Chirac. Les amoureux des civilisations non occidentales, préféreront visiter les magnifiques collections permanentes. Une autre façon de rendre hommage à Jacques Chirac qui, contrairement aux apparences médiatiques, est toujours de ce monde.

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 16:20

L'association Ground Control et la SNCF nous invite cette année encore et jusqu'au 16 octobre a prendre possession du "dépôt Chapelle". Au 36 rue Ordener, des transats, un terrain de pétanque, des baby-foot, une garderie, un poulailler, des cours de gym, un glacier, des bars, des restaurants de cuisine du monde, de pizzas et de salades bio côtoient, sur 6000m², une vingtaine de locomotives spécialement venues de la Cité du train de Mulhouse (plus grand musée ferroviaire d'Europe). Dépaysant.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 16:22
C'est quoi cette famille ? de Gabriel Julien-Laferriere

Sept enfants d'une famille multi-recomposée, lassés de changer de domicile toutes les semaines, décident d'emménager dans l'ancien appartement d'une de leurs grands-mères. Ainsi, ce sont leurs parents qui auront à se déplacer au rythme des gardes alternées.

Si l'idée de départ est séduisante, comme souvent elle est peu et mal développée. Les scénaristes n'ont rien à dire et bien peu d'imagination. Les "rebondissements" et gags sont éculés. Le réalisateur n'a aucune idée créative de mise en scène et il doit sans doute penser qu'une comédie ne nécessite pas de soigner la qualité de la photo. Si on sourit de bon cœur à quelques répliques, l'ennui s'installe trop durablement. On se raccroche au jeu des comédiens (Julie Gayet, Julie Depardieu, Philippe Katerine, Thierry Neuvic, Claudia Tagbo....) dont le jeune Teïlo Azaïs qui tient le rôle principal. Ils font ce qu'ils peuvent avec la pauvre partition qu'on leur donne à jouer.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:44
Pierre Paulin à Beaubourg

Les pièces les plus célèbres créées par Pierre Paulin sont exposées jusqu'au 22 août dans la galerie 3 du Centre Pompidou. L'occasion de découvrir ou redécouvrir l'inventivité du designer qui a réaménagé le palais de l'Elysées à deux reprises : pour le couple Pompidou puis pour François Mitterrand. 70 pièces, une cinquantaine de dessins et des maquettes sont exposées représentant plus de 40 ans de création. Vous pourrez même essayer certains de ses fauteuils en regardant une des passionnantes vidéos éclairant la démarche et le travail du designer.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:14
Beat Generation à Beaubourg

Le Centre Pompidou présente plus de 500 documents : vidéo, photographies, peintures, dessins, écrits... retraçant l'histoire du mouvement littéraire et artistique né à la fin des années 40 aux Etats-Unis. Ce mouvement scandalisa l'Amérique et inspira notamment les mouvements de libération sexuelle et Mai 1968. Dans cette exposition, à la scénographie impressionnante, inventive et ludique, on croise les grands noms de la Beat Génération tels Jack Kerouac, Allen Grinsberg, William Burroughs, Alfred Leslie, Bruce Conner... Les amateurs du mouvement pourront y passer des heures tant les documents sont nombreux et riches. Pour les autres, passé l'attrait de la scénographie, ils risquent de se noyer un peu dans la masse d'informations offerte sans savoir ce qui tient de l'anecdotique ou de l'essentiel.

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:13
Jardins d'Orient à l'Institut du Monde Arabe

L'IMA propose une immersion dans l'histoire des jardins d'Orient de l'Alhambra au Taj Mahal en passant par les jardins disparus de Babylone en Irak ou au très contemporain jardin de Majorelle à Marrakech. L'exposition se compose de 300 œuvres d'art, de maquettes et de quelques photos dans une scénographie agréable où chaque salle revêt un parfum différent. Ces parfums, le chant des oiseaux et le bruit de l'eau nous aident à plonger dans l'ambiance apaisante de ces jardins. Les pièces exposées sont belles et étonnantes mais leur aspect historique nous maintient à distance, comme s'ils s'agissaient de lieux qui ont disparu. Il manque quelques documents photographiques actuels montrant les jardins qui ont survécu aux effets du temps tels qu'on peut les voir aujourd'hui.

La visite se termine par celle du jardin créé spécialement sur le parvis. Pour qui a déjà visité certains de ces jardins d'Orient, l'expérience est un peu frustrante. La démarche est séduisante mais les "échafaudages" qui servent de chemin de ronde sont assez vilains et nuisent à l'effet que ce jardin éphémère aurait pu créer.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:45
Money Monster de Jodie Foster

Lee Gates anime à la télévision américaine une émission à grand spectacle sur le monde de la finance. Il explique les rouages de la bourse et donne des conseils de placements aux téléspectateurs. Un jour, en plein direct, un homme armé d'un revolver et d'une bombe, fait irruption dans le studio.

