SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:21

The Rabeats fêtent leur 20 ans. Le tribute band picard s’est fait plaisir, et certainement un peu peur, en débutant sa tournée anniversaire par trois concerts au Cavern club de Liverpool, où les Beatles se sont produits plus de 290 fois entre 1961 et 1963.
Ces 17 et 18 janvier, c’est l’Olympia qui s’offrait pas moins de 2 heures de plongée dans la musique des Fab four.

Dans la salle un public en majorité cinquantenaire et plus, totalement déchaîné, sur scène les 4 picards tout de Beatles, multi-époque, vêtus et des projections de documents et illustrations psychédéliques.

Près d’une cinquantaine de tubes s’enchaînent, un répertoire incroyable, qui crée instantanément l'enthousiasme. Le public chante en choeur chaque titre. La première partie enchante. Le chanteur assure, le groupe et l'habillage scénique font le job. La seconde partie, après entracte, affiche un son saturé et un groupe qui à mesure que le concert se déroule devient moins performant. Problèmes techniques ou fatigue, sur certains morceaux les musiciens semblent ne plus jouer ensemble. Le chanteur perd peu à peu sa voix. On retrouve tout de même de beaux moments sur les titres plus calmes. Le final sur All you need is love qui est conçu pour être festif ne fonctionne pas vraiment. Une sorte de confusion s’installe qui est un peu dommage.

Malgré cela, le plaisir prit pendant ces deux heures est bien réel. Pouvoir entendre en live les morceaux du plus grand groupe de l'histoire s'assimile à croquer dans une gigantesque madeleine de Proust.

 

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 15:40

Greta Gerwig (Lady Bird) propose une énième adaptation du roman de Louisa May Alcott. La réalisatrice construit son film à base de flash-back qui pourront décontenancer ceux qui découvrent cette histoire mais qui donnent un peu de peps à une réalisation sans créativité particulière, encombrée d'une musique dégoulinante.

Ce qui maintien notre attention dans ce récit sans surprise est la qualité de l'interprétation des femmes March Laura Dern, Emma Watson, Florence Pugh, Elisa Scanlen, Meryl Streep et des fiancés James Norton, Louis Garrel et Thimothee Chalamet bien plus convaincant qu'à l'accoutumée. Quant à l'irrésistible rôle principal de Joe March il échoue à Saoirse Ronan (Brooklyn, Lady Bird...) qui déploie, ici encore, tout son talent et sa puissance romanesque.

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 18:07

Fanny Brice, star du music hall, se remémore son parcours d'artiste et sa vie de femme.

Inspirée de la vie de la vraie Fanny Brice, Funny Girl a été créée à Broadway en 1964 avec dans le rôle titre Barbra Streisand, découverte à cette occasion. Jean-Luc Choplin, directeur du théâtre Marigny, met en scène pour la première fois en France, ce spectacle, à la fois drôle et dramatique, devenu un classique de la comédie musicale. Cette production français présente une distribution internationale de comédiens-chanteurs-danseurs de grande qualité. A la tête de la troupe Christina Bianco comédienne, chanteuse et imitatrice américaine, impressionne par la puissance et la justesse de son interprétation tant dans le jeu que dans le chant.

Après 2h30 d'un spectacle virevoltant, le public du Marigny offre une ovation à cette belle troupe, son orchestre et à sa révélation Christina Bianco.

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 19:12

Alex Lutz revient avec son nouveau spectacle aux Folies Bergeres. Lancé en février 2018 à l'Olympia, ce deuxième opus se présente comme un stand-up. Plus de sketchs comme sur le spectacle précédent mais une longue réflexion sur les angoisses de la vie et le vivre ensemble qui ouvre de nombreux apartés sur le nombrilisme de l'artiste, sur la peur libérée par le rire, sur la condition des femmes, sur l'origine des manies de l'Homme... L'artiste fait passer quelques convictions de façon plus direct, dans un 1er degré qui réduit les moments de rire franc, qui lorsqu'il est là est toujours très efficace. Il est accompagné en entrée, dans une scène burlesque, et en sortie, dans une séquence esthétique et poétique, de deux superbes chevaux blancs qui soulignent la volonté de l'artiste de proposer plus qu'un spectacle comique.

Dans cette sorte de fourre-tout, qui s'enchaine parfaitement, le talent du comédien et sa maitrise de la scène ne cessent d'impressionner.

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 15:22

Roy Courtnay, escroc octogénaire, séduit Betty Mc Leish, riche veuve.

Le rythme du récit est au diapason de celui de ses héros, lent, très lent. Il n'est rien de dire que l'ennui s'installe très vite. On est loin du film d'anarque brillant. Ici le film s'enlise dans un scénario alambiqué et idiot. Le récit frôle régulièrement le ridicule pour y tomber totalement lors du dénouement. Le charme de Iam Mc Kelley et d' Helen Mirren n'y peut rien.

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 22:34

Descendant des cintres dans une quasi verticalité, un plateau en bois massif porte 3 hommes et 3 femmes qui tentent de ne pas céder à l'attractivité terrestre. Quand le plateau se positionne à l'horizontale et se met à tourner sur lui-même, telle la terre en rotation, les six personnages poursuivent leur quête d'équilibre, alternant comportement individualiste et collaboratif, terreur vive, bonheur fugace et jeux dangereux. Ils sont les jouets de cet espace versatile auquel ils semblent coûte que coûte vouloir rester attachés.

Les 6 danseurs-circassiens (Julien Cramillet, Kerem Gelebek, Jean-Yves Phuong, Sarah Silverblatt-Buser, Marie Vaudin, Francesca Ziviani) déjouent pendant 1 heure les lois de l'apesanteur et donnent à cette allégorie de la vie, et de sa double gravité, toutes leurs forces et leurs talents d’acrobates et de comédiens. L'engagement physique est impressionnant tout comme la maîtrise technique.

Entre poésie et performance physique Celui qui tombe impressionne.

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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 15:34

Paul et Myriam engagent Louise comme nounou pour leurs deux jeunes enfants.

Lucie Bordeleau prend le difficile pari de mettre en images le livre de Leila Slimani. La réalisatrice décide de déconstruire le récit  précis de l'écrivain et réduit cette histoire complexe en un scénario sans nuances avec un suspens qui n'existe pas dans le livre car il n'en ai pas le sujet. Cette réécriture donne un récit appauvri sans émotion ou réelle tension, que quelques artifices grossiers échouent à créer. La scène finale confirme l'incapacité du film à atteindre l'esprit du livre. La qualité d'interprétation des comédiens n'y peut rien. Adultes, Karin Viard en tête, et enfants sont parfaits.

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