SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 12:16

A l’occasion du bicentenaire de Gustave Courbet, le Petit Palais présente, dans un accrochage inspiré des Salons du XIXe siècle, une dizaine d’œuvres de Courbet en regard de quinze toiles de Yan Pei-Ming, grand admirateur du peintre français. Si l'intérêt du face à face peut laisser dubitaif, les toiles de Yan Pei-Ming impressionnent particulièrement.

A voir jusqu’au 19 janvier 2020.

Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
Yan Pei-Ming / Courbet, Corps à corps
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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 13:51

Le Petit Palais et l’avenue Winston-Churchill accueille une trentaine d’œuvres dans le cadre de la FIAC.

On retrouve, entre autres, sur l’avenue « piétonisée  » envahie de Food trucks et de tables de pique-nique, la machine à barbe à papa de Vivien Roubaud, une œuvre de Julien Creuset, un camion de Nicolas Momein, une Fiat 500 par Richard Jackson. Devant le Petit Palais, une imposante chauve-souris de Johan Creten, une œuvre dite anthropomorphique de Saint Clair Chemin.

La partie la plus intéressante se situe dans le Petit palais. La beauté du bâtiment 1990 flatte les œuvres qui ont été installées dans la galerie Sud, le péristyle et le jardin.

L’installation « Le proverbe turc » d’Erik Dortmund, le tableau « Les grands fonds » de Pierre Alechinsky, les sculptures en résine de Gaëtan Pesce, en bronze de Kiki Smith, en verre (et la tapisserie) de Laure Prouvost interpellent particulièrement.

Accès gratuit.

A voir jusqu’au 20 octobre.

 

FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
FIAC Projects au Petit Palais
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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 21:06

Cette année encore la FIAC investit les jardins des Tuileries et la place de la Concorde, deux écrins exceptionnels qui donnent une dimension toute particulière aux œuvres exposées.

Parmi les artistes représentés, on remarque Pierre Ardouvin, Calder, César, Mark di Suvero, Ida Eklab, Sylvie Fleury, Richard Jackson, Alex Katz, Matthew Monahan, Sagna Moulton, Moataz Nasr, Younès Rahmoun, Vladimir Skoda, Tomi Ungerer, Cécile Bendixen, Carlos Cruz-Diez, Odile Decq, Jean Prouvé...

La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
La FIAC 2019 hors les murs7
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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 20:50

Depuis 2012, la FIAC convie un artiste à investir la Place Vendôme. Yayoi Kusama avait accepté l’invitation et inspirée par ses thèmes récurrents produit une superbe citrouille jaune recouverte de pois. L’œuvre gonflable d’une superficie de 10m carré s’avérait être une des plus imposantes de l’artiste.
Installée en début de semaine, elle a dû être démontée ce jeudi car trop instable par coup de vent.

Reste sur la place trois cartels et des amateurs de l’artiste à la recherche de la citrouille envolée.

FIAC 2019 : Rendez-vous manqué avec Yayoi Kusama
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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 19:14

Roy Mc Bride, brillant astronaute, est missionné pour mettre fin à un phénomène étrange venu de l'espace mettant en danger la terre. Pour cela, il doit retrouver aux confins de l'espace son père parti, il y a bien longtemps, à la tête d'une vaste mission pour trouver une trace de vie intelligente.

Les images sont très belles et la réalisation efficace tant dans les scènes d'action que de contemplation. Brad Pitt est parfait dans le rôle de l'astronaute déterminé et de fils abandonné meurtri. Le rôle, qui alterne testostérone et sensibilité à fleur de peau,  n'est pourtant pas évident à tenir. James Gray qui a l'habitude de flirter avec le ridicule est, à plusieurs reprises, très près d'y tomber. La voix off du héros qui s'auto psychanalyse y fait beaucoup.

La qualité des images et celle de la réalisation des scènes dans l'espace, sur la lune ou Mars ou dans les vaisseaux spaciaux, nous font, presque, oublier ce travers.

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 12:06

Richard découvre que sa femme Maria le trompe. Après leur dispute, Maria décide, à l'insu de Richard, de passer la nuit dans l'hôtel face à leur appartement.

