SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 20:44

L' envoutant théâtre des Bouffes du Nord accueille Joel Pommerat qui propose "Cet enfant".
Cette pièce a été écrite en 2002 sur la commande de la Caisse d'allocations familiales du Calvados, qui a proposé à Joël Pommerat de rencontrer des femmes vivant dans des cités. De ses rencontres, l'auteur a écrit une dizaine de tranches de vie mettant en scène la difficulté d'être parent.
Les histoires peu originales sont trop prévisibles. Les dialogues tout à la fois simples et trés écrits semblent artificiels. Ainsi la vraisemblance ne semble pas être là préoccupation première de Pommerat qui a pris le parti de sonoriser les acteurs et de légérement décaler le son de leur voix, créant ainsi une sensation d'irréalité. Un léger voile de lumière est glissé entre les spectateurs et les acteurs, intensifiant plus encore le côté préfabriqué de la pièce.
La mise en scène prend toute la place, remisant au second plan le sujet traité. 
Une question vient alors : pourquoi s'être frotté à la vie des femmes des cités pour en tirer un objet aussi fardé et volontairement éloigné de tout réalisme ?

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 21:50
Les Témoins d'André Téchiné

En 1984, Manu, la vingtaine, s'installe à Paris chez sa sœur. Un soir, dans un lieu de rencontres homosexuelles, il fait la connaissance d'Adrien, un médecin d'une quarantaine d'années qui le prend sous son aile. Adrien présente Manu à ses amis, Sarah et Mehdi, un couple dit "libre".

On s'attache vite à ces personnages ivres de vie en recherche d'absolu et dont les vies sont bouleversées par la maladie. La narration en voix off évoque Truffaut et participe à faire naître l'émotion. Les comédiens, Michel Blanc, Sami Bouajila, Johan Libéreau, Emmanuelle Béart et Julie Depardieu sont tous excellents.

Une partie de la BO semble très aspirée de la musique de Philip Glass pour The Hours. Comme souvent Philippe Sarde s'est très inspiré du travail d'un de ses confrères...

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 10:49
Le tant attendu album de Christophe Willems  "Inventaire" sortira le 16 avril.
Pour nous faire patienter, le clip du premier titre promotionnel "Elu produit de l'année" tourne en boucle sur les chaines musicales.
Le texte est rigolo mais se glisse mal dans la mélodie qui elle n'est pas toute neuve.
Les arrangements sont volontairement très pompiers, l'emballage visuel est lêché et drôle.
J'ai écouté 4 fois cette chanson, je n'ai pas particulièrement envie de l'écouter encore.
Mais, l'ensemble est suffisament honnête pour que je conserve ma curiosité en ce qui concerne le reste de l'album.
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 13:20

David Lafore, tout en élégance, dandy d'une autre époque - pas si lointaine, celle des Dutronc et Gainsbourg dont il a l'attitude et la façon nonchalante de chanter - est auteur-compositeur-interpréte.
Il écrit des textes drôles et grivois et d'autres plus graves et compose des musiques instantanément entrainantes, aux mélodies courtes et répétitives et aux rythmes latino-jamaïco-rock-jazzy - tout à la fois ou séparément.
David Lafore c'est aussi un groupe, le David Lafore Cinq têtes, qui compte ses 4 musiciens, compositeurs à leurs heures. Multi-instrumentistes, à l'Européen, ils nous ont offert entre autres instruments basiques, les notes d'une flute traversière, d'une trompette bouchée ou non, de la contrebasse...
Sur scène, David Lafore fait le pitre. Dandy mais pitre. Ses chansons s'y prêtes. Pourtant, les rares moments où le sérieux prend place sont d'or et alors que le clown reprend le dessus, je me suis surprise à en être un peu agacée. La timiditée n'est sans doute pas étrangère à cet excés.
Autres bémol à mes oreilles : les textes globalement bien écrits font souvent appel à la répétiton des sons et des mots. C'est un effet de style intéressant mais David Lafore en use et abuse à mon goût.
Pour conclure : ce Monsieur m'a fait plein de jolies promesses jeudi soir. Certaines sont déjà tenues, les autres le seront sans doute dans 2-3 ans lorsqu'il sortira son troisième album.


