SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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25 mars 2006 6 25 /03 /mars /2006 20:36

Un petit garçon amoureux extirpe de la petite fille de ses rêves une promesse : elle l’épousera le jour où il sera allé dans les étoiles. 24 ans plus tard, cosmonaute de retour de l’espace, il frappe à la porte pour obtenir son dû, la « fiancée » n’est pas du tout d’accord. Il lui propose 24 heures d'essai.

Pierre-François Martin Laval se met à la réalisation. Pierre François Martin Laval c’est le Pef des robins et le pffffffffffffffffff de ce film … Pfffffffffffffffffff, parce qu’il est le scénariste, réalisateur et interprète principal de ce ratage. L'idée de départ est amusante mais comme trop souvent, son développement s'avère sans originalité, ni légèreté. Comment Pfffffffffff séduit Julie Depardieu ? En cassant tout ce qu’il touche et en saccageant sa maison et sa voiture (première partie) et (deuxième partie) en obtenant la complicité d’un enfant qui les accompagnera au zoo d’où ils reviendront avec un pingouin (l’effet Marche de l’empereur fonctionne ici aussi : c’est la touche drôle du film).

On aurait pu espérer un peu de poésie et de créativité. Mais, tout est lourd : dialogues, gags, musique romantique, et l'interprétation même de PEF. Son personnage est le Rantanplan qu’il nous servait chez les Robins. Pendant 1h30 cela devient insupportable, ridicule et pas drôle du tout. D'un personnage qu'on pourrait imaginer romantique et lunaire, il fait un débile profond. 
Tout de même, deux - trois gags fonctionnent, Julie Depardieu et Isabelle Nanty rattrapent comme elles peuvent le désastre mais Pierre Richard contaminé par le gnangnannisme de Pffffffff déçoit.

 

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 16:34

Petite visite ce matin à Art Paris qui se tient cette année sous la verrière du Grand Palais.

 


108 galeries françaises et étrangères d'art moderne et contemporain s'exposent sur 5000m². On y retrouve les grosses vedettes de l'Art Moderne et des moins ou pas connus. La peinture domine en nombre mais la photographie est très présente. Un parcours est dédié aux sculptures.
 

Quelques oeuvres aussi variées qu'intéressantes :

Peinture de Richard Estes - 1998

 

 

 

 

 

 

 

 


L'ennemi intérieur d' Arman - 1995

 

 

 

 

 

 

 

 


 Marylin Monroe en photomosaïque (composée de multiples photos de Marylin) par Robert Silvers.

 

 

 

 

 

 

 
"Chaise en lévitation" de Philippe Ramette 

 

 

 

 

 



 

"Las Vegas" de Heimer Meyer.

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 17:42

Chaque fois que je vois les "oeuvres" de Ben (MAM de Paris, MAM de Nice, mon papetier...), je pense à cette affiche qu'il a réalisé :


Comme quoi, c'est encore lui

qui parle le mieux de son travail.
















 

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 23:25

Le musée fait la part belle à Niki de Saint Phalle, Jean Tiguely, Yves Klein, Christo et Robert Malaval. Une salle est dédiée au Pop Art, une autre à l'école niçoise (dont est issu Ben). 
Quelques oeuvres remarquées : "Sin Titulo 39" de Suzy Gomez (1996)
Il s'agit d'une photo agrandie (240 x 180 cm) et reportée sur bois et retravaillée à la peinture.

Ainsi que "meutre" de Jacques Monory (
Huile sur toile et miroir avec impact de balle.)

  

L'exposition temporaire du moment concerne Jean-Pierre Raynaud (le pot de fleur doré devant Beaubourg c'est lui). Avec des oeuvres du genre de celle-ci, un autoportrait (photo reproduite sur carrelage blanc)

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 22:50

J'ai eu une eurovision hier soir :
ce n'est pas cette année que la France remportera le grand concours de la chanson interplanétaire.
 