Christophe Honoré propose une sorte de vaudeville, mâtiné de comédie romantique à la Cary Grant/Katarine Hepburn, de l'absurde d'un Blier, du cynisme d'un Guitry et du décalage d’un Resnais. Un ensemble réjouissant où le réalisateur amuse autant qu’il semble lui-même s’amuser.

Jouant avec les règles du genre, il installe dans le rôle, à la fois, de l'amant dans le placard et du mari infidèle, Chiara Mastroiani, absolument parfaite. Benjamin Biolay et Vincent Lacoste se partagent le rôle du conjoint romantique et Camille Cottin interprète celui du premier amour, mélancolique, en quête de retour.

Le réalisateur a placé cette comédie dans un quasi huis clos reconstituant les deux lieux de l'action en studio ; seules les rares scènes de rue ont été tournées en extérieur. Un décor que le réalisateur n’a pas peur de montrer en survolant les différentes pièces. Un procédé qui associé à des textes très écrits nous rapproche du théâtre. 

La réalisation offre de beaux plans et une photographie très séduisante qui jouent avec ces décors colorés et une lumière au rendu artificiel nous emportant naturellement dans la fantasmagorie de Maria. 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 21:27

Pour sa réouverture après un an de travaux, le MAM de Paris ouvre ses portes et ses collections temporaires gratuitement tout le week-end.

La fête a débuté ce vendredi avec à l'extérieur des DJ sets de Patrick Vidale et Eugène Delation. A l'intérieur un big band anime la visite du nouvel accrochage des collections permanentes et de ceux de deux expositions temporaires. You, La collection Lafayette Anticipations qui présente des artistes contemporains.

Et surtout une très belle retrospective des oeuvres du peintre Hans Hartung pionnier de l'abstraction lyrique. Pas moins de 400 oeuvres sont présentées chronologiquement dans un accrochage aéré laissant place à l'expression de chaque création.

Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
Rétrospective Hans Hartung au musée d'Art moderne de Paris
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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:42

Le PCB accueille les artistes Damien Beneteau, Laurent Debraux, Justin Fiske, Pascal Haudressy, Gladys Nistor, Haruhiko Sunagawa, Catarina Rosa, Karina Smigla-Bobinski dans une exposition proposée par Eko Sato (galeriste dans le 20e).

"Le Silence du Mouvement est une expérience sensorielle privilégiant la lenteur et le silence au brouhaha et à l'agression de la vitesse."

A voir jusqu'au 21 décembre.

Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
Le silence du mouvement au Pavillon Carré de Baudouin
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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 15:25

Cadre supérieur dans une compagnie de fret maritime, Franck est licencié après avoir pris une décision immorale mais rentable pour son entreprise.

Le sujet du film d'Antoine Russbach n'est pas tant la dureté du monde du travail que l'immoralité qu'il peut porter, broyant les hommes et mené par la puissance de l'argent. Immoralité d'entreprises sans foi, ni loi, immoralité de ses employés poussés aux crimes, immoralité des familles qui se fichent de savoir d'où vient l'argent du foyer.

A la première partie réussie, succède un grand vide que le talent indéniable d'Olivier Gourmet ne peut combler. Le rythme global est lent, la tonalité très froide permet difficilement de s'attacher aux personnages, d'autant plus que le héros est un taiseux qui souffre en silence. L'ensemble manque cruellement de rebondissement et d'événements.

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:00

L'avis d'une tout à fait non-spécialiste des Marvel :

Spiderman Far from home est un film qui parle d'adolescents et s'adresse essentiellement aux adolescents. 🤓

Cela reste assez drôle 😂, visuellement bien foutu 🤩, affreusement bavard 😴 et très instructif : Iron Man est semble t-il décédé dans un épisode précédent 😱

2h10 c'est quand même très long.

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 16:22

1998, Kaboul est aux mains des talibans. Mohsen et Zunaira rêvent de pouvoir enseigner, lui, l'histoire, elle, le dessin, d'aller au cinéma, de se promener main dans la main et sans burqa.