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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 00:05
La Victoire de la Musique pour le meilleur spectacle musical revient à Olivia Ruiz.
Si ça vous étonne c'est que vous ne l'avez jamais vu en concert.
Si vous ne l'avez jamais vu en concert, c'est dommage mais il n'est pas trop tard.
La Victoire de l'Interpréte féminine revient aussi à Olivia Ruiz... comme quoi  les Victoires  tombent juste parfois...
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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 22:53

Comme chaque année on pourra discuter des nominations et du palmarés proposés aux Victoires de la Musique.
Mais, on sait bien que ces Victoires ne signifient pas grand chose et que la cérémonie-émission de variété ne vaut que par l'exposition exceptionnelle qu'elle propose à 2 ou 3 artistes confidentiels.
L'année dernière les Victoires apportèrent la notoriété à une Anaïs discrête écumeuse de festivals.
Cette année, Pierre Guimard aura eu ses 3mn30 de gloire et Adrienne Pauly un nouveau beau passage TV après celui révélateur chez Drucker.
Mais surtout, BabX aura pu faire sa première grande Télé. Même si j'ai trouvé sa prestation assez moyenne et sa présence moins saisissante que sur scène, son apparition ce soir devant un nouveau public, lui permet de sortir ne serait-ce qu'un instant de la confidentialité.
Car s'il y a une révélation de la chanson, chanson à texte et atmosphère, c'est bien BabX.
Nous sommes peu à le savoir mais nous sommes prêt à partager.
Il faut absolument le voir sur scène car BabX impressionne.




PS : Emilie Simon a reçu la Victoire du meilleur album de musique électronique, je suis heureusement surprise de voir récompenser un des albums figurant dans mon TOP 5 de l'année 2006.

 

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 21:52

En ce moment et jusqu'au 25 mars, le théatre Bastille présente « Elizaviéta Bam ».
Elizaveta Bam, se trouve dans son appartement quand deux policiers lui ordonnent d’ouvrir la porte. Ils viennent l’arrêter. Elizaveta se réfugie alors dans un univers entre cauchemar et folie douce.
Cette pièce, écrite en 1928 par 
l’auteur russe Daniil Harms, est ici mise en scène par Alexis Forestier qui déploie une scénographie impressionnante très riche, faite de panneaux mobiles, de vidéos et d'un accompagnement sonore soigné. Cette mise en scène présente une chorégraphie précise qui a dû exiger des comédiens nombreuses heures de répétition.
Malheureusement, si l'entrée en matière est plutôt réussie, l'ensemble s'essoufle vite et les effets sonores laissent place à la musique spécialement composée pour l'occasion, interprétée par les comédiens avec plus ou moins de bonheur. La musique cannibalise tout, jusqu'au texte qui passe au second plan (on rate beaucoup de paroles). La confusion ne semble plus du tout orchestrée, maitrisée.
Original mais pas aboutie.

 

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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 22:37

Je ne pense pas que La Môme soit un très grand film. Les costumes et décors sont parfaits et un plan séquence de près de 3mn30, magnifique, impressionne durablement. Mais il y a trop de partis pris, trop de raccourcis, trop d'oublis, globalement trop fouilli. Pourtant, les 2h20 passent sans ennui réel et l'empathie fonctionne.
Il est vrai qu' aujourd'hui encore, la voix et les chansons de Piaf demeurent créatrices d'émotion forte. Mais surtout Marion Cotillard marque là l'histoire du cinéma.
Son incarnation de ce que fut Piaf et de ce qu'elle fit de sa vie (ou du moins la vision qu'en a Dahan) est exceptionnelle. Le maquillage n'y est pour rien. Elle vit Piaf, elle est Piaf à tous les âges, dans tous ses états.
Si on céde à l'émotion, c'est aussi d'assister à cette incroyable performance.
A ne pas manquer.


