SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 14:34


Mon Philippe Noiret à moi, c'est un drôle d' Africain entre chef du village et colonisateur, bougon au coeur tendre empêtré d'une Catherine Deneuve survoltée, c'est un flic sympa grande gueule et ripoux, c'est un salaud de présentateur TV, c'est un horloger, c'est le roi des glandeurs, c'est un comédien Grand Duc,  c'est Alfredo qui perd la vue dans sa salle de projection, c'est l'amoureux d'Annie Girardot, c'est un commandant pendant la guerre, c'est un patron avec chauffeur,...

C'est souvent un Monsieur avec une grosse voix et un regard bienveillant.

Mais avant tout et immédiatement, Philippe Noiret c'est le souvenir de ces deux petits yeux tout ronds, regard bien fixe comme hypnotisé et de cette inattendue voix basse et douce qui dit "je vous aime" à une Romy Schneider amusée et surprise.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 22:28
Mercredi 15 novembre, à l'Olympia, remise du Prix Constantin. Le Prix Constantin existe depuis 5 ans. C'est un collège de journalistes qui récompense le meilleur album parmi ceux des "nouveaux artistes qui ont marqué l'année par leur talent et leur originalité".
Au menu de mercredi, les 10 finalistes : Clarika, Olivia Ruiz, Anis, Emily Loizeau, Philippe Katerine, Abd Al Malik, Phenix, Jehro, Ayo et Grand Corps malade.
Bernard Lavilliers (Président du jury cette année) a ouvert le bal avec un mini concert dont 2 duos (avec Cali et avec Mickey 3D - tous 2 lauréats du prix il y a quelques années). Très sympa même s'il n'a pas forcément chanté les meilleures chansons.
 
Ensuite, Nagui , micro à la main, a débarqué sur  scène... Il nous apprend que le concert Prix Constantin sera filmé et diffusé en décembre sur France 2 et France Inter. La tuile ! Voilà que nous allons assister à une émission TV et non plus à un concert.
Chaque finaliste a interprété un seul titre et Nagui a interviewé chacun pendant les changements d'instruments et de musiciens. Nagui, en vrai à l'Olympia, il est comme à Taratata : il pédale dans la semoule.
 
Cette soirée a quand même était l'occasion de revoir sur scène Ayo toujours toute douce avec son grand sourire, Olivia Ruiz un peu perdue sur cette grande scène tout comme Emilie Loizeau et Anis qui chante toujours du nez et qui décidément ne casse pas trois pattes à un canard.
Pour la présence scénique, les meilleurs ont été Clarika, Grand Corps Malade, Philippe Katerine qui a mis le feu à la salle - le plus gros succés de la soirée, délirant très bien, très drôle et Jehro.
Dans les découvertes du soir, on note le groupe Phoenix et Abd Al Malik qui a chanté une chanson copie assumée de "ces gens là" de Jacques Brel. Hommage sans doute mais un exercice qui peut paraître un peu facile.
Comme il se doit, c'est l'artiste qui m'a semblé le moins méritant (mais je ne connais pas le reste de sa production) qui a gagné mais qui est aussi encore un "inconnu" pour le grand public : Abd Al Malik
Car je m'interroge encore. Je trouve étrange qu'un Prix qui est censé récompensé chaque année un nouvel artiste, voit dans sa liste des 184 nominés de base Art Mengo ou Romain Didier, et dans les 10 finalistes Philippe Katerine (qui chante depuis 15 ans et 7 albums).
Tout comme pour les Victoires de la Musique, je me demande si les gens du mêtier ne manquent pas d'un peu de curiosité et surtout s'ils connaissent vraiment le Mêtier.
 
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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 21:20

 

Dans la presse, les critiques sont flatteuses mais on ne trouve pas deux analyses similaires.
Libero semble échapper à tous à moins qu'au contraire chacun se l'approprie à sa façon.
Libero c'est une tranche de vie et chacun en garde sa part.