Enfin un thriller au scénario fluide, rythmé par des rebondissements réguliers et étonnants qui contournent le déjà vu. Un scénario qui a le sens des raccourcis évitant de s'égarer dans des explications interminables, dosant de façon adroite l'évidente part récréative et la moins soutenue, part dénonciatrice. Une réalisation alerte et élégante qui éclaire l'intrigue en plans subtils. Jodie Foster nous tient en haleine d'un bout à l'autre du film. Cerises sur le gâteau, aux premiers plans George Clooney et Julia Roberts tous les deux épatants.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 19:38
JR et Liu Bolin au Louvre

Après avoir fait disparaître la pyramide du Louvre, JR organise sa propre disparition, avec la collaboration du maître du genre, Liu Bolin.

Source photo : galerie Magda Danisz

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:39
Love and Friendship de Whit Stillman

En Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, Lady Susan, jeune veuve, intrigue pour trouver un bon parti pour sa fille et éventuellement pour elle-même.

Inspiré de "Lady Susan", une nouvelle de Jane Austen, "Love and Frienship" est loin des élans romantiques des autres oeuvres de l'écrivain. Ici, c'est le cynisme et les personnages hauts en couleurs qui importent. Les dialogues, et plus particulièrement les saillies de Lady Susan (Kate Beckinsal parfaite), sont très drôles. Le réalisateur a composé un film curieux, entre théâtre burlesque et composition historique cinématographique. Il instaure cette ambiance dès les premières images en présentant de façon faussement surannée les personnages de cette histoire. Un montage abrupt et un rythme rapide ajoutent de la vivacité au récit. Ce traitement particulier donne au film toute sa singularité et sert particulièrement bien l'ironie de la nouvelle de Jane Austen. Une belle surprise.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 14:27
Julieta de Pedro Almodovar

De nos jours, à Madrid, Julieta n'a pas de nouvelles de sa fille, Antia, depuis de nombreuses années. Quand, elle croise Béa qui lui dit l'avoir vu quelques jours auparavant en Italie, sa vie bascule.

Dans Julieta, on ne quitte jamais les rails d'un drame trop bien huilé, dans un train-train sans surprise. Il est difficile de se laisser prendre par l'émotion tant cette histoire est contée sans finesse au point de perdre tout intérêt. Le style graphique du maître espagnol n'aide pas. Si sa patte esthétique séduit dans ses films où la folie et le décalage dominent, elle devient encombrante lorsque le premier degré règne. Trop de plans, nous renvoient à une publicité des années 80/90. L'obsession d'Almodovar pour les couleurs vives, plus particulièrement le rouge, et si possible associé au bleu, devient un jeu pour le spectateur qui s'ennuie. Retrouver ces deux couleurs dans chaque plan. Il n'a pas à chercher longtemps.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 17:15
Les Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse

De nos jours, venue de France, l'ONG "Move for Kids" s'installe dans un pays d'Afrique. Financée par des familles françaises, l'ONG s'est donnée pour mission de recueillir des orphelins et de les ramener en France pour qu'ils soient adoptés.

Fortement inspirée de L'Arche de Zoé, le film conte comment une équipe d'infirmiers, pompiers et médecins, sous couvert d'action humanitaire, a tenté d'enlever des enfants de leur pays en toute illégalité. Le film ne condamne pas mais essaie d'être au plus juste, montrant les motivations, avouées ou inavouables, des protagonistes et l'évolution que prend la mission face aux difficultés rencontrées. Joachim Lafosse dessine avec habileté le portrait d'une bande de crétins qui s'enfonce dans la bêtise la plus totale.

Date de sortie en salle : 20 janvier 2016

Date de sortie en DVD : 6 juillet 2016

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 21:26
Le Monde d'Hier au théâtre des Mathurins

Laurent Seksik, Patrick Pineau et Jérôme Kircher adaptent, pour la première fois au théâtre, Le Monde d'Hier, souvenir d'un européen, le livre autobiographique que Stéphan Zweig écrivit peu de temps avant son suicide. L'auteur y conte les années de bonheur dans la très culturelle et européenne Vienne, la première guerre mondiale, les années de crise, l'arrivée du nazisme au pouvoir, la folie meurtrière....

Sur une scène habillée d'un simple rideau et d'une chaise, Jérôme Kircher, impressionnant, donne vie à Zweig et aux années dorées de la capitale autrichienne, à ses artistes, musiciens et auteurs, à la beauté de l'Europe puis à la puissance du populisme, à la montée et à la banalisation du nazisme, au musellement de la culture, à l'incompréhension des opprimés, à l'indifférence... La qualité de l'interprétation et la beauté du texte nous emportent d'emblée. La mise en scène minimaliste mais précise participe à la qualité de l'écoute. Le petit accent autrichien qu'adopte Kircher sur les premières phrases, les discrètes notes de musique qui se font entendre avec parcimonie, la lumière légère nous plongent instantanément dans un passé qui résonne étrangement dans notre présent aux relents nauséabonds.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 20:47
JR au Louvre

Après le Pantéon, JR investit un autre grand monument parisien. Construite par Leoh Ming Pei, la Pyramide du Louvre occupe la cours Napoléon depuis 1989. Son inauguration avait soulevée de nombreuses protestations, certains dénonçant une défiguration des magnifiques façades du palais qui l'entourent. Avec cette installation, JR propose de faire disparaître la Pyramide, le temps d'un mois, comme un retour en arrière. La technique est "simple", coller sur la façade la plus photographiée, la photo du bâtiment qu'elle masque partiellement. Cela donne une anamorphose aussi impressionnante que cocasse.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 10:57
Dans les forêts de Sibérie de Saffy Nebou

Librement inspiré du livre de Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie conte la retraite dans une cabane au bord du lac Baïkal, de Teddy jeune homme en quête d'absolu.