 

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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 22:06

Oh merci à toi César, qui a si souvent la mémoire courte, de t'être souvenu de Mélanie Laurent, meilleur espoir féminin.

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 20:49
Au théatre Bastille, depuis le 23 février et jusqu'au 1er mars, se danse la Pudeur des icebergs du chorégraphe québecquois Daniel Léveillé. Le thème : la vie sociale...
Sur scène, 5 danseurs et 1 danseuse nus. Chorégraphie saccadée et répétitive, sorte de danse tribale ou suite de mouvements de gymnastique, quelques portés à l'effort physique impressionnant et l'attente qu'il se passe autre chose.
Intriguant le premier quart d'heure et puis très vite ennuyeux.
Reste la performance des danseurs.

Ci-dessous un extrait vidéo :
http://www.danielleveilledanse.org/pdi_vid.htm
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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 21:09

Les New-Yorkais Brazilian Girls étaient en concert au Nouveau Casino.
L'occasion pour moi de découvrir les titres de leur nouvel album et de ré-entendre live ce groupe étrange.

Les Brazilian Girls alternant titres du premier et de leur dernier album, ont rapidement installé une ambiance festive et conviviale. Sabina la chanteuse s'exprimant dans un français parfait échange beaucoup avec le public. Public qui n'était pas là par hasard et connaissait déjà parfaitement le groupe.

Ma découverte des nouveaux titres a été assez décevante. Ceux-ci m'ont semblé moins variés, originaux et mélodieux que ceux du premier album.
Il est vrai, qu'à mon goût, le son bien trop fort et de piètre qualité ne permettait pas une découverte dans les meilleures conditions. Même les titres du premier album que j'aime pourtant beaucoup n'étaient pas très bien servis par cette mauvaise accoustique.
En revanche, l'ambiance loufoque et bon enfant installée par Sabina est particulièrement réjouissante.
Une expérience à renouveler donc dans de meilleures conditions sonores.



*En première partie : The Do groupe français qui offre un rock-pop énervé avec quelques jolies mélodies à la Cardigans. Sympa.*

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 23:12
Exceptionnellement, mon coup de coeur du moment passe sur les ondes. Peut-être même que si j'écoutais NRJ, je pourrais l'y croiser.

Mika chanteur-auteur-compositeur British à la pop classieuse tendance 70's a déjà cartonné en Angleterre avec son "Relax, Take it easy".
Moi, c'est, plus encore, son "Grace Kelly" qui m'a accroché l'oreille et depuis m'enchante. Ce titre et l'interpétation de Mika m'évoquent les plus belles vocalises de Freddy Mercury.
En "Billy Brown", je perçois l'élégance d'une composition de Burt Bacharach, Robbie Williams au détour d'un couplet de "my interprétation", et parfois peut-être même quelque chose des Who version Tommy.
Mika nous propose avec son premier album "life in cartoon motion" une pause musicale intelligement entrainante et délicieusement tendre.

PS: ne pas manquer le morceau caché, autre curiosité de cette album.

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 21:49

Que dire sur Barbara Carlotti que je n'ai déjà dis ... ?
Que Barbara au fil des concerts se fait moins distante.
Que le public présent mardi était chaleureux et conquis.
Que le duo avec Bertrand Belin, c'était top.
Que les inédits, on les aime déjà (rhooo, "le chant des sirènes").
Que le plaisir prit à l'écouter chanter est toujours aussi grand.

Que redire ?
Que sa voix unique...ah quelle voix... !!
Que ses chansons, on ne s'en lasse pas
Que c'est étrange ce mélange de retenu et de déconnade
Que c'est top de l'avoir rien que pour soit mais que quand même
c'est désespérant que cette nana ne perce pas plus que ça...