Belle et curieuse idée que celle d'adapter le livre de Yasmina Kadra en animation. Les réalisatrices ont choisi de faire jouer les comédiens puis de mettre leur jeu en images pour une plus grande justesse dans l'interprétation. Ce procédé astucieux fait son effet. Les dessins sont très beaux. Leur beauté et les plans qui ne montrent jamais la violence de face, tout en ne reniant pas l'horreur de la situation, tire le film vers la  fable. Un part pris respectable qui peut interroger au regard du sujet.

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 15:54

C'est l'anniversaire d'Andrea. Dans la grande maison familiale enfants et petits enfants sont réunis. Claire, la fille aînée, partie à l'étranger depuis 3 ans, réapparaît.

Cette histoire de famille est surtout le portrait d'une femme dysfonctionnelle, agressée par la vie, qui bouscule un bonheur familial instable qui repose sur le déni.

Le film est porté par son excellent casting, Vincent Mc Caigne, Luana Bajrami, Laetitia  Colombani, Cédric Kahn, aussi bon devant que derrière la caméra, l'immense Catherine Deneuve et la très grande Emmanuelle Bercot.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 19:40

Heloise, mère de trois enfants, voit l'heure du départ de la petite dernière arriver.

Difficile de se passionner pour cette histoire  centrée sur les nombrils d'une ado. pourrie-gâtée et de sa mère hystérique. La pauvreté du récit, la platitude des dialogues, l'absence de profondeur des personnages, le milieu parisien-frique, la vulgarité de l'ensemble affligent. Même l'immense talent de Sandrine Kiberlain semble atteint par la médiocrité générale.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 12:46

Au XVIIIe siècle, Marianne, jeune peintre, est engagée pour réaliser le portrait d’Héloïse, promise à un homme qu'elle ne connait pas et à qui le portrait doit être envoyé.

Les superlatifs se bousculent pour dire la charge émotionnelle portée par ce film. La beauté et la délicatesse sont partout.

Dans la photographie d'abord. Majesté des paysages baignés de lumière, harmonie des couleurs, mystère des intérieurs d'une grande simplicité tamisée, éclairage des visages, des regards et des corps. Dans la mise en scène ensuite, à la fois vive et en retenue, qui montre et laisse deviner.

Dans les dialogues aussi qui en peu de mots, simples et subtils, disent tout. Dans les silences et les sons, du frottement du fusain sur le papier, aux crépitements du feu des cheminées jusqu'aux rythmes des respirations. Dans la fluidité du récit astucieux qui ne découvre pas tout et laisse volontiers imaginer, deviner.

Dans la tonalité d'un clavecin qui ne joue que quelques notes éparpillées d'une mystérieuse musique qu'on reconnait pourtant. Dans un "je ne sais pas" qui dit précisément le "je ne sais pas" qu'il veut dire. Dans le pinceau qui dévoile la texture d'une peau, les traits d'un visage, la colère d'un regard.

Dans l'interprétation de Luana Bajrami, touchant oiseau tombé du nid et combattante. Dans celle de Valeria Golino, dont le regard perdu et la voix voilée portent merveilleusement le spleen de son personnage. Dans le duo fusionnel formé par Adèle Haenel intense et Noémie Merland touchée par la grâce.

Par les sujets abordés. La condition des femmes, qu'elles soient aristocrates, domestiques ou artistes. La création, la fragilité et la domination de l'artiste et celles de son modèle. La naissance d'un amour guidant vers l'émancipation. Le mythe d'Orphée et d'Eurydice, le choix de l'amoureux et celui du poète. Le renoncement. La portée du souvenir.

Tout est délicatesse et beauté, jusqu'à ce titre merveilleusement romanesque : "Portrait de la jeune fille en feu".

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 11:54

A la fin des années 60, Rick Dalton, star de séries télé, et Cliff Booth son cascadeur et homme à tout faire, tentent de survivre dans l'industrie hollywoodienne. Ils y croisent Sharon Tate et la secte Manson.

