SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 16:19

L'Envol, un centre de réinsertion pour femmes SDF, va fermer sur décision administrative. Le personnel du centre et ses "pensionnaires" ont 3 mois pour s'en sortir.

Louis-Julien Petit trace non seulement le portrait des femmes en réinsertion mais aussi celui du personnel du centre. Et c'est ce qui donne toute sa force au film. Le dessin de ces assistantes sociales dont le combat quotidien est entravé par les contradictions administratives, souligne plus encore la situation désespérée dans laquelle se noient ces femmes sans domicile.

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 21:19

Madame de Pommeraye, jeune veuve, tombe sous le charme du marquis des Arcis, libertin, qui semble sincèrement épris d'elle. Lorsque le marquis avoue à  Madame de Pommeraye ne plus ressentir de sentiment pour elle, cette dernière décide de se venger.

Le sentiment amoureux est le sujet de prédilection d'Emmanuel Mouret.  Il l'a traité sous toutes ses formes dans des récits contemporains. Il le transpose ici au XVIIIe siècle, en s'inspirant d'un texte de Diderot, et en abandonnant le ton burlesque de ses précédents films.

Mouret déroule son histoire en une série de plans séquence aux dialogues élégants. Ce choix de réalisation lui permet d'esquiver le piège de l'immobilité que génèrent souvent les scènes très dialoguees. Aussi  la simplicité des décors et des costumes, qui interpelle tout dabord, s'avère des plus efficaces. Cette discrétion laisse toute la place au texte que les comédiens interprètent sans affectation inutile.

Cécile de France et Edouard Baer n'ont sans doute jamais joué la mélancolie et le désespoir avec autant de vérité.

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 19:14

De ses paysages de Fosset jusqu'à ses représentations oniriques du Dieu Hypnos, le Petit Palais nous convie à un parcours chronologique de l'oeuvre du peintre symboliste belge.

150 œuvres sont ainsi présentées dans un décor reconstituant la maison que le peintre s'est fait construire en 1902 à Bruxelles alors qu'il était déjà un peintre reconnu au niveau Européen.

Paysages mélancoliques, portraits, représentations figuratives ou fantasmées de sa sœur et muse Marguerite, référence à la mythologie et la poésie, faits en pastels, peintures, dessins, photographies retouchées, sculptures... la diversité de l'oeuvre, si elle ne séduit pas toujours, interpelle et intrigue. 

A voir jusqu'au 17 mars 2019.

Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
Exposition Khnopff au Petit Palais
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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 16:56

Le commissaire Beffrois, à quelques semaines de la retraite, se passionne pour une affaire de vol de tableaux.

Pour son premier film Lucas Bernard s'offre un très beau casting avec Charles Berling et Swann Arlaud mais aussi Jennnifer Decker.

Son scénario, sous des faux airs d'enquête policière, présente un beau portrait de flic décalé, entouré de seconds rôles parfaitement dessinés.

On suit le policier et le voleur dans un Paris filmé à l'ancienne. Les dialogues relevés et à l'occasion drôles, associés à  l'originalité du récit, ajoutent de l'intérêt au film.

Si le scénario s'essoufle parfois, il ne lâche jamais ses personnages, ni le ton particulier qui fait son intérêt.

 

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 11:00

Yolande Moreau et Christian Olivier rendent hommage à Jacques Prévert, poète et dialoguiste.

La comédienne et le chanteur sont accompagnés par Serge Begout, à la guitare, Pierre Payan aux clavier, cuivres, scie musicale et Scott Taylor à l'accordéon aux cuivres et percussions.

Poèmes, chansons, aphorismes, Christian Olivier et Yolande Moreau les jouent et les chantent, seul ou ensemble. Le choix des textes varié rend justice à l'étendue des préoccupations de Prévert, thèmes graves ou légers, de la guerre, l'injustice faite aux petits, aux ridicules de l'homme et à l'amour. La gravité et l'humour se succèdent et se côtoient  dans une très belle scénographie en sépia et noir et blanc, jouant avec les ombres sur les rideaux d'arrière scène derrière lesquels passent parfois les musiciens.