Jean-Pierre Petit, mardi, sur le ton du désespoir, priait Barbara de faire un tube.
Dans son édition de mardi, Libé, annonçant le concert, titrait :

"Barbara Carlotti bientôt presque star"
 

 

A force de quémander tous un peu de reconnaissance pour ce grand talent, on va finir par y arriver...

 

 


PS : en première partie Rose, la petite chanteuse dont on parle en ce moment (c'est bien simple, elle a cent fois plus de presse que Barbara...). Très jolie voix. Mélodies mignonnes mais difficiles à défendre seule à la guitare.

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 21:24

2010-2635.JPG
© Isabelle Dujardin

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 15:37

Les Brazilian Girls sortent un nouvel album "Talk to La Bomb" et bénéficient d'une courte évocation par Tania la Miss Music de Denisot. Du coup, je me dis que je n'ai pas encore évoqué ici les qualités de ce groupe venu d'ailleurs.

Les Brazilian Girls, je les ai découvert en août dernier, par hasard, lors d'un concert en plein air qu'ils donnaient à Stockholm (
Et oui, je me paye des concerts de folie dans des contrées exotiques !! A ce propos, un jour, je vous raconterai le concert d'Isabelle Aubret à la salle Gérard Phlippe à Wasquehal )
A l'époque, ils (Les Brazilian Girls - pas Isabelle Aubret- faut suivre) avaient interprété les titres de leur premier album eponyme qui m'a illico accroché, particulièrement le reggae "Pussy" irrésistible.
Entre techno, pop, punk, jazz et reggae, leurs influences musicales sont nombreuses, tout comme les langues de leurs interprétations (français, espagnol, italien, allemand, anglais...) à l'image des divers pays dont ils sont originaires. Ils proposent une musique
aux accords décalés, où la rythmique règne en maître mais où la mélodie garde toute sa place.
A Stockholm, la chanteuse, à la punk attitude, portait un masque et une coiffure étrange et effectuait un jeu de scène assez particulier accentuant cette sensation étrange que le groupe vient d'une autre planête.


Les Brazilian Girls seront en concert au Nouveau Casino, mardi 20 février.

 

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 17:19


Depuis le 22 janvier et jusqu'au 11 février, au théatre de La Bastille, se joue "L'Enfant froid" de Marius Von Mayenburg. Il s'agit donc de théâtre contemporain. 

Déjà, vous visualisez les acteurs se jetant par terre, se tapant dessus, se balancant le décor à la gueule, éructant, vomissant et finissant à poils... ?
Bonne pioche !  Tout y est, avec en prime une bonne dose d'humour et une belle série de lancer d'oranges. L'occasion de découvrir que c'est visuellement impressionnant une orange qui explose contre un mur.
Vu comme ça, vous étes en train de penser que c'était nul cette pièce. En fait pas tout à fait. La forme est effectivement assez violente et choquante comme il se doit aujourd'hui dans le théatre qui fait réfléchir... Mais, on voit dans cette violence et cette provocation plein de significations-dénonciations qui sont sans doute très loin des réelles préoccupations de l'auteur. Mais peu importe l'essentiel est qu'on puisse y lire quelque chose. 
Le sujet ? à peu près, la violence dans le cercle familial avec en filigrane quelque chose du genre la violence qui se cache blesse plus que celle qui se voit.
A moins que ce soit autre chose...

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 22:02

Catherine Frot est une fille géniale. Y'a pas mieux pour vous sauver une soirée.
A la Comédie des Champs Elysées,  elle interprète le rôle principal de la dernière création du hyper trop tendance Florian Zeller. Dans "Si tu mourais...", on suit une femme récemment veuve qui découvre dans les papiers de son mari des raisons d'imaginer qu'il avait une maitresse. Le doute s'installe et salit 20 ans de vie commune. Elle se lance dans une enquête entre découverte génante et parano.

