SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 20:49
Au théatre Bastille, depuis le 23 février et jusqu'au 1er mars, se danse la Pudeur des icebergs du chorégraphe québecquois Daniel Léveillé. Le thème : la vie sociale...
Sur scène, 5 danseurs et 1 danseuse nus. Chorégraphie saccadée et répétitive, sorte de danse tribale ou suite de mouvements de gymnastique, quelques portés à l'effort physique impressionnant et l'attente qu'il se passe autre chose.
Intriguant le premier quart d'heure et puis très vite ennuyeux.
Reste la performance des danseurs.

Ci-dessous un extrait vidéo :
http://www.danielleveilledanse.org/pdi_vid.htm
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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 21:09

Les New-Yorkais Brazilian Girls étaient en concert au Nouveau Casino.
L'occasion pour moi de découvrir les titres de leur nouvel album et de ré-entendre live ce groupe étrange.

Les Brazilian Girls alternant titres du premier et de leur dernier album, ont rapidement installé une ambiance festive et conviviale. Sabina la chanteuse s'exprimant dans un français parfait échange beaucoup avec le public. Public qui n'était pas là par hasard et connaissait déjà parfaitement le groupe.

Ma découverte des nouveaux titres a été assez décevante. Ceux-ci m'ont semblé moins variés, originaux et mélodieux que ceux du premier album.
Il est vrai, qu'à mon goût, le son bien trop fort et de piètre qualité ne permettait pas une découverte dans les meilleures conditions. Même les titres du premier album que j'aime pourtant beaucoup n'étaient pas très bien servis par cette mauvaise accoustique.
En revanche, l'ambiance loufoque et bon enfant installée par Sabina est particulièrement réjouissante.
Une expérience à renouveler donc dans de meilleures conditions sonores.



*En première partie : The Do groupe français qui offre un rock-pop énervé avec quelques jolies mélodies à la Cardigans. Sympa.*

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 23:12
Exceptionnellement, mon coup de coeur du moment passe sur les ondes. Peut-être même que si j'écoutais NRJ, je pourrais l'y croiser.

Mika chanteur-auteur-compositeur British à la pop classieuse tendance 70's a déjà cartonné en Angleterre avec son "Relax, Take it easy".
Moi, c'est, plus encore, son "Grace Kelly" qui m'a accroché l'oreille et depuis m'enchante. Ce titre et l'interpétation de Mika m'évoquent les plus belles vocalises de Freddy Mercury.
En "Billy Brown", je perçois l'élégance d'une composition de Burt Bacharach, Robbie Williams au détour d'un couplet de "my interprétation", et parfois peut-être même quelque chose des Who version Tommy.
Mika nous propose avec son premier album "life in cartoon motion" une pause musicale intelligement entrainante et délicieusement tendre.

PS: ne pas manquer le morceau caché, autre curiosité de cette album.

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 21:49

Que dire sur Barbara Carlotti que je n'ai déjà dis ... ?
Que Barbara au fil des concerts se fait moins distante.
Que le public présent mardi était chaleureux et conquis.
Que le duo avec Bertrand Belin, c'était top.
Que les inédits, on les aime déjà (rhooo, "le chant des sirènes").
Que le plaisir prit à l'écouter chanter est toujours aussi grand.

Que redire ?
Que sa voix unique...ah quelle voix... !!
Que ses chansons, on ne s'en lasse pas
Que c'est étrange ce mélange de retenu et de déconnade
Que c'est top de l'avoir rien que pour soit mais que quand même
c'est désespérant que cette nana ne perce pas plus que ça...

Jean-Pierre Petit, mardi, sur le ton du désespoir, priait Barbara de faire un tube.
Dans son édition de mardi, Libé, annonçant le concert, titrait :

"Barbara Carlotti bientôt presque star"
 

 

A force de quémander tous un peu de reconnaissance pour ce grand talent, on va finir par y arriver...

 

 


PS : en première partie Rose, la petite chanteuse dont on parle en ce moment (c'est bien simple, elle a cent fois plus de presse que Barbara...). Très jolie voix. Mélodies mignonnes mais difficiles à défendre seule à la guitare.

