SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 20:32

Quatre étoiles c'est dabord une bande annonce alléchante, un casting séduisant et l'espoir de voir une comédie glamour et intelligente.
Quatre étoiles est un film d'une heure 46 minutes avec la fraicheur espiègle d'Isabelle Carré, le charme cabot de José Garcia et la composition lunaire de François Cluzet. Tous trois excellents. S'y ajoutent quelques bons mots (mais pas trop) et le décor glamour de la Côte d'Azur et du Carlton.
C'est aussi un scénario un peu confus avec une mise en route poussive, un rythme irrégulier, avec pas mal de longueurs et de redondances (les disputes entre Carré et Garcia  en copier-coller) et une fin un peu bébête. C'est aussi un accompagnement musical cannibalisant.
Quatre étoiles est finalement, un film au scénario "à retravailler", sauvé par un casting parfait (seconds rôles compris), décevant parce que pas si loin que ça de la réussite.

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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 20:46

Télérama n°2937, page 119 :

"Non, M6 n'a pas le monopole du vote. Nous aussi, à Télérama, nous avons organisé un grand scrutin pour choisir notre candidat préféré. Le résultat est sans appel, et nous vous le révélons en avant-première : on craque pour Christophe, dit "la tortue". (Les autographes sont à envoyer sous pli discret à l'adresse du journal, service Télévision, merci...)"

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 19:00

Le Printemps de Bourges c'est aussi des dizaines de groupes invités par les bars et restos de la ville. L'occasion d'écouter de la musique venue des quatre coins de France gratuitement . Ca va du "pas très écoutable" au très bon.
Notre très bon, ça a été Askani, des Orléanais qui proposent un rock français, très rock. Une chanteuse brune, un peu inquiétante, un bassiste, un guitariste et un batteur qui touchent leur bille. Evidemment, il leur fut plus facile de mettre le feu avec leur reprise d'Indochine (le Bob Morane lifté ça le fait) et de Dolly, mais leurs compositions ont quand même fait pogoter au café l'Opéra.

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 18:10
Dimanche, après-midi dansant au Palais d'Auron, salle tendance Zénithienne de 2000 places environ. Une accoustique défaillante mais des fauteuils confortables. Une salle nyckel pour les fesses, terrible pour les oreilles.

Le concert fut ouvert par Architecture in Helinski, groupe Australien pompier (donc parfait pour les bals...)
Assez inécoutable. Beaucoup d'énergie pas canalisée du tout, 15 personnes surexcitées sur scène, des instruments dans tous les sens, aucune musicalité. Bref, 3/4 d'heure de gros bordel.

Ensuite, changement radical de genre avec CocoRosie. De la musique electro folk accompagnée de vidéos ambiance Palais de Tokyo. Deux chanteuses aux voix magnifiques, des bruitages étranges, du piano, des synthés et des cordes. Idéal pour se détendre, mais pas vraiment à sa place dans cette salle immense un peu froide. Une surprise, Spleen et son ami Human Beatbox découverts la veille, sont venus prêter leur talent au spectacle.

A suivie l'électro-pop et rock d' Emilie Simon. L' arrivée de l'artiste la plus populaire de la soirée a fini de remplir la salle et déchainée la fosse qui roupillée un peu. Ce petit bout de femme, aux faux airs de Bjork, à la très jolie voix acidulée a une très belle présence sur scène. Multi instrumentiste, énergique, moins givrée qu'il y parait, elle propose un répertoire bien plus rock que sur ses albums.
De jolies lignes mélodiques qu'elle prend soin régulièrement de détournée à l'aide d' orchestrations particulièrement recherchées, des "instruments" inédits (telle une vasque remplie d 'eau sur "swimming) et une mise en lumière soignée m'ont cueilli. Une jolie surprise donc.