Pour moi, Libero c'est violent. La violence du quotidien.
Celui de Tommi 11 ans, un père aimant, exigeant, colérique et à bout de tout, une soeur ado collante et une mère paumée, suppliante, partie puis revenue mais pour combien de temps ?
Tommi regarde son père lui jeter la vérité au visage, ce père qui veut faire de lui un homme et qui ne lui cache rien ou si peu. Un père tout en colère et maladresse, fier et humilié, fatigué de se débattre pour tout. Tommi regarde sa mère petite fille perdue, oiseau blessé, prêt à s'envoler à nouveau. Tommi subit ses copains de classe et sa soeur ado puérile. Tommi s'évade chez son petit voisin et sur les toits.

La magie du cinéma c'est que, pendant 1h45, Tommi c'est nous. On tremble face au colère du père, on étouffe dans cette piscine qu'on nous impose, on blêmit face à cette violence du désespoir qu'un père et une mère ne cachent plus, on voudrait se débâttre pour que cela cesse.

On se souviendra longtemps de ce petit garçon qu'on a été et du regard d'Alexandro Morace - Tommi - criant de vérité.

 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 20:17

Dominique, finaliste de La Nouvelle Star face au fameux Christophe Willems, sort son 1er album.
Son nom d'artiste : Miss Dominique.
Je ne sais pourquoi ce nom ridicule ne me donne pas du tout envie d'écouter son cd.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 22:36

Patxi le petit blondinet de la Star Academie d'il y a 2-3 ans (?) a sorti un album.
Que le jeune homme soit issu de la SA n'étant pas une raison suffisante pour bouder cet album et n'écoutant que ma volonté de non-apprioriste me voici auditionnant ce CD.
Patxi interprète
, avec une belle conviction 12 titres qu'il a écrits et composés. Sa voix cassée et son petit accent basque sont doux à nos oreilles. Les jolies mélodies se partagent entre ballades mélancoliques et chansons entrainantes. Côté orchestration, la part belle est laissée à la guitare (le cd est produit par JP Nataf - ceci expliquant peut-être cela), banjo et harmonica, s'adoucissant parfois avec un soupçon de piano ou une ligne de violon. Les textes sont un peu faciles pas toujours très légers mais si on y fait abstraction, l'ensemble s'écoute avec plaisir.
Il est vrai qu'on sent sur Patxi "l'influence" de Raphaël (dont l'incroyable succés m'étonnera toujours), mais le petit dernier n'a rien a envier à celui dont il s'inspire.

RECTIFICATIF (4 décembre 2006) : un visiteur venu d' Ailleeeeeeeurs, me signale que JP Nataf. n'a produit que 2 titres sur cet album. Il est vrai que l'essentiel de l'album a été produit par JC Urbain autre ex-innocent et autre grand amoureux de la guitare.

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 19:16

 

Amoureux de John Lennon et de sa voix nasale, vous aimerez "Friendly Fire" le dernier album de Sean Lennon.

Dire que Sean a été trés influencé par le travail de son père est un bel euphémisme.
Le mimétisme est frappant. Cela va de la ressemblance physique contrôlée (les petites lunettes) ou non (c'est génétique), à la ressemblance vocale et à la forte proximité musicale.
Les pseudo-clones de John ne manquent pas. Mais, ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils sont issus directement de la famille.
Ainsi, on se souvient de l'ainé Julian qui nous proposait il y a quelques années un "Valotte" que l'on aurait juré tout droit sorti du piano de papa.
Le virus familial  a donc également atteint le petit dernier.

"Friendly Fire" a aussi été écrit sous l'influence plus générale des années 70's. Ainsi, on retrouve quelque chose des Crosby, Still, Nash and Young et les Beatles, l' harmonica, le tambourin, la grosse caisse et les jolies voix masculines harmonieusement mélées, dans les deux premiers titres de cet album.
Et si vous pleurez toujours sur le regretté Elliot Smith lui même influencé par Neil Young et qui aujourd'hui influence beaucoup les jeunes chanteurs influencés par John Lennon..., vous pourrez le retrouver aussi un peu dans cet album.

