SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 19:08

Theo vient de naître sous X. Une longue chaîne d'hommes et de femmes va se mettre en action pour l'accueillir puis le confier à sa famille d'adoption.

Entre documentaire ; les dialogues sont très didactiques ; et fiction ; le romanesque a toute sa place ; Jeanne Herry nous propose de découvrir la gestion administrative et humaine de l'adoption en France. La réalisatrice agit par petites touches pour construire son histoire, dessinant en peu de traits des portraits précis des différents intervenants.

En ne s'attardant pas sur les moments d'émotion, en présentant de nombreuses scènes courtes mais très signifiantes, en s''attachant aux détails du quotidien, le film propose le récit sensible et tendre, sans trop de mièvrerie, du parcours de ce bébé pas tout à fait abandonné.

 

Sortie en salle : 5 décembre 2018

Sortie en DVD : 10 avril 2010

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 17:22

En 1919, le cirque Medici se réjouit de la naissance d'un éléphanteau mais ses oreilles gigantesques le rendent imprésentable au public.

Cette variation du vilain petit canard d'Andersen a été écrite en 1939 par Helen Aberson et adapté en dessin animé avec succès par Walt Disney, 2 ans plus tard.

Tim Burton s'empare à son tour de cette ode à la différence, pamphlet contre l'exploitation des animaux et en profite pour condamner les parcs d'attraction à la Disney (producteur du film... ) destructeurs des petits cirques et des troupes de divertissement à taille humaine.

Pour ce faire, il mixe personnages réels et animaux numériques. Rien de très attrayant sur le papier mais Tim Burton réalise ici un petit miracle. Tout fonctionne parfaitement pour peu que le spectateur fasse place à son petit coeur d'enfant. Les comédiens sont parfaits chacun dans leur rôle, Colin Farrel très agréable à regarder dans un rôle un peu fade, Eva Green toujours irrésistible et trouble, Danny de Vito excellent en patron de cirque, Michael Keaton parfaitement détestable en méchant businessman et deux enfants totalement charmants. Mais, l'image qui reste est celle des grands yeux bleus de cet éléphanteau conçu numériquement et qui dégage une humanité troublante. Craquant.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 12:20

Dans une salle d'attente, une jeune femme, tendance cleptomane, est aspirée par un tableau, portrait d'un militaire, dans une série d'aventures au fil du temps.

Ce spectacle écrit et conçu par Victoria Thierrée Chaplin offre de beaux numéros de magie, de jeux et de danse, dans une scénographie mixant simplicité et burlesque. Aurélia Thierrée, accompagnée de Jaime Martinez et de trois comparses-assistants, est parfaite.

L' accompagnement musical, plutôt décevant, perturbe la plongée dans une ambiance féerique ou poétique. Aussi, on perd rapidement le fil d'un récit qui semble secondaire et avant tout au service des numéros. Les numéros primant sur l'histoire celle-ci est particulièrement de guingois. On percevait déjà cette "difficulté" à tisser totalement un récit dans "Murmures des murs" et c'est ici encore plus évident.

On pourrait se contenter d'admirer la succession de tableaux, mais le semblant de récit qui est proposé au démarrage perturbe quelque peu la lecture du spectacle.

A voir jusqu'au 12 mai.

 

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 16:46

Après l'exposition Willy Ronis, le Pavillon Carré de Baudouin poursuit son cycle sur la photographie humaniste et sociale en accueillant William Daniels. Ce photographe documentaire français réalise des reportages de longue durée dans des zones du monde en souffrance telles la Centrafrique, le Bangladesh, l'Inde, le Mali, la Russie, la Lybie, le Kirghizistan, la Syrie...

Prés de 60 photographies sont présentées, souvent en très grand format, dans une scénographie classique dans les trois premières salles et de façon plus spectaculaire dans la dernière salle de l'étage.

Les photos sont très belles et témoignent de la souffrance du monde, dans son infinie diversité.

