SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 21:28

Le 15 janvier 2009, alors qu'il vient de décoller, le capitaine Sully se voit obliger de faire atterrir son avion de ligne sur l'Hudson. Ses 155 passagers en sains et saufs, il est traité en héros dans le monde entier. Mais, la compagnie aérienne accepte difficilement de voir un de ses précieux Airbus finir au fond de l'eau.

Clint Eastwood raconte ce sauvetage incroyable et les misères que les enquêteurs firent au héros Sully. Une fois de plus, dans un film de Eastwood, on retrouve une femme amoureuse nunuche, un héros de la grande Amérique reconnaissante et l'archarnement des puissants sur l'homme de bon sens. Malgré la présence de l'excellent Tom Hanks l'ensembe s'avère sans intérêt .     

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 21:59

Une vie est le premier roman de Guy de Maupassant. Stéphane Brizé adapte au cinéma le récit de cette vie, celle de Jeanne, jeune aristocrate, que l'on suit de sa sortie du couvent et son mariage, jusqu'à ce qu'elle devienne grand-mère.

La réalisation et la photographie de Stéphane Brizé nous plongent d'emblée au coeur de cette vie dure et décevante. Le format carré de l'image, l'étouffante austérité des moments de solitude et de désespoir, la modernité et le naturalisme des scènes de bonheur, le découpage qui évite la stricte chronologie, qui mêle raccourcis limpides et scènes au long cours, la musique au piano forte, la gestion du son, les voix off en dialogue ou en poésie, tout est d'une délicate précision. Nombreuses sont les scènes de grâce absolue autant par les choix de réalisation que par la qualité des comédiens que Brizé fait jouer avec le même réalisme que dans ses films précédents. Yolande Moreau, Jean-Pierre Darroussin, Swann Arlaud, Clotilde Hesme, Nina Meurisse... sont parfaits. Quant à Judith Chemla, dont on admire depuis déjà plusieurs années la présence singulière, elle donne à Jeanne sa fragilité et sa force, sa fraîcheur et sa noirceur, sa présence unique.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:04

Une association d'amateurs de roman noir nous présente leur mise en scène d'une pièce policière inédite du célèbre Conan Doyle. Mais ne s'improvise pas comédien qui veut.

Toute la pièce (une création anglaise) repose sur l'incapacité de ces acteurs d'operette à jouer la comédie.Texte, décor, mise en scène, tout leur échappe. Le rythme est endiablé et les catastrophes s'enchaînent à toute vitesse. Les sept comédiens (Miren Pradier, Yann de Monterno, Dominique Bastien, Lula Hugo, Michel Cremades, Michel Scotto di Carlo et Christophe de Mareuil), tous excellents, impressionnent par l'énergie qu'ils déploient, d'autant plus impressionnante qu'on imagine facilement l'extrême précision de jeu que demande l'exercice. Il est difficile de résister à cette comédie burlesque qui frôle le n'importe quoi sans jamais vraiment y tomber (à part dans les 10 dernières minutes peut-être).1h30 de franche rigolade bon enfant.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 20:35

En France, dans les années 30, les sœurs Barlow, deux médiums americaines, terminent une tournée mondiale triomphante. Réceptif à leur don, André Korben, producteur de cinéma, leur propose de réaliser un film réaliste sur les phénomènes qu'elles créent.

Esthétiquement, le film est réussi. Les costumes, la photographie, l'élégance de la mise en scène, sa vitalité, les accompagnements musicaux séduisent. Les comédiens Emmanuel Salinger et Nathalie Portman sont au diapason, Lily Rose Deep, dans un rôle essentiel mais plus effacé fait le job. L'histoire intrigue d'emblée. Les thèmes qu'elle aborde se multiplient au fur et à mesure de son avancée. Richesse qui provoque de multiples interprétations et qui finit par égarer un peu le spectateur comme semblent égarés les personnages. Sans cesse parcourus par une inquiétude qu'ils imaginent issue de ce don étrange et des morts qu'ils réveillent. Hypnotisés par ce phénomène, ils ne perçoivent pas la réelle raison de ce prémonitoire effroi qui se dévoile dans la toute dernière partie du film.  Planétarium est ainsi construit de façon complexe sans que l'on puisse tout à fait  jugé si cela le rend remarquable ou pas.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 21:30

Jacob a écouté toute son enfance la fantastique histoire de Miss Peregrine et ses étranges enfants que lui contait son grand-père. Avant de mourir, ce dernier lui demande de rejoindre l'île où ses amis si particuliers vivent.