 

 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 20:38
Ouiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!
Woody Allen est de retour au cinéma.
Derrière l'objectif mais aussi devant la caméra.
Et qui a t-il de plus irresistiblement drôle que Woody Allen à l'écran ?
Dans Scoop, le scénario a finalement assez peu d'importance.
Ce qui compte c'est le couple Scarlett Johanson - Woody Allen, qui réécrivent ici le duo comique.
Woody nous offre un festival de bons mots typiquement Allenien. C'est dense et terriblement drôle.

Match Point était un très bon film mais ce n'était pas vraiment un Woody Allen.
Ici, on retrouve la marque du maitre dans ce qu'il a de plus drôle.
Et moi j' adôôôôôôôreeeee.
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 00:36

Franky O'Right débarque tout droit de Las Végas. Là-bas il jouait dans le cabaret le plus petit de l'ouest américain. Look d'Italo-Américain, cheveux très gominés, petite moustache, costume trop grand, Franky vient à Paris apporter, en version originale, le rêve, les paillettes, la magie de Las Végas ! Si Franky n'est pas tout à fait au point, il a plus d'un tour dans son sac.


Franky O' Right c'est Alexandre Pavlata artiste multi-facettes issu du cirque et au CV déjà bien garni. Vous dire quel genre de spectacle il nous propose là, est au dessus de mes compétences :
Stand up ? Sans doute
Cabaret  ? Aussi.
Mime ? Oui
Cirque ? Pourquoi pas.
Un peu de tout ça et quelques petites choses autres aussi.

Son spectacle doit beaucoup à son entrée en matière. Véritable chauffeur de salle, il s'approprie dés le premier quart d'heure le public déchainé. Bons mots sur les Américains et ces "french intellectuals", pas de danse, distribution de cigarettes, bières, joints, cocaïne, héroïne et ecstacy afin que l'assistance soit la plus détendue possible et prête à accueillir "the show". Certainement la meilleure partie du spectacle plutôt hilarante et à la fin de laquelle il finit totalement nu, s'étonnant que le public ne soit pas dans le même état que lui.

Le public prêt, le "show" de Francky o'Right peut commencer. Re pas de danses, pirouettes, tours de magies ratés à la poésie ringarde, french hommages se succèdent, jusqu'à une interprétation très personnelle et pas trop mal de Roméo et Juliette, Roméo étant Francky et Juliette sa main droite.
Le personnage de Francky est plutôt drôle et l'énergie du comédien assez communicative. Il joue beaucoup avec le public dont il encourage les interventions et relève le défi de présenter un spectacle entièrement en anglais et compréhensible par tous. Le public semblait ravi.
Cependnat, le spectacle gagnerait en efficacité en étant un peu moins répétitif (trop de moment musicaux sur lequel Francky danse) et souvent facile. C'est du grand guignol (qui ravierait sans doute le Patrick Sébastien du samedi soir.).
Aussi, j'y ai parfois perçu la couleur du remplissage. Ce qui est dommage pour un spectacle qui ne dure qu' 1h15...
*Francky revient à l'Européen du 5 au 31 décembre MAJ du 15 février : Francky est toujours à l'Européen jusqu'au 31 mars et accessoirement chez Denisot ce soir*

 

 

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 21:12

Ce week-end, France 3 nous propose de nous plonger dans l'intimité de l'Affaire Villemin.
Intimité des victimes Christine et Jean-Marie Villemin, intimité de la justice égarée et de la police ripoux, intimité de la presse déchaînée et sans scrupule, intimité de Laurence Delcourt reporter dépassée et écoeurée par ce qu'on lui fait faire, par ce qu'elle voit et qui se débat.

L'Affaire Villemin ça fout la trouille et des sentiments trés forts comme le dégoût et la honte mais aussi la compassion et le respect.