 

Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
Exposition "Wilting Point" de William Daniels au Pavillon Carré de Baudouin
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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 21:21

Damien reconnait Bahzad un enfant Syrien réfugié et scolarisé en France avec sa maman. Ainsi, il lui donne sa nationalité française.

"Damien..." aborde un sujet complexe et sensible, avec humour et émotion, appelant  à réfléchir sur l'engagement, l'intégration et sur ce que veut dire être français. Les interprètes, enfants, adultes, connus et moins connus, sont tous très justes.

Dommage que la fin, digne des plus mauvaises comédies romantiques, abandonne si brutalement son sujet reléguant, en 10 minutes, le film au statut de feel good movie sans ambition.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 16:16

Alain, PDG d'un grand groupe automobile, vit à 100 à l'heure jusqu'au jour où il est victime d'un AVC.

Fabrice Luchini, Leila Bekhti, Micha Lescot sont très bien mais que sont-ils venus faire dans ce nanar ?

La partition est ridicule, à la limite de l'insulte pour les personnes réellement touchées par un AVC. Le film ne séduira que ceux qui ne sont pas regardant sur la vraisemblance et la profondeur d'un récit, les autres seront agacés et s'ennuieront ferme.

 

 

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 15:43

La pyramide de Ieoh Ming Pei fête ses 30 ans ce 31 mars 2019.

Pour l'occasion JR a été invité à créer une oeuvre. Il a choisi d'utiliser l'anamorphose pour faire découvrir les fondations de la pyramide.

Une performance artistique remarquable par la créativité et l'énergie déployée ; on pense aux calculs qu'elle nécessite et aux 400 volontaires qui ont posé prés de 2000 lés de 10 mètres chacun ; mais qui a pour limite de ne pouvoir être admiré à l’œil nu. S'agissant d'une anamorphose visible uniquement du toit du musée, une caméra posée au point d'anamorphose permet de projeter sur deux écrans installés dans la cours Napoléon l'effet attendu.

L'anamorphose que JR avait effectuée en 2016, et qui consistait à faire disparaître la pyramide, avait l'avantage d'être visible sans écran. Cette fois, en mode piéton, cela ne donne pas grand chose, si ce n'est le bruit particulier provoqué par le papier qui crisse sous les pas.

A voir pendant deux jours samedi 30 et dimanche 31 mars.

JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
JR fête les 30 ans de la Pyramide du Louvre
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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 14:41

Rupert, 11 ans, correspond avec John F. Donovan, acteur de série célèbre.

Xavier Dolan présente un film caricature de son oeuvre. On y retrouve les mères déficientes et névrosées, les fils mal dans leur peau, les scènes d’ hystérie, celle de la réconciliation familiale avec tube ringard en fond sonore, le monologue du héros qui aurait tant aimé être aimé... On retrouve aussi quelques fulgurances dans la réalisation même s’il abuse, ici, de très gros plans symboles, à son dépend, du manque de recul pris par Dolan sur son sujet. Si sujet il y a.

Car il est bien difficile de comprendre de quoi il s’agit ici. La relation entre l’acteur et l’enfant ne repose que sur l’anecdote : le petit est fier de correspondre avec une star dont on ne sait qu’elle intérêt elle-même porte au gamin, l’acteur est homosexuel mais le vit mal car il ne faut surtout pas que ça se sache, l’enfant devenu grand veut absolument donner à cette histoire un sens profond que la journaliste qui l’interroge peine à saisir, comme nous d’ailleurs. Le scénario ressemble à un patchwork mal maîtrisé.

A cela s’ajoute des dialogues poseurs d'une naïveté ou d'une immaturité qui achèvent de basculer les scènes dans le ridicule. Si l’on accepte le côte excessif que contient l’oeuvre de Dolan comme part intégrante de son style, il faut au minimum que cela soit cadré dans une histoire, un propos et des dialogues un minimum tenus.

Un Dolan raté à oublier bien vite.