Un très beau spectacle à voir jusqu'au 10 février

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 17:18

Arnaud intègre un peu par hasard l'équipe de campagne d'un candidat à la présidentielle.

Mathieu Sapin fait le portrait d'un milieu politique français en une succession de scènes proches du sketch, plus ou moins réussies, souvent anecdotiques, sarcastiques et parfois drôles.

Un film peu passionnant presque sauvé par ses comédiens Alexandra Lamy, Finnegan Oldfield, Gilles Cohen, Philippe Katerine, Brigitte Rouan, Valérie Karsenti.

 

Date de sortie en salle : 19 septembre 2018

Date de sortie en DVD : 23 janvier 2019

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 20:52

Aux États-Unis, en 1962, Don Shirley, pianiste afro-americain virtuose, engage Tony Vallelonga, italo-americain,  habitué aux petits boulots, comme chauffeur-garde du corps. Ils prennent la direction du sud ségrégationniste, pour une tournée de deux mois. 

Sur le papier, tout transpire le bon sentiment gnangnan. Pourtant, les deux heures de film se déroulent sans ennui. Bien que sans rebondissement particulier, ce road movie se laisse regarder avec un certain plaisir. Au moment de lister les qualités du film, on retient l'originalité des rapports de force inversé, la peinture délicate des deux personnages plus complexes qu'attendus et l'interprétation des deux comediens,  Viggo Mortensen et Mahershala Ali, qui forment un duo qui fonctionne parfaitement.

Green Book n'est sans doute pas le film le plus marquant sur le sujet, il n'en est pas moins plaisant.

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 09:10

Michel Legrand  1932 - 2019

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 20:40

Ce 23 janvier, Kad Merad, maître de la cérémonie des Césars 2019, a révélé la

liste des nominés.

Les lauréats seront célébrés le 22 février.

 

 

 

 

 

 

Meilleur film

  • La Douleur de Emmanuel Finkiel
  • En liberté ! de Pierre Salvadori
  • Les Frères Sisters de Jacques Audiard
  • Le Grand Bain de Gilles Lellouche
  • Guy d'Alex Lutz
  • Jusqu'à la garde de Xavier Legrand
  • Pupille de Jeanne Herry

Meilleur réalisateur

  • Emmanuel Finkiel pour La Douleur
  • Pierre Salvadori pour En liberté !
  • Jacques Audiard pour Les Frères Sisters
  • Gilles Lellouche pour Le Grand Bain
  • Alex Lutz pour Guy
  • Xavier Legrand pour Jusqu'à la garde
  • Jeanne Herry pour Pupille

Meilleur acteur

  • Édouard Baer dans Mademoiselle de Joncquières
  • Romain Duris dans Nos batailles
  • Vincent Lacoste dans Amanda
  • Gilles Lellouche dans Pupille
  • Alex Lutz dans Guy
  • Pio Marmaï dans En liberté !
  • Denis Ménochet dans Jusqu'à la garde

Meilleure actrice

  • Élodie Bouchez dans Pupille
  • Cécile de France dans Mademoiselle de Joncquières
  • Léa Drucker dans Jusqu'à la garde
  • Virginie Efira  dans Un amour impossible
  • Adèle Haenel  dans En liberté !
  • Sandrine Kiberlain  dans Pupille
  • Mélanie Thierry  dans La Douleur

Meilleur acteur dans un second rôle

  • Jean-Hugues Anglade  dans Le Grand Bain
  • Damien Bonnard  dans En liberté !
  • Clovis Cornillac dans Les Chatouilles
  • Philippe Katerine  dans Le Grand Bain
  • Denis Podalydès  dans Plaire, aimer et courir vite

Meilleure actrice dans un second rôle

  • Isabelle Adjani  dans Le Monde est à toi
  • Leïla Bekhti  dans Le Grand Bain
  • Virginie Efira  dans Le Grand Bain
  • Audrey Tautou  dans En liberté !
  • Karin Viard dans Les Chatouilles