Après cette excellente prestation, vint mon moment tant attendu : les Flaming Lips.
Groupe Américain pop-rock un peu psyché qui sévit depuis 20 ans et que j'ai découvert  en 2002...
Jusqu'à présent tous les artistes s'étaient plutôt bien arrangés avec une accoustique capricieuse. Les Flaming Lips seront moins doués et nous proposerons un son dégueulasse poussé au maximum des décibels ce qui n'arrange rien et auquel s'ajoutent des morceaux réorchestrés très rock (concert oblige) avec guitares saturées abandonnant complétement les arrangements d'origine aux effets très étudiés. A ça on ajoute un chanteur-leader hyper sympathique (avec une voix encore plus Neil Younguiennne en vraie) mais hyper bavard. Idéal pour casser l'ambiance. Bref, ce fut un vaste brouhaha, une catastrophe pour qui vient écouter une musique à l'origine plutôt mélodieuse.
Leur prestation purement scénique était par contre assez géniale. Ecran vidéo géant, canon à confettis, dizaine de ballons de baudruche géants jetés dans la foule, ciel étoilé, figurants ... Une folie visuelle assez réussie, à la limite du bordel là aussi mais très rigolotte.
Dommage que la musique n'ait pas été à la hauteur.


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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 16:44

L'ADAMI et le Printemps de Bourges nous présentaient samedi soir quatre échantillons de leur nouvelle scène. Quatre artistes/groupes français chantant pour la plupart en anglais.
Le cadre : La Soute, salle de 400 places à l'accoustique impeccable.

La soirée fut ouverte par Poni Hoax et sa pop-rock de qualité dont le titre tubesque "She's on the radio" (téléchargeable légalement sur leur site http://www.ponihoax.com). Si  le 
répertoire séduit d'emblée, la présence scènique est remarquable de nullité. Nicolas Ker, le leader-chanteur (voix très séduisante) semble se chercher une attitude. Clope et bière à la main tantôt appuyer sur le pied du micro, tantôt pas car son coude a glissé, changeant de pied d'appuie toutes les deux secondes, en déséquilibre permanent, il finira par chausser des lunettes de soleil... Les  deux joueurs de synthé, le guitariste et le batteur sont très inspirés/aspirés par leur musique. Ils jouent pour eux et prennent leur pied. Le public est spectateur de leur masturbation. S'il s'agissait de second degré ce serait hilarant. Au 1er c"est pathétique et gâche un peu l'indéniable qualité du répertoire.  

Spleen,  vétu d'un juste au corps gris lamé et d'un tutu de tulle, prit le relais et apporta à la salle un peu de folie douce et de complicité. Accompagné par quatre musiciens dont un human beatbox très impressionnant, son répertoire va de la soul au rap en passant par la funk et le blues. Marsipulami, son terrain de jeu ne se limite pas à la scène puisqu'il semble particulièrement apprécier le fait de chanter debout sur les dossiers des fauteuils du public. La musique est sympa, le groupe énergique et le chanteur fédérateur. Spleen, donne la pêche.

Smooth, après s'être eux aussi régalés en écoutant Spleen, nous ont servi de l'électro-soul avec une pointe de funk là aussi avec un plaisir très communicatif. Synthé, ordinateur et batterie associés à la voix envoutante de David offre un très très bon moment de musique. 
http://www.smooth.fr


  Le concert s'est clôturé avec Anis, la "vedette" de la soirée. Sa musique Nouvelle Orléans et son reggae était visiblement très attendu. Le chanteur a une présence sympathique mais sa voix est nasillarde, sa diction très moyenne et ses mélodies trop faciles. 

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 20:22

"Les lys brisés" le nouvel album de Barbara Carlotti est arrivé dans les bacs.