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 11:14


 Ces remises de prix sont souvent pénibles. Mais, cette année fait figure d'exeption qui confirme la règle. Le casting était bien sympathique et rendait un juste hommage à toutes les musiques dites de variété. Avec de la FM, Laam et Amel Bent, du "fond de catalogue" avec Souchon et Zazie, de "l'expérimental" avec Camille et Emilie Simon, du rock avec Olivia Ruiz et Louise Attac, de la chanson à texte avec Juliette et Hubert Felix Thiefaine, du délirant avec Anaïs et Philippe Katerine... Curieusement et cette fois encore le R'nB, le rap, le ragga, le hip-hop étaient casés dans une seule et même catégorie fourre-tout.
Ca a chanté et bien chanté ce soir et c'est quand même  la meilleure façon de fêter les musiciens. Tout comme la meilleure façon pour un chanteur lauréat de remercier son public est de chanter.
Qui a gagné ? Ah mais cela n'a aucune importance, car cela ne veut pas dire grand chose. Quand la profession vote c'est copinage et Cie, et quand c'est le public c'est une cata. Le public comme chacun sait ayant un goût détestable (c'est à dire différent du mien).

*Je m'interroge toujours sur la nomination de Philippe Katerine comme album révélation de l'année... Il en est quand même à son 7ième album en dix ans...*

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 17:26

L'espace 315 du Centre Pompidou accueille les oeuvres de Marc Desgrandchamps. Petite exposition donc de 11 ou 12 très grandes toiles récentes.
Le style de Desgrandschamps? Du figuratif défiguré?
Les toiles représentent des sujets non finis, sans contour ferme sur lesquels la peinture bave ou dégouline donnant à ses tableaux l'air de fondre. L'utilisation de surimpressions, de transparence fait de ses toiles des peintures fantômes.
Très présent un bleu fort semble vouloir envahir toutes les toiles et en prendre possession. Est-ce lui qui accentue la profondeur de champs de ces tableaux qui se composent comme des scènes de cinéma ?

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 23:50

Vu et entendu ce soir dans l'excellent Campus de l'insupportable Durand :
Reportage sur le téléchargement et ses conséquences.
Intervention de Philippe Lavil :
"Si c'est comme ça on n'a plus qu'à chanter dans sa salle de bain."
Je ne sais pas pourquoi venant de Philippe Lavil ça me fait pleurer de rire...


Pour ceux qui ont oublié qui est Philippe Lavil,

voici une photo.
Ca aussi c'est drôle...

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 11:35

 

 

Comment dire ? J'ai quelques difficultés à faire le lien entre la campagne de communication et le film. J'ai le sentiment que ce filou de Chabrol s'est bien servi des journalistes qui sont tombés dans son piège. En gros, "vous les journalistes qui connaissez l'histoire Elf sur le bout des doigts et en plus les petites infos qui circulent sous le manteau mais qui ne sont surtout pas rendu publiques, je vais faire un film sur une juge d'instruction et je vais saupoudrer de quelques détails rappelant l'histoire Elf. Et vous, vous allez vous engouffrer sur cette piste et la développer, votre imagination et vos fantasmes faisant le reste."
C'est un coup de comm. formidable.

Qui a t-il de l'affaire Elf dans ce film ? Berléant barbe blanche et démangeaison pour évoquer Le Floch Prigent, sa maitresse brune (que l'on ne voit qu'en photo) pour évoquer Christine Deviers-Joncourt mais qui chez Elf était celle de Roland Dumas interprété par Roger ... Dumas dont on ne connait pas vraiment les fonctions dans le film où il apparaît 2 fois 30 secondes. Un autre homme influent (député du Nord) avec l'accent marseillais pour évoquer Charles Pasqua et une juge d'instruction se nommant Charmant-Killman pour Eva Joly et une autre juge jeune brune cheveux courts pour Laurence Vichnievsky...
Pour le fond de l'histoire les tenants et aboutissants ? Rien, nada. "Le Floch Prigent" dépensait beaucoup avec la carte bancaire de l'entreprise notamment pour gâter sa maitresse, les hommes influents sont très embétés par cette juge d'instruction qui fourre son nez partout. Pourquoi ? On suppose qu'ils ont été arrosés aussi. On suppose tout le long.
En fait, ce film c'est une tranche de vie d'une juge d'instruction qui travaille sur un gros dossier (parce que grosse entreprise, grosses sommes d'argent, et hommes d'Etat). C'est un mêtier difficile juge d'instruction. Il y a des interrogatoires où on vous explique que ces pratiques sont "monnaie courante", on vous met des batons dans les roues, on piège votre voiture, on vous retire l'affaire...
Finalement tout cela est un peu vide. C'est un film emplis de numéro d'acteurs. Isabelle Huppert et Berléant très bons, Balmer fait une apparition sympa aussi, Renucci en homme fatigué est vraiment trop fatigué... Surprise du film : Bruel est spectaculairement mauvais.
Ce n'est vraiment pas le meilleur film de Chabrol, mais c'est sans nul doute son meilleur canular.