Tim Burton adapte le best seller de Ranson Riggs. On y retrouve son goût pour la différence, des personnages attachants, son soin du détail, un casting impeccable. Pourtant, l'ensemble n'a pas le charme des oeuvres du maître. Le réalisateur semble céder aux recettes hollywoodiennes. Trop d'effets speciaux, trop de bruits et de musique alourdissent l'ensemble et anéantissent la poésie que pourrait porter le film. L'émotion, si ce n'est celle de l'effroi face aux monstres, ne passe pas. Aussi, l'ennuie et l'indifférence aux héros nous gagnent vite. 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 22:14

Louise rate le dernier train qui clôt la saison de la station balnéaire de Biligen. Elle se retrouve seule dans la ville désertée.

La poésie, la délicatesse, la nostalgie règnent dans ce merveilleux film d'animation.

On ne sait ce qui nous rejouit le plus : l'originalité et la finesse du récit, l'intelligence de la mise en scène, la simplicité sophistiquée du dessin fait à la gouache et aux crayons de couleurs, laissant apparaître la texture du papier, la beauté de la lumière, la justesse de l'interprétation de Dominique Frot, la grâce de l'écriture, le charme de l"accompagnement sonore et  musical de Pascal Le Pennec et Pierre Kellner...

Tout dans ce conte cruel et tendre nous emporte.

Jean-François Laguionie est aussi l'auteur entre autres du très beau et intrigant film "Le tableau".

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 19:27

Un homme se bat contre une mer déchainée. Il s'échoue sur une île déserte qui s'avérera hostile à l'idée qu'il la quitte.

Ce film d'animation aussi beau dans sa réalisation que dans le propos qu'il sert conte la vie de cet homme sur cette île à la fois hostile et source de bonheur. Sans aucun dialogue mais avec une bande son particulièrement soignée, cette histoire nous porte pendant 1h20 d'étonnement en émerveillement. Tout y est beau.

Date de sortie en salle : 29 juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:55

Yvan Attal est chez son psy. Sa femme pense qu'il a un problème : il est obsédé par les juifs et l'antisémitisme.

Entre deux séquences chez le psy, Yvan Attal nous propose cinq scènes abordant les reproches antisémites les plus souvent entendus. On imagine qu'Yvan Attal souhaitait traiter son sujet avec humour et une certaine autodérision. Si celle-ci se perçoit parfois dans le rôle qu'il s'est attribué, les dialogues qu'il s'est écrits ont surtout l'allure de discours bien poussifs. Les idées de séquences sont originales mais souvent bancales et pas toujours très claires dans ce qu'elles sont censées démontrées. Surtout, l'ensemble n'est pas drôle. Même les comédiens pourtant de premier choix (Benoit Poelvoorde, Valérie Bonneton, François Damiens, Gilles Lellouch, Denis Podalydes, Gregoire Gadebois, Charlotte Gainsbourg, Dany Boon, Marthe Villalonga...) ne sonnent pas toujours justes. Le seul moment fort du film est une scène de trois minutes interprétée par Popeck. La scène la moins bavarde du film.

On aurait adoré aimer ce film. Mais Yvan Attal s'est totalement loupé dans cet exercice qui s'annonçait effectivement bien difficile. 

Date de sortie en salle : 1er juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 21:02

François  Berleand attend avec impatience un taxi qui ne vient pas. Il se retrouve soudainement enfermé  dans une agence de voyage sans porte ni fenêtre avec un inconnu au comportement inquiétant.

