SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 17:33

En 2000, Olivier Adam écrivait, bien avant le presque Goncourisé "Falaise", un 1er roman troublant, de ces livres à la fois simples et marquants qui ne vous quittent jamais tout à fait.
En 2006, le même Olivier Adam co-signe le scénario de "Je vais bien, ne t'en fais pas" adaptation cinématographique de sa première oeuvre.
O drâme ! Combien de livres déjà transposés à l'écran ont engendré des navets!
Et comment y traduire les non-dits, souffrances et subtilités des sentiments décrits par Adam sans tomber dans l'image voyeuse, la miévrerie ou l'émotion facile ?
O miracle ! Car oui, Philippe Lioret ("Mademoiselle" avec Bonnaire et Dutronc, c'était déjà lui) fait honneur au livre, peut-être même un peu plus que ça encore.
Ceux qui ont déjà lu ce joli roman, qui connaissent le secret qu'il renferme, qui savent le désespoir et la force de Lili, la culpabilité de son père, les larmes de sa mère, se laisseront encore emporter par ce film, découvrant de nouveaux sens aux mots écrits par Adam.
Ceux qui sont vierge de cette histoire, se laisseront aussi prendre par la vie de Lili qui nous parle,
entre émotion et rire, de l'amour filial et fraternel, du poids du secret et de l'absence.
"Je vais bien, ne t'en fais pas" =est aussi ou tout autant ou plus encore, une sacrée découverte, le genre de celle qui nous cueille sans qu'on s'y attende. Une révélation qui se nomme Mélanie Laurent. De tous les plans ou presque, elle porte le film. Elle ne joue pas Lili, elle est Lili. S'il n'y avait qu'une raison pour aller voir ce film, ce serait elle. Le reste du casting ne dénote pas. Kad Merad, le Kad de "Kad et Olivier" est parfait de sobriété, Isabelle Renault comme toujours très juste, quant à Julien Boisselier, il nous offre quelques beaux moments de grâce.

PS : Toi César, qui a si souvent la mémoire courte, souviens-toi, quand février sera venu, de Mélanie Laurent.

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22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 19:01

Le rap picard ça le fait !
"je viens pas de la cité mais le beat est bon
je viens pas de Paname mais de Marly Gomont"


http://www.laplebeprod.com/Kamini/MarlyGomont.html

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 21:08

Le 25 septembre sortira le deuxième album d'Elodie Frégé. Curiosité: cet album est produit par Benjamin Biolay.
Profitons de sa sortie en exclusivité mondiale à Bankock, pour l'écouter...

Serge

La blondeur et la fragilité d'Elodie Frégé ne l'aurait pas laissé indifférent. Biolay le vénère et y est souvent (à tort ou à raison) comparé. C'est donc tout naturellement que Gainsbourg apparait sur cet album. De façon assumée sur le duo "Le jeu des 7 erreurs" aux accents très gainsbourgien bien que le refrain soit du pur Biolay. De façon inavouée sur "La Fidélité" aux couplets arrangés à la "Initiales BB" ou ("Ford Mustang" - c'est pareil) et au refrain genre "Lolita go Home" façon disco.  Et, enfin, avec le choix curieux de reprendre (sauvagement réorchestré) l'un des titres les moins Gainsbourgien qui soit : "Le velours des vierges".

"Trances, cher pays de mes errances"
Autour, de ces trois hommages, s'ébattent 11 autres titres assez inégaux dont 6 écrits et composés par Elodie Frégé. Côté textes, elle y confirme les qualités d'écriture déjà perçues sur son premier album. Tout particulièrement sur "Douce Vie" à la simple mais jolie mélodie. 
Sur ces autres compositions, on regrettera son manque d' audace et l'utilisation abusive d'une guitare de facture très classique qui n'aide pas à compenser le trop peu de créativité (Linda Lemay sort de ce corps !).

Côté interprétation, la voix est agréable bien qu'on apprécierait une interprétation plus mature, moins connotée variété facile (insupportable "Est-ce que tu le sais"). Mais, encore eut-il fallut que Biolay la guida...

Biolay

De son côté, le garçon nous avait habitué à mieux. Dans ses compositions, on ne retrouve malheureusement pas l'inventivité d' "A l'origine", ou les envolées de  "Négatif". Adepte des albums concepts, il produit ici un album fourre-tout s'aventurant parfois sur des chemins étrangers, nous proposant des sonorités à la Burt Bacharach sur "Pas là souvent" ou façon Alicia Keys sur "A celle". Quant aux orchestrations, la part belle faite à la guitare, élimine quasi d'office toute audace possible.