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 21:24

2010-2635.JPG
© Isabelle Dujardin

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 15:37

Les Brazilian Girls sortent un nouvel album "Talk to La Bomb" et bénéficient d'une courte évocation par Tania la Miss Music de Denisot. Du coup, je me dis que je n'ai pas encore évoqué ici les qualités de ce groupe venu d'ailleurs.

Les Brazilian Girls, je les ai découvert en août dernier, par hasard, lors d'un concert en plein air qu'ils donnaient à Stockholm (
Et oui, je me paye des concerts de folie dans des contrées exotiques !! A ce propos, un jour, je vous raconterai le concert d'Isabelle Aubret à la salle Gérard Phlippe à Wasquehal )
A l'époque, ils (Les Brazilian Girls - pas Isabelle Aubret- faut suivre) avaient interprété les titres de leur premier album eponyme qui m'a illico accroché, particulièrement le reggae "Pussy" irrésistible.
Entre techno, pop, punk, jazz et reggae, leurs influences musicales sont nombreuses, tout comme les langues de leurs interprétations (français, espagnol, italien, allemand, anglais...) à l'image des divers pays dont ils sont originaires. Ils proposent une musique
aux accords décalés, où la rythmique règne en maître mais où la mélodie garde toute sa place.
A Stockholm, la chanteuse, à la punk attitude, portait un masque et une coiffure étrange et effectuait un jeu de scène assez particulier accentuant cette sensation étrange que le groupe vient d'une autre planête.


Les Brazilian Girls seront en concert au Nouveau Casino, mardi 20 février.

 

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 17:19


Depuis le 22 janvier et jusqu'au 11 février, au théatre de La Bastille, se joue "L'Enfant froid" de Marius Von Mayenburg. Il s'agit donc de théâtre contemporain. 

Déjà, vous visualisez les acteurs se jetant par terre, se tapant dessus, se balancant le décor à la gueule, éructant, vomissant et finissant à poils... ?
Bonne pioche !  Tout y est, avec en prime une bonne dose d'humour et une belle série de lancer d'oranges. L'occasion de découvrir que c'est visuellement impressionnant une orange qui explose contre un mur.
Vu comme ça, vous étes en train de penser que c'était nul cette pièce. En fait pas tout à fait. La forme est effectivement assez violente et choquante comme il se doit aujourd'hui dans le théatre qui fait réfléchir... Mais, on voit dans cette violence et cette provocation plein de significations-dénonciations qui sont sans doute très loin des réelles préoccupations de l'auteur. Mais peu importe l'essentiel est qu'on puisse y lire quelque chose. 
Le sujet ? à peu près, la violence dans le cercle familial avec en filigrane quelque chose du genre la violence qui se cache blesse plus que celle qui se voit.
A moins que ce soit autre chose...

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 22:02

Catherine Frot est une fille géniale. Y'a pas mieux pour vous sauver une soirée.
A la Comédie des Champs Elysées,  elle interprète le rôle principal de la dernière création du hyper trop tendance Florian Zeller. Dans "Si tu mourais...", on suit une femme récemment veuve qui découvre dans les papiers de son mari des raisons d'imaginer qu'il avait une maitresse. Le doute s'installe et salit 20 ans de vie commune. Elle se lance dans une enquête entre découverte génante et parano.

Catherine Frot est de toutes les scènes alternant gravité, désespérance, dérision, drôlerie et folie douce. Elle porte avec grâce la pièce qui elle ne restera pas dans les annales. Zeller enfonce les portes ouvertes de l'adultère et du mystère de l'absence et nous gratifie de
quelques répliques pseudo philosophiques pathétiques digne du journal intime d'un ado boutonneux.
Heureusement quelques saillies assez drôles parsément le texte et réveillent notre intérêt


L'heure et demi file sans ennui véritable bénéficiant d' une excellente mise en scène faite de tableaux qui s'enchainent comme les pièces d'un puzzle qu'on assemble. Michel Fagadeau, le metteur en scène, donne ainsi corps à un suspens assez peu exploité dans le texte.
Robin Renucci qui interprète le mari disparu est parfait d'élégance (même si Zeller lui fait dire à 2 reprises "tu as l'air inquiètE"...), Chloé Lambert s'en tire assez bien malgré des répliques un peu ridicules. Quant à Bruno Putzulu qui hérite d'un personnage bien fadasse, il sonne faux d'un bout à l'autre de la pièce. Celle-ci se termine sur un double rebondissement grotesque qui nous donne le coup de grâce.