Tarantino parle d'hommage à Hollywood. Le film ressemble plutôt à l'expression d'une nostalgie de l'imagerie des années 60. Les personnages principaux sont dessinés à gros traits et ne semblent être là que pour habiller les sketchs délirants et nostalgiques du réalisateur. L'ensemble est assez répétitif, les scènes similaires se succèdent. Léonardo Di Caprio et Brad Pitt, parfaits ne suffisent pas à nous sortir d'un certain ennui. Cerise sur le gâteau Tarantino se pique de venger Sharon Tate.

Qu'il habille les histoires sorties de son imagination d'outrance, de violence et d'humour dégénéré est une chose, qu'il s'empare de personnages réels au destin tragique pour donner un semblant de sens à son propos rend l'ensemble indigeste. Si le mauvais goût fait partie de l'oeuvre de Tarantino, il a atteint ici ses limites.

 

 

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 21:28

Le docteur Petypon se réveille  après une soirée bien arrosée dont il ne se souvient de rien. Il découvre la Môme Crevette, vedette du Moulin Rouge, dans son lit.

Zabou Breitman met en scène ce Feydeau en ajoutant à la folie de l'auteur son propre délire avec quelques idées de scénographie jouant sur l'anachronisme et les mises en abîmes. Cette touche personnelle déborde un peu trop sur la seconde partie qui frôle le n'importe quoi. Si l'on osait des comparaisons hasardeuses, on dirait qu'elle sert moins bien qu'Isabelle Nanty (Hôtel du Libre Echange) le génie e Feydeau, qui crée toujours quelques instants de lassitude avec ses portes qui claquent, ses maitresses dans le placard et ses éternels recommencements. 

On prend tout de même beaucoup de plaisir à voir les personnages se débattre dans cet embroglio.

Micha Lescot, définitivement génial, et Lea Drucker, irrésistible, sont hilarants. Le reste de la troupe, ils sont 16 sur scène, Eric Prat et Anne Rotger en tête, suit le rythme avec bonheur.

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 15:19

Lila tente d'oublier Rémi qui vient de la quitter.

Hafsia Herzi réalise son premier film et se met en scène. De tous les plans, l'actrice séduit toujours. La réalisation au plus près des personnages et le montage qui alterne séquences longues et montage rythmé sont agréables. Le casting de qualité inégale nous offre le plaisir de retrouver Anthony Bajon et de découvrir Myrian Djeljeli et Djanis Bouzyani. Pour ce qui est du récit, il se compose de scènes successives qui jouent au maximum la carte du naturalisme mais présentent des dialogues et des enjeux un peu vains. L'ennui pointe régulièrement son nez et repart. Inégal et intrigant.

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 14:32

Le film a pour seul intérêt la présence de Jean-Louis Trintignant et d'Anouk Aimé.

Pour le reste, aucune heureuse surprise. Lelouch s'appuie largement sur son film "Un homme et une femme" dont il reprend de nombreux et longs extraits t fait joujou avec ses deux comédiens.

Il présente un scénario niais et sans , des dialogues ineptes, des seconds rôles en roue libre, une musique envahissante, une réalisation sans créativité et globalement beaucoup de lourdeurs.

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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 18:12

 

Le musée du Jeu de Paume propose une retrospective de la photographe Virginienne, Sally Mann.

40 de travail sont représentés en commençant et en finissant par les photographies familiales mettant ses enfants en scène, en passant par une série de paysages, de témoignages de la ségrégation particulièrement prégnante dans l'Etat de Virginie et d'un hommage à Gee Gee sa nounou.

L' enfance, l'innocence, l'amour sans concession, le temps qui passe, la mort, la condition des noirs et l'aveuglement des blancs... les sujets abordés par Sally Mann sont plus intéressants que la plupart des oeuvres qui en sont nées. Les deux vidéos où l'artiste parle de son travail et de son rapport au segregationnisme sont les parties les plus intéressantes.

Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
Sally Mann au Jeu de Paume
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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 14:04

Katherine Newbury, présentatrice célèbre d'un late show, tente de sauver son émission sur le déclin. Molly, indo-américaine, est embauchée comme auteur. Les deux femmes, que tout sépare, vont s'associer pour sauver l'avenir de Katherine.