Ce "jeu des 7 erreurs" sans être complétement raté (4-5 titres réussis quand même), n'est pas vraiment la bonne surprise qu'on attendait. On regrettera la frilosité de Biolay qui aurait pu jouer à fond la carte du pigmalion pour offrir à Elodie un véritable album concept et la sortir de la variété facile.
Ce ne sera pas pour cette fois-ci.

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 13:12

Ayo en Live c'est une longue tige avec un sourire GRAND comme CA qui instaure une complicité immédiate avec le public (déjà bien acquis il est vrai). Ce gigantesque sourire ne la quitte pas de la soirée et elle ne perd pas un seul instant le contact avec le public. Ayo est là pour s'amuser et partager sa musique et le plaisir qu'elle lui procure. Ayo sur scène c'est votre grande copine qui déconne, qui chante comme personne et qui entre deux blaques fait place à l'émotion mais pas trop longtemps car la soirée n'est pas à la tristesse, la musique est surtout joyeuse et en plus ce soir c'est un anniversaire : le sien.

Sa voix cassée bien moins nazillarde que sur l'album prend sa vraie place. Sa justesse et sa puissance impressionnent. Les titres réorchestrés sont libérés des arrangements aseptisés et de l'aplanissement dictés par les studios d'enregistrement. Du coup, les quelques titres gnangnan de l'album trouvent vie et une nouvelle existence à mes oreilles. Et les morceaux péchus dont "Help is coming" font leur effet.
Ayo en Live c'est aussi l'occasion d'improviser des chansons et de nouveaux textes adaptés des anecdotes de la soirée, c'est aussi une jolie reprise de "sometimes it snowns in April" de Prince, c'est aussi pour le plaisir de ces chauvins de parisiens le refrain de "Down on my knees" chanté en français. Ce sont aussi des musiciens de premier rang à commencer par Ayo elle-même qui assure à la guitare.

Ayo en Live au Nouveau Casino, ce fut le privilège de partager ce joli moment en petit comité de 150 privilègiés. Et la preuve une fois de plus que la musique s'écoute Live, là où on découvre les artistes dans leur vérité pure.

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 21:08

Delpech Mode se proclament premier groupe des années 150 (70 + 80). 
Ils chantent les textes de Michel Delpech (MD 70) sur les musiques de Depeche Mode (DM 80). Cela donne des titres hybrides : "just can't j'étais chanteur", "enjoy the Loir et Cher", ou "Master and chasseur".
Oui c'est très con et c'est bien pour ça que c'est très drôle !
Si vous connaissez un minimum le répertoire de Dépêche Mode et celui de Michel Delpech, cela ne peut pas, ne pas vous faire rire.

Pour visionner les excellents clips présentés (très inspirés des originaux de Dépêche Mode), rendez-vous sur leur site : http://delpechmode.com/mouvement.php

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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 20:50

Stéphane (Gael Garcia Bernal) rêve.. Beaucoup. Plus il s'éloigne de son enfance, moins sa vie lui plait, plus elle s'éloigne de ses espérances, plus il rêve. Et plus il rêve, et plus sa vie se mélange à ses rêves jusqu'au point où il ne distingue plus la réalité du rêve. Rêvant éveillé, vivant seul son rêve.

Michel Gondrit est un magicien. De l'image d'abord. Son film ne fait pas appel aux dernières techniques informatico-numériques. Bien au contraire, il fait appel au collage papier, cartonnage et modelage pour donner vie aux rêves de Stéphane et donner à son film un parfum bien particulier.
Michel Gondrit est magicien poéte quand il rend ainsi hommage aux séries de notre enfance. Enfance perdue, sujet central de ce film, puisque son héros n'a de cesse de vouloir faire revivre ou poursuivre cette enfance pourtant enfuie depuis longtemps et plus encore depuis la mort récente du père.
Michel Gondrit est magicien romantique quand il filme l'amour naissant et la complicité entre Stéphane et Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), la voisine amoureuse intriguée.
Michel Gondrit est magicien drôlissime quand il reproduit le petit monde de l'entreprise. Celle qui accueille Stéphane, une fabrique de calendrier, est peuplée de specimen vieille fille et vieux garçons plus vrais que nature. Alain Chabat y est juste irrésistiblement drôle.
Michel Gondrit est magicien du cinéma lorsqu'il arrive à nous emmener dans son univers où le délire est roi.
Mais, Michel Gondrit gâche son joli tour en s'enlisant seul dans son délire.
Ainsi, Stéphane rêve de plus en plus, mélant songes et réalité. Il part dans sa folie, nous oubliant en route, nous perdant en chemin. Aucun, petits cailloux semés pour nous guider. Tout comme Stéphanie amoureuse malmenée, on voudrait suivre mais on ne peut pas. Et à force d'efforts, désormais vains, on préfére abandonner. Comme Stéphanie rejette Stéphane.