Alors, vient le moment des saluts et on s'accroche au sourire et à la grâce d'une Catherine Frot magicienne de la soirée.

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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 20:00
Séance de rattrapage ce week-end :
j'avais honteusement loupé le Truman Capote de Bennet Miller au cinéma, je n'ai pas loupé sa sortie en DVD.
Je ne connais pas grand chose de Truman et ne peux donc jugé de la fidélité du film au personnage et à son histoire.
Cependant, la composition de Philip Seymour Hoffman est particulièrement impressionnante.
Le personnage qu'il créé est celui d'un génie, irresistiblement antipathique. Entre prétention et auto-dérision, il demeure son propre sujet de prédilection même lorsqu'il enquête sur un crime odieux (l'autre sujet du film). L'intérêt qu'il porte au criminel ne tient que parce qu'il se retrouve en lui.
Le génie Truman créé en nous moults sentiments contradictoires tout au long du film. La composition exceptionnelle de Philip Seymour Hoffman en est pour beaucoup.
A voir absolument en VO.
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 22:55
Babel d'Alejandro Inaritu

Dans le désert marocain un enfant tire à la carabine et blesse une touriste américaine. Cet événement aura de multiples conséquences au Maroc et à l'autre bout du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Japon.

Inaritu développe à nouveau son histoire en la basant sur l'effet papillon. Il aborde les conséquences de la peur de l'autre surtout s'il fait partie d'une culture ou d'un milieu social différents. Les mexicains sont systématiquement suspects aux yeux des américains, tout comme les arabes (tous pays ou origines confondus). Les pauvres, les mexicains et les arabes souffrent d’être forcement coupables, tandis que les riches américains et japonais pansent les plaies laissées par leurs disparus. S'il faut trouver une souffrance commune à tous ces terriens Inaritu désigne celle des enfants car dans Babel, ce sont eux qui morflent avant tout, victimes de la faiblesse et de la négligence des adultes. Si la partie japonaise tranche un peu trop avec les épisodes mexicains et américains, l'ensemble tient en haleine jusqu'au bout et nous laisse face au malheur marocain et mexicain avec un goût amer en bouche.

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 23:56

La Cigale a coonu ce soir un moment de grâce, de ces instants dont tous les chanteurs rêvent mais que peu voient se réaliser. Une soirée historique dans la carrière d'une artiste, de celles qu'aucun Olympia, disque d'or ou Victoire de la Musique ne fait oublier.

Le public de la Cigale s'est soulevé comme un seul homme pour déclarer sa flamme à Emily Loizeau. Lui offrant de ces ovations qui semblent ne jamais pouvoir s'arrêter. Un public déchainé qui, alors que la salle est rallumée après les traditionnels rappels accordés, refuse de partir et obtient un dernier salut de l'artiste qu'il a élue.

Emily Loizeau nous a proposé 2h15 de bonheur musical alliant humour, jeux complices, mélodies douces et entraînantes, un peu variét', un peu jazzy, un peu country dont 5 ou 6 titres inédits.
Elle nous a menè dans son univers trés personnel où le rire se mèle à l'émotion.
Côté technique, Emilie Loizeau possède une voix surprenante, au doux vibrato et aux aigus Bushien et maîtrise parfaitement le piano.
Côté mise en scêne, on a retrouvé le concept de la platine disque, des images projetés sur écran, des jeux d'ombres chinoises et autres effets de lumière cinématographique, le tout renouvelé pour ne pas lasser les "habitués" (voir article sur le concert de juin au Café de la danse).

Emily emmène le public dans son monde avec une douce autorité et une facilité déconcertante. Mais, ce soir, tout à coup, Emily était bien menue face à cette ovation spectaculaire. Sans doute n'imaginait-elle pas que 1200 personnes puissent faire autant de bruit pour elle.