Dégoût de la Presse en meute qui se jette sur les Villemin et ne recule devant aucun stratagème pour sortir le scoop. A commencer par Jean Ker, reporter-photographe pour Paris Match qui en échange de photos exclusives fait écouter aux Villemin certains procés verbaux qui accusent Laroche (que tuera quelques semaines plus tard Jean-Marie Villemin...).
Interviewé à Arrêt sur Images ce dimanche, il était quasi sans regret, inconscient de l'irresponsabilité et de l'ignominie de son comportement tout le long de cette affaire. N'en tirant aucune leçon, par contre, très fier de ses photos et de ses scoops...
Jean-Michel Bezzina, ensuite, correspondant à la fois pour Agence France Presse, RTL, Le Parisien, France Soir..., il lance les accusations fantaisistes sur Christine Villemin et s'acharne sur elle.

Honte de notre police et de notre justice (bien que depuis l'affaire Outreau, le juge Lambert fasse figure de petit joueur dans le cercle des incapables...),
Honte pour Marguerite Duras, vieille folle à la plume assassine.
Honte de la nature humaine qui mène les hommes aux comportements les plus vils et les plus lâches, perdant la raison et étrangers à toute forme d'empathie.

Compassion pour Christine et Jean-Marie Villemin qui ont survécu à l'invivable : mort par assassinat de leur enfant, infamie de la presse, acharnement de la police, errement de la justice et de ses experts, accusation du pire, séjours en prison, suspicion portée par l'opinion publique pendant des années, poussés à la vengeance aveugle.


Respect pour Christine et Jean-Marie Villemin, celui que l'on doit à tous ceux qui se sont battus seuls contre tous, passant de l'état de victimes à celui d'accusés.

On ne sait toujours pas qui a assassiné le petit Grégory.
Mais, on a bien identifié qui sont les bourreaux de ses parents.
L'avocat des Villemin s'adressant à la presse dira :
"L'assassin du petit Gregory peut se réjouir il n'a plus besoin d'envoyer de lettres anonymes pour torturer ses parents, vous vous en chargez."

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 22:06

"En écrivant ce spectacle, je me suis autorisé à ne pas aller jusqu'au bout de mes phrases" nous prévient Ben.
Aussi, ajoute-il vous vous rendrez compte que souvent ces phrases ne sont pas cohérentes. Par exemple, "ce midi j'ai mangé une cuisse de poisson" n'est pas une phrase cohérente. Non pas que cela n'ait pas été bon bien au contraire c'était délicieux. mais ce n'est pas une phrase cohérente".

C'est ainsi que Ben introduit son stand-up basé sur l'absurde.
Ben a plus d'une idée en tête et les abandonne souvent pour mieux y revenir. De ruptures en divagations, ouvrant parenthèse sur parenthèse, il part dans un sens revient dans l'autre mais retrouve toujours son idée de départ relevant l'exploit de ne pas perdre son public en chemin.
C'est inventif, poétique et original. Dans ce spectacle très bavard (le texte joue le premier rôle), le silence tient une part importante et intervient souvent et longuement. Ainsi, Ben oubliant ce qu'il fait là, se retourne pour essayer de voir ce que tout le monde fixe ainsi dans sa direction, vient s'installer dans la salle pour oter ses chaussures qui lui font mal au pied et retrouvant ses esprits revient sur scène pour nous raconter l'aventure surréaliste qui lui est arrivée alors qu'il rentré d'une soirée en 4x4 c'est à dire à 4heures du mat' à 4 pattes.
Que sa mère s'appelle Jean-Jacques et qu'il marche les pieds dans les poches ne sont que des détails sur lesquels il ne s'arrête pas car le rire suivant arrive très vite.


Ben, je l'ai découvert il y a 2 ou 3 ans déjà au Café Oscar. Tous les mercredi soir, de jeunes comiques prometteurs se partageaient la scène présentant chacun deux sketchs. Ben sortait déjà largement du lot, à tel point que nous l'avions suivi jusqu'à la Providence cette fois pour le stand up en entier.
Le spectacle a un peu changé depuis. Quelques suppressions et ajouts dans le texte de-ci, de-là, donnent du rythme et créent un peu plus de folie encore. Aussi, il y a maintenant une vraie mise en scène créé par Philippe Lelièvre (le prof de théâtre de la Star Ac').
Cerise sur le gâteau, Ben est un grand gars, assez distingué, brun, 26 ans et joli garçon. Ainsi, en plus d'être un comique drôle (c'est pas évident pour tout le monde...), poéte, intelligent, il est agréable à regarder.
Tentant, non ?