Meilleur espoir masculin

  • Anthony Bajon dans La Prière
  • Thomas Gloria dans Jusqu'à la garde
  • William Lebghil dans Première Année
  • Karim Leklou dans Le Monde est à toi
  • Dylan Robert dans Shéhérazade

Meilleur espoir féminin

  • Ophélie Bau dans Mektoub, my love: canto uno
  • Galatéa Bellugi dans L'Apparition
  • Jehnny Beth dans Un amour impossible
  • Lily-Rose Depp dans L'Homme fidèle
  • Kensas Fortas dans Shéhérazade

Meilleur scénario original

  • Pierre Salvadori, Benoît Graffin et Benjamin Charbit pour En liberté !
  • Gilles Lellouche, Ahmed Hamidi et Julien Lambroschini pour Le Grand Bain
  • Alex Lutz, Anaïs Deban et Thibault Segouin pour Guy
  • Xavier Legrand pour Jusqu'à la garde
  • Jeanne Herry pour Pupille

Meilleur premier film

  • L'amour flou
  • Les chatouilles
  • Jusqu'à la garde
  • Sauvage
  • Shéhérazade
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 19:51

Pierre Hoffman intègre le collège Saint-Joseph pour un remplacement. Il a, entre autres, la charge de la 3e A composée uniquement d'élèves surdoués.

Sébastien Marnier installe dès ses premières images le malaise et l'intensifie avec efficacité tout au long de son récit. Lequel finit en eau de boudin.

Décevant.

 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 10:03

Pour sa réouverture et sous l'impulsion de son nouveau directeur, Jean-Luc Choplin, le théâtre Marigny présente une très belle et fidèle adaptation du film Peau d'ane de Jacques Demy.

Dans un impressionnant décor de forêt tout en hauteur, agrémenté de miroirs judicieusement positionnés pour accentuer la féerie et, plus prosaïquement, la profondeur de la scène, une vingtaine de comédiens-chanteurs interprètent le conte de Perrault sous la forme décalée imaginée par Demy. Si certaines scènes sont raccourcies, l'ensemble reste très fidèle à l'original. Les anachronismes, repris même différemment, sont bien présents jouant un effet comique efficace. Les costumes sont majestueux (à l'exception incompréhensible, de la robe couleurs du temps),  les décors qui se déploient tous dans la forêt sont simples, parfois très surprenants et parfaits pour un conte. Le metteur en scène a fait le choix discutable d'utiliser un rideau en avant scène qui, lors d'apartes, isole les comédiens du décor en place ; certaines scènes se jouant même en partie derrière le rideau ; l'effet crée plus de frustration que d'intérêt. Les mouvements de scène sont judicieusement intégrés à l'histoire.

Les interprètes, dont la troupe, sont parfaits à commencer par Marie Oppert (Peau d'ane) voix cristalline et interprètation juste, Olivier Fredj (le prince) voix douce et enthousiasme adolescent communicatif, Emma Kate Nelson (la fée des lilas), accent américain et fantaisie subtilement dosée, parfaite pour qu'aucune insurmontable comparaison avec la divine Delphine Seyrig ne soit tentée. Seules les interventions de Claire Chazal, heureusement très courtes, déçoivent. Que fait-elle là et pourquoi le fait-elle si mal ?

Et puis, il y a les chansons de Demy et la musique de Michel Legrand qui a repris subtilement sa partition et y a ajouté quelques parties pour habiller la pièce. A la fois un orchestre de 7 musiciens et une bande son font résonner le talent de Legrand. Car si dans cette version de Peau d'ane l'enchantement agit instantanément, la part prise par la musique et la qualité de ses arrangements y sont essentiels. 

Une réussite inattendue à voir jusqu'au 17 février 2019

Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 15:40

Dans les années 70, Fonny et Tish, deux jeunes noirs americains de Harlem attendent un enfant mais Fonny est injustement accusé de viol et emprisonné.