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 21:25

Vu vendredi au théatre Bastille, "Basso Ostinato" par la companie Caterine Sagna.
Caterine Sagna, chorégraphe italienne, mèle dans ses créations, théatre et danse.
Deux types, puis un troisième,  discutent, autour de pas mal de verres, d'une de leur expérience coquace de la danse à la Scala. La scène se répète à plusieurs reprises mélant crescendo à leur propos, des pas et mouvements de danse de plus en plus violents. Les comédiens à l'accent italien manient un texte qui se découd au fil de la pièce et qu'ils finiront par manger sous forme de papier et d'alccol pour mieux le vomir un peu plus tard...
Danseurs exceptionnels, ils impressionnent dans une chorégraphie énergique et agressive. La lumière et la berceuse d'accompagnement sont plutôt hypnotisantes et participent à nous faire entrer dans la pièce.
Le décor est on ne peut plus simple. La scène est nue si ce n'est une table et trois chaises posées au premier plan qui gêneront la vue d'une bonne partie des mouvements de danse... On note une jolie astuce de scénographie : quand la mise à mort approche, que même les objets tombent et se rompent, des brassards noirs sont posés sur le mobilier et sur la scène.

Je ne suis pas bien sûre d'avoir compris quel était le propos de "Basso Ostinato". Ce que j'y ai perçu me semble trop pauvre pour ne se résumer qu'à ça... Car j'imagine toujours que plus la forme d'expression est originale et provocante, plus le sens est profond. Peut-être me trompe-je ?
En tous cas, il m'eut fallu une interprète pour pouvoir apprécier le spectacle car j'ai été en quête de sens tout le long.
Un spectacle trop intello pour moi peut-être. C'est forcément intello puisqu'il y a du vomi, nan ? 

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 23:47

Sophie Vouzelaud (Miss Limousin) échoue au pied du podium...

Il s'en est fallu de peu que, Miss France, institution archaïque, serve enfin à quelque chose.
En effet, quel plus beau messsager de la cause des handicapés qu'une Miss France sourde !
D'autant, que Sophie est largement plus jolie, sympathique et fraîche que les 12 autres candidates que j'ai pu voir. C'est raté. Dommage.
Avec Sophie, l'expression "sois belle et tais-toi", aurait prit une toute autre dimension...

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 22:51


Claude Jade,
tous les admirateurs de Truffaut la connaisse car elle était l'amoureuse lumineuse de Doinel dans la trilogie "Baisers volés", "Domicile conjugal" et "L'Amour en fuite".



Claude Jade, c'est, aussi, l'évocation d'une de mes plus grandes peurs d'enfant.
Elle jouait dans un feuilleton télé terrifiant : "L'ile aux trente cercueils".
A sa diffusion, je tremblais pour elle.

Claude Jade est morte d'un cancer à l'âge de 58 ans vendredi dernier.
Vieillir c'est aussi voir partir les icônes de son enfance.

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 22:29

Piégée.
Piégée par les critiques excellentes pour ne pas dire dithyrambiques, je suis allée voir le dernier James Bond : "Casino Royal". On m'avait promis un retour aux origines, façon Sean Connery, je rêvais déjà à un nouveau Goldfinger.
Certes, il est bien fini le déferlement de gadgets en tous genres. Comme à la belle époque Bond fait avant tout appel à son ingéniosité (et beaucoup à ses muscles) pour battre ses adversaires.
Mais, le James Bond de Casino Royal est un bourin qui se maitrise mal. Aucune trace du charisme, de l'élégance et du flegme Britanique de l'agent au Service de sa Majesté. Aucun sourcil relevé au dessus d'un oeil ironique. Et quand il séduit c'est uniquement pour récolter des infos sans prendre la peine de profiter vraiment du moment ou pire encore il tombe amoureux.

On trouve quand même quelques bons mots et une belle joute oratoire avec la belle que James convoite, une Eva Green splendide, bien plus qu'une simple James Bond girl et qui donne au traditionnel role féminin du film une place de choix. Daniel Graig n'est pas mauvais non plus et on sent chez lui une certaine profondeur. Mais, les scénaristes en voulant humaniser le personnage n'ont pas réussi à échapper au ridicule de certaines scènes où le vernis du super-héros craque.
Aussi, les longueurs ne manquent pas et les scénaristes empilant rebondissements sur rebondissement s'enlisent. Aucun scénario écrit comme il se doit ne mérite 2h18 de film.

