Mehdi accompagne sa petite amie en vacances dans la somptueuse propriété de ses parents, Philippe et Laurence Trousselard, respectivement avocat et actrice. Les relations avec Tony et Nadine, employés à tout faire dans la propriété, s'enveniment.

Le film repose totalement sur ses interprètes Elodie Bouchez, Noé Abita, Sami Outalbali, Laure Calamy, Ramzy Bedia, Mahia Zrouki et Laurent Lafitte tous dans des rôles ultra caricaturaux. Le récit outrancier en tout point manque cruellement d'esprit. Ni drôle, ni créatif le film souffre également d'arythmie et de constance dans sa tonalité. La satire ne fonctionne pas.

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David Bowie, atteint d'un cancer, consacra les derniers mois de sa vie à la conception de Black Star son dernier album sorti deux jours avant sa mort le 10 janvier 2016.

Pour l'anniversaire des 10 ans de sa disparition, ce documentaire retrace, par anecdotes savoureuses et avec les témoignages de ses musiciens et techniciens de studio, les hauts et les bas de la carrière de Bowie : des années 60 avec Space Oddity à son retour en janvier 2013, après près de 10 ans d'absence, en passant par les années Ziggy Stardust et Life on Mars, par le succès planétaire du très (trop) pop Let's dance, la période électro-dance des années 90, l'échec du groupe rock Tin Machine, son grand retour au Festival Glastonbury en 2000 et la tournée Reality en 2004 interrompue en plein concert à Prague.

A voir en replay sur Arte.fr 

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Un soir, alors qu'il se promène près du canal, Mario rencontre Natalia une jeune femme exaltée qui attend son amoureux là où il lui a donnée rendez-vous, un an auparavant.

Le film, adapté de la nouvelle éponyme de Dostoïevski, prend des allures de conte dans un réalisme poétique favorisé par un très beau noir et blanc, les mouvements de lumière des lampadaires bousculés par le vent, les décors de la Cinecitta et le récit en flash back. La présence de Jean Marais renvoie aussi à l'univers poétique de Jean Cocteau.

Le regard clair et le teint pâle de Maria Schell servent particulièrement la fragilité de Natalia. Marcello Mastroianni est parfait en chic type, amoureux éconduit plongé dans l'univers étrange et obsessionnel de Natalia.

Les paroles de la chanson de Jacno fonctionnent parfaitement pour ce film : Amoureux solitaires dans une ville morte.  Amoureux imaginaires après tout qu'importe.  Que nos vies aient l'air d'un film parfait.

Un film beau et cruel.

Année de sortie en salle : 1957 (Lion d'argent à la Mostra de Venise)

A voir en replay sur Arte.fr jusqu'au 13 avril 2026 

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Adam, 4 ans, est à l'hôpital car il est sous alimenté. Rebecca, sa mère, le nourrit mal. Lucie, infirmière dans le service pédiatrique de cet hôpital public, tente de faire au mieux entre soins médicaux, procédures administratives et soucis du bien être de l'enfant.

Autour de l'histoire d'Adam, qui est au centre du film, se déploie le portrait du service de pédiatrie d'un hôpital public, sorte de cours des miracles qui accueille les enfants malades, souvent touchés par la précarité. Le film est porté par Léa Drucker filmée caméra à l'épaule dans une esthétique proche des films des frères Dardenne et du documentaire. Anamaria Vartolomei est également parfaite dans un rôle équivoque. Les deux personnages féminins forment le visage de victimes de la précarité, celle de l'hôpital qui manque de personnel et de place et celle des mères isolées et de la santé mentale.

Si le scénario entraîne Lucie dans des actes peu crédibles, les prestations des deux comédiennes et du petit Jules Delsart nous captent totalement.

Disponible en VOD

Date de sortie en salle : 17 septembre 2025

 

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Alison Wheeler donnait la dernière représentation de son spectacle La promesse d'un soir ce vendredi 9 janvier au Grand Rex. C'est avec ce spectacle que la comédienne a fait ses premiers pas dans le one-woman show en 2023.

Et c'est par ses chansons hilarantes sur France Inter et ses billets d'humour désabusé et décalé où l'absurde règne chez Quotidien qu'on l'avait remarquée. Et dans quelques rôles au cinéma dans des films moins bons qu'elle. On savait donc déjà qu'Alison Wheeler est drôle, naturellement drôle.

Sur scène, elle convoque tout ce savoir faire. Son écriture dense provoque à un rythme soutenu le rire, cheminant pour se faire par des sentiers inattendus qui nous emmènent là où on ne s'y attend pas. C'est très très drôle et extrêmement bien maîtrisé.

Ses sujets sont le célibat subit, le féminisme, les mecs, l'horloge biologique, les enfants... des sujets de trentenaire souvent rebattus auxquels elle donne une nouvelle fraîcheur. Trois chansons, dans l'esprit de celles composées il y a quelques années pour La Bande Originale, dont une à la gloire des coquillettes au beurre, viennent ponctuer le spectacle, ainsi que quatre vidéos dont une scène de baby shower et d'une soirée "coquine' en couple très drôles également. Dit ainsi, cela semble de l'humour un peu trop facile mais cela ne l'est pas. La singularité de son écriture, ses talents de comédienne et de chanteuse en font un spectacle à part.

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