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 19:09

 

 

Photographie de Varda par Agnès - Copyright Ciné Tamaris 2018

 

Photographe, cinéaste, documenteuse et documentariste, visual artist mais pas plasticienne car elle détestait ce mot, Agnès Varda, artiste complète, auteur d’œuvres remarquables dans tous ces domaines, est partie cette nuit. A 90 printemps, bien qu'une maladie s'en prenait à ses yeux depuis quelques années, Agnès continuait sans cesse de créer : un documentaire avec JR, Visages, Villages, il y a 2 ans, une cabane de cinéma, la serre du Bonheur, l'année dernière, un documentaire Varda par Agnès diffusé sur Arte il y a une semaine et une exposition qui sera inaugurée demain dans les jardins de Chaumont-sur-Loire.

Cette artiste audacieuse, engagée, inventive, rieuse et d'une grande liberté avait un réel intérêt pour les autres. Elle leur consacrait des documentaires patients, précis, poétiques, d'une grande empathie, à la fois gais et émouvants que sa créativité, sa personnalité, sa voix et sa façon si personnelle de raconter, rendait incomparables.

Le 9 juin de l'année dernière, elle était présente à la galerie Obadia, pour le "Termissage", disait-elle, de  son exposition. Elle parlait de son projet de future cabane qui cette fois serait un bateau échoué.

Voici quelques photos.

Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 17:02

En Bretagne, dans une bibliothèque, une jeune éditrice découvre un manuscrit remarquablement écrit par un pizzaiolo. Un critique littéraire met en doute l'identité de l'auteur.

Un film agréable bien interprété par Fabrice Lucchini et Camille Cottin mais qui ne laissera pas de souvenir impérissable.

 

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 12:56

On connaît le goût de Sébastien Thierry pour l’absurde et le surréalisme, ainsi que sa férocité pour l’homme contemporain bourgeois, lache et à l’occasion raciste.

L’idée de base de la pièce, tous les malheurs petits ou grands que subit une femme de ménage agissent simultanément sur sa patronne, nous semblait pleine de promesses.

Et la toute première partie de mise en place, sans créer l’hilarité  déclenche quelques sourires. Puis, très vite, on perçoit que l’outrance sera de mise. Outrance dans le récit qui déploie le n’importe quoi, outrance dans le jeu des comédiens.

Cerise sur le fiasco, l’interpretation de Dany Boon et de Valérie Bonneton, en tout cas ce jeudi soir, laisse aussi à désirer. 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:24

En 1953, Laurel et Hardy, duo comique vieillissant, partent en tournée Européenne dans l’espoir de pouvoir ensuite réaliser un nouveau film.

Stan et Ollie met en scène les derniers mois du célèbre duo comique. A travers ce récit de la difficulté pour des artistes de voir le succès s’estomper, on découvre la forte amitié qui liait les deux comédiens et le rôle essentiel tenu par leurs épouses. Cet hommage ému au fameux duo mêle humour et pathos. S’il est loin du chef d’oeuvre, le film se laisse regarder sans déplaisir.

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 23:00

Bien que déjà vu en février 2018 au théâtre 13, cette représentation de Raoul ravit toujours autant et procure les mêmes sensations et le même enthousiasme : 

Dans les spectacles de James Thierrée (la veillée des abysses, au revoir parapluie, la grenouille avait raison...), les personnages se débattent contre les éléments déchaînés, des animaux étranges, les objets du quotidien facétieux. Thierrée nous emporte dans des univers oniriques, mêlant rêve et cauchemar, drame et comédie, habillés de décors grandioses où cohabitent les étoffes les plus souples et le métal le plus rigide. Le tout dans une richesse créative rare.