On notera aussi l'accompagnement musical bien lourdingue et le thême musical bien éloigné des classieuses compositions d'un John Barry.

Cependant et curieusement, Casino Royal n'est pas un mauvais film. Mais ce n'est pas un James Bond. Il a juste le mérite d'être plus Bond que les daubes servies par Pierce Brosnan et consorts ces 20 ou 30 dernières années. Il est vrai qu' on part de bien loin.

Malgré tout, je continue de penser que le, pourtant satirique, OSS117 de Jean Dujardin reste le meilleur Bond qu'on est vu depuis Sean Connery.


*Curiosité du film la forte présence d'acteurs français : Eva Green dabord, Simon Abacarian ensuite et enfin Isaach de  Bankolé qu'on n'avait pas vu depuis un bon moment*

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 15:14

C'est pas très Pauly d'être à l'heure.
Aussi, le concert de mardi au Nouveau Casino commença avec 1 heure de retard et dura 55 minutes.
Vu comme ça on pourrait se dire que l'Adrienne a la grosse tête ou un poil comme CA dans la main, déjà qu'en interview TV depuis sa planête "ouech, ouech je me la joue d'ailleurs", elle en agace plus d'un...

Est-ce parce que je suis toute acquise à sa cause ? Toujours est-il que pendant 55 minutes, je n'ai vu aucune trace d' une Adrienne un peu distante et enfermée dans son monde.
Sur scène, c'est une Adrienne Pauly traqueuse mais souriante et drôle qui s'est présentée.
Et si elle a avoué avoir un mauvais rhume (qui pourrait excuser le retard et la plus que courte durée du concert), cela ne l'a pas empêché de se déchainer sur les morceaux très rock de son album. La voix aussi était bien là. D'ailleurs, la Dame, qui en a, ouvre son concert accapella. Couplet parfait, voix assurée et gouailleuse. Quant au répertoire, elle interpréta l'ensemble des titres de son album. Elle a aussi repris deux standards anglais (un peu rock yéyé, un peu Elvis) que je n'ai pas su identifier et le "sourire, soupir" de Gainsbourg dont elle reprend déjà sur son album "l'herbe tendre".
Le public était composé de quelques déjà fans facilement identifiables à leur façon de se déhancher
mais surtout de curieux moins expressifs.
Le groupe composé d'un guitariste virtuose, un bassiste, un batteur et un synthé était parfait. Attitude rock par excellence : profiter de son statut de rock star pour draguer. Un jeune homme qui s'était proposé après "je veux un mec" aura droit de monter sur scène sur dans "tes bras". Adrienne Pauly, t'es rock ! 

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 14:34


Mon Philippe Noiret à moi, c'est un drôle d' Africain entre chef du village et colonisateur, bougon au coeur tendre empêtré d'une Catherine Deneuve survoltée, c'est un flic sympa grande gueule et ripoux, c'est un salaud de présentateur TV, c'est un horloger, c'est le roi des glandeurs, c'est un comédien Grand Duc,  c'est Alfredo qui perd la vue dans sa salle de projection, c'est l'amoureux d'Annie Girardot, c'est un commandant pendant la guerre, c'est un patron avec chauffeur,...

C'est souvent un Monsieur avec une grosse voix et un regard bienveillant.

Mais avant tout et immédiatement, Philippe Noiret c'est le souvenir de ces deux petits yeux tout ronds, regard bien fixe comme hypnotisé et de cette inattendue voix basse et douce qui dit "je vous aime" à une Romy Schneider amusée et surprise.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 22:28
Mercredi 15 novembre, à l'Olympia, remise du Prix Constantin. Le Prix Constantin existe depuis 5 ans. C'est un collège de journalistes qui récompense le meilleur album parmi ceux des "nouveaux artistes qui ont marqué l'année par leur talent et leur originalité".
Au menu de mercredi, les 10 finalistes : Clarika, Olivia Ruiz, Anis, Emily Loizeau, Philippe Katerine, Abd Al Malik, Phenix, Jehro, Ayo et Grand Corps malade.
Bernard Lavilliers (Président du jury cette année) a ouvert le bal avec un mini concert dont 2 duos (avec Cali et avec Mickey 3D - tous 2 lauréats du prix il y a quelques années). Très sympa même s'il n'a pas forcément chanté les meilleures chansons.
 
