SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 17:22

En 1919, le cirque Medici se réjouit de la naissance d'un éléphanteau mais ses oreilles gigantesques le rendent imprésentable au public.

Cette variation du vilain petit canard d'Andersen a été écrite en 1939 par Helen Aberson et adapté en dessin animé avec succès par Walt Disney, 2 ans plus tard.

Tim Burton s'empare à son tour de cette ode à la différence, pamphlet contre l'exploitation des animaux et en profite pour condamner les parcs d'attraction à la Disney (producteur du film... ) destructeurs des petits cirques et des troupes de divertissement à taille humaine.

Pour ce faire, il mixe personnages réels et animaux numériques. Rien de très attrayant sur le papier mais Tim Burton réalise ici un petit miracle. Tout fonctionne parfaitement pour peu que le spectateur fasse place à son petit coeur d'enfant. Les comédiens sont parfaits chacun dans leur rôle, Colin Farrel très agréable à regarder dans un rôle un peu fade, Eva Green toujours irrésistible et trouble, Danny de Vito excellent en patron de cirque, Michael Keaton parfaitement détestable en méchant businessman et deux enfants totalement charmants. Mais, l'image qui reste est celle des grands yeux bleus de cet éléphanteau conçu numériquement et qui dégage une humanité troublante. Craquant.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 12:20

Dans une salle d'attente, une jeune femme, tendance cleptomane, est aspirée par un tableau, portrait d'un militaire, dans une série d'aventures au fil du temps.

Ce spectacle écrit et conçu par Victoria Thierrée Chaplin offre de beaux numéros de magie, de jeux et de danse, dans une scénographie mixant simplicité et burlesque. Aurélia Thierrée, accompagnée de Jaime Martinez et de trois comparses-assistants, est parfaite.

L' accompagnement musical, plutôt décevant, perturbe la plongée dans une ambiance féerique ou poétique. Aussi, on perd rapidement le fil d'un récit qui semble secondaire et avant tout au service des numéros. Les numéros primant sur l'histoire celle-ci est particulièrement de guingois. On percevait déjà cette "difficulté" à tisser totalement un récit dans "Murmures des murs" et c'est ici encore plus évident.

On pourrait se contenter d'admirer la succession de tableaux, mais le semblant de récit qui est proposé au démarrage perturbe quelque peu la lecture du spectacle.

A voir jusqu'au 12 mai.

 

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 16:46

Après l'exposition Willy Ronis, le Pavillon Carré de Baudouin poursuit son cycle sur la photographie humaniste et sociale en accueillant William Daniels. Ce photographe documentaire français réalise des reportages de longue durée dans des zones du monde en souffrance telles la Centrafrique, le Bangladesh, l'Inde, le Mali, la Russie, la Lybie, le Kirghizistan, la Syrie...

Prés de 60 photographies sont présentées, souvent en très grand format, dans une scénographie classique dans les trois premières salles et de façon plus spectaculaire dans la dernière salle de l'étage.

Les photos sont très belles et témoignent de la souffrance du monde, dans son infinie diversité.

 

Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 21:21

Damien reconnait Bahzad un enfant Syrien réfugié et scolarisé en France avec sa maman. Ainsi, il lui donne sa nationalité française.

"Damien..." aborde un sujet complexe et sensible, avec humour et émotion, appelant  à réfléchir sur l'engagement, l'intégration et sur ce que veut dire être français. Les interprètes, enfants, adultes, connus et moins connus, sont tous très justes.

Dommage que la fin, digne des plus mauvaises comédies romantiques, abandonne si brutalement son sujet reléguant, en 10 minutes, le film au statut de feel good movie sans ambition.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 16:16

Alain, PDG d'un grand groupe automobile, vit à 100 à l'heure jusqu'au jour où il est victime d'un AVC.

Fabrice Luchini, Leila Bekhti, Micha Lescot sont très bien mais que sont-ils venus faire dans ce nanar ?

La partition est ridicule, à la limite de l'insulte pour les personnes réellement touchées par un AVC. Le film ne séduira que ceux qui ne sont pas regardant sur la vraisemblance et la profondeur d'un récit, les autres seront agacés et s'ennuieront ferme.

 

 

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 15:43

La pyramide de Ieoh Ming Pei fête ses 30 ans ce 31 mars 2019.

Pour l'occasion JR a été invité à créer une oeuvre. Il a choisi d'utiliser l'anamorphose pour faire découvrir les fondations de la pyramide.

Une performance artistique remarquable par la créativité et l'énergie déployée ; on pense aux calculs qu'elle nécessite et aux 400 volontaires qui ont posé prés de 2000 lés de 10 mètres chacun ; mais qui a pour limite de ne pouvoir être admiré à l’œil nu. S'agissant d'une anamorphose visible uniquement du toit du musée, une caméra posée au point d'anamorphose permet de projeter sur deux écrans installés dans la cours Napoléon l'effet attendu.

L'anamorphose que JR avait effectuée en 2016, et qui consistait à faire disparaître la pyramide, avait l'avantage d'être visible sans écran. Cette fois, en mode piéton, cela ne donne pas grand chose, si ce n'est le bruit particulier provoqué par le papier qui crisse sous les pas.

A voir pendant deux jours samedi 30 et dimanche 31 mars.

JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 14:41

Rupert, 11 ans, correspond avec John F. Donovan, acteur de série célèbre.

Xavier Dolan présente un film caricature de son oeuvre. On y retrouve les mères déficientes et névrosées, les fils mal dans leur peau, les scènes d’ hystérie, celle de la réconciliation familiale avec tube ringard en fond sonore, le monologue du héros qui aurait tant aimé être aimé... On retrouve aussi quelques fulgurances dans la réalisation même s’il abuse, ici, de très gros plans symboles, à son dépend, du manque de recul pris par Dolan sur son sujet. Si sujet il y a.

Car il est bien difficile de comprendre de quoi il s’agit ici. La relation entre l’acteur et l’enfant ne repose que sur l’anecdote : le petit est fier de correspondre avec une star dont on ne sait qu’elle intérêt elle-même porte au gamin, l’acteur est homosexuel mais le vit mal car il ne faut surtout pas que ça se sache, l’enfant devenu grand veut absolument donner à cette histoire un sens profond que la journaliste qui l’interroge peine à saisir, comme nous d’ailleurs. Le scénario ressemble à un patchwork mal maîtrisé.

A cela s’ajoute des dialogues poseurs d'une naïveté ou d'une immaturité qui achèvent de basculer les scènes dans le ridicule. Si l’on accepte le côte excessif que contient l’oeuvre de Dolan comme part intégrante de son style, il faut au minimum que cela soit cadré dans une histoire, un propos et des dialogues un minimum tenus.

Un Dolan raté à oublier bien vite.

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