PS : Ben est au Palais des Glaces du mardi au samedi jusqu'au 30 décembre. Prix des places à 15€ pour les adhérents Fnac.

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 23:05

Mon dernier coup de coeur musical français se nomme Adrienne Pauly.
Une chanteuse de 26 ans, jolie fille, cheveux et yeux très noirs, gueule d'emmerdeuse, voix grave et phrasé à la Busy, présence scénique à la Catherine Ringer, vous aurez deviné : la dame a du caractère.
Elle écrit tous ses textes, des tranches de vie bien senties et compose un peu  mais, plus souvent, délègue aux copains qui lui offrent de belles mélodies entre variété quali et rock.
Son album se termine sur une audacieuse mais très réussie reprise de "l'herbe tendre" (même que Michel Simon disparait presque sous cette jolie réinterprétation).

Une artiste a découvrir sur scène au Nouveau casino le 28 novembre prochain.

Pour écouter et voir le clip 
:
http://www.youtube.com/watch?v=q9XlxWcJy3Q



Ajout du 25 oct. :
A lire l'article dithyrambique page 80 du Télérama sorti today.
Cet album remporte 4 clés soit la note maximale.
Que Télérama aime,
ça vous inquiète ou ça vous rassure ? 

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 23:01

En septembre 1997, j'étais sur la planète Mars.
C'est pour ça que je n'ai aucun souvenir du soulèvement des foules qui se produisit en Angleterre. C'est Stephen Frears qui m'en a informé pas plus tard qu'hier avec son film The Queen.
Donc, le 31 août 1997, la Princesse Diana se tue sous un pont de Paris.
Emois dans le monde entier et drâme national dans toute l'Angleterre. Toute ou presque. Chez les Windsord le chagrin existe... un peu. Mais il s'agit d'un deuil privé, celui des deux petits Princes... privés de leur mère. Pour le reste et surtout pour ce qui est de Diana cela fait déjà un moment que divorcée de Charles, elle est retournée à la vie civile et n'a donc plus droit à un traitement royal.
Tony Blair, premier ministre travailliste fraichement élu, n'aura de cesse durant la semaine qui précédera les obséques de convaincre la Reine du drâme national qui se joue sans elle et du tort que son indifférence cause à la Monarchie.


Ne maîtrisant pas le sujet, j'étais bien loin d'imaginer ce qui c'était réellement déroulé à l'époque. Stephen Frears m'a donc mené de surprise en surprise tout au long de son film-documentaire :
- impensable, l'ignorance d'Elisabeth concernant la passion que portaient les anglais à Diana.
- bluffant, la vitesse avec laquelle Tony Blair devine et même anticipe l' émotion (parce qu'elle est aussi un peu la sienne) que cette mort va créer, et avec quelle intelligence ses conseillers seront lui en faire profiter...
- surprenant, l'acharnement qu' il mettra à sauver et défendre la Reine.
- spectaculaires les foules soulévées par ce décés et l'hystérie collective provoquée par le mutisme de la famille royale.
- hilarant, les coulisses des Windsor et des Blairs.

- curieux, la découverte du protocole et des habitudes de la famille royale.
- inattendue, cette empathie ressentie soudain pour cette Reine paumée.
- remarquables les interprétations d'Helen Mirren (qui ne ressemble pas du tout à Elisabeth d'ailleurs) et de Michael Sheen (Tony Blair).

Un vrai bon film qui donne envie de retourner très vite au ciné et peut-être même de reprendre un abonnement à "Point de Vue - Images du monde"... 