Tout est étrange dans  cette pièce où les mises en abîme rythment le récit. Les comédiens sont au mieux de leur forme : François berléand, parfaitement cabot et ahuri, Sébastien Castro encore plus inquiètant que d'habitude et Constance Dollé, jonglant avec les registres. La mise en scène de Stéphane Hillel accentue parfaitement le parti pris surréaliste de l'histoire. Les interventions acrobatiques d'Inès Valarcher en cela sont particulièrement efficaces.

Pour sa première pièce Clément Gayet nous propose un théâtre de distraction, dans la veine d'un Sébastien Thiéry, qui nous change du vite fait-bien bâclé trop souvent proposé.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:21

A Berlin, en 1946, le grand chef d'orchestre Wilhelm Furtwangler est interrogé par le commandant américain Steve Arnold dans le cadre d'une commission de dénazification.

Cette pièce, au sujet historique puissant ne passionne pas. Le récit manque de finesse, le texte (traduit de l'anglais) de virtuosité et la mise en scène de créativité. La dramaturgie repose moins sur le chef d'orchestre que sur le commandant américain, personnage rustre et acharné, qui est ici incarné sans subtilité par Francis Lombrail. Son interprétation dessine à gros traits un militaire enragé ne laissant aucune place à l'émotion portée par l'objet de sa motivation (son traumatisme causé par ce qu'il a vu à la libération des camps de concentration). 

La grâce n'entre en scène qu'aux apparitions, trop courtes, de Michel Bouquet qui campe un Wilhelm Furtwangler tout en nuances à la ligne de défense à la fois admirable et discutable. La précision et l'élégance de son interprétation parvient presque à nous faire oublier les faiblesses de la pièce. 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:55

A Téhétran, Emah et Rana se voient contraints de quitter précipitemment leur immeuble qui menace de s'écrouler. Pour les dépanner, un ami leur loue un de ses appartements. Lorsque Rana est agressée, la vie du couple bascule.

Le Client, sans être un mauvais film, décoit un peu surtout il est vrai parce que Asghar Farhadi nous a habitué (en dehors de son film réalisé en France Le Passé) à une grande qualité de mise en scène, une parfaite maîtrise des émotions et à une écriture fine de ses histoires et de ses personnages. L'histoire d'Emah et Rana, qui parle de vengeance, de culpabilité et d'un certain machisme puritain, se regarde sans déplaisir. Mais, le trait est souvent trop appuyé. L'intervention des scènes de théâtre de "Mort d'un commis voyageur" alourdisent encore un peu plus l'ensemble. Farhadi en perdant une peu de sa finesse, perd aussi un peu de sa singularité.

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 19:13

Le Musée d’Orsay consacre une belle exposition au peintre Frédéric Bazile qui fut contemporain et compagnon important des futurs impressionnistes Monet, Renoir, Manet, Sisley, Morisot, Degas ou Cézanne. Il a perfectionné son art avec et auprès d’eux, peignant d'ailleurs les portraits de Renoir et Monet et posant pour le très beau « Déjeuner sur l’herbe » de ce dernier. Mort très jeune (à 29 ans en 1870 à la guerre) son œuvre est restée méconnue jusqu’en 1910 où une exposition lui est consacrée à Paris. Puis sa notoriété s’est particulièrement développée dans les années 1950, quand les collectionneurs américains se sont intéressés à son oeuvre.

Le musée d’Orsay présente une soixantaine de tableaux et dessins où l’on perçoit très bien l’évolution du peintre. Ce qui frappe c’est la modernité dans la composition de ses oeuvres. La position des personnages, le cadrage nous renvoient à un travail photographique. Certains tableaux évoquent le Douanier Rousseau sans que toutefois il n’en soit jamais fait mention pendant l’exposition. Aux côtés des tableaux de Bazile, sont présentés des Renoir, Monet, Morisot, Cézanne… pour rappel de leur proximité. 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 19:03

Autant le dire tout de suite : l’argument de l'asssociation du cirque et du théâtre ne tient pas. Tout simplement parce que l’histoire a si peu de consistance qu’elle en est incompréhensible. Les numéros de cirque ne s’y coulent pas naturellement mais y arrivent comme un cheveu dans la soupe, les artistes-acrobates ne sont pas très bons comédiens et le récit n’a aucune tenue. Seuls arguments en faveur du théâtre, l’élégance du décor et des lumières.