 

 

 

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28 février 2006 2 28 /02 /février /2006 10:56


Info piochée sur le blog de Barbara Carlotti :

"Enregistré à l'automne 2005 avec son groupe, le premier vrai album de Barbara Carlotti "Les Lys Brisés" - 14 titres - sortira le 25 avril 2006 sur le prestigieux label anglais 4AD. Pour fêter la sortie de son disque, Barbara Carlotti sera en concert le 10 mai à 20h30 au Café de la Danse à Paris accompagné par le Club"

Pour ceux qui ne connaissent pas Barbara Carlotti, voici une tentative de portrait.
Pour résumer rapidement prenez une voix grave à la Barbara, faites lui chanter des mélodies et des textes très dandy et vous obtiendrez Barbara Carlotti auteur - compositeur - interprète  de pop mélancolique. 
"Les Lys brisés "est en réalité son deuxième album. Il semblerait que le premier "chansons" ne contenant que 7 titres ne soit pas concidéré comme un album par l'artiste elle-même. Il était pourtant pas mal du tout et salué par les critiques et pas les plus faciles : Télérama, Les Inrock', Chorus, L'Express, France Inter...

Ayant conservé un plus qu'excellent souvenir de son concert à l'Essaïon en décembre dernier, je sais déjà de quoi sera faite ma soirée du 10 mai.

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 21:06

Charles Berling joue et met en scène Caligula en toutes libertés s’autorisant tous les excès à l’image de son héros qui pense détenir la liberté en commettant tous les actes arbitraires de meurtre et de perversion.

Le Berling metteur en scène propose une scénographie particulièrement contemporaine faisant appel à la vidéo, à la musique électronique, et à des costumes kitchissimes tantôt disco, tantôt sado-maso. Un rideau de lamelles argentées que les acteurs traversent librement, et qui aveugle par les lumières qu’il reflète, décore les trois faces de la scène. Des miroirs renvoient à Cassius l’image du Caligula qu’il est devenu et un piano quasi à nu témoigne des jours plus calmes à jamais perdus. Les mouvements de jeu particulièrement vifs des acteurs ne se limitent pas à la scène. Parfois, les personnages sortent du ring poursuivant le jeu dans la salle comme pour fuir un instant ou mieux observer l’absurdité de ce qu’ils vivent. Cette mise en scène met parfaitement en valeur l’incroyable modernité, la force mais aussi l’humour absurde d’un texte écrit par Camus en 1938.

Le Berling comédien offre un jeu particulièrement physique est impressionnant. Totalement habité, il est Caligula, son regard de fou prenant ici toute sa dimension. Sans peur du ridicule il se travestit tantôt avec jean moulant en Travolta, tantôt avec tutu en déesse Vénus. La folie, la cruauté, la logique implacable mais aussi la désespérance de Galigula est parfaitement rendue. On ne sait que penser de ce dictateur fou qui nous inspire dégoût et révolte. Et que dire, de la lâcheté du troupeau des sénateurs qui se laissent mener vers la mort… La troupe des autres acteurs, parfois inégaux, tire bien son épingle du jeu face à la tornade Berling.

Cette version de Galigula est un pari fou qui eut pu être une catastrophe totale. La qualité d’écoute du public présent et la durée de l’ovation qui a accompagnée les saluts, disent que le pari est plus que réussi.

 

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 20:44

Décidement, ces remises de prix et récompenses ont vraiment de moins en moins de sens.
Est-ce bien raisonnable de remettre encore des Césars à Michel Bouquet ? A quoi peut-il bien lui servir ? Ces dames et messieurs les votant pensent-ils vraiment que Michel Bouquet a encore besoin qu'on lui prouve l'admiration qu'on lui porte ? A-t-il besoin d'être rassuré sur son talent ?
Je l'imagine bien embarrassé face aux jeunes acteurs nommés à ses côtés.
Romain Duris, par exemple, magnifique dans le Audiard aurait sans nul doute fait bon usage d'une telle récompense.

Tout cela est bien dommage et de plus en plus ridicule.
 

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 15:53

La Maison Européenne de la photographie présente, jusqu'au 6 mars, une exposition rétrospective intégrale de l'oeuvre de Bernard Faucon, photographe-metteur en scène.