14 titres dont 4 qui figuraient déjà sur l'album précedent et qui ont été réorchestrés.
L'album tient les promesses du premier opus et le concert à L'Essaïon où "les lys..." avaient fait leur première apparition.
On retrouve cette voix reconnaissable entre mille et cette atmosphère un peu sixties si particulière.
Les titres qui marquent d'emblée : "Les lys brisés", "d' accord", "silence", "une rose pour Emilie" (reprise des Zombies), "Charlie the model", "Mélodie de la dernière pluie", "mon corps alangui", "la nuit des amants", "trop tard" et surtout la mélancolique "rien ne presse", les quatre morceaux de "Chansons" réorchestrés même les chdong de la guitare sur "peu importe" manque un peu. Ca fait les 14 ça non ? 



Complément critique :
après plusieurs écoutes, me viens un regret : celui de la simplicité orchestrale et la guitare qui régnaient sur le 1er album. Ici, les basses se font discrétes, les instruments se multiplient et les orchestrations sont plus convenues. Ca reste très bien mais moins très bien à mon goût. 

 

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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 21:28

Hier soir, à la Fléche d'Or, Julie B Bonnie est montée sur scène.
Julie B Bonnie est auteur, compositeur, interprète. Avec sa jolie voix douce et solide, ses guitares, son violon et sa pédale sampler, elle a tenu la scène seule pendant 3/4 d'heure :
de l'énergie, de la sensibilité, des textes soignés et des compositions bien pensées, une vraie musicienne, une belle interprète.

Alors, ô toi Pascal Nègre, Valéry Zeitoun ou toiaaa patron de l'ombre, grand manitou de la musique égaré sur ce blog,
Si tu cherches un talent pour éclairer ton label, sur le site de Julie tu iras
Si tu fais bien ton boulot, la voix de Julie tu reconnaitras
Si tu n'es pas sourd, Julie tu signeras


http://www.juliebbonnie.com/

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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 09:41

OSS 117, c'est tout d'abord un parfait hommage aux films d'espionnage des années 50. Un mix des "James Bond" de Sean Connery et des films de Hitchcock. Hazanavicius reprend les recettes esthétiques du filmage des années 50 : les couleurs un peu passées du technicolor, les cadrages, le générique très graphique... 
OSS 117, c'est ensuite un grand détournement. Un copié-collé d'un film de l'époque dont les spécificités et les travers sont amplifiées : héros macho et toujours en quête de conquête, dialogues métaphoriques incompréhensibles entre espions, méchant forcément petit et nazi caché dans une crypte, population locale arrièrée sauvée par l'occident...
Jean Dujardin est excellent tant dans l'hommage que dans la parodie. Il relève l'improbable défi d'interpréter tout à la fois la classe du héros séducteur et la bêtise du français colonisateur, homophobe et machiste. Il est simplement parfait dans le rôle. C'est un humour très français, pas toujours fin mais jamais grossier, drôle jusque dans les détails.
De quoi faire un excellent film si ce n'était ce scénario sans intéret, ni enjeu. Les scénaristes se sont surtout attachés au détournement et à ses gags. Malheureusement, si cela suffit dans un premier temps, le principe s'essoufle. Une intrigue digne de ce nom permettrait de garder l'intérêt du spectateur jusqu'à la fin.
Aussi, Bérénice Béjo fait bien pâle figure face à la tornade Dujardin. Elle ne fait pas du tout d'époque et n'a ni la classe, ni la distance qu'exige son personnage. On est à mille lieux des Audrey Hepburn et Grace Kelly dont elle dit s'être inspirée.

 

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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 16:34

Dans ce Pygmalion, apparait Daniele Lebrun. Comédienne formidable sur les écrans et au théâtre. Une de ces personnalités qui sans premier rôle, texte particulier, volent la vedette aux personnages principaux. Impression étrange que la lumière n' est plus que sur eux laissant les autres dans l'ombre.