En revanche, pour ce qui est du cirque, le contrat est rempli. Les artistes sont impressionnants dans des acrobaties qui coupent le souffle. Les amoureux du cirque acrobatique seront comblés.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 22:47

Mathias est le créateur et unique employé de l'agence "Love is dead" dont le concept est d'annoncer à des hommes et des femmes sidérés que leur conjoint les quitte. Ce travail qu'il effectue avec le sérieux, la conviction et l'humanité d'un avocat et la fermeté d'un huissier ne sera pas sans conséquence sur sa vie personnelle.

Le film porte haut trois qualités. Son idée centrale originale et ses déclinaisons qui maintiennent son efficacité jusqu'au bout. Des dialogues ciselés et des situations hilarantes. Un casting de choix avec en tête Benjamin Lavernhe et Brigitte Roüan. Côtés défauts, on note une musique trop présente (mais c'est tendance) et quelques problèmes de rythme souvent causés par un changement un peu brusque de tonalité. Au final, la balance penche très largement du bon côté.

 

 

A VOIR EN SALLE DES LE MERCREDI 23 NOVEMBRE

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:15

Paul Sneijder vient de réchapper à un accident d'ascenseur dans lequel sa fille est décédée. Il choisit de quitter son poste de cadre supérieur pour changer de vie.

Thierry Lhermitte est Paul Sneijder. Sa prestation tout en nuances porte le film. La mise en scène élégante et lente nous immerge dans la langueur dans laquelle est plongé Paul Sneijder. Les images froides et l'accent chantant québecois mènent le film dans une ironique poésie dépressive.

Date de sortie en salle : 8 juin 2016

Date de sortie en DVD : 12 octobre 2016

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:54

Serguei ChtChoukine (1854 - 1936), riche industriel russe, a utilisé sa fortune pour donner libre cours à sa passion pour la peinture. Particulièrement intrigué par les peintres français, il a sans cesse bravé les modes et moeurs du moment en portant ses choix sur des peintres et styles picturaux audacieux, ne se fiant qu'à son flair et aux conseils de marchands d'art parisiens, allant jusqu'à acquérir des oeuvres qui le dérangeaient plus qu'elles ne lui plaisaient. Sa collection, à elle seule, réunit ceux qui sont aujourd'hui connus comme les plus grands représentants de la peinture moderne. Picasso, Matisse, Gauguin, Monet, Cezanne, Derain, Henri Rousseau, Van Gogh, Manet, Renoir, Vuillard, Pissaro, Toulouse-Lautrec..., figurent parmi les 275 oeuvres acquises.

Jusqu'au 20 février 2017, la Fondation Vuitton en présente 127 ansi que 31 oeuvres de l'avant garde russe. Au fil des 14 salles, on suit l'évolution des goûts de ChtChoukine qui suit celle de la peinture moderne. On y croise L'homme à la pipe de Pissaro, vingt-deux Matisse, le déjeuner sur l'herbe de Monet, Eh quoi ? tu es jalouse de Gauguin parmi 12 de ses oeuvres, une danseuse de Degas, vingt neuf Picasso... L'ensemble impressionne par la beauté des oeuvres et le prestige des noms qu'il réunit mais aussi par la personnalité de Serguei Chtchoukine, son ivresse pour la peinture qu'il aimait partager et sa vie romanesque.

La Collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:49

La Fondation Vuitton a invité, de façon pérenne et ce dès la création de la Fondation, Olafur Eliasson à occuper l'espace "Le Grotto" la coursive au pied des bassins. L'artiste compose une oeuvre de 43 colonnes triangulaires reflétant une lumière jaune et dans leurs parties miroir le reste du bâtiment et les visteurs. Ce kaleïdoscope offre une infinité de perspectives qui fascinent le visiteur. Une forme d'art qui allie le majestueux et le ludique. 

Inside the Horizon d'Olafur Eliasson - Fondation Louis Vuitton
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 15:44

Du 10 au 13 novembre, le Grand Palais accueille la nouvelle édition de Paris Photo. Ce salon dédié à la photographie, créé en 1997, reçoit chaque année un peu plus d'exposants, d'artistes et de visiteurs. Pour cette édition, 183 galeries venues de 30 pays différents présentent leurs artistes, jeunes en devenir, artistes installés ou photographes cultes. Cette année si la photo en noir et blanc, ancienne ou récente, semble dominer, on trouve toujours des artistes qui manient les couleurs vives, le superposage des tirages, l'ajout de peinture, le colllage, le découpage, tirant l'art photographique vers l'art plastique. 

Ci-dessous un tout petit aperçu subjectif de la diversité des travaux exposés : Robert Curie, Stephen Wilkes, Abelardo Morell, Agnés Varda, Valerie Belin, Alain Bublex, Caio Reisewitz, Christian Tagliavini, Clare Stand, David Lachapelle, Emmet Gowin, Erik Steffenson, Fred Herzog, Irvin Penn, James Hamilton, Jimmy Nelson, Joachim Schulz, John Chiara, Leyla Cardenas, Lek & Sowat, Lilian Bassman, Ljubodrap Andric, Massimo Vitali, Mattew Pillsbury, Mich Epstein, Michael Wolf, Miguel Rotschild, Nelli Palomaki, Paolo Ventura, Patrick Demarchelier, Philippe Ramette, Richard Avedon, Robert Polidori, Sebastien Riemer, Stephane Couturier, Stephanie Syjuco, Thomas Florschuetz, Vera Lutter, Vik Muniz, Wang Ninged, William Klein, Yoram Roth.

Paris Photo 2016
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 18:50

La galerie Joseph accueille l'exposition Transmissions de Tiziani et Gianni Baldizzone. Pendant cinq ans et à travers les continents Européen, Africain et Asiatique, le couple de photographes italiens a rencontré une centaine de maîtres artisans et apprentis exerçant une quarantaine de savoir-faire différents. Ils les ont interrogé sur la transmission de leur artisanat et la relation qui lie les maîtres à leurs élèves. Les Baldizzone se sont concentrés sur des savoir-faires qui ont su se moderniser en conservant leur authenticité. Les très belles photographies, en couleurs ou en noir et blanc, accompagnées d'explications simples et claires sur les personnes et leurs mêtiers, montrent les gestes précis, la technique mais surtout les échanges, les regards, l'écoute. Beau, étonnant, instructif et réjouissant.

A voir à la galerie Joseph, 116, rue de Turenne à Paris jusqu'au 2 décembre. Des rencontres-conférences avec les artisans y sont également programmés le temps de l'exposition. Si Tiziana et Gianni Baldizzone sont présents à la galerie lors de votre visite, n'hésitez pas à les interroger sur leur travail, ils vous expliqueront avec passion toutes ces rencontres.

Tiziana et Gianni Baldizzone - Transmissions à la galerie Joseph
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 15:52

Françoise Hugier présente un portrait de la Corée du Sud contemporaine à travers les photographies prises lors de séjours à Séoul en 2014.