Raoul n'échappe pas à la règle avec pour particularité de ne mettre en scène qu'un seul personnage interprété par James Thierrée. Dans ce spectacle, créé en 2009, Raoul vit seul dans une cabane perdue sur une sorte de banquise, ou tout au moins un monde hostile. Dans sa solitude, il se bat contre un dédoublement de personnalité, un étrange bestiaire, sa maison et les objets qui s'y trouvent. Seule la musique lui apporte le repos jusqu'à ce qu'à son tour elle n'en fasse plus qu'à sa tête. Tout s'écroule autour de lui, le laissant prisonnier et totalement dépourvu sur cette terre hostile jusqu'à ce qu'il décide de quitter enfin l'apesanteur de ce monde.

James Thierrée fait ici la part belle à la danse. La beauté de ses chorégraphies se marient parfaitement avec son univers où cohabitent prestigiditation, acrobatie et mime Jamais, son travail  ne nous aura autant renvoyé à celui de son grand-père, Charlie Chaplin. L'immense richesse créative du spectacle impressionne également particulièrement. Combien d'idées géniales, drôles, émouvantes, surprenantes habitent ce spectacle ? Elles se succèdent  à un rythme soutenu. Et quand Raoul prend enfin son envol, le public célébre le génie qui s'est déployé sous ses yeux pendant plus d'une heure trente.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 14:07

Deux quinquagénaires, quelque peu immatures, célibataires, voisins et amis, font face au cancer incurable de l'un d'eux.

Le film repose essentiellement sur les personnalités des deux protagonistes, l'incongruité de leurs échanges et l'évolution de leur relation.

Les protagonistes ne sont pas particulièrement sympathique et il ne se passe rien, l'ennui prend vite toute la place.

 

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 12:08

Le débat d'entre deux tours des élections présidentielles de 1988 réinterprété par Jacques Weber et François Morel.

On avait oublié, qu'à cette époque, les politiciens en débat savaient s'écouter sans trop s'interrompre. On réentend les petites phrases vachardes entrées dans l'histoire. On est surpris de certains arguments de Jacques Chirac. On sourit jaune à leur position face au Front National ou à leurs souhaits de rassembler...

Jacques Weber est parfait en Mitterrand paternaliste dominant et faisant sans cesse la leçon à François Morel en Jacques Chirac qui contrôle ses emportements bien difficilement.

Un duel délectable.

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 14:03

Claire, 50 ans, divorcée, se créé sur Facebook le profil d'une jeune femme de 24 ans.

La qualité première du film repose sur l'interprétation de Juliette Binoche, particulièrement imprégnée de cette femme au bord de la folie. Face à elle, Nicole Garcia et François Civil sont très justes.

Safy Nebbou met particulièrement bien en image cette histoire qui pourtant n'a rien de très cinématographique. Il échappe esthétiquement au piège des simples plans répétitifs d'écrans d'ordinateurs et de smartphones.

Malgré ces qualités, le film ne passionne pas totalement. Son récit lasse régulièrement. Lassitude interrompue par quelques rebondissements qui relancent que très momentanément notre intérêt.

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 15:44

Claire se réveille un matin, persuadée d'être arrivée à son dernier jour. Elle organise un grand vide-grenier dans son jardin. Bibelots, tableaux, bijoux, meubles... elle brade les souvenirs d'une vie.

Un film un peu confus qui ennuie rapidement et n'interesse que pour ses interprètes Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni.

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 16:59

Dans un sous-marin nucléaire français, l’Oreille d’Or fait une erreur d’identification dont l’origine aura de graves conséquences.

La scène d’introduction du film plonge d’emblée le spectateur dans une atmosphère anxiogène qu’un accompagnement sonore sert parfaitement. Le casting, Réda Kateb en tête, fonctionne bien. On est tenu en haleine jusqu’à la dernière demi-heure gagnée par le ridicule. Dommage.

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 00:31

Dans un HLM de Saint-Etienne vivent Enée, Rock, Anissa, Céleste, Bakou puis Grinch et Mourad qui semblent revenir de loin. Tous unis par des liens différents, mais qui ont en commun cette fatalité d'être nés dans le camp des perdants. Un jour, alors que l'immeuble est l'épicentre d'un tremblement de terre, Rock annonce être atteint d'un cancer.