Toutefois, Barbara Schulz qui interprête Elisa Doolitle (Audrey Hepburn chez Cukor) est excellente de nuances, tant en petite marchande de fleurs gouailleuse qu'en jeune fille modèle. Nicolas Vaude est une parfaite tête à claques telle que l'exige le rôle du Professeur Higgins. Peut-être un peu trop : il est difficile de s'attacher au personnage. Henri Courseaux joue le gentleman colonel Pickering avec un certain bonheur. La mise en scène, classique, paye, notamment lors d'une dernière apparition de Barbara Schulz à la toute fin assez romantique. Une curiosité : les mouvements de décors (un rangement en portefeuille très astucieux - 3 lieux en tout)  sont chorégraphiés et effectués à découvert.

Quant à la pièce elle-même, elle a quelque peu mal vieillie.
Si  Bernard Shaw n’est pas tendre avec la société de son époque, férue des apparences, il donne une image de la femme qui n'est pas très reluisante puisque finalement amoureuse de son Frankenstein. Abstraction faite de ce point, Pygmalion est un bon divertissement  : 2h20,qu'on ne voit pas filer.




Ci -contre Daniele Lebrun pour ceux qui ne verraient plus très bien de qui il s'agit.

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 16:10

Le grand public a fait sa connaissance au 1er trimestre 2005, alors qu'elle est retenue en otage en Irak, enlevée avec Hussein son fixeur, lors d'un reportage à l'université de Bagdad. Le visage de Florence Aubenas, journaliste à Libération, apparaît alors dans les médias, est tagué dans les rues, affiché sur le fronton des institutions. Libérée après 157 jours de détention, Florence Aubenas revient et répond aux interviews souriante et heureuse d'être libre. Impressionnante.

Elle se lance dans la réécriture d'un livre débuté avant sa privation de liberté, un livre sur une affaire qui secoue la France, l'Affaire d'Outreau. Dans "La Méprise", Florence Aubenas se penche sur chaque protagoniste, chacun enfermé dans une vie de violence, dans les fantasmes des adultes, dans une incarcération arbitraire, dans le rêve d'une grande affaire... Les criminels, les enfants violés, les innocents accusés, le jeune juge d'instruction comme envouté... Aubenas trace le portrait d'un quartier et des protagonistes, adultes et enfants, citoyens lambda et représentants de l'ordre. Elle décrit leur rôle, celui qu'ils ont tenu et celui qu'ils leur a été attribué, la folie qui semble avoir gagné ceux qui ont sur eux droit de vie ou de mort, le tout avec une précision, non dénué d'humanité mais sans concession. Elle a eu accès au dossier est retranscrit fidèlement les mots tenus par chacun. Ce qu'elle écrit dit beaucoup sur la misère humaine, la difficulté de vivre une vie simple à côté de ceux qui possèdent encore moins, la force de la volonté de vouloir exister d'une façon ou d'une autre, le poids d'une société qui dicte ses lois sans nuance. Une humanité folle où toute la bonté du monde peine à prendre prise.

 

 

 

 

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25 mars 2006 6 25 /03 /mars /2006 20:36

Un petit garçon amoureux extirpe de la petite fille de ses rêves une promesse : elle l’épousera le jour où il sera allé dans les étoiles. 24 ans plus tard, cosmonaute de retour de l’espace, il frappe à la porte pour obtenir son dû, la « fiancée » n’est pas du tout d’accord. Il lui propose 24 heures d'essai.

Pierre-François Martin Laval se met à la réalisation. Pierre François Martin Laval c’est le Pef des robins et le pffffffffffffffffff de ce film … Pfffffffffffffffffff, parce qu’il est le scénariste, réalisateur et interprète principal de ce ratage. L'idée de départ est amusante mais comme trop souvent, son développement s'avère sans originalité, ni légèreté. Comment Pfffffffffff séduit Julie Depardieu ? En cassant tout ce qu’il touche et en saccageant sa maison et sa voiture (première partie) et (deuxième partie) en obtenant la complicité d’un enfant qui les accompagnera au zoo d’où ils reviendront avec un pingouin (l’effet Marche de l’empereur fonctionne ici aussi : c’est la touche drôle du film).

