Pierre et Marthe Bonnard se sont aimés, inspirés, jalousés pendant près de 50 ans. Retirés de Paris pour vivre à Vernon dans une maison en pleine nature en bord de Seine, recevant Monet et sa femme, Vuillard, Missia Sert, Pierre peignait, Marthe posait.

Après Séraphine, dédié à la peintre Séraphine de SenlisMartin Provost présente le portrait d'un autre peintre ou plutôt celui d'un couple et plus sûrement celui de Marthe, femme de caractère, muse et finalement peintre.

La photographie de Guillaume Schiffman est très belle. Les paysages sont magnifiques.. Vincent Macaigne et Cécile de France sont parfaits tout comme Anouck Grinberg, André Marcon, Grégoire Leprince- Ringuet. Le portrait des protagonistes clairement dressé.

Malheureusement, le réalisateur semble perdre le contrôle dans le dernier tiers du film dédié à la relation de Pierre avec Renée Monchaty, aux peintures de Marthe et aux vieux jours du couple. 

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Des pluies acides tombent sur le Nord de la France. Élise, Michal et leur fille Selma fuient.

Malgré l'originalité et la gravité de la situation, on s'ennuie pas mal d'autant plus que les héros sont assez antipathiques. Ainsi, le dessin des personnage est sans nuance. Le comportement de l'adolescente est plus complexe à gérer que la catastrophe elle même...Le scénario manque aussi de rythme et d'idées pour illustrer les péripéties dûes au déluge.

Visuellement, on ne voit pas grand chose. La photographie est très sombre. Côté son, la musique de Robin Couderc associée aux cris des protagonistes fatiguent rapidement.

Guillaume Canet, Laetitia Dosch et Patience Muchenbach s'en sortent malgré tout pas trop mal.

A voir en replay sur France.tv

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Seb et Adam, deux amis d'enfance, s'installent en coloc.

En 12 épisodes de 4/5 minutes, dans un dessin en noir et blanc, David Mirailles conte le quotidien de ces deux jeunes adultes, l'un ingénieur informaticien, l'autre comédien qui court les casting.

Entre fidélité à toutes épreuves et petite trahison, la série dessine au propre comme au figuré le portrait d'une bromance.

Le scénario et les dialogues sont un peu naïfs mais l'ensemble demeure sympathique. Toutefois, la série n'atteint pas la qualité d'écriture et d'animation du Samuel d'Emilie Tronche (à voir aussi sur Arte.fr)

A voir en replay sur Arte.fr

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A Amsterdam, à une époque récente indéterminée, alors que le pays est occupé et que les lois répressives contre les juifs se multiplient, Etty, 27 ans, est étudiante en droit et en russe. Elle rêve d'être écrivain mais souffre d'angoisse et d'idées noires. Elle tombe amoureuse de son psychologue, Julius Spier.

Hagai Levi, créateur notamment de En thérapie, adapte le journal d'Esther Hillesum, jeune femme juive hollandaise qui a été assassinée à 29 ans dans le camp de concentration d'Auschwitz le 30 novembre 1943.

En situant, l'histoire d'Etty en dehors de la seconde guerre mondiale et dans une époque moderne, Hagai Levi donne à voir à quel point l'histoire de la jeune femme, dominée par l'horreur du fascisme mais aussi par le mal être de la jeunesse, la recherche de spiritualité demeure d'une terrible actualité. Esther Hillesum avait aussi soif de sens et ira jusqu'au sacrifice pour aider les autres.

A voir en replay sur Arte.fr

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Caméra d'Or : Ben’imana de Marie-Clémentine Dusabejambo

Prix d'interprétation masculine : Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, dans Coward de Lucas Dhont

Prix du scénario : Emmanuel Marre pour Notre salut

Prix d'interprétation féminine : Virginie Efira et Tao Okamoto dans Soudain de Ryusuke Hamaguchi

Prix du Jury : L'Aventure rêvée de Vales Grisebach

Prix de la mise en scène (Ex-aequo) : Javier Ambrossi et Javier Calvo pour La Bola Negra et Paweł Pawlikowski pour Fatherland

Grand Prix : Minotaure d'Andrei Zviagiintsev

Camera d'Or : Fjord de Christian Mungiu

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