Fabrice Melquiot nous propose une fable sur des exclus qui subissent en silence et sans faire de vague même quand tout semble s'effondrer. 

La première heure et demie est réussie. Les dialogues simples mêlent langage urbain et poésie du quotidien, drame et humour, dont celui du désespoir.

La scénographie, au procédé déjà vu mais particulièrement bien utilisé ici, est très plaisante. L'immeuble, un bloc de béton, occupe toute la scène, tournant sur lui même et présentant les différents lieux de vie, dont la cage d'escalier.

 Dans sa dernière partie, la pièce se disloque, multipliant, dans une frénésie un peu ridicule, les références aux minorités de tous bords, avançant un message mystique qui apporterait réconfort à ces mal lotis. La pièce perd son regard tendre, abandonne son dessin d'un malheur quotidien pour se parer de références et de dialogues qui se voudraient sans doute profonds mais qui ne décollent pas. En s'étirant en longueur, la pièce s'enlise dans une certaine naïveté, porteuse de maladresses qui peuvent s’avérer gênantes. 

Pourtant, on tient sans trop de lassitude pendant 2h45 happés par l’interprétation d'une qualité exceptionnelle. A commencer par celle de Maurin Oles, dans le premier rôle du fils, puis Philippe Torreton, le père et Rachida Brakni, la femme aimée, qui incarnent avec la force qu'on leur connait. Dans le rôle du copain de toujours, Vincent Garanger, amuse et émeut en un même instant. A leur côté Frédérico Semedo, Bénédicte Memba, Riad Gahmi et dans un rôle plus ingrat, Nathalie Matter existent pleinement. Une très belle troupe.

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 22:43

Depuis le 27 février 2000, Suzanne Viguier a disparu sans laisser de trace. Jacques Viguier son mari, est l'unique suspect. Après un premier procès où il a été jugé innocent, le voici en appel, à nouveau devant les jurés.

Raimbault a l'excellente idée pour retracer ce procès de créer de toute pièce le personnage de Nora qui incarne l'intime conviction. Marina Fois joue parfaitement celle-ci, capable de déployer la même énergie pour défendre celui qu'elle croit nnocent et dénoncer celui qu'elle désigne coupable.

Olivier Gourmet campe un excellent Dupont-Moretti et Laurent Lucas est toujours juste dans le rôle du taiseux, légèrement suspect.

En retraçant le procès et les écoutes effectuées pendant l'enquête, le film fait plus que relater. Il s'engage en mettant la lumière sur les agissements suspects d'un témoin de l'histoire.

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 16:55

En 1963, Dick Cheney, marié  père de deux filles, est électricien le jour et ivrogne la nuit. Jusqu'à ce que sa femme Lynne, bien plus brillante que lui mais soucieuse de rester à  sa place de simple femme, lui intime l'ordre de se reprendre.

Selon Adam Mckay c'est le point de départ de la carrière politique de Dick Cheney qui gravit les échelons, chef de cabinet sous Ford, secrétaire à la Défense sous George Bush, PDG d'une multinationale pétrolière et enfin vice-président de George Bush JR. Cet homme, discret, semblant sans envergure, finira par s'attribuer, à la vue de tous, les pouvoirs du président et du Sénat par goût du puissance absolue et de l'argent.

Sous une forme satirique, moqueuse et dénonciatrice entre Michael Moore et Robert Altman, Adam Mckay nous conte les coulisses de la confiscation du pouvoir politique au sein de la plus grande puissance mondiale. Un détournement qui a indiqué la voie à suivre à plus de 20 ans de politique Américaine.

Glaçant.

 

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 17:02

A Lyon, Alexandre, marié, 5 enfants, bien dans sa vie, découvre que le père Preynat qui a abusé de lui dans son enfance est toujours en activité et en contact avec des enfants. Il informe le diocèse des inclinations du prêtre et demande qu'il soit défroqué.