 

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 20:26

Ils sont trés forts sur W9, ils nous offrent une soirée spéciale Etienne Daho, avec les clips (ah! Lio dans "La notte, la notte"...) et le concert donné à Lille lors de sa tournée 2004.
Et là, c'est moi qui suis trop forte, je connais tous les textes au mot et au "lalala" prés.
D'un coup, je me souviens que,
pendant des années, j'ai écouté en boucle, depuis le tout premier Mythomane, ses 33 tours que j'adorais.
Daho, c'est le plus fort des plus forts parce que ce concert c'est une succession impressionnante de standards.
Les chanteurs français, auteurs-compositeurs, qui peuvent tenir ainsi tout un concert en ne servant que des tubes ne sont pas si nombreux dans nos contrées. Exceptionnel donc tout comme le peu de reconnaissance qui lui est finalement accordée.
Etrange.

 

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 20:45
Kim Wilde sort un album de reprises d'elle-même.
C'est con, moi j'aimais bien Kim Wilde...

Je n'ai pas entendu tout l'album produit par Nena (celles des 99 luftballons) qui comporte quelques nouveaux titres mais le remix de Kids in America ne m'y encourage vraiment pas.
Je vais plutôt garder mes vieux vinyls.
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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 20:02
Ce soir, France 3 nous offre une jolie soirée en diffusant "Le Petit Prince a dit" film lumineux et grave réalisé par la sensible Christine Pascale.

Violette, 10 ans, un peu ronde, multiplie les maladresses et les maux de tête.
Dés la tumeur décelée, son père l'enlève des mains des médecins et de l'acharnement thérapeuthique qui s'annonce.
Violette passera ses derniers jours dans la douceur et la lumière Provençale.
Adam, père exigeant, apprendra la patience et la fragilité des choses, Mélanie, mère fantasque, fera face à l'injustice.

Richard Berry et Anémone sont parfaits de justesse et de finesse, Marie Kleiber,une petite fille inoubliable.
Les scènes bouleversantes ne manquent pas mais
Christine Pascal, scénariste et réalisatrice, relève chaque fois le défi de la pudeur, et traite ce sujet violent avec douceur. La musique de Bruno Coulais souligne délicatement la beauté du film.

Violette meurt sans doute dans le fondu en blanc de la dernière image.
On pense alors au saut dans le vide que fit quelques années plus tard Christine Pascale de sa fenêtre d'hôpital.

*le film a reçu le Prix Louis Delluc en 1992*
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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 22:02

Teitur est un chanteur-auteur-compositeur Danois qui cartonne dans tous les festivals où il passe.
Je l'ai découvert alors qu'il assurait la première partie d'une jeune chanteuse pleine de promesses...
Seul avec sa guitare devant le rideau de l'Olympia, il nous a proposé de jolies mélodies folk-pop. J'ai admiré la présence scénique de l'artiste, son jeu de guitare et sa belle voix douce. J'y ai perçu des accents de Paul Simon et d' Elliot Smith. Mais, j'ai regretté la seule présence de la guitare qui aplanie toutes les mélodies, leur enlevant toute personnalité.
Depuis, j'ai glissé son Cd sur mon tourne disque (Merci Charlotte - fournisseur officiel). Sur s
on album "poetry and aeroplanes", j'ai retrouvé ses jolies mélodies devenues assez irresistibles grace aux quelques discrets instruments venus accompagnés la guitare. J'y ai de nouveau reconnu l'influence de Paul Simon, un peu moins celle d'Elliot Smith et sur le 1er titre quelque chose de Sting.
Tout ça pour vous dire que si ce genre musical vous botte, vous pouvez investir sans risque dans le Teitur le petit gars qui monte, qui monte.


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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 18:40
Mélanie Laurent reçoit ce soir le Prix Romy Schneider.
Mais qui est donc l'auteur de ce blog au nez si fin (et long dit-on...) qui écrivait le 25 septembre dernier :
"toi César, qui a si souvent la mémoire courte, souviens-toi, quand février sera venu, de Mélanie Laurent."
L'heure de César n'est pas encore venue mais d'autres l'ont devancé.