Ensuite, Nagui , micro à la main, a débarqué sur  scène... Il nous apprend que le concert Prix Constantin sera filmé et diffusé en décembre sur France 2 et France Inter. La tuile ! Voilà que nous allons assister à une émission TV et non plus à un concert.
Chaque finaliste a interprété un seul titre et Nagui a interviewé chacun pendant les changements d'instruments et de musiciens. Nagui, en vrai à l'Olympia, il est comme à Taratata : il pédale dans la semoule.
 
Cette soirée a quand même était l'occasion de revoir sur scène Ayo toujours toute douce avec son grand sourire, Olivia Ruiz un peu perdue sur cette grande scène tout comme Emilie Loizeau et Anis qui chante toujours du nez et qui décidément ne casse pas trois pattes à un canard.
Pour la présence scénique, les meilleurs ont été Clarika, Grand Corps Malade, Philippe Katerine qui a mis le feu à la salle - le plus gros succés de la soirée, délirant très bien, très drôle et Jehro.
Dans les découvertes du soir, on note le groupe Phoenix et Abd Al Malik qui a chanté une chanson copie assumée de "ces gens là" de Jacques Brel. Hommage sans doute mais un exercice qui peut paraître un peu facile.
Comme il se doit, c'est l'artiste qui m'a semblé le moins méritant (mais je ne connais pas le reste de sa production) qui a gagné mais qui est aussi encore un "inconnu" pour le grand public : Abd Al Malik
Car je m'interroge encore. Je trouve étrange qu'un Prix qui est censé récompensé chaque année un nouvel artiste, voit dans sa liste des 184 nominés de base Art Mengo ou Romain Didier, et dans les 10 finalistes Philippe Katerine (qui chante depuis 15 ans et 7 albums).
Tout comme pour les Victoires de la Musique, je me demande si les gens du mêtier ne manquent pas d'un peu de curiosité et surtout s'ils connaissent vraiment le Mêtier.
 
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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 21:20

 

Dans la presse, les critiques sont flatteuses mais on ne trouve pas deux analyses similaires.
Libero semble échapper à tous à moins qu'au contraire chacun se l'approprie à sa façon.
Libero c'est une tranche de vie et chacun en garde sa part.

Pour moi, Libero c'est violent. La violence du quotidien.
Celui de Tommi 11 ans, un père aimant, exigeant, colérique et à bout de tout, une soeur ado collante et une mère paumée, suppliante, partie puis revenue mais pour combien de temps ?
Tommi regarde son père lui jeter la vérité au visage, ce père qui veut faire de lui un homme et qui ne lui cache rien ou si peu. Un père tout en colère et maladresse, fier et humilié, fatigué de se débattre pour tout. Tommi regarde sa mère petite fille perdue, oiseau blessé, prêt à s'envoler à nouveau. Tommi subit ses copains de classe et sa soeur ado puérile. Tommi s'évade chez son petit voisin et sur les toits.

La magie du cinéma c'est que, pendant 1h45, Tommi c'est nous. On tremble face au colère du père, on étouffe dans cette piscine qu'on nous impose, on blêmit face à cette violence du désespoir qu'un père et une mère ne cachent plus, on voudrait se débâttre pour que cela cesse.

On se souviendra longtemps de ce petit garçon qu'on a été et du regard d'Alexandro Morace - Tommi - criant de vérité.