La "Science des rêves" sans être une absolue réussite et malgré une dernière partie ratée, n'en demeure pas moins un film essentiel. Son originalité et sa créativité sont remarquables. Il est rassurant de voir que la créativité a encore sa place dans nos salles de cinéma.

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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 20:14
Comme annoncé il y a déjà 2 mois sur ce blog tropalapage de l'actualité du moment de quand tu le lis, Charlotte Gainsbourg a sorti son deuxième album musical  la semaine dernière.
Le single m'avait emballé, les 5 premiers titres qui ouvrent cet album aussi. Charlotte a toujours aussi peu de voix mais cela passe très bien. Les mélodies sont sympa et la prod. soignée.
Mais, allez savoir pourquoi au titre 6, l'ennui s'installe.
Dés lors, la marque de Air se fait plus forte sur les compositions et, il me faut bien l'avouer Air m'ennuie depuis toujours. La voix de Charlotte se fait un peu plus faible encore tel un souffle qui associé à la musique minimaliste de Air, ne donne plus grand chose à écouter. Charlotte semble sur certains morceaux manquait d'air parce qu'il y en a trop (comment ça c'est pas clAir ?).
Il n'en faudrait pas plus pour penser qu' avec Air et le souffle de Charlotte, cet album c'est du vent (drôle !!!!).
Heureusement, les 5 premiers morceaux sauvent cet album semi-échec à mes oreilles.
5 morceaux sur 11 ce n'est pas si mal et puis aussi il faut bien le dire, en toute honnêteté : Charlotte, ce sera pour toujours forever.
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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 22:16

Ca y est le nouvel opus du génial Neil Hannon est arrivé !
Peut-être un peu moins facile d'accés que le précedent "Absent friends", "Victory for the music muse" se laisse
complétement apprivoiser au bout de la troisième écoute et ne vous quitte plus ensuite.
On retrouve les grandes envolées lyriques et les orchestrations au galop. Là encore, Hannon, nous entraine vers les plaines désertes de l'ouest Américain, ajoutant de ci, de là quelques banjos et guitares mexicaines. Puis, tout à coup un impromptu au piano, une ballade à la guitare et toujours cette voix grave qui sait se faire douce.
Entre musique de film, ballade folk et pop music, Neil Hannon nous offre une fois encore de bien divins moments emplis de romance. Une divine comedie.

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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 17:24


Difficile de ne pas être un peu déçue par le film que tout le monde encense depuis 6 mois. Le scénario pêche un peu par une psychologie des personnages approximative. Leurs motivations nous échappe un peu. Compte tenu du contexte c'est une pièce importante du puzzle qui manque. Mais, la "Vie des Autres" est un film qui a surtout valeur de documentaire. On comprend mieux ce que pouvait être la vie en RDA avant la chute du Mur. Ce qui justifie qu'on le voit.

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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 15:14

Laurent Voulzy est plutôt un garçon sympathique.Enfin jusqu'à un certain point. Jusqu’à ce qu'il se mette à faire de l’argent facile. Sans doute a-t-il de gros besoin en ce moment… Sinon, comment expliquer l’existence de "septième vague" ?

