SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 19:35

Dernier souvenir personnel de Michaël Lonsdale sur grand écran : en 2014, Maestro de Lea Fazer. Il y porte le rôle titre celui du maître que fut Eric Rohmer pour Jocelyn Quivrin le temps d'un tournage, impressionnant et bienveillant.

Premier souvenir personnel de Michaël Lonsdale dans un film de cinéma : Baisers Volés de François Truffaut, il y joue le mari un peu inquiétant, un peu dérangeant de Fabienne Tabard interprétée par Delphine Seyrig irrésistible pour Antoine Doinel-Jean Pierre Leaud.

Avec sa voix et sa diction si particulière qui pose d'emblée la singularité du personnage,  Michaël Lonsdale a beaucoup joué au théâtre et a toujours tourné plusieurs films par an. Dans des rôles plus ou moins importants, il a appliqué son empreinte dans des styles cinématographiques d'une grande variété : de Monsieur Klein de Joseph Losey à un James Bond (Moonraker), d'Indian Song de Duras à Hybernatus d'Edouard Molinaro, mais aussi dans Le Procès d'Orson Welles, Au Nom de la Rose de J.J.Annaud, Les Vestiges du jour de James Ivory, Les Acteurs de Bertand Blier, Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet, Chut! de J.P Mocky, Bancs publics de Bruno Podalydès, Munich de Steven Spielberg, Stavinsky d'Alain Resnais...

Dans près de 200 rôles dont celui que lui offrit Xavier Beauvois. Dans Des hommes et des Dieux, Michaël Lonsdale, qu'habitait une foi profonde, y incarnait Frère Luc Dochier. Inoubliable.

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 13:03

Maxime, qui aime Sandra qui, elle, aime Gaspard, rencontre Daphné qui aime François, le mari de Louise.

Emmanuel Mouret abandonne, cette fois encore, comme pour Mademoiselle de Joncquieres, le burlesque de ses premiers films pour laisser toute la place à la gravité des sentiments. Il délaisse aussi dans la réalisation son style "théâtre filmé" pour une mise en image plus aérée, sans perdre en qualité dans l'écriture de ses dialogues et dans le dessin de ses personnages. Il confie ces derniers à d'excellents comédiens (Niels Schneider, Vincent Mc Cain, Camilia Jordana, Emilie Dequenne, Guillaume Gouix, Jena Thiam) qui servent parfaitement ce scénario qui expose de multiples états d'âme, humeurs, valses-hésitations. Seul (tout petit) bémol au film l'usage de tubes du répertoire classique, qui, s'il séduit un premier temps, lasse sur la fin au moment même où Emmanuel Mouret semble peiner à abandonner ses personnages. Le film n'en reste pas moins très séduisant.

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 22:30

Pour son 4ieme spectacle et en 70 minutes chrono, Camille Chamoux s'attaque à la course après le temps, course accentuée par une société où tout va de plus en plus vite.

S'appuyant sur des penseurs tendance (Proust, Epicure, Boris Vian, Ferré, Michel Ange... ) et sur les angoisses de son fils de 5 ans, Camille Chamoux dissèque les manies, agacements, phobies... créés par notre monde moderne, Ubérisé, Wazisé, minuté.

L'ensemble est, comme chaque fois chez Camille Chamoux, intelligement écrit, parcouru de messages féministes, de citations percutantes et de puchline personnelle. La mise en scène de Vincent Dedienne sert parfaitement le texte que la comédienne interprète avec la juste folie propice au rire.

A voir au théâtre du Petit-Saint Martin du mercredi au samedi à 20h30.

Lire l'article sur le spectacle "Esprit de contradiction" de Camille Chamoux.

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 22:23

La nouvelle création de Joël Pommerat traite de la construction à l'âge de l'adolescence dans un monde où la violence domine, où la question du genre revient sans cesse, où les parents démissionnent, où les machines se substituent aux éducateurs, où les enfants le sont de moins en moins longtemps... A travers une dizaine de scènes déroutantes, Pommerat nous laisse entrevoir de multiples lectures. Tout en nous interrogeant sans cesse sur la teneur de ses messages, "Contes et légendes" nous emporte à chaque tableau dans un nouvel intrigant récit.