On retrouve ici les limites déjà présentes dans Moonlight. Le réalisateur semble n'être préoccupé que par la beauté de l'image et une sorte d'exercice  de style qui nous éloignent sans cesse des personnages, du coeur et de l'enjeu du récit. La réalisation qu'on peut trouver à l'occasion approximative, le récit fait de flash back et l'accompagnement sonore grossier nous plongent dans l'ennuie et une forme d'indifférence, un comble pour un sujet aussi impliquant.

Reste le livre de James Baldwin dont est tiré le film.

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 19:41

Marianne annonce à son compagnon, Abel, qu'elle est enceinte de leur meilleur ami et qu"il faut donc qu'ils se séparent. 

 

Louis Garrel nous propose pour son deuxième film un marivaudage en forme de triangles amoureux. Le film renvoie à Truffaut dans sa forme narrative, la voix off, par exemple, est très présente, et à Emmanuel Mouret dans son traitement en comédie faussement énigmatique.

Louis Garrel, excellent comédien, est parfait dans le rôle de l'homme facile mené par les femmes. On regrette presque qu'il ne joue pas plus sur la part comique du personnage.

Laetitia Casta, en femme amoureuse et manipulatrice, et Lily Rose Depp, en nymphette obsédée par son fantasme d'adolescente, jouent des partitions étonnantes réussies. Joseph Mengel, l'enfant du film, incarne parfaitement l'étrangeté de son personnage.

La photographie est très belle et la réalisation offre de beaux plans. Le montage est fluide. Tout concourt à ce que le film soit une réussite. 

Pourtant, il manque un petit quelque chose pour séduire totalement. Le film semble vouloir nous maintenir à distance. Est-ce dû à l'écriture des dialogues et plus particulièrement des voix off presque littéraire ?

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 19:03

Pour sa 4ième carte blanche, le Palais de Tokyo a ouvert l'ensemble de ces espaces à l'artiste Argentin Tomas Saraceno.

Le musée annonce : " L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les œuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent. "

Si les visiteurs sont honnêtes, les 3/4 vous diront que la salle qui présente l'oeuvre Webs of At-tent(s)ion est la plus intéressante de cette carte blanche. Ces 76 toiles tissées par différentes espèces d'araignées sont de superbes sculptures, magnifiquement mises en valeur. Elles peuvent être appréciées pour leur "simple" beauté sans réflexion particulière.

Les autres salles présentent des installations diverses qui nécessitent de bien comprendre les subtilités du concept de l'exposition et le travail de Saraceno, des scientifiques et des groupes d'activistes avec lesquels il collabore. Par manque d'intelligence, d'ouverture d'esprit ou de patience, la majorité des visiteurs s'avère moins captivée. D'autant que nombre des salles plongées dans le noir semblent ne s'adresser qu'aux nyctalopes...

En tant que visiteurs "basiques" nous retenons de notre visite, en plus de Webs of At-tent(s)ion, les œuvres qui offrent aussi un aspect ludique : Algo-r(h)i(y)tms, qui séduit par son esthétisme et sa taille, Museo Aero Solar, curieux projet de musée flottant fait de sacs en plastique usagés et Thermodynamic Imaginary.

A voir jusqu'au 6 janvier.

On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 15:29

Dans les années 60, au Montana, Joe, 14 ans, assiste à la séparation de ses parents.

Paul Dano fixe sa caméra sur son jeune héros, pris en otage par sa mère (Carey Mulligan, parfaite). Traité comme un adulte que l'on prend à témoin, Joe (Ed Osenbould, excellent également) semble le seul être équilibré de ce trio.

La réalisation simple présente une belle reconstitution des années 60. Ed Osenbould capte notre attention. Le caractère particulier de son personnage charme. Il s'affiche d'emblée comme le réel intérêt du film et très vite le seul. Car l'histoire qui adopte un rythme lent et un style compassé ne passionne pas.

Un film honnête auquel il manque ce "petit je ne sais quoi" qui en aurait fait un bon film.

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 20:49

"Le Bon Dieu a appelé Saint-Pierre. Il lui a dit : Saint-Pierre, je m'ennuie. Convoquez moi Devos!"