La relation sadomasochiste de la présentatrice et de son auteur évoque "Le diable s'habille en Prada" version showbizz. Ce n'est pas plus passionnant que dans la version originale. Pour ne pas sombrer dans un ennui abysssale, on s'accroche à Emma Thomson qui excelle dans le rôle de l'indécrottable méchante.

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 14:18

Suite à une allergie au botox, Julie comédienne demande à Laurette, son sosie, de la remplacer sur son prochain tournage.

Mathilde Seigner est parfaite, dans le double ôle de la comédienne intello, très inspirée physiquement par Isabelle Huppert, et celui de la coiffeuse, pas trop caricaturale. Sa composition, nous fait presque oublier qu'elle n'est qu'une. Grâce à cette interprétation et à des seconds rôles à la hauteur, la première heure se regarde sans déplaisir. L'installation des différents personnages et du propos central du film se fait de façon fluide, l'ensemble est sympathique. Malheureusement, les 35 minutes suivantes démentent cette bonne impression. Le récit s'enlise. La réalisatrice semble ne pas savoir comment développer et clôturer son histoire. La légèreté contrôlée de la première heure laisse place à une succession de scènes idiotes, au propos pseudo psychologique à peu de frais. De film gentillet "Ni une, ni deux" passe en mode film raté.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 19:52

Après avoir tenu des propos homophobes,  Mathias Legoff, vice champion du monde de natation, est contraint d'entrainer une équipe de water-polo gay.

On reste sans voix devant ce film au scénario d'une pauvreté abyssale, aux dialogues affligeants, aux personnages caricaturaux, aux plaisanteries ringardes et à la mise en scène sans imagination. Cerise sur le gâteau, les interprètes sont en roue libre, ajoutant au sentiment que tout sonne faux dans ce film bas de gamme.

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 16:20

Daoud dirige le commissariat central de Roubaix. Incendie criminel, viol, fugue... le commissariat gère les affaires courantes quand une octogénaire est assassinée.

Le film est très fortement inspiré du documentaire de Mosko Boucault "Roubaix, commissariat central" qui a marqué tous ceux qui ont pu le voir lors de sa diffusion en 2008. Mosko Boucault y avait filmé, en 2002, les aveux des deux criminelles d'une septuagénaire lors de leurs interrogatoires.

Arnaud Desplechin reprend une bonne partie des scènes et des dialogues du reportage. Un presque copié/collé auquel la fiction apporte une esthétique de la mise en scène particulièrement soignée et un beau portrait de flic comme on les dessinait dans le cinéma français des années 70. Roschdy Zem campe un commissaire taiseux, pausé et humaniste qui connait comme personne sa ville natale et ses habitants. La lumière du titre du film c'est lui.

A ses côtés, un jeune lieutenant affecté dans cette ville qu'il ne connait pas, interprété par Antoine Renartz. Tous les comédiens jouent parfaitement leur rôle bien que l'on puisse s'étonner de n'y entendre aucun accent ou parler roubaisien. Et ce n'est pas un détail quand on voit à quel point Desplechin a le soucis de dessiner un portrait, certes orienté vers ce qu'elle a de plus triste mais précis, de la ville, de sa pauvreté à ses ruelles sombres et ses courées délabrées jusqu'à sa météo exécrable.

Cette réserve exceptée, le film, d'une durée de deux heures, se visionne avec intérêt et avec un réel plaisir de cinéma servi par une belle mise en scène et le dessin soigné des personnages.

 

 

 

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 20:19

S'il fallait n'en garder que trois :

 

- Les Dames de la côte de Nina Companez, à la télévision

 

- Collaboration de Ronald Harwood, au théâtre

 

- Un Dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier, au cinéma

 

trois souvenirs immédiats et indélébiles de Michel Aumont.

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 15:54

Marchand et talentueux réparateur de bicyclette, Raoul Taburin n'a jamais su faire de vélo. Il garde ce lourd secret depuis l'enfance jusqu'à l'arrivée dans le village d''un photographe.

Pierre Godeau adapte sans fioritures la bande dessinée de Sempe et nous conte gentiment cette histoire très bien servie par Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément.

Un film charmant, qui ne fait de mal à personne mais qui ne revolutionnera pas l'histoire du cinéma.

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