Catherine Frot est de toutes les scènes alternant gravité, désespérance, dérision, drôlerie et folie douce. Elle porte avec grâce la pièce qui elle ne restera pas dans les annales. Zeller enfonce les portes ouvertes de l'adultère et du mystère de l'absence et nous gratifie de
quelques répliques pseudo philosophiques pathétiques digne du journal intime d'un ado boutonneux.
Heureusement quelques saillies assez drôles parsément le texte et réveillent notre intérêt


L'heure et demi file sans ennui véritable bénéficiant d' une excellente mise en scène faite de tableaux qui s'enchainent comme les pièces d'un puzzle qu'on assemble. Michel Fagadeau, le metteur en scène, donne ainsi corps à un suspens assez peu exploité dans le texte.
Robin Renucci qui interprète le mari disparu est parfait d'élégance (même si Zeller lui fait dire à 2 reprises "tu as l'air inquiètE"...), Chloé Lambert s'en tire assez bien malgré des répliques un peu ridicules. Quant à Bruno Putzulu qui hérite d'un personnage bien fadasse, il sonne faux d'un bout à l'autre de la pièce. Celle-ci se termine sur un double rebondissement grotesque qui nous donne le coup de grâce.

Alors, vient le moment des saluts et on s'accroche au sourire et à la grâce d'une Catherine Frot magicienne de la soirée.

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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 20:00
Séance de rattrapage ce week-end :
j'avais honteusement loupé le Truman Capote de Bennet Miller au cinéma, je n'ai pas loupé sa sortie en DVD.
Je ne connais pas grand chose de Truman et ne peux donc jugé de la fidélité du film au personnage et à son histoire.
Cependant, la composition de Philip Seymour Hoffman est particulièrement impressionnante.
Le personnage qu'il créé est celui d'un génie, irresistiblement antipathique. Entre prétention et auto-dérision, il demeure son propre sujet de prédilection même lorsqu'il enquête sur un crime odieux (l'autre sujet du film). L'intérêt qu'il porte au criminel ne tient que parce qu'il se retrouve en lui.
Le génie Truman créé en nous moults sentiments contradictoires tout au long du film. La composition exceptionnelle de Philip Seymour Hoffman en est pour beaucoup.
A voir absolument en VO.
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 22:55
Babel d'Alejandro Inaritu

Dans le désert marocain un enfant tire à la carabine et blesse une touriste américaine. Cet événement aura de multiples conséquences au Maroc et à l'autre bout du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Japon.

Inaritu développe à nouveau son histoire en la basant sur l'effet papillon. Il aborde les conséquences de la peur de l'autre surtout s'il fait partie d'une culture ou d'un milieu social différents. Les mexicains sont systématiquement suspects aux yeux des américains, tout comme les arabes (tous pays ou origines confondus). Les pauvres, les mexicains et les arabes souffrent d’être forcement coupables, tandis que les riches américains et japonais pansent les plaies laissées par leurs disparus. S'il faut trouver une souffrance commune à tous ces terriens Inaritu désigne celle des enfants car dans Babel, ce sont eux qui morflent avant tout, victimes de la faiblesse et de la négligence des adultes. Si la partie japonaise tranche un peu trop avec les épisodes mexicains et américains, l'ensemble tient en haleine jusqu'au bout et nous laisse face au malheur marocain et mexicain avec un goût amer en bouche.

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 23:56

La Cigale a coonu ce soir un moment de grâce, de ces instants dont tous les chanteurs rêvent mais que peu voient se réaliser. Une soirée historique dans la carrière d'une artiste, de celles qu'aucun Olympia, disque d'or ou Victoire de la Musique ne fait oublier.

Le public de la Cigale s'est soulevé comme un seul homme pour déclarer sa flamme à Emily Loizeau. Lui offrant de ces ovations qui semblent ne jamais pouvoir s'arrêter. Un public déchainé qui, alors que la salle est rallumée après les traditionnels rappels accordés, refuse de partir et obtient un dernier salut de l'artiste qu'il a élue.