François Morel introduit son nouveau spectacle, avec un sketch écris à la façon de Devos, drôle, poétique et absurde. Un premier hommage dans ce spectacle qui en est un tout entier à un artiste unique et immense.

François Morel, accompagné par Antoine Salher, l'incontournable compagnon musicien et complice dans le jeu, reprend plusieurs sketchs dont Lettre anonyme, Sens dessus dessous, Les choses qui disparaissent, Faites l'amour, pas la guerre, Mon chien c'est quelqu'un, Parler pour ne rien dire, Minorités agissantes, Les chansons que je ne chante pas, Le clou, Sens interdit, Je zappe.... et je hais les haies transformé en sorte d'hymne du spectacle. 

Si on retrouve les accents de Devos dans le sketch d'introduction, le seul qui n'est pas de lui, François Morel offre son interprétation propre, plus grimaçant qu'à l'habitude, plus clownesque, mais bien là avec ses intonations, sa gestuelle, sa poésie dans l'habillage et l’enchaînement des textes. Jamais le jeu de l'imitation n'apparaît. Raymond Devos marque uniquement sa présence par trois extraits d'une interview donnée à Jacques Chancel pour Radioscopie.

Sur scène, un piano à queue, un piano droit à l'occasion mécanique, une marionette, la musique d'Antoine Salher et le génie de François Morel qui sert avec émotion celui de Devos.

A voir jusqu'au 6 janvier au théâtre du Rond Point.

 

 

 

 

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 17:28

 

Yvonne, inspectrice de police, apprend que son mari décédé était un ripoux. Elle décide de veiller sur Antoine qui a passé 8 ans en  prison à cause de son mari.

Le film regorge de nombreuses idées originales qui devraient être plaisantes ou drôles mais on est surpris de ne pas en rire. L'histoire qui oscille entre polar, comédie  et romantisme, ne passionne pas non plus. Problèmes de rythme, de réalisation, de montage, d'interprétation, d'écriture ?

Seule certitude, la musique dans l'esprit de la trilogie "Océan" de Soderbergh saoule rapidement.

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 23:09

Camille donnait ce soir le premier de ses deux concerts qui clôturent la tournée Oui.

Rien qu'en voix et tambour, comme un retour aux sources. Sur scène,  Camille, un tambour, ou plutôt LE tambour de la tournée, et Clément Ducol, percussionniste et human beat box.

La mise en scène organique trouve en ce théâtre des Bouffes du Nord un écrin parfait.

Une version épurée qui l'est jusque dans sa durée (1h15). Les titres de l'album sont tous interprétés. Ils sont accompagnés par trois ou quatre anciens titres dont Ma douleur, Tout dit et une très belle reprise de Cara a la pared de Lhasa.

Ce concert que Camille qualifie de "petit spectacle" l'est peut-être par sa durée mais est grand par le talent déployé.

Dernier soir ce jeudi 20 décembre.

Lire l'article sur le concert à la Cigale du 8 juin 2017

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 13:13

Biopic sur Freddy Mercury leader du groupe Queen, de la création de groupe jusqu'au concert pour LIve Aids en 1985, 6 ans avant son décès.

Le réalisateur a fait appel à Rami Malek, très bon comédien, qu'il affuble d'une prothèse qui rend sa dentition encombrante et plus protubérante que celle de son modèle. Tous les comédiens ou presque sont affublés de postiches grossiers. Le budget maquillage ne devait pas être très élevé.

L'ensemble du film sera à l'image de ce problème de postiche. Tout le monde joue à Queen, l'ensemble manque cruellement d'incarnation.

Le récit se déroule sans point de vue artistique. Les séquences contant la vie intime de Mercury ou celles du groupe, sont d'une grande fadeur, les dialogues ineptes. Même les passages de création artistique sont ridicules. Le réalisateur comble se vide abyssal en multipliant les reconstitutions de concert qui sont, forcément, moins puissantes que les prises réelles.

On est bien loin du talent et de la puissance creative de Fredfy Mercury.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 18:15

A Chicago, de nos jours, les veuves de quatre truands organisent un casse pour régler les dettes de leurs maris. Au même moment, deux politiques ripoux, sont en guerre pour remporter les prochaines élections.