 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 20:17

Dominique, finaliste de La Nouvelle Star face au fameux Christophe Willems, sort son 1er album.
Son nom d'artiste : Miss Dominique.
Je ne sais pourquoi ce nom ridicule ne me donne pas du tout envie d'écouter son cd.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 22:36

Patxi le petit blondinet de la Star Academie d'il y a 2-3 ans (?) a sorti un album.
Que le jeune homme soit issu de la SA n'étant pas une raison suffisante pour bouder cet album et n'écoutant que ma volonté de non-apprioriste me voici auditionnant ce CD.
Patxi interprète
, avec une belle conviction 12 titres qu'il a écrits et composés. Sa voix cassée et son petit accent basque sont doux à nos oreilles. Les jolies mélodies se partagent entre ballades mélancoliques et chansons entrainantes. Côté orchestration, la part belle est laissée à la guitare (le cd est produit par JP Nataf - ceci expliquant peut-être cela), banjo et harmonica, s'adoucissant parfois avec un soupçon de piano ou une ligne de violon. Les textes sont un peu faciles pas toujours très légers mais si on y fait abstraction, l'ensemble s'écoute avec plaisir.
Il est vrai qu'on sent sur Patxi "l'influence" de Raphaël (dont l'incroyable succés m'étonnera toujours), mais le petit dernier n'a rien a envier à celui dont il s'inspire.

RECTIFICATIF (4 décembre 2006) : un visiteur venu d' Ailleeeeeeeurs, me signale que JP Nataf. n'a produit que 2 titres sur cet album. Il est vrai que l'essentiel de l'album a été produit par JC Urbain autre ex-innocent et autre grand amoureux de la guitare.

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 19:16

 

Amoureux de John Lennon et de sa voix nasale, vous aimerez "Friendly Fire" le dernier album de Sean Lennon.

Dire que Sean a été trés influencé par le travail de son père est un bel euphémisme.
Le mimétisme est frappant. Cela va de la ressemblance physique contrôlée (les petites lunettes) ou non (c'est génétique), à la ressemblance vocale et à la forte proximité musicale.
Les pseudo-clones de John ne manquent pas. Mais, ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils sont issus directement de la famille.
Ainsi, on se souvient de l'ainé Julian qui nous proposait il y a quelques années un "Valotte" que l'on aurait juré tout droit sorti du piano de papa.
Le virus familial  a donc également atteint le petit dernier.

"Friendly Fire" a aussi été écrit sous l'influence plus générale des années 70's. Ainsi, on retrouve quelque chose des Crosby, Still, Nash and Young et les Beatles, l' harmonica, le tambourin, la grosse caisse et les jolies voix masculines harmonieusement mélées, dans les deux premiers titres de cet album.
Et si vous pleurez toujours sur le regretté Elliot Smith lui même influencé par Neil Young et qui aujourd'hui influence beaucoup les jeunes chanteurs influencés par John Lennon..., vous pourrez le retrouver aussi un peu dans cet album.

 

 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 20:38
Ouiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!
Woody Allen est de retour au cinéma.
Derrière l'objectif mais aussi devant la caméra.
Et qui a t-il de plus irresistiblement drôle que Woody Allen à l'écran ?
Dans Scoop, le scénario a finalement assez peu d'importance.
Ce qui compte c'est le couple Scarlett Johanson - Woody Allen, qui réécrivent ici le duo comique.
Woody nous offre un festival de bons mots typiquement Allenien. C'est dense et terriblement drôle.

Match Point était un très bon film mais ce n'était pas vraiment un Woody Allen.
Ici, on retrouve la marque du maitre dans ce qu'il a de plus drôle.
Et moi j' adôôôôôôôreeeee.
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 00:36

Franky O'Right débarque tout droit de Las Végas. Là-bas il jouait dans le cabaret le plus petit de l'ouest américain. Look d'Italo-Américain, cheveux très gominés, petite moustache, costume trop grand, Franky vient à Paris apporter, en version originale, le rêve, les paillettes, la magie de Las Végas ! Si Franky n'est pas tout à fait au point, il a plus d'un tour dans son sac.


Franky O' Right c'est Alexandre Pavlata artiste multi-facettes issu du cirque et au CV déjà bien garni. Vous dire quel genre de spectacle il nous propose là, est au dessus de mes compétences :
Stand up ? Sans doute
Cabaret  ? Aussi.
Mime ? Oui
Cirque ? Pourquoi pas.
Un peu de tout ça et quelques petites choses autres aussi.