Emily Loizeau nous a proposé 2h15 de bonheur musical alliant humour, jeux complices, mélodies douces et entraînantes, un peu variét', un peu jazzy, un peu country dont 5 ou 6 titres inédits.
Elle nous a menè dans son univers trés personnel où le rire se mèle à l'émotion.
Côté technique, Emilie Loizeau possède une voix surprenante, au doux vibrato et aux aigus Bushien et maîtrise parfaitement le piano.
Côté mise en scêne, on a retrouvé le concept de la platine disque, des images projetés sur écran, des jeux d'ombres chinoises et autres effets de lumière cinématographique, le tout renouvelé pour ne pas lasser les "habitués" (voir article sur le concert de juin au Café de la danse).

Emily emmène le public dans son monde avec une douce autorité et une facilité déconcertante. Mais, ce soir, tout à coup, Emily était bien menue face à cette ovation spectaculaire. Sans doute n'imaginait-elle pas que 1200 personnes puissent faire autant de bruit pour elle.

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 21:25

Vu vendredi au théatre Bastille, "Basso Ostinato" par la companie Caterine Sagna.
Caterine Sagna, chorégraphe italienne, mèle dans ses créations, théatre et danse.
Deux types, puis un troisième,  discutent, autour de pas mal de verres, d'une de leur expérience coquace de la danse à la Scala. La scène se répète à plusieurs reprises mélant crescendo à leur propos, des pas et mouvements de danse de plus en plus violents. Les comédiens à l'accent italien manient un texte qui se découd au fil de la pièce et qu'ils finiront par manger sous forme de papier et d'alccol pour mieux le vomir un peu plus tard...
Danseurs exceptionnels, ils impressionnent dans une chorégraphie énergique et agressive. La lumière et la berceuse d'accompagnement sont plutôt hypnotisantes et participent à nous faire entrer dans la pièce.
Le décor est on ne peut plus simple. La scène est nue si ce n'est une table et trois chaises posées au premier plan qui gêneront la vue d'une bonne partie des mouvements de danse... On note une jolie astuce de scénographie : quand la mise à mort approche, que même les objets tombent et se rompent, des brassards noirs sont posés sur le mobilier et sur la scène.

Je ne suis pas bien sûre d'avoir compris quel était le propos de "Basso Ostinato". Ce que j'y ai perçu me semble trop pauvre pour ne se résumer qu'à ça... Car j'imagine toujours que plus la forme d'expression est originale et provocante, plus le sens est profond. Peut-être me trompe-je ?
En tous cas, il m'eut fallu une interprète pour pouvoir apprécier le spectacle car j'ai été en quête de sens tout le long.
Un spectacle trop intello pour moi peut-être. C'est forcément intello puisqu'il y a du vomi, nan ? 

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 23:47

Sophie Vouzelaud (Miss Limousin) échoue au pied du podium...

Il s'en est fallu de peu que, Miss France, institution archaïque, serve enfin à quelque chose.
En effet, quel plus beau messsager de la cause des handicapés qu'une Miss France sourde !
D'autant, que Sophie est largement plus jolie, sympathique et fraîche que les 12 autres candidates que j'ai pu voir. C'est raté. Dommage.
Avec Sophie, l'expression "sois belle et tais-toi", aurait prit une toute autre dimension...

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 22:51


Claude Jade,
tous les admirateurs de Truffaut la connaisse car elle était l'amoureuse lumineuse de Doinel dans la trilogie "Baisers volés", "Domicile conjugal" et "L'Amour en fuite".



Claude Jade, c'est, aussi, l'évocation d'une de mes plus grandes peurs d'enfant.
Elle jouait dans un feuilleton télé terrifiant : "L'ile aux trente cercueils".
A sa diffusion, je tremblais pour elle.

Claude Jade est morte d'un cancer à l'âge de 58 ans vendredi dernier.
Vieillir c'est aussi voir partir les icônes de son enfance.