Faire un album de reprises, déjà le principe se discute… sauf s’il est fait avec soin, dans le soucis d’y apporter quelque chose de neuf, de réinventer les chansons dans le respect des œuvres originales. Sinon, quel intérêt ? Le principe de «Septième vague» est de reprendre des tubes français, anglais ambiance bord de mer.
Ce qui ressort en premier de cet album c’est le ton monocorde et mièvre de la voix de Voulzy. Que d’ennui ! A croire qu’elle ne convient qu’à ses compositions.
Ensuite, au fur et à mesure de l’écoute des titres reproduits sans aucune invention ou en les monotonisant, vous éprouverez le furieux besoin d’écouter les versions originales histoires de vous laver les oreilles. Pour la plupart des titres, il ne fait que reproduire les chansons telles qu’à l’origine avec une tendance forte à la mièvrerie. 
Lorsqu’il tente de transformer un peu le titre original c’est une catastrophe, faisant, par exemple, de «Santiano» une chanson triste, de «Light my fire» une ballade techno - ethnique…
Bref, c’est une catastrophe d’un bout à l’autre.

Si vous voulez un album de reprise choisissez plutôt l’album de Petra Magoni (tout en voix et violoncelle) ou de Nouvelle Vague en voix et violoncelle) ou de Nouvelle Vague

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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 21:43


 
Comment se fait-il qu'Huster à la télévision, joue toujours dans des nanars ?
Comment se fait-il qu'Huster à la télévision, est aussi mauvais ?
Comment se fait-il qu'Huster en méchant dans Zodiac, ressemble à Oui-Oui chez les Men in Black ?
Comment se fait-il qu'Huster, dans Zodiac parle comme pendant une crise d'asthme ?
Comment se fait-il qu'Huster, dans Zodiac, est moche ?

Comment se fait-il qu'un comédien aussi génial au théatre, est aussi mauvais à l'écran ?

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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 22:17

On pourra dire tout ce qu'on voudra mais il est assez élégant ce coup de boule.
En plein plexus, hop, neutralisation complète de l'adversaire.
Pas de sang, pas de nez cassé : trop vulgaire !
Dans l'idéal mieux vaut éviter ce genre de chose mais en cas de besoin irrésistible... ce choix semble excellent.

Quel champion peut se vanter d'avoir tout plaqué sur un tel coup de tête ?
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8 juillet 2006 6 08 /07 /juillet /2006 13:36

Au cas où vous n'auriez pu l'apercevoir masquée par 11 mecs en bleus, je vous annonce qu'

Amélie Mauresmo vient de remporter Wimbledon
face à Justine Henin
2-6/6-3/6-4


Hip Hip Hip ... !!!

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 14:29

Ami Parisien !! Ayo sera en concert au Nouveau Casino du 12 au 14 septembre.
Précipite-toi, oh mon ami, car Ayo propose une musique douce à  nos oreilles, un peu reaggae, un peu soul, un peu folk, avec un soupçon de rythmes africains et carribean. 

Précipite-toi avant que des milliers de personnes au courant de son existence se précipitent dans les Bercy et stades du monde, te barrant la vue et l'agréable écoute de ce doux talent.

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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 13:46
  Le nouvel et deuxième album, "5:55", de Charlotte Gainsbourg sort le 28 août. Il est produit par Nigel Godrich (Radiohead, Beck, le dernier Mc Cartney) avec la participation pour les textes et musiques de Pulp, Air et Divine Comedy, ce qui est plutôt de bonne augure.
Le premier extrait est d'ores et déjà téléchargeable sur le net. Intitulé "The songs that we sing", on y perçoit des accents du "Bonnie and Clyde" de Papa.
Vivement la suite !
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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 22:20

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 18:08

C'est un Jacques Weber sans nez et en costume de ville, qu'on retrouve sur la scène du théatre de la Gaité Montparnasse pour un Cyrano revisité et escamoté.
Le décor se limite à celui d'un bistrot sans époque et à un ecran de ciné qui diffuse, entre les scènes, le muet "Cyrano de Bergerac" d'Antonio Genina (1924).
Weber s'est gardé le rôle titre ainsi que ceux de De Guiche, Montfleury et Ragueneau (un accessoire associé à chacun des personnages, permet de s'y retrouver). Il est accompagné de deux comédiens excellents, Anne Suarez et Xavier Thiam, interprétant les autres rôles dont bien sûr ceux de Roxane et Christian, et d'une pianiste accompagnant notamment les interludes réservés au film muet.

