Été 2026, dans un village de Provence, Flore, garde forestière, découvre, suite à un effondrement de terrain, un corps en putréfaction.
Le récit mixe le thème de la préservation de la ressource eau et une histoire de famille et de pouvoir sur trois générations.
La série coche toutes les cases de la série française de l'été. Et ce n' est pas un compliment. Le scénario et les dialogues sont grossièrement écrits. La tonalité est mièvre, les méchants sans saveur. L'impression étrange d'avoir déjà vu cent fois ces personnages, ces paysages et cette histoire ne nous quitte pas. L'ennui s'installe rapidement.
Kyan, qui va avoir 40 ans, vient de se faire larguer brutalement par sa copine après 3 mois de relation complexe. Il entame une colocation avec Billie, la petite amie d'un pote et la fille la plus relou qui soit.
La suite de la série Bref est désormais accessible gratuitement sur TF1. On retrouve Kyan Khojandi avec plaisir et on se réjouit de la présence de Laura Felpin dans le rôle de Billie et Baptiste Lecaplain en Super-papa.
La saison 2 abandonne le format court de 2 minutes en 82 épisodes pour une version longue de 6 épisodes de 30 à 45 minutes. La production bénéficie de moyens permettant de faire appel à des effets spéciaux censés enrichir la réalisation et le récit, mais qui ne fonctionnent pas toujours. Si Kyan Khojandi et Bruno Muschio ont un don pour toucher juste, et ici de façon plus grave, le format long est moins percutant.
En perdant de sa brièveté, Bref perd en efficacité.
La 37e cérémonie des Molières était présentée par Alex Vizorek sous le signe de l'humour et de l'irrévérence. Un Molière d'honneur a été remis à Muriel Robin, en zèbre et en petite forme, par Vincent Dedienne en très grande forme. Anne Bouvier, présidente de l'ADAMI a clôturé la cérémonie par un un très beau discours à la fois factuel sur ce que rapporte économiquement la culture et militant sur l'essentialité des artistes.
Les lauréats sont :
Comédienne du théâtre privé : Josiane Balasko dans Ca c'est l'amour
L'Hyper Weekend Festival en janvier 2026 ouvrait pour la première fois la scène du Studio 104 à Marguerite.
Armée de son seul EP de 6 titres, la jeune chanteuse ouvre ce spectacle de 55 minutes par un joli texte aux mots très bien posés, avec, au piano, Chloé Antoniotti. Pour la suite du concert, créé sous le signe des fées, Marguerite est accompagnée par un batteur, une guitariste et une claviériste et par des guests pour des duos efficaces : Moon, Lujipeka, Voyou, The Doug, Camille Yembé et Alex Montembault pour une reprise de "Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux" et François Henri qui a arrangé son EP pour un inédit.
Un concert intéressant pour faire connaissance avec une artiste à la plume aiguisée, musicalement très bien accompagnée et à la personnalité bien dessinée.
En 1985, Vincent, 13 ans, vit avec ses parents et son frère dans un quartier populaire des Yvelines. Alors que son père cache qu'il est au chômage, que sa mère veut évoluer dans son travail, que son frère aîné, Arnaud, monopolise leur chambre commune, Vincent prépare sa bar-mitsva et tombe amoureux.
Toledano et Nakache nous plongent dans les années de leur adolescence et reconstituent l'esthétique, la culture et l'atmosphère sociale et politique de l'époque. On s'amuse en retrouvant les objets du quotidien tels le téléphone fixe socotel, les vignettes sur le pare brise de la voiture, les vêtements et les canapés en cuir, les platines disques, les magnétoscopes et les VHS. On s'enthousiasme de réentendre les tubes de The Cure, Joy Division, Imagination, Simply Red, Toto, Earth, Alan Parson Project, Wind and Fire, Kelsey Lu, Christopher Cross... mais aussi François de Roubaix, le compositeur culte des musiques des films qui passaient à la télévision le dimanche soir. On est ému de revoir le générique de clôture d'Antenne 2 créé par Folon sur une musique d'une tristesse infinie de Michel Colombier.
Mais surtout, on s'attache à ce jeune Vincent, interprété par le craquant Simon Boublil, à son frère que joue Alexis Rosenstiehl, une révélation avec sa belle gueule et son jeu plus vrai que nature, ainsi qu' à ses parents Yves, Louis Garrel décidément très drôle en type un peu dépressif et lâche, et Sandrine, Camille Cottin emplie d'énergie positive et d'émotion. Pierre Lottin, coupe mulet et accent franchouillard est très bien en gardien d'immeuble (même si on pourra penser qu'il joue sans cesse le même rôle). Les jeunes copains de Vincent sont justes, tout particulièrement Jeanne Lamartine, l'amoureuse frondeuse.
Le récit enchaine les évènements simples d'une vie d'ado et de sa famille. C'est rythmé, précis, à la fois drôle et émouvant. Les bonnes idées sont nombreuses telles celle de l'exposé sur la photo de Mitterrand et Khôl en 1984.
En dessinant le portrait de cette famille juive séfarade, à une époque où l'on pouvait vivre ensemble avec des origines et des religions différentes, les réalisateurs nous rappellent aussi et cruellement que cette époque est révolue. Les images du concert organisé par SOS Racisme sur la place de la Concorde le 25 juin1985 et l'engouement que le mouvement créait dans la population, sert un peu le cœur.