La photographe donne à voir une Corée qui s'éloigne de plus en plus de ses traditions pour un ultra modernisme, menée par l'obsession de la réussite, le culte de la jeunesse, des écrans en tout genre, du mercantilisme et de l'occident. L'exposition débute par le portrait d'une adolescence fascinée par les groupes de K-pop (Korean Pop) et l'esthétique coloré et les physiques stéréotypés qu'ils renvoient. Les photos se concentrent sur le groupe Laboum (dont le sponsor est une clinique de chirurgie esthétique), leurs fans et le commerce qui en est fait. Les photos suivantes sont prises dans une sorte de thé dansant, à l'esthétique d'une modernité dépassée, pour couples d'un certain âge. L'évolution de la vie en famille qui mélait autrefois traditionnellement trois générations est évoquée à travers les photos de familles vivant dans un quartier des années 80 destiné à être remplacé par de hauts buildings et un bidonville où se retrouvent certaines personnes agées abandonnées sans ressources. Un espace central est dédié aux clichés pris lors de la visite d'un organisme qui propose à des jeunes gens de se préparer à la mort pour mieux se battre dans la vie, en les enfermant dans des cercueils. Sur les murs extérieurs de cet espace sont affichés les photos du pont des suicidés où des messages destinés à remonter le moral des suicidaires sont affichés. 

Ces photos de Françoise Hugier sont plus intrigantes qu'esthétiquement emballantes même si on remarque de beaux portraits. Les récits précis qui accompagnent chaque série éclairent de façon édifiante les oeuvres. Il ressort de cette exposition une impression étrange que la Corée du Sud n'est peuplée que d'enfants de tous âges fonctionnant comme des machines, à la fois manipulés et complices d'un monde-monstre particulièrement effrayant.

PS : Françoise Hugier accueille au sein de son exposition les photos prises dans le métro de Séoul par Julien Falsimagne. On y voit la quasi totalité des voyageurs plongés dans leur smartphone.

Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier
Photos de Florence Hugier

Photos de Florence Hugier

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:07

L'émission de radio Épigraphe se joue pour la dernière fois. Face à cet évènement la cohésion du groupe que forment les cinq animateurs - créateurs se délite. Une fable envoyée par Benoite Grioult, une auditrice, va exacerber les désaccords et révéler les personnalités. 

Raoul Collectif joue à fond la carte du burlesque. Ces cinq personnages autosatisfaits et autocentrés intellectualisant et politisant tout jusqu'à l'asburde sont hilarants. Ce groupe d'intellectuels caricaturaux qui se disloque face à l'adversité offre une réflexion sur le tout libéral, le courage intellectuel et l'intérêt individuel face à celui du groupe. Quand TINA (There Is No Alternative), symbole du capitalisme tout puissant, s'impose la seule issue semble la fuite dans le désert là où Tina n'a pas encore marqué son empreinte. Les cinq comédiens sont excellents. La mise en scène d'un premier abord minimaliste se révèle au fur et à mesure de la pièce efficace et au final impressionnante. Un spectacle un peu alambiqué sur le fond mais extrêmement réjouissant.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 19:45

Alors qu'il tente désespérément de récupérer son statut d'invalide auprès des services de l'État, Daniel Black rencontre Katie, mère célibataire qui, pour d'autres raisons, est elle aussi aux prises avec les services sociaux.  

Le film séduit d'emblée par sa  façon quasi documentaire de montrer la violence avec laquelle la sécurité sociale et le pôle emploi anglais, moitié public, moitié privé, traitent leurs "usagers". À la recherche de résultats (réduire au maximum le nombre de beneficiaires) ces institutions précipitent les plus démunis dans des situations absolument kafkaïennes et, par ricochets, dans la misère. L'absurde et l'humiliation y règnent en maîtres. La démonstration de Ken Loach, dans des scènes qui peuvent être, à la fois, drôles et bouleversantes, est particulièrement efficace. Ces personnages, victimes ou "bourreaux" sont bien dessinés. Les comédiens, enfants compris, sont parfaits. Dave Jones (Daniel Black), lumineux, créé d'emblée l'empathie. Si le film perd un peu en puissance c'est dans la tournure sentimentalo-tragique que prend le récit dans sa seconde partie. Un traitement qui alourdit inutilement le propos et dont le film n'avait pas besoin pour toucher sa cible.