*...on est jamais mieux servi que par soi même...*
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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 14:12
Réflexion du dimanche après-midi :

Drucker fait des progrés.
Ca fait des années qu'il sert la soupe à ceux dont l' assiette est déjà pleine. Aujourd'hui, il a ouvert sa table à quelques affamés mais pas trop affamés quand même.
Encore un petit effort, Michel, et tu serviras... vraiment à quelque chose.
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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 17:20

«Little Miss Sunshine» est un road movie, celui qui emmène Olive Hoover, 7 ans à un concours de Mini Miss en Californie. Son rêve : être reine de beauté.

Parce que pour Papa Hoover, qui s’est autoproclamé spécialiste de la réussite, on est jamais trop jeune pour prendre le chemin du succès, toute la famille prend place dans le van Volkswagen jaune direction Californie.
Dans le van, on trouve donc le père qui peine à vendre son livre « le succès en neuf étapes », le fils - physique de Gaston Lagafe et crise d’ado.- qui a fait vœu de silence jusqu’à son entrée dans l’Air Force, le grand-père râleur, cocaïnoman et coach de sa petite fille, l’oncle homo, spécialiste de Proust et suicidaire depuis qu’il a perdu son boulot et son petit ami et enfin la mère qui compose avec tout ce petit monde.
La route vers la Californie sera emplie d’embûches et riche en enseignement jusqu'à la délirante scène finale.

 

A la fois cruel, tendre et drôle, «Little Miss Sunshine» , film indépendant décalé, parle de l’Amérique éprise de réussite, d’artifices et de stéréotypes
Le film doit beaucoup à ses interprètes tous excellents et à une folie aux accents Kusturiciens et Almodovarois.

«Little Miss Sunshine» n’est sans doute pas le film du siècle mais il nous propose un bon moment de délires.

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 21:13
Avant - Cali à la Maro. :
c'est l'occasion de vérifier si cette réputation de bête de scène est méritée,
c'est un moment pour redécouvrir un répertoire sympa mais sans plus,
c'est l'espoir d'y voir des invités prestigieux.

Pendant - Cali à la Maro. :
c'est d'abord son public, une drôle de surprise. Des premiers rangs remplis de fans et des banderoles qui vont avec, des chansons reprises par coeur en choeur de vierges, des private joke avec l'artiste et une drôle d'impression que ce public là est le même que celui de Patrick Bruel...
c'est l'ennui quand Cali se prend au sérieux sur les chansons calmes et/ou à messages.

c'est du rire entre les chansons (belles réparties et vannes de Cali)
c'est une pêche d'enfer particulièrement communicative dés que le rythme s'accélère
c'est un gars qui se jette dans la foule et visite la salle porté par son public
c'est le bonheur de l'écouter à deux reprises en duo avec Hubert Félix Thiéfaine
c'est l'occasion de fêter la Saint-Bruno...

Pour finir - Cali en concert :
c'est un gars qui ne veut plus quitter la scène
c'est un type qui invite son public à boire un verre après le concert
c'est un final délirant en playback sur la version live
de "C'est quand le bonheur" enregistrée au Zénith de Lille

Tout bien réfléchi - Cali à la Maro, ça décoiffe dés que le rythme s'emballe sinon c'est chiant.

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 20:42

Puisque Turtle a désormais un nom, utilisons-le.
Christophe Willems donc, devrait sortir son premier et très attendu album en février 2007.
Au générique figurent déjà les noms de Philippe Katherine, Zazie, Bertrand Burgalat et Valérie Lemercier.
Turtle talent décalé ? Avec cette équipe son album risque fort de lui ressembler.
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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 21:41

Oh l’ami ! Inutile de ricaner, tes sarcasmes ne m’atteindront pas.
Eh oui, je suis allée à l’Olympia ce lundi écouter Nolwenn Leroy.

Peut-être ne le sais-tu pas mais j'aime beaucoup Nolwenn parce que c'est une vraie chic fille et qu'elle manie sa voix superbe avec talent et intelligence.
Cependant, je suis très frustrée par son répertoire qui ne correspond que très peu à mes goûts. Inutile de parler du premier opus qui sent l’usine. Le dernier album bien que (parce que ?) produit par Laurent Voulzy ne m’atteint pas à l’exception de 3 morceaux rigolos et d’un petit miracle sur la dernière plage.