On aurait pu espérer un peu de poésie et de créativité. Mais, tout est lourd : dialogues, gags, musique romantique, et l'interprétation même de PEF. Son personnage est le Rantanplan qu’il nous servait chez les Robins. Pendant 1h30 cela devient insupportable, ridicule et pas drôle du tout. D'un personnage qu'on pourrait imaginer romantique et lunaire, il fait un débile profond. 
Tout de même, deux - trois gags fonctionnent, Julie Depardieu et Isabelle Nanty rattrapent comme elles peuvent le désastre mais Pierre Richard contaminé par le gnangnannisme de Pffffffff déçoit.

 

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 16:34

Petite visite ce matin à Art Paris qui se tient cette année sous la verrière du Grand Palais.

 


108 galeries françaises et étrangères d'art moderne et contemporain s'exposent sur 5000m². On y retrouve les grosses vedettes de l'Art Moderne et des moins ou pas connus. La peinture domine en nombre mais la photographie est très présente. Un parcours est dédié aux sculptures.
 

Quelques oeuvres aussi variées qu'intéressantes :

Peinture de Richard Estes - 1998

 

 

 

 

 

 

 

 


L'ennemi intérieur d' Arman - 1995

 

 

 

 

 

 

 

 


 Marylin Monroe en photomosaïque (composée de multiples photos de Marylin) par Robert Silvers.

 

 

 

 

 

 

 
"Chaise en lévitation" de Philippe Ramette 

 

 

 

 

 



 

"Las Vegas" de Heimer Meyer.

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 17:42

Chaque fois que je vois les "oeuvres" de Ben (MAM de Paris, MAM de Nice, mon papetier...), je pense à cette affiche qu'il a réalisé :


Comme quoi, c'est encore lui

qui parle le mieux de son travail.
















 

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 23:25

Le musée fait la part belle à Niki de Saint Phalle, Jean Tiguely, Yves Klein, Christo et Robert Malaval. Une salle est dédiée au Pop Art, une autre à l'école niçoise (dont est issu Ben). 
Quelques oeuvres remarquées : "Sin Titulo 39" de Suzy Gomez (1996)
Il s'agit d'une photo agrandie (240 x 180 cm) et reportée sur bois et retravaillée à la peinture.

Ainsi que "meutre" de Jacques Monory (
Huile sur toile et miroir avec impact de balle.)

  

L'exposition temporaire du moment concerne Jean-Pierre Raynaud (le pot de fleur doré devant Beaubourg c'est lui). Avec des oeuvres du genre de celle-ci, un autoportrait (photo reproduite sur carrelage blanc)

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 22:50

J'ai eu une eurovision hier soir :
ce n'est pas cette année que la France remportera le grand concours de la chanson interplanétaire.
 

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 11:14


 Ces remises de prix sont souvent pénibles. Mais, cette année fait figure d'exeption qui confirme la règle. Le casting était bien sympathique et rendait un juste hommage à toutes les musiques dites de variété. Avec de la FM, Laam et Amel Bent, du "fond de catalogue" avec Souchon et Zazie, de "l'expérimental" avec Camille et Emilie Simon, du rock avec Olivia Ruiz et Louise Attac, de la chanson à texte avec Juliette et Hubert Felix Thiefaine, du délirant avec Anaïs et Philippe Katerine... Curieusement et cette fois encore le R'nB, le rap, le ragga, le hip-hop étaient casés dans une seule et même catégorie fourre-tout.
Ca a chanté et bien chanté ce soir et c'est quand même  la meilleure façon de fêter les musiciens. Tout comme la meilleure façon pour un chanteur lauréat de remercier son public est de chanter.
Qui a gagné ? Ah mais cela n'a aucune importance, car cela ne veut pas dire grand chose. Quand la profession vote c'est copinage et Cie, et quand c'est le public c'est une cata. Le public comme chacun sait ayant un goût détestable (c'est à dire différent du mien).