François Ozon parvient à nous tenir en haleine pendant plus de deux heures sur l'histoire de ces adultes qui se sont regroupés pour faire éclater la vérité sur les agissements du père Preylat et l'inertie de l'Eglise. Une histoire à priori connue mais qui vue du côté des protagonistes conserve tout son intérêt. Les portraits des victimes, de leur bourreau et des gens d'Eglise sont percutants, chacun dans des tonalités différentes. L'émotion gagne à plusieurs reprises face à ses hommes rattrapés par leur détresse d'enfant, ainsi que l'évidente indignation face à une église qui passe totalement à côté du drame.

Les comédiens, Melvil Poupault, Denis Ménochet, Swann Arlaud, Josiane Balasko, Hélène vincent, Aurélia Petit, Eric Caravaca, Bernard Verlet, Frédéric Perrot, François Marthouret... sont tous très justes.

Ce Ozon, très différent de ce que le réalisateur a pu nous proposer jusqu'alors, dans une forme moins originale, avec un scénario plus classique, à l'écriture parfaitement maîtrisée, esquivant tout effet de répétition, relève parfaitement un pari qui s'annonçait pourtant risqué.

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 23:12

Bien qu'elle n'ait pas eu besoin de l'affaire Weinstein pour revendiquer son féminisme, Sophia Aram consacre son 4ième spectacle aux femmes, aux tabous et oppressions plus ou moins violents qu'elles subissent.

Sur ce sujet plus politiquement correct que les sujets abordés dans ses trois précédents spectacles qui étaient bien couillus (expression qui ne lui ira sans doute pas du tout), Sophia Aram prend le risque de perdre de sa singularité. 

Et effectivement, la férocité qui fait sa marque de fabrique manque de réel appuie sur ce sujet souvent abordé par les humoristes. Ses angles d'attaques surprennent peu. Bien sûr, on retrouve une plume, une qualité d'interprétation ; les personnages qu'elle dessine sont toujours plus vrais que nature, sa tante Fatiha, une instit' très pédagogue, une prof d'argot, une ado qui a peur que les hommes deviennent des femmes... Mais, au final, A nos amours, où l'on rit souvent et qui interpelle aussi, souffre de la comparaison avec ses précédents spectacles aux sujets plus inédits et au traitement plus original. La verve et le talent de Sophia Aram s'y exprimaient de façon bien plus percutante. 

Lire les critiques des précédents spectacles :

Du plomb dans la tête (2008)

Crise de foi (2012)

Le fond de l'air Effraie (2015)

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 20:04

Au début du XVIIIe siècle à la cours d'Anne d'Angleterre, les deux favorites, l'historique et la nouvelle, se font la guerre.

Tout est caricature jusqu'au ridicule dans ce film prétentieux : dialogues, accompagnement sonore,  jeu des comédiens... Auxquels s'ajoute une realisation hideuse abusant jusqu'à l'indigestion du fisheye, du grand angle et des travelling avant et arrière en parfaite ligne droite.

Décrire la démesure avec outrance, dépeindre le moche avec laideur n'est que paraphrase. Ridicule et vain.

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 22:59

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Meilleur film : Jusqu'à la garde de Xavier Legrand

Meilleur réalisateur Jacques Audiard pour Les Frères Sisters

Meilleur acteur : Alex Lutz dans Guy

Meilleure actrice Léa Drucker dans Jusqu'à la garde

Meilleur acteur dans un second rôle Philippe Katerine dans Le Grand Bain

Meilleure actrice dans un second rôle Karin Viard dans Les Chatouilles

Meilleur espoir masculin : Dylan Robert dans Shéhérazade

Meilleur espoir féminin : Kensas Fortas dans Shéhérazade

Meilleur scénario original Xavier Legrand pour Jusqu'à la garde

Meilleur premier film Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin

Meilleure musique : Vincent Blanchard, Romain Greffe pour Guy

Meilleur film étranger : Une affaire de famille de Hirokazu Kore-Eda

 

et le grand perdant est : Kad Merad...

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