C’est donc dubitative que je me suis rendue dans la salle mythique.
Heureuse surprise au lever du rideau en découvrant un gigantesque décor, cabinet de curiosité renvoyant au thème de l’album nommé Histoires Naturelles et les 5 musiciens multi - instrumentistes disposés judicieusement. La scène sera magnifiquement éclairée tout au long du concert.

Entre titres du premier et du deuxième album, Nolwenn nous gratifiera de trois reprises : le Jazzy « Song for you » superbe piano - voix, le FM « Time After Time » chanté en trio avec ses guitaristes et le grandiose « Running Up that Hill » magistralement réinterprété. Nolwenn rend là un juste hommage à Kate Bush en s’appropriant sans le dénaturer ce titre d’anthologie.

Forcément, à côté, le répertoire de la gamine fait bien pâle figure.
Et pourtant ! Féérie du Live ? Intelligence des réorchestrations ? Enthousiasme du public ? Ou plus sûrement magie de cette voix incroyable, le charme opère.
Et puis, il y a « J’aimais tant l’aimer », le miracle évoqué plus haut, au texte minimaliste et à l’orchestration grandiose. Une envolée de 4 minutes, écrin de choix pour une voix d’une telle pureté particulièrement impressionnante en Live.


A l’Olympia, Nolwenn était chez elle portée par un public plus que conquis entre recueillement et euphorie. Rarement, j’aurai vu une telle communion-ovation d’un bout à l’autre d’un concert. Et quel public ! Quelle étonnante complicité, entre timidité et intimité. C’est deux là se connaissent bien. Ce public, c’est une armée en adoration. Prête à tous les combats pour elle. Etonnant aussi de découvrir à quel point Nolwenn ratisse large. De la cours de récré au club du troisième âge – difficile hier de dire lesquels étaient les plus nombreux- de l’ado. boutonneux au cadre dynamique, du gothique au hard rockeur, fille ou garçon, hétéro ou non. Une sorte de cours des miracles ou de cabinet de curiosité…

Ce concert contre toute attente a été une parenthèse enchantée à cent lieux de la première tournée qui était quelque peu Star Académisée.
La gamine grandit vite et tellement bien que je me dis que tous mes exigeants espoirs sont encore permis. Reste à trouver le compositeur –anglosaxon ? – qui saura offrir à Nolwenn le répertoire que cette interprète au talent sensible et intelligent mérite.


On ne peut raisonnablement pas laisser une telle voix à la variété de tous les jours.

Qui sauvera Nolwenn ? Qui me fera ce plaisir là ?


PS : en première partie et pour un duo, Nolwenn avait convié Teitur, chanteur Danois au charme certain. Entre Paul Simon et Elliot Smith. Un bien bon moment.

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 20:47
Chez Fogiel mardi dernier, Marianne James affirme sans sourcillier que sa participation "A la Nouvelle Star" n'est pour rien dans la sortie de son album.
Sans doute, nous prend t-elle pour des cons.
D'ailleurs, elle qui se plaignait que nous, le public, avions "de la merde dans les oreilles", voilà qu'elle nous en fournit une bien belle ration.

Ceci dit ses producteurs lui ont réalisé un bien joli clip avec les cheveux dans le vent et un trampoline pour qu'elle rebondisse bien en rythme. Je ne sais pas pourquoi d'un coup ça me fait penser à Jean-Pierre François. "Je te survivrai" qu'il chantait.
Ca fait un moment qu'il a pas donnait de nouvelles...

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 21:35

Lecture du dimanche ? une plage de l'Atlas...


2010-1816.JPG
                                                                            © Isabelle Dujardin

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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 21:24
Les lecteurs de Télérama ont de l'humour et ils le prouvent chaque jour sur les pages dédiées à leur courrier.
La Direction de la RATP est beaucoup moins drôle et a décidé d'interdire la présence de cette affiche sur les quais du métro.
Sans doute, ne veut-elle pas se fâcher avec Michel Drucker, le présentateur préféré des Français...


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