*Je m'interroge toujours sur la nomination de Philippe Katerine comme album révélation de l'année... Il en est quand même à son 7ième album en dix ans...*

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 17:26

L'espace 315 du Centre Pompidou accueille les oeuvres de Marc Desgrandchamps. Petite exposition donc de 11 ou 12 très grandes toiles récentes.
Le style de Desgrandschamps? Du figuratif défiguré?
Les toiles représentent des sujets non finis, sans contour ferme sur lesquels la peinture bave ou dégouline donnant à ses tableaux l'air de fondre. L'utilisation de surimpressions, de transparence fait de ses toiles des peintures fantômes.
Très présent un bleu fort semble vouloir envahir toutes les toiles et en prendre possession. Est-ce lui qui accentue la profondeur de champs de ces tableaux qui se composent comme des scènes de cinéma ?

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 23:50

Vu et entendu ce soir dans l'excellent Campus de l'insupportable Durand :
Reportage sur le téléchargement et ses conséquences.
Intervention de Philippe Lavil :
"Si c'est comme ça on n'a plus qu'à chanter dans sa salle de bain."
Je ne sais pas pourquoi venant de Philippe Lavil ça me fait pleurer de rire...


Pour ceux qui ont oublié qui est Philippe Lavil,

voici une photo.
Ca aussi c'est drôle...

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 11:35

 

 

Comment dire ? J'ai quelques difficultés à faire le lien entre la campagne de communication et le film. J'ai le sentiment que ce filou de Chabrol s'est bien servi des journalistes qui sont tombés dans son piège. En gros, "vous les journalistes qui connaissez l'histoire Elf sur le bout des doigts et en plus les petites infos qui circulent sous le manteau mais qui ne sont surtout pas rendu publiques, je vais faire un film sur une juge d'instruction et je vais saupoudrer de quelques détails rappelant l'histoire Elf. Et vous, vous allez vous engouffrer sur cette piste et la développer, votre imagination et vos fantasmes faisant le reste."
C'est un coup de comm. formidable.

Qui a t-il de l'affaire Elf dans ce film ? Berléant barbe blanche et démangeaison pour évoquer Le Floch Prigent, sa maitresse brune (que l'on ne voit qu'en photo) pour évoquer Christine Deviers-Joncourt mais qui chez Elf était celle de Roland Dumas interprété par Roger ... Dumas dont on ne connait pas vraiment les fonctions dans le film où il apparaît 2 fois 30 secondes. Un autre homme influent (député du Nord) avec l'accent marseillais pour évoquer Charles Pasqua et une juge d'instruction se nommant Charmant-Killman pour Eva Joly et une autre juge jeune brune cheveux courts pour Laurence Vichnievsky...
Pour le fond de l'histoire les tenants et aboutissants ? Rien, nada. "Le Floch Prigent" dépensait beaucoup avec la carte bancaire de l'entreprise notamment pour gâter sa maitresse, les hommes influents sont très embétés par cette juge d'instruction qui fourre son nez partout. Pourquoi ? On suppose qu'ils ont été arrosés aussi. On suppose tout le long.
En fait, ce film c'est une tranche de vie d'une juge d'instruction qui travaille sur un gros dossier (parce que grosse entreprise, grosses sommes d'argent, et hommes d'Etat). C'est un mêtier difficile juge d'instruction. Il y a des interrogatoires où on vous explique que ces pratiques sont "monnaie courante", on vous met des batons dans les roues, on piège votre voiture, on vous retire l'affaire...
Finalement tout cela est un peu vide. C'est un film emplis de numéro d'acteurs. Isabelle Huppert et Berléant très bons, Balmer fait une apparition sympa aussi, Renucci en homme fatigué est vraiment trop fatigué... Surprise du film : Bruel est spectaculairement mauvais.
Ce n'est vraiment pas le meilleur film de Chabrol, mais c'est sans nul doute son meilleur canular.