Jacques et Christine Weber ont ainsi découpé l'oeuvre de Rostand pour n'en garder que les "meilleurs morceaux", une sorte de compil., d'une heure trente quand même. La chronologie respectée permet de rendre l'ensemble toujours compréhensible même si cela est plus simple si on connait déjà l'oeuvre originale. Le spectacle reste agréable car la plume de Rostand fait toujours effet et que les comédiens sont très bons. La mise en scène parfois très coquace (notamment la scène du duel avec le vicomte dite à deux voix et chorégraphiée "à la fin de l'envoi, je touche") peut dérouter.
On peut aussi se demander s'il est juste pour l'auteur d'escamoter ainsi un si bel ouvrage. Aussi, à force de raccourci ne perd-t-on pas en intensité ?
Dans la scène finale celle de la révélation et de la mort de Cyrano, la magie n'opère pas. La petite musique triste doit sans doute nous aider à nous émouvoir mais cet artifice, en version normale inutile, ici agace. Aussi, les éclairages pleins phares n'aident pas dans une scène où le soir tombe et où la pénombre joue un rôle clé. Même les acteurs n'y sont pas.
Ce ratage final achêve de nous convaincre que cette version a peu de coût, sans être ratée, a assez peu d'intérêt.

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 19:59

Ce soir sur France 2, y'a l'Amour en douce de Molinaro, jolie comédie romantique (de moeurs pour Télérama) qui mange pas de pain mais qui est bien sympa grâce à ces comédiens : l'excellent Daniel Auteuil, l'inclassable Jean-Pierre Marielle, la trés jolie Emmanuelle Béart et la Cultissime Sophie Barjac.
Cultissime, je vous dis !
Sophie Barjac, c'est, notamment, l'héroïne de THE Série 70's : Anne, jour après jour. Une histoire tendance baba cool que j'adorais. A l'heure de diffusion, on arrêtait tout pour courir devant la TV. Je me souviens encore de la chanson du générique : "quand tu dis tout va mal, tu perds le moral, tu veux t'en allééééééééééééééééér".

Bon, sans doute qu'aujourd'hui, cela a mal vieilli ou pire est assez mauvais mais le souvenir du plaisir prit à regarder cette série est toujours bien vivace.


PS : Sophie Barjac est actuellement au théatre de l'Atelier dans "Les liaisons dangereuses" mise en scène par John Malkovitch Les liaisons dangereuses par John Malkovitch

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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 20:21

Debout. C'est ainsi que la salle archi-bondée du Café de la Danse a salué Emily Loizeau mercredi soir après 1h30 de concert.
Son premier album sorti fin février avait déjà surpris par sa qualité et sa maturité. Textes poétiques et drôles, arrangements soignés et jolies mélodies un peu variét., un peu pop.La qualité de sa prestation scénique achève de confirmer cette excellente impression.
Accompagnée d'un violoncelliste-bassiste et d'un batteur très complices, Emily assure le piano parfois ragtime, parfois country et aussi classique.

La mise en scène consiste en un écran blanc placé derrière elle et sur lequel est diffusée l'image du tourne-disque qui au milieu de la scène accueille sur son plateau tournant les objets, photos et dessins qui illustrent les chansons.
Astuce toute simple et pas chère qui participe au charme hypnotique de ce spectacle.

Comme une évidence, la chanteuse fait de la scène sienne, y emmenant son univers fantasque et élégant. Elle alterne douceur et déconnade dans un dosage savant. Créant une connivence immédiate avec le public, elle obtient de lui qu'il siffle, aboie, caquette ou encore qu'il se lève pour mimer la douche sur le refrain de "shower"...
Côté people, nous aurons droit sur la scène à Franck Monnet venu interprèter leur duo, le très drôle "Jasseron". Côté salle, un auditeur attentif : Georges Moustaki, tout à fait séduit lui aussi.

Pour conclure : acheter le Cd d' Emily Loizeau et surveillez vos salles de spectacle. Qui sait un jour peut-être vous pourrez y voir le bel Loizeau. 

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 20:51

Vous allez à Londres ? Vous voulez vous y offrir un bon spectacle ?
Si les comédies musicales à 120 livres la place vous rebutent, courez au Vaudeville Théâtre. Les meilleures places sont à 38 livres, les moins bonnes restent excellentes car le théatre est petit.
Il s'agit donc  de Stomp, un spectacle détonnant. Drôle, spectaculaire et musical.
8 comédiens - musiciens - acrobates dansent et jouent de la musique avec des ustensiles du quotidien : balais, bassines, briquets, éviers, ventouses pour déboucher ce que vous voulez...
Les saynétes s'enchainent, drôles, poétiques, physiquement spectaculaires.
Sur scène, pas un mot, tout passe par le rythme, le geste et les expressions des visages. Une partition précise à tous les niveaux. Ainsi, il ne s'agit pas uniquement de taper sur des grosses caisses, les murmures et frôlements sont tout aussi importants.