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 22:29

Piégée.
Piégée par les critiques excellentes pour ne pas dire dithyrambiques, je suis allée voir le dernier James Bond : "Casino Royal". On m'avait promis un retour aux origines, façon Sean Connery, je rêvais déjà à un nouveau Goldfinger.
Certes, il est bien fini le déferlement de gadgets en tous genres. Comme à la belle époque Bond fait avant tout appel à son ingéniosité (et beaucoup à ses muscles) pour battre ses adversaires.
Mais, le James Bond de Casino Royal est un bourin qui se maitrise mal. Aucune trace du charisme, de l'élégance et du flegme Britanique de l'agent au Service de sa Majesté. Aucun sourcil relevé au dessus d'un oeil ironique. Et quand il séduit c'est uniquement pour récolter des infos sans prendre la peine de profiter vraiment du moment ou pire encore il tombe amoureux.

On trouve quand même quelques bons mots et une belle joute oratoire avec la belle que James convoite, une Eva Green splendide, bien plus qu'une simple James Bond girl et qui donne au traditionnel role féminin du film une place de choix. Daniel Graig n'est pas mauvais non plus et on sent chez lui une certaine profondeur. Mais, les scénaristes en voulant humaniser le personnage n'ont pas réussi à échapper au ridicule de certaines scènes où le vernis du super-héros craque.
Aussi, les longueurs ne manquent pas et les scénaristes empilant rebondissements sur rebondissement s'enlisent. Aucun scénario écrit comme il se doit ne mérite 2h18 de film.

On notera aussi l'accompagnement musical bien lourdingue et le thême musical bien éloigné des classieuses compositions d'un John Barry.

Cependant et curieusement, Casino Royal n'est pas un mauvais film. Mais ce n'est pas un James Bond. Il a juste le mérite d'être plus Bond que les daubes servies par Pierce Brosnan et consorts ces 20 ou 30 dernières années. Il est vrai qu' on part de bien loin.

Malgré tout, je continue de penser que le, pourtant satirique, OSS117 de Jean Dujardin reste le meilleur Bond qu'on est vu depuis Sean Connery.


*Curiosité du film la forte présence d'acteurs français : Eva Green dabord, Simon Abacarian ensuite et enfin Isaach de  Bankolé qu'on n'avait pas vu depuis un bon moment*

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 15:14

C'est pas très Pauly d'être à l'heure.
Aussi, le concert de mardi au Nouveau Casino commença avec 1 heure de retard et dura 55 minutes.
Vu comme ça on pourrait se dire que l'Adrienne a la grosse tête ou un poil comme CA dans la main, déjà qu'en interview TV depuis sa planête "ouech, ouech je me la joue d'ailleurs", elle en agace plus d'un...

Est-ce parce que je suis toute acquise à sa cause ? Toujours est-il que pendant 55 minutes, je n'ai vu aucune trace d' une Adrienne un peu distante et enfermée dans son monde.
Sur scène, c'est une Adrienne Pauly traqueuse mais souriante et drôle qui s'est présentée.
Et si elle a avoué avoir un mauvais rhume (qui pourrait excuser le retard et la plus que courte durée du concert), cela ne l'a pas empêché de se déchainer sur les morceaux très rock de son album. La voix aussi était bien là. D'ailleurs, la Dame, qui en a, ouvre son concert accapella. Couplet parfait, voix assurée et gouailleuse. Quant au répertoire, elle interpréta l'ensemble des titres de son album. Elle a aussi repris deux standards anglais (un peu rock yéyé, un peu Elvis) que je n'ai pas su identifier et le "sourire, soupir" de Gainsbourg dont elle reprend déjà sur son album "l'herbe tendre".
Le public était composé de quelques déjà fans facilement identifiables à leur façon de se déhancher
mais surtout de curieux moins expressifs.
Le groupe composé d'un guitariste virtuose, un bassiste, un batteur et un synthé était parfait. Attitude rock par excellence : profiter de son statut de rock star pour draguer. Un jeune homme qui s'était proposé après "je veux un mec" aura droit de monter sur scène sur dans "tes bras". Adrienne Pauly, t'es rock ! 

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