Les oeuvres présentées ont été réalisées entre 1976 et 1995 et sont réparties en 6 thèmes - étapes dans le travail de Faucon. Des oeuvres étranges et poétiques, odes au monde de l’enfance dont les mises en scène originales créent une ambiance enchanteresse, ambiance accentuée par un travail particulier sur la lumière. Les séries sont présentées par ordre chronologique.  

La visite commmence par « Les grandes  vacances », qui met en scène des mannequins de cire, très  années 50, auxquels sont  parfois associés des enfants  bien réels. Ils sont souvent  photographiés dans la campagne sans doute Provençale où est né Bernard Faucon. La nostalgie transpire de chaque cliché et nous renvoie à nos souvenirs d’enfance (et parfois, dans un autre genre, aux images de propagande de l'ex-union soviétique ou encore aux fameux Thunderbirds).

Sur les thèmes suivants, les mannequins ont disparus. "Evolution probable du temps" met notament en scène le feu dans des décors naturels. Ce qui crée là aussi une ambiance féerique.  

Dans la série « les chambres », une lumière très blanche ou au contraire d’or crée une ambiance mystique que l’on peut retrouver dans le thème « Idoles et sacrifices » où l’on voit aussi des portraits de jeunes garçons nus qui semblent un peu ambigus.

La série « Les écritures » met en scène des pensées sculptées en bois et peintes à la peinture réfléchissante. Ces lettres sont déposées dans un décor naturel. Le flash déclenché au moment de la prise de la photo fait apparaître les lettres. Une série moins convaincante surtout pour la faiblesse des messages qu'elles portent.

L’idée des phrases est reprise dans la dernière série « La fin de l’image » qui mettra fin définitivement à son travail de photographe. Elles sont ici inscrites à même la peau et photographiées en gros plan mettant en évidence le grain de l’épiderme.

Le point final de l’expo est laissé au projet sur lequel travaille aujourd’hui Bernard Faucon qu’il nomme "Le plus beau jour de ma jeunesse". Il propose depuis 1999 à des jeunes du monde entier de se photographier eux-mêmes.

Si vous souhaitez découvrir dès à présent le travail de Bernard Faucon, vous trouverez ses oeuvres sur son site (dont sont issues les photos présentées ici) :

www.bernardfaucon.net

 

 

Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
Bernard Faucon à la MEP
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Publié par zabouille - dans Exposition
18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 22:45

 


par Bernard Rancillac - 1974  
Musée d'art moderne de Paris
 

 

 


Une des oeuvres figurant dans la collection permanente du musée d'art moderne de Paris qui vient de rouvrir ses portes après travaux.
Des oeuvres essentiellement françaises du XXième siècle et d'art contemporain. 

 

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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 20:27

Souvent les gros castings cachent un scénario poussif. Les acteurs de Blier en était déjà un exemple. Ainsi, dans Fauteuils d'orchestre, il y a du beau monde mais Dupontel en pianiste virtuose dépressif est peu crédible, Claude Brasseur ennuie, Cécile de France frôle le ridicule quant à Dany en vieille groupie nostalgique... Il faut dire que les dialogues sont cousus de phrases toutes faites mises bout à bout comme récitées car injouables, le scénario est sans enjeu et bourré d'invraisemblances. Les lieux communs se suivent de près durant 1h46.

Deux actrices tirent largement leur pingle du jeu. Suzanne Flon parce qu'elle est, là encore, cette douce et émouvante vieille dame que nous avons toujours aimé. Valérie Lemercier qui est ici irrésistible. Elle peut se vanter d'avoir été particulièrement bien servi avec ce personnage et ses dialogues. A croire qu'elle a écrit elle-même sa partition.

Bref, attendez la sortie DVD. Une location suffira.

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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 19:33

Lu dans "Ils ont changé ma chanson" de Corinne Rousset (2004)
(roman : Julie est attachée de presse chez Trashmusic. Des studios d'enregistrement aux concerts privés, des réunions internes aux plateaux télé, les paillettes brillent, les stars défilent, et Julie connaît tous les chemins du business musical.)
page 111- édition J'ai Lu :

"- Au fait Nico, je t'ai pas dit pour Pornacademy 5 ?
On va faire gagner une grosse ! La grosse c'est fédérateur. Ca plait aux pédés, aux gamines compléxées, à cette demeurée de ménagère de moins de 50 ans, c'est excellent la grosse !"

*cet article s'adresse aux licenciés es-téléréalité*

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