SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 19:43

Elia Suleiman vit à Nazarreth, en Palestine. Il part observer la vie à Paris et à New-York.

Le récit enchaine de grands moments de vide, beaucoup de clichés et des plaisanteries faciles.

Quitte à enfoncer les portes ouvertes mieux aurait value y aller carrément et remplir ces 1h38mn du burlesque que semble apprécier le réalisateur du film, qui s'avère de plus être un piètre comédien.

Ici, les silences et les 3 phrases de dialogues pseudo poétiques semblent brandis pour parer le film d'une posture intellectuelle qui ne fait guère illusion. On ne retient que la vacuité de l'ensemble.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 16:34

De nos jours à Marseille, Richard, chauffeur de bus, Sylvie, femme de ménage et leurs filles et beaux fils s'arrangent comme ils peuvent avec la dureté du monde moderne.

Après "Sorry we miss you" de Ken Loach sur l'uberisation de notre société, Guediguian présente à son tour sa vision de la paupérisation du monde du travail et de la société dans son ensemble. Une misère qui pousse à la bêtise, la cruauté, l'indifférence et au sacrifice. Guediguian fait avec gravité et poésie, et avec plus de finesse que Loach, une démonstration aussi plombante qu'efficace sur cette société impitoyable.

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 16:50

Au début des années 60, la compagnie Ford, qui voit ses ventes chuter, décide de se donner une nouvelle image en défiant Ferrari au 24 heures du Mans.

Réalisation enlevée, rythme endiablé, dialogues musclés et interprétation testostéronee, Le Mans 66 répond aux exigences du genre. Les amateurs, grands enfants, apprécieront.

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 16:27

Un célèbre auteur de roman policier est retrouvé mort dans son manoir. Les soupçons se portent sur tous les membres de la famille et du personnel.

Cette sorte d'énigme à l'Agatha Christie, est portée par un casting intrigant, Daniel Craig, Michael Shannon, Jamie Lee Curtis, Don Johnson, Toni Colette... C'est sa seule originalité. Ce film au scénario vu et revu, s'il s'oubliera vite, se laisse regarder sans déplaisir.

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 19:18

De la fin des années 50, jusqu'au début des années 90, Martin Scorsese dresse le portrait de Franch Sheeran, petit gangster, au coeur du crime organisé et proche du président du syndicat des transports, Jimmy Hoffa, mort assassiné.

Il faut bien 3h30, pour raconter avec clarté et créativité cette histoire vraie aux multiples protagonistes et aux incessants rebondissements. Les comédiens sont tous excellents, même si le rajeunissement numérique de De Niro dérange un peu au démarrage.

Le récit, très dense, nous tient en haleine jusqu'au bout.

A voir sur Netflix.

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 16:50

Samia prend un poste de CPE dans un collège dit "difficile" de Seine Saint-Denis. La vie scolaire prend place.

Ce portrait de la vie d'un collège de banlieue compliquée est parfaitement porté par ses comédiens, jeunes et adultes, tels Zita Hanrot et Liam Pierron. C'est essentiellement leur talent et leur énergie qui donnent son intérêt au film qui bien que sympathique n'offre qu'un scénario sans originalité si ce n'est sa conclusion un peu plombante.

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 16:12

Camille, 12 ans, voit ses parents séduits par l'accueil d'une communauté religieuse. Peu à peu l'emprise se fait plus forte, les interdits se multiplient.

Sarah Suco s'inspire de son histoire pour délivrer une dénonciation puissante et efficace des dérives sectaires. C'est par le regard de l'adolescente, la seule à garder un œil critique sur les événements, que la réalisatrice conte cette histoire. Elle démontre parfaitement, par touches de plus en plus appuyées, les rouages de cette mécanique d'emprisonnement des esprits, sa violence psychologique et physique.

Le film doit aussi beaucoup à la qualité de ses interprètes. Céleste Brunnquell est parfaite en adolescente pleine de vie et rebelle. Face à elle Camille Cottin en mère paumée et Eric Caravacca en père trop bon, trop faible, sont parfaits. Quant à Jean-Pierre Darroussin, il est particulièrement glaçant dans le rôle du gourou.

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