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1986, les étudiants manifestent contre la loi Devaquet. La nuit du 5 au 6 décembre, Malik Oussekine, 22 ans, alors qu'il rentre chez lui après un concert de jazz,, meurt sous les coups des policiers voltigeurs mis en place par Pasqua. Cette même nuit, Abdel Benyahia, 19 ans, alors qu'il tente de faire cesser une bagarre, est tué par balle par un policier ivre.
Qui était né en 1986 a été marqué par la mort de Malik Oussekine. Peut-être un peu moins par celle d'Abdel Benyahia. En cela, le film est important.
Il l'est aussi dans son rappel des faits et sa description du comportement de l'institution policière face à ces deux assassinats. Le film trouve le ton juste entre documentaire et incarnation de la douleur et du combat des familles. Bouchareb donne corps à l'effroi et à l'émotion dans un récit resserré, mis en images dans une photographie au dégradé de gris et au grain proche des images de l'époque. Les images d'archives confirment cruellement l'injustice de ces deux morts et l'ignominie des politiques de droite comme de gauche. Le chagrin et l'incompréhension des familles des deux jeunes hommes sont eux délicatement portés par Samir Guesmi, Reda Kateb, Lyna Khoudri et Lais Salameh.
Le peloton des voltigeurs dissout suite à la mort de Malik Oussekine a été réactivé en 2018 lors des manifestations des gilets jaunes sous le nom de B.R.A.V motorisée.
Date de sortie en salle le 7 décembre 2022
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