La beauté du lac se marie parfaitement à celle de Raphaël Personnaz qui de tous les plans, relève le défi de donner à son personnage sans parole une identité forte et attachante. Dès les premières images, l'enthousiasme de Teddy face à la magnificence de la nature et les situations extraordinaires qu'il vit nous gagne. Son installation dans la cabane, sa découverte des réalités de la vie en conditions extrêmes, les péripéties qu'il affronte, ses rencontres nous plongent, par le rire comme par l'émotion, au cœur de cette aventure. La très belle musique d'Ibrahim Maalouf accompagne le film sans esbroufe, ni timidité. Parfaitement dosée dans son intention, elle participe de la meilleure façon à la beauté du voyage. Ce récit d'aventure et de quête de liberté nous offre une grande bouffée d'air frais.

A voir en salle dès le mercredi 15 juin.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 22:01
Folles de joie de Paolo Virzi

Béatrice et Donatella se rencontrent à la Villa Biondi un centre d'accueil pour femmes condamnées par la justice mais psychologiquement trop fragiles pour demeurer en prison. La première, aristocrate extravertie, prend la seconde, femme fragile et taiseuse, sous son aile.

Cette rencontre de deux folies menées par le désespoir est contée avec la fantaisie des grandes comédies italiennes. Ca va vite, ça tchatche, ça crie, ça insulte, ça pleure et c'est terriblement et désespérément drôle. Valeria Bruni Tedeschi est irrésistible dans ces débordements et tient définitivement bien le rôle de l'aristo borderline. A ses côtés, Micaela Ramazzotti, dans un rôle au caractère plus complexe, est parfaite. Tels l'Auguste et le clown blanc, elles nous mènent dans une course folle entre humour et émotion. Car l'émotion pointe son nez régulièrement tout le long du film, jusqu'à s'installer plus ouvertement dans son dernier quart. On craint alors que le cinéaste verse dans l'excès de bons sentiments. Mais, il n'en est rien. L'émotion se présente naturellement,sans lourdeur, ni agression.

A voir en salle dès le mercredi 8 juin.

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 18:01
Le Portrait de Dorian Gray à la Comédie des Champs Elysées

Après avoir triomphé dans la petite salle du Lucernaire, la pièce mise en scène par Thomas Le Douarec investit la Comédie des Champs Elysées. Il n'est jamais aisé d'adapter un roman au théâtre, surtout lorsqu'il s'agit du fantastique (dans tous les sens du terme) roman d'Oscar Wilde. Thomas le Douarec relève le défi avec panache. La mise en scène, ingénieuse et séduisante, recrée avec peu l'ambiance de l'époque et le climat étrange du roman. Les comédiens sont excellents, à commencer par le metteur en scène lui même et Arnaud Denis en Dorian Gray rongé par son pacte faustien. On se laisse emporter par cette proposition aussi osée qu'efficace.

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 13:37
Eddie the Eagle de Dexter Fletcher

Eddie Edwards rêve depuis son enfance de participer aux jeux Olympiques. Sa ténacité le mènera aux JO de Calgary à l'épreuve du saut à skis.

Le film n'a d'intérêt que pour l'histoire vraie qu'il raconte même si le récit est mené tellement grossièrement qu'on doute que tout soit fidèle à la réalité. D'un point de vue cinématographique, l'ensemble est affligeant : mise en scène sans élégance ou imagination, accompagnement musical insupportable, récit qui multiplie les grosses ficelles, absence total de profondeur. A voir si l'on a rien d'autre de mieux à faire.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 17:46
Avé César des frères Cohen

Eddie Mannix dirige Capitole, l'un des plus gros studios Hollywoodiens des années 50. Ses journées bien chargées l'amènent à régler les problèmes les plus improbables.

Cet hommage aux grandes heures du cinéma Hollywoodien est la preuve flagrante que même des génies du 7e art peuvent se planter. On ne comprend pas bien ce qu'ont voulu faire les frères Cohen. Les scènes se succèdent telles des sketchs. Celles (la plupart) que l'on suppose être drôles font à peine sourire. Les comédiens grimacent plus qu'ils ne jouent. Le récit n'a ni début, ni fin et part dans tous les sens. Seule consolation : la prochaine oeuvre de Joel et Ethan Cohen sera forcément meilleure que celle-ci.

Date de sortie en salle : 17 février 2016

Date de sortie en DVD : 28 juin 2016

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