A priori ça fait peur 1h30 de ce genre de choses et pourtant cela file comme un éclair et lorsque la fin arrrive on en redemande encore !

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 11:14

d_lebrun.jpg

Danièle Lebrun, au cinéma, fait partie de ces acteurs géniaux qui n'ont pas forcément le premier rôle mais que la présence et le talent rendent indispensables. Ils sont là depuis toujours, accompagnant les têtes d'affiche qui parfois n'ont pas le dixième de leur talent.

Au théâtre, quand elle entre en scène la plupart des autres comédiens disparaissent. C'est toujours bluffant ces personnalités qui sans premier rôle, texte particulier, volent la vedette aux personnages principaux. Cette impression étrange que la lumière n' est plus que sur eux laissant les autres dans l'ombre.

 

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 21:55

BabX impressionne.

Par sa voix sûre et forte.
Par son univers musical, mélangeant variété, rock, jazz et rumba, piano, guitare électrique et contrebasse.
Par ses textes particulièrement bien écrits, impressionnants de précision et de réalisme.
Par son exceptionnelle présence scénique et sa force d'interprétation.
BabX s'écoute sur scène, après Ariane Moffat, à L'Européen jusqu'au 2 juin.

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 12:27

 A l'Européen, se produit jusqu'au 2 juin, Ariane Moffat, chanteuse Québecquoise saluée par Télérama. Le problème avec Télérama c'est qu'ils encensent toute chanteuse Québecquoise qui ne hurle pas parce qu'ils détestent les chanteuses québecquoises qui hurlent. Ne pas hurler en devient un gage de qualité. Et effectivement, Ariane Moffat ne fait pas partie des chanteuses dites à voix. Et à part ça ? Elle propose de sympathiques mélodies pop-jazzy sans surprise. Les arrangements sont toujours les mêmes, on commence doucement et on monte progressivement pour finir sur le piano jazzy et sur les voix enregistrées avec la pédale sampler, décidément très à la mode. Pédale dont Ariane Moffat use et abuse. Pas beaucoup de créativité donc de ce côté-là.

Sa voix douce, légèrement acidulée, est très agréable et caressante. Son jeu de piano est énergique et assez entrainant. Ses textes sont particulièrement pauvres, très premier degré, sans astuce, très répétitifs comme les arrangements. Tout cela donne l'impression d'être très jeune, immature. En revanche, la chanteuse est extrêmement sympathique et accompagnée par un drôle d'équipage : un bassiste un peu punk et un guitariste très vieux garçon.

PS : dans le public, on pouvait voir Arthur H., copain de M lui même copain de Ariane Moffat. 

 

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 21:28

Cette pièce ne se joue plus mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler. Peut-être qu'un jour au détour d'un théâtre, vous la croiserez et vous vous souviendrez de ce dithyrambique article. Samedi soir, au Ciné 13 Théatre, se donnait donc la dernière de Nationale 666 : le matin de son mariage, Sophie Lanorme, un peu godiche et soumise est tiraillée entre deux choix soutenus par ses plus que complices Angélique Amoureuse et Louise Cyfer, le mariage et une vie toute tracée ou la liberté. Au moment de dire oui, elle choisit la fuite. Le road movie commence et Sophie jeune fille rangée va devenir une femme épanouie et libre.

L'histoire donc est un peu déjà-vu mais plutôt bien ficelée avec des dialogues percutants. La scénographie particulièrement minimaliste, puisqu' elle se réduit à trois cubes posés sur une moquette grise, laisse toute la place à une mise en scène extrêmement précise et énergique. A des jeux de scène délirants, s'ajoute l'élément clé de la pièce : ses comédiennes (Ismérie de Lesser et Virginie Georges). Excellentes de justesse et de drôlerie, elles possédent en plus l'énergie indispensable à cette pièce-cartoon particulièrement physique. L'auteur de la pièce est Lilian Lloyd, auteur qui monte, qui monte.

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 22:30

 

Cette année, Canal + a choisi comme illustration sonore de sa séquence journalière "les plus belles images de la montée des marches", "Cannes" de Barbara Carlotti.
 

 

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