 

 

 

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28 février 2006 2 28 /02 /février /2006 10:56


Info piochée sur le blog de Barbara Carlotti :

"Enregistré à l'automne 2005 avec son groupe, le premier vrai album de Barbara Carlotti "Les Lys Brisés" - 14 titres - sortira le 25 avril 2006 sur le prestigieux label anglais 4AD. Pour fêter la sortie de son disque, Barbara Carlotti sera en concert le 10 mai à 20h30 au Café de la Danse à Paris accompagné par le Club"

Pour ceux qui ne connaissent pas Barbara Carlotti, voici une tentative de portrait.
Pour résumer rapidement prenez une voix grave à la Barbara, faites lui chanter des mélodies et des textes très dandy et vous obtiendrez Barbara Carlotti auteur - compositeur - interprète  de pop mélancolique. 
"Les Lys brisés "est en réalité son deuxième album. Il semblerait que le premier "chansons" ne contenant que 7 titres ne soit pas concidéré comme un album par l'artiste elle-même. Il était pourtant pas mal du tout et salué par les critiques et pas les plus faciles : Télérama, Les Inrock', Chorus, L'Express, France Inter...

Ayant conservé un plus qu'excellent souvenir de son concert à l'Essaïon en décembre dernier, je sais déjà de quoi sera faite ma soirée du 10 mai.

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 21:06

Charles Berling joue et met en scène Caligula en toutes libertés s’autorisant tous les excès à l’image de son héros qui pense détenir la liberté en commettant tous les actes arbitraires de meurtre et de perversion.

Le Berling metteur en scène propose une scénographie particulièrement contemporaine faisant appel à la vidéo, à la musique électronique, et à des costumes kitchissimes tantôt disco, tantôt sado-maso. Un rideau de lamelles argentées que les acteurs traversent librement, et qui aveugle par les lumières qu’il reflète, décore les trois faces de la scène. Des miroirs renvoient à Cassius l’image du Caligula qu’il est devenu et un piano quasi à nu témoigne des jours plus calmes à jamais perdus. Les mouvements de jeu particulièrement vifs des acteurs ne se limitent pas à la scène. Parfois, les personnages sortent du ring poursuivant le jeu dans la salle comme pour fuir un instant ou mieux observer l’absurdité de ce qu’ils vivent. Cette mise en scène met parfaitement en valeur l’incroyable modernité, la force mais aussi l’humour absurde d’un texte écrit par Camus en 1938.

Le Berling comédien offre un jeu particulièrement physique est impressionnant. Totalement habité, il est Caligula, son regard de fou prenant ici toute sa dimension. Sans peur du ridicule il se travestit tantôt avec jean moulant en Travolta, tantôt avec tutu en déesse Vénus. La folie, la cruauté, la logique implacable mais aussi la désespérance de Galigula est parfaitement rendue. On ne sait que penser de ce dictateur fou qui nous inspire dégoût et révolte. Et que dire, de la lâcheté du troupeau des sénateurs qui se laissent mener vers la mort… La troupe des autres acteurs, parfois inégaux, tire bien son épingle du jeu face à la tornade Berling.

Cette version de Galigula est un pari fou qui eut pu être une catastrophe totale. La qualité d’écoute du public présent et la durée de l’ovation qui a accompagnée les saluts, disent que le pari est plus que réussi.

 

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 20:44

Décidement, ces remises de prix et récompenses ont vraiment de moins en moins de sens.
Est-ce bien raisonnable de remettre encore des Césars à Michel Bouquet ? A quoi peut-il bien lui servir ? Ces dames et messieurs les votant pensent-ils vraiment que Michel Bouquet a encore besoin qu'on lui prouve l'admiration qu'on lui porte ? A-t-il besoin d'être rassuré sur son talent ?
Je l'imagine bien embarrassé face aux jeunes acteurs nommés à ses côtés.
Romain Duris, par exemple, magnifique dans le Audiard aurait sans nul doute fait bon usage d'une telle récompense.

Tout cela est bien dommage et de plus en plus ridicule.
 