Si l'histoire de ces quatre femmes obligées de se lancer dans le banditisme pour survivre intéresse, la profusion d'intrigues et de personnages qui les entourent ralentit le récit noyé dans trop de pistes.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 18:06

Les adultes Osamu et Nobuyo, l'ado Aki, le petit garçon Shota et la mamie Hatsune vivent ensemble de la pension de la grand-mère, de boulot précaires et de menus larcins. Un jour, ils accueillent Juri leur petite voisine de 5ans.

Hirokazu Kore-eda traite une nouvelle fois de la famille, qu'on se choisie ou pas. Il trace un long portrait à la fois chaleureux et désabusé de ses curieux personnages qui, malgré les difficultés, forment une charmante cellule familiale. Une image d'un autre Japon qu'on ne voit pas souvent, celui des gens de peu.

Chaque personnage est précisément dessiné et particulièrement bien servi par des comédiens parfaits, enfants compris. Le recit, un peu long, garde ses mystères les offrant à la libre interprétation du spectateur. L'image, très belle, interpelle souvent, composant de superbes tableaux en plans fixes ou des travellings jouant sur les premiers et arrières plans.

Palme d'Or à Cannes 2018

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 16:08

A Paris, de nos jours, Sandrine, professeur d'anglais, élève seule sa fille, aidée par son frère David.

Michaël Hers traite à nouveau le sujet du deuil, différemment mais avec la même délicatesse que pour Ce sentiment de l'été. Ici, il est question d'un drame collectif. Ceux qui restent doivent gérer leur chagrin, leur traumatisme et celui de leur entourage. Cette obligation de vivre une vie qui ne sera jamais plus comme avant, dans une société  qui n'est plus tout à fait la même est portée par Vincent Lacoste impressionnant dans sa capacité à jouer l'adulescent violemment contraint de devenir adulte. A ses côtés, Ophelia Kolb au physique doux et fragile et une petite fille de 10 ans, Isaure Multrier, sont les parfaites interprètes de l'innocence assassinée.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 16:29

Andrea Bescond, victime de viols répétés par un ami de  ses parents alors qu'elle était enfant, raconte ces agressions et son long chemin de reconstruction. Andrea Bescond a tout d'abord interprété "les chatouilles" au théâtre seule en scène. Elle adapte son histoire au cinéma, interprétant de façon impressionnante son rôle et co-réalisant avec Eric Metayer. 

La forme du film tout en déconstruction, mêlant réalité crue et imaginaire, sert particulièrement bien le récit, donnant vie aux douleurs d' Andrea enfant et d'Andrea adulte.

Il se dégage du film une rage et une énergie impressionnantes que l’interprétation magistrale des "salauds" de l'histoire, Karine Viard et Pierre Deladonchamp, amplifie plus encore.

 

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 16:36

Le musée Maillol fait discuter 50 œuvres de Giacometti, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, et 25 sculptures d'autres artistes dont son maître Bourdelle, son hôte Maillol mais aussi Zadkine, Rodin, Brancusi, Laurens, Lipchitz, Csaky, Richier...

Le parcours chronologique, présente les relations entretenues entre Giacometti et ces artistes, de ses débuts dans un style classique à l'avant garde parisienne puis au cubisme et au retour au figuratif s'inspirant de l'antiquité.

Quelques vidéos montrent l'artiste au travail, expliquant son oeuvre.

 

A voir jusqu'au 20 janvier.

 

Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 16:12

 

L'artiste japonaise, grand maître du kodo (pratique traditionnelle basée sur l'encens) investit le hall des Maréchaux du Musée des Arts décoratifs et présente une vingtaines de ses œuvres picturales.

Son art consiste à incorporer la « littérature des senteurs dans l’expression de la peinture ». Chizu Suzuki écrit un waka (poème japonais) puis elle imagine la représentation graphique des senteurs symbolisant le sens du poème. Cela donne des portraits ou des oeuvres plus graphiques.

Jusqu'au 3 décembre.

Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
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