Sur la forme, l'extrême sobriété de la scénographie accompagne parfaitement l'excellence des jeunes comédiennes. La qualité de l'interprétation sert au plus juste l'angoisse, la violence, l'émotion sans que le rire ne quitte jamais vraiment la scène.

Pommerat nous offre une fois encore une expérience théâtrale remarquable.  En jouant à la fois sur le rire et le drame, il nous invite à nous questionner sur l'avenir annoncé à nos enfants par cette étrange société.

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 16:07

Marie, Bertrand et Christine vivent dans le même lotissement et sont devenus amis en manifestant en Gilets Jaunes sur un rond-point. Tous les trois se retrouvent en délicate situation, prisonniers des pièges de notre société menée par l'intelligence artificielle et la sur-consommation.

Le film débute par une liste à la Prévert de tous les travers et les conséquences de la consommation et la digitalisation à outrance : intrusion dans nos vies privées, notation de tout et de tous, déshumanisation des contacts, abandon par les services publics des territoires, faillite par crédit à la (sur)consommation, uberisation, destruction de l'environnement.... Les situations et les dialogues percutants sont souvent très drôles même s'ils mettent en lumière une réalité terrifiante. Les deux réalisateurs pointent le doigt sur les multiples travers de notre société de façon appuyée ou rapide. Il faut rester attentif pour tout percevoir. Même si le film perd en efficacité dans le développement des histoires des trois protagonistes, l'ensemble reste bien vu. Et si certains jugeront cela facile, l'exercice reste utile pour nous rappeler, s'il le fallait, la folie qui mène notre petit monde.

 

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6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 20:05

Le musée d'Orsay présente une rétrospective des œuvres de James Tissot. La dernière avait eu lieu en 1985 au Petit Palais. C'est d'ailleurs au Petit Palais, en 2018, dans le cadre de l'exposition "Les impressionnistes à Londres" que James Tissot s'était rappelé à nous.

Orsay expose une centaine d’œuvres du peintre Nantais qui fit ses classes à l'école parisienne avant de s'épanouir de l'autre côté de la manche. Sa production anglaise est sans doute la plus immédiatement  séduisante. La modernité de son cadrage, la photogénie de ses mises en scène, la précision de ses représentations, le volume des étoffes, le grain des matières séduisent d'emblée. Ses peintures semblent des instantanés dans lesquels un des personnages prend en flagrant délit d'un regard ou d'un geste le peintre indiscret. D'autres peintures se moquent gentiment de leurs protagonistes, la gêne ou l'incongruité de la situation apparaissant nettement. Les portraits, se présentent dans des poses décontractées d'une étonnante modernité pour les représentations de l'époque.

L'exposition "James Tissot, l'ambigu moderne" est à voir jusqu'au 13 septembre.

James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay

La visite de l'exposition est l'occasion de revoir les collections permanentes qui regorgent de chefs d'oeuvre réalisés par d'illustres et moins illustres peintres internationaux.

James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
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James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
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James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
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James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 17:05

C'est dans des conditions particulières que se déroule la 10e édition du Festival de la jeune photographie européenne. Prévu du 14 mars au 15 avril, covid oblige, le festival a été reporté cet été jusqu'au 9 août et reprendra du 25 au 31 août.

Cette édition confirme la tendance forte et désormais majoritaire à présenter des oeuvres conceptuelles, d'art visuel, dans lesquelles la photographie n'est qu'accessoire ou disparait totalement. La grande majorité des artistes présente des installations aux sujets maintes fois rebattus qui se révèlent difficilement sans les explications des cartels. Est-ce la recherche du concept qui déshumanise un grand nombre d'œuvres alors que l'humanité est au coeur des sujets abordés ?

La découverte des photos (2 oeuvres seulement au 104) de Tamara Eckardt apporte un grand souffle d'humanité. L'artiste présente le projet "The Children of Carrowbrowne", des portraits des enfants du voyage qui vivent près d'une décharge en Irlande. Un sujet que l'artiste allemande aborde frontalement en utilisant la puissance brute de son art. Découvrez ses photos ci-dessous et sur le site https://tamaraeckhardt.com/

Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
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