Mike Mitchell, fils du maire, est en garde à vue dans le bureau de police gèrè par Douglas et Carrie. Angelina a été tuée cette nuit. Tout semble accuser Mike.

Jeux de mots, citations de chansons populaires, défauts de prononciation, anastrophes,... l'auteur truffe son texte d'astuces pour faire rire. Il dessine quatre personnages haut en couleur, caricatures de ceux qu'ils incarnent (policier chef, policière débutante, avocate et fils à papa debile). Il joue aussi sur un comique de répétition notamment dans la mise en scène. Le tout à un rythme soutenu assuré par quatre comédiens à l'énergie folle (Tristan Cottin, Miren Pradier, Laurène Thomas, Remi Waeles)..

Malheureusement, l'auteur bascule dans l'outrance particulièrement dans le 3e acte et ce n'est pas drôle du tout. Ce qui pouvait être une comédie sympatoche devient une pièce lourdingue. L'epilogue en forme de discours de Douglas est totalement raté.

Molière 2025 de la Comédie 

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Christopher Nolan présente sa version filmique de l'Odyssée d'Homère. Le cinéaste y retrouve ses thèmes de prédilection : la mémoire et l'oubli, l'expédition sur des contrées inconnues et la guerre.

Le réalisateur fait le choix de sacrifier la part de merveilleux et la poésie du récit d'Homère. Le pouvoir des Dieux est ainsi peu évoqué, les personnages de Calypso, Nausicaa et des Lotophages, les mangeurs d'oubli, sont représentés en un seul personnage. Le caractère premier d'Ulysse qui est un homme intelligent et fin stratège n'est pas spécialement souligné. Le casting très hollywoodien n'aide pas à élever le film au delà d'une démonstration à grand spectacle.

Esthétiquement là aussi le film ne traite pas le merveilleux du récit. Tout est très sombre, les fastes décrits par Homère sont absents. La mise en scène déçoit aussi, les plans similaires réapparaissent souvent et les scènes de combat ne semblent pas chorégraphièes. De nombreuses séquences sont accompagnées d'une musique de fin du monde qui paraphrase ce qui est montré à l'écran. Un visionnage en Imax 70 produit peut-être un meilleur rendu, encore faut il avoir accès à l'une des 41 salles équipées dans le monde....

Il semblerait que Nolan ait préfèrè le 1er degrés d'un récit de guerre et de violence, sur fond de conquêtes, de vengeance et de remords, lui offrant la possibilité de proposer un impressionnant film d'aventure à l'américaine. Un peu vain.

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A Melbourne, lors d'un mariage, Liz, Harry, Ben, Ashley, Lachlan et Haether se rencontrent à la table des célibataires. N'ayant chacun pas les moyens de devenir propriétaire, ils décident d'acheter ensemble une maison.

Les personnages, principaux comme secondaires sont parfaitement interprétés et dessinés avec juste ce qu'il faut de caricature assumée pour donner du peps au récit. D'origines sociales et d'âges différents, portant chacun une histoire personnelle lourde, les colocataires vont avoir de nombreuses occasions de s'entrraider, se détester et s'aimer.

Si le scénario reste souvent prévisible, la variété des angles et des sujets qu'il aborde le rend pour la plupart du temps attractif.

Cette série Australienne compte 4 saisons de 8 épisodes chacun et est visible gratuitement sur Arte.fr

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Artiste argentin en activité depuis plus de trente ans, Leandro Erlich déploie des oeuvres "qui n'existent que par les visiteurs, qui en sont les co-auteurs". Le Grand Palais met à la disposition de l'artiste trois de ses vastes galeries pour sa première rétrospective en France.

Une trentaine de maquettes d'oeuvres réalisées, abandonnées ou en cours de projet, faisant office de mémoire des œuvres à taille réelle, et 14 grandes oeuvres immersives sont exposées parmi lesquelles Cage d'escalier créée In Situ dans un escalier technique que le public doit traverser, Infinite Staircase et Port of reflections, transformées pour le lieu mais aussi le toujours poétique et impressionnant The Cloud, l'extrêmement ludique Bâtiment, Changing Rooms, The view qui fait partie de la collection permanente du Centre Pompidou, Blind Window, El avion, Night flight, Shattering door, Elevator Maze, Lost garden, Window and ladder, et Elevator Pitch.

Il y a les artistes qui reproduisent la réalité, ceux qui l'ignorent simplement et Leandro Erlich qui jouent avec le vrai et le faux invitant le visiteur dans cette nouvelle perception, vertigineuse,  curieusement décalée d'une réalité familière. Ses œuvres peuvent s'aborder avec des niveaux de lecture différents, approche purement ludique ou plus cérébrale avec les sujets de l'environnement, de l'identité, du sens de l'existence même, qui amène à revoir son rapport à l'espace et aux autres.

A voir jusqu'au 6 septembre 2026.

Lire les autres posts sur Leandro Erlich :

Maison fond gare du Nord

Au Bon Marché

In Perception au 104

Leandro Erlich au.Grand Palais
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Dans 3 heures, le rideau de la salle Richelieu se lèvera pour la première représentation d'Hamlet dans une première mise en scène de Nina, comédienne de la troupe. Mais, tout n'est pas prêt.

Au casting, on compte uniquement des membres de la troupe du Français : Pauline Clément, Julien Frison, Laurent Stocker, Marine Hands, Danièle Lebrun,  Adeline f'Hermy, Christian Hecq, Sephora Pondi, Guillaume Gallienne, Sefa Yeboa, Serge Bagdassarian, Florence Viala, Benjamin Lavernhe, Gilles David, Nicolas Chupin, Françoise Gillard... dans des rôles plus ou moins importants.

Cette plongée au cœur de La Comédie Française adopte un rythme soutenu enchaînant les séquences et les échanges drolatiques et présente des personnages hauts en couleurs.. Seuls regrets, un léger coup de mou en fin de parcours et la durée du film qui est bien trop court car tourné en seulement 3 semaines. Il y avait sans doute largement de quoi prolonger ce moment de pur plaisir.

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