Le film à reçu  la Palme d'or au festival de Cannes 2016.

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 20:05

L'Outsider raconte les huit années que Jérôme Kerviel a passé à la Société Générale jusqu'à son renvoi et ses déboires judiciaires.

Le film décrit particulièrement bien l'évolution de la personnalité de son héros. Jeune homme ambitieux plutôt timide qui se transforme en type arrogant qui perd, jusqu'à la folie, le sens des limites. Arthur Dupont, grand comédien souvent sous exploité, est excellent. Il maîtrise à merveille l'étendu de la gamme de jeu qu'il doit déployer pour interpréter cette personnalité complexe qui cherche l'exploit et la gloire sans apparent intérêt pour l'argent qui va naturellement avec. Le reste du casting est parfait également. Le récit est rondement mené sans lenteur ni précipitation, tout en communiquant avec force la folie du milieu. L'ambiance qui régne dans les bureaux des traders entre frénésie, stress intense et hystérie est très bien rendu. Les points techniques sont expliqués rapidement mais suffisament simplement pour qu'on s'y retrouve aisément.Une belle réussite.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 15:07

Tout est écrit dans Le Grand Livre du Spectacle clame François Morel ! Les déplacements du chanteur, ses humeurs, celles des musiciens et les vivas du public évidemment conquis. François Morel, entre chaque chanson, consulte Le Grand Livre, lance des défis à ces musiciens, tente des imitations... Car un concert de François Morel n’est jamais tout à fait un concert, ni tout à fait un spectacle comique. Cette fois-ci, il prend l’allure et les lumières d’un tour de chant comme à l’époque où les chanteurs prenaient toute la lumière laissant leurs musiciens dans l'ombre. Bien sûr avec François Morel tout ça « c’est pour de faux », mais ne vous y trompez pas, l’artiste fait vraiment et très bien le chanteur, les chansons sont bien écrites, les mélodies d'Antoine Sahler sont agréables, ses arrangements soignés et les musiciens épatants. Alors entre les « sketchs » en interludes et les chansons sympas, La Vie (titre provisoire) offre 1h30 bien agréable tout comme l’était déjà « Ce soir des lions ». Seul bémol cette fois-ci : la dimension de la scène de la salle Renaud-Barrault, sur laquelle l’artiste et ses quatre musiciens semblent bien loin les uns des autres. Mais c'est un détail.

A voir jusqu'au 6 novembre.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 21:38

A 3 heures du matin, Raphaël reçoit un appel de Léo. Celui-ci est en panne de voiture à près d'une heure de Paris et demande à Raphaël de venir le chercher.

L'Invitation est une comédie (mais pas trop) - dramatique (mais pas trop) sur l'amitié. Si on hésite à classer ce long-métrage dans le simple registre de la comédie c'est que le film, s'il est souvent drôle, notamment autour du personnage de Léo jouisseur provocateur, fragile et truculent, présente en Raphaël un personnage plus sombre. Cette comédie offre ainsi un peu plus de finesse que la moyenne du genre. Les dialogues écrits par Michael Cohen et Nicolas Bedos sont percutants. Les scènes bien calibrées dans leur durée ne s'allongent que si la situation ou le malaise qu'elles portent le demandent. La réalisation est alerte sans être révolutionnaire, même si on note une mise en scène particulièrement réussie dans une séquence de dîner entre amis. Le casting est de premier choix avec en tête Nicolas Bedos, excellent, suivi de Michaël Cohen et Camille Chamoux et dans de très seconds rôles Gustave Kervern, Bernie Bonvoisin, Patrick Préjean, Jean-Pierre Malo et, cerise sur le gâteau, Jérôme Kircher. Si la grande scène de fin est convenue, Michaël Cohen la gère de façon habile atténuant ses inévitables faiblesses. Sans être le film de l'année (ce qui pourrait difficilement arriver à une comédie même dramatique), "L'Invitation" offre 1h30 de cinéma agréablement menée.

A voir au cinéma dès le 9 novembre.

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