Son spectacle doit beaucoup à son entrée en matière. Véritable chauffeur de salle, il s'approprie dés le premier quart d'heure le public déchainé. Bons mots sur les Américains et ces "french intellectuals", pas de danse, distribution de cigarettes, bières, joints, cocaïne, héroïne et ecstacy afin que l'assistance soit la plus détendue possible et prête à accueillir "the show". Certainement la meilleure partie du spectacle plutôt hilarante et à la fin de laquelle il finit totalement nu, s'étonnant que le public ne soit pas dans le même état que lui.

Le public prêt, le "show" de Francky o'Right peut commencer. Re pas de danses, pirouettes, tours de magies ratés à la poésie ringarde, french hommages se succèdent, jusqu'à une interprétation très personnelle et pas trop mal de Roméo et Juliette, Roméo étant Francky et Juliette sa main droite.
Le personnage de Francky est plutôt drôle et l'énergie du comédien assez communicative. Il joue beaucoup avec le public dont il encourage les interventions et relève le défi de présenter un spectacle entièrement en anglais et compréhensible par tous. Le public semblait ravi.
Cependnat, le spectacle gagnerait en efficacité en étant un peu moins répétitif (trop de moment musicaux sur lequel Francky danse) et souvent facile. C'est du grand guignol (qui ravierait sans doute le Patrick Sébastien du samedi soir.).
Aussi, j'y ai parfois perçu la couleur du remplissage. Ce qui est dommage pour un spectacle qui ne dure qu' 1h15...
*Francky revient à l'Européen du 5 au 31 décembre MAJ du 15 février : Francky est toujours à l'Européen jusqu'au 31 mars et accessoirement chez Denisot ce soir*

 

 

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 21:12

Ce week-end, France 3 nous propose de nous plonger dans l'intimité de l'Affaire Villemin.
Intimité des victimes Christine et Jean-Marie Villemin, intimité de la justice égarée et de la police ripoux, intimité de la presse déchaînée et sans scrupule, intimité de Laurence Delcourt reporter dépassée et écoeurée par ce qu'on lui fait faire, par ce qu'elle voit et qui se débat.

L'Affaire Villemin ça fout la trouille et des sentiments trés forts comme le dégoût et la honte mais aussi la compassion et le respect.


Dégoût de la Presse en meute qui se jette sur les Villemin et ne recule devant aucun stratagème pour sortir le scoop. A commencer par Jean Ker, reporter-photographe pour Paris Match qui en échange de photos exclusives fait écouter aux Villemin certains procés verbaux qui accusent Laroche (que tuera quelques semaines plus tard Jean-Marie Villemin...).
Interviewé à Arrêt sur Images ce dimanche, il était quasi sans regret, inconscient de l'irresponsabilité et de l'ignominie de son comportement tout le long de cette affaire. N'en tirant aucune leçon, par contre, très fier de ses photos et de ses scoops...
Jean-Michel Bezzina, ensuite, correspondant à la fois pour Agence France Presse, RTL, Le Parisien, France Soir..., il lance les accusations fantaisistes sur Christine Villemin et s'acharne sur elle.

Honte de notre police et de notre justice (bien que depuis l'affaire Outreau, le juge Lambert fasse figure de petit joueur dans le cercle des incapables...),
Honte pour Marguerite Duras, vieille folle à la plume assassine.
Honte de la nature humaine qui mène les hommes aux comportements les plus vils et les plus lâches, perdant la raison et étrangers à toute forme d'empathie.

Compassion pour Christine et Jean-Marie Villemin qui ont survécu à l'invivable : mort par assassinat de leur enfant, infamie de la presse, acharnement de la police, errement de la justice et de ses experts, accusation du pire, séjours en prison, suspicion portée par l'opinion publique pendant des années, poussés à la vengeance aveugle.


Respect pour Christine et Jean-Marie Villemin, celui que l'on doit à tous ceux qui se sont battus seuls contre tous, passant de l'état de victimes à celui d'accusés.

On ne sait toujours pas qui a assassiné le petit Grégory.
Mais, on a bien identifié qui sont les bourreaux de ses parents.
L'avocat des Villemin s'adressant à la presse dira :
"L'assassin du petit Gregory peut se réjouir il n'a plus besoin d'envoyer de lettres anonymes pour torturer ses parents, vous vous en chargez."

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