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 15:53

La Maison Européenne de la photographie présente, jusqu'au 6 mars, une exposition rétrospective intégrale de l'oeuvre de Bernard Faucon, photographe-metteur en scène.

Les oeuvres présentées ont été réalisées entre 1976 et 1995 et sont réparties en 6 thèmes - étapes dans le travail de Faucon. Des oeuvres étranges et poétiques, odes au monde de l’enfance dont les mises en scène originales créent une ambiance enchanteresse, ambiance accentuée par un travail particulier sur la lumière. Les séries sont présentées par ordre chronologique.  

La visite commmence par « Les grandes  vacances », qui met en scène des mannequins de cire, très  années 50, auxquels sont  parfois associés des enfants  bien réels. Ils sont souvent  photographiés dans la campagne sans doute Provençale où est né Bernard Faucon. La nostalgie transpire de chaque cliché et nous renvoie à nos souvenirs d’enfance (et parfois, dans un autre genre, aux images de propagande de l'ex-union soviétique ou encore aux fameux Thunderbirds).

Sur les thèmes suivants, les mannequins ont disparus. "Evolution probable du temps" met notament en scène le feu dans des décors naturels. Ce qui crée là aussi une ambiance féerique.  

Dans la série « les chambres », une lumière très blanche ou au contraire d’or crée une ambiance mystique que l’on peut retrouver dans le thème « Idoles et sacrifices » où l’on voit aussi des portraits de jeunes garçons nus qui semblent un peu ambigus.

La série « Les écritures » met en scène des pensées sculptées en bois et peintes à la peinture réfléchissante. Ces lettres sont déposées dans un décor naturel. Le flash déclenché au moment de la prise de la photo fait apparaître les lettres. Une série moins convaincante surtout pour la faiblesse des messages qu'elles portent.

L’idée des phrases est reprise dans la dernière série « La fin de l’image » qui mettra fin définitivement à son travail de photographe. Elles sont ici inscrites à même la peau et photographiées en gros plan mettant en évidence le grain de l’épiderme.

Le point final de l’expo est laissé au projet sur lequel travaille aujourd’hui Bernard Faucon qu’il nomme "Le plus beau jour de ma jeunesse". Il propose depuis 1999 à des jeunes du monde entier de se photographier eux-mêmes.

Si vous souhaitez découvrir dès à présent le travail de Bernard Faucon, vous trouverez ses oeuvres sur son site (dont sont issues les photos présentées ici) :

www.bernardfaucon.net

 

 

Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
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Publié par zabouille - dans Exposition
18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 22:45

 


par Bernard Rancillac - 1974  
Musée d'art moderne de Paris
 

 

 


Une des oeuvres figurant dans la collection permanente du musée d'art moderne de Paris qui vient de rouvrir ses portes après travaux.
Des oeuvres essentiellement françaises du XXième siècle et d'art contemporain. 

 

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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 20:27

Souvent les gros castings cachent un scénario poussif. Les acteurs de Blier en était déjà un exemple. Ainsi, dans Fauteuils d'orchestre, il y a du beau monde mais Dupontel en pianiste virtuose dépressif est peu crédible, Claude Brasseur ennuie, Cécile de France frôle le ridicule quant à Dany en vieille groupie nostalgique... Il faut dire que les dialogues sont cousus de phrases toutes faites mises bout à bout comme récitées car injouables, le scénario est sans enjeu et bourré d'invraisemblances. Les lieux communs se suivent de près durant 1h46.

Deux actrices tirent largement leur pingle du jeu. Suzanne Flon parce qu'elle est, là encore, cette douce et émouvante vieille dame que nous avons toujours aimé. Valérie Lemercier qui est ici irrésistible. Elle peut se vanter d'avoir été particulièrement bien servi avec ce personnage et ses dialogues. A croire qu'elle a écrit elle-même sa partition.

Bref, attendez la sortie DVD. Une location suffira.

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