1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte suite à un viol. Aidée par Michèle, sa mère, et par d'autres femmes, elle avorte clandestinement. 1972, toutes les femmes sont poursuivis par la justice dans ce qui s'appellera le "Procès de Bobigny". Gisèle Halimi, avocate, assure leur défense.

Barbara Lamballais et Karina Testa présente le récit de cette histoire qui est entrée dans la grande Histoire de la défense du droit des femmes à disposer de leur corps.

La pièce débute tambour battant - le spectacle est aussi dans la salle - par une assemblée générale de l'association "Choisir la cause des femmes" créée par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir en juin 1971, quelques mois après la publication par le Nouvel Obs de la liste des 343 Françaises qui ont le courage de signer le manifeste "Je me suis fait avorter".

Puis, le récit enchaîne avec une mise en place qui semble un peu longue, mais qui ose, avec une certaine réussite, jouer sur le ton de l'humour. Ainsi, on se surprend à rire ou sourire dans le rappel du contexte historique et la présentation des personnes impliquées dans toute la complexité notamment sociale de leurs situations.

La pièce adopte ensuite une écriture et une mise en scène ingénieuse qui lui permet d'accélérer le récit tout en restant clair sur les tenants et aboutissants.

Sans être bluffante, la pièce a pour qualité évidente, dans une tonalité accessible par tous, de rappeler l'importance de maintenir le droit à l'avortement, le lourd combat qu'il a fallu mener pour l'obtenir, les souffrances endurées par les femmes et de très jeunes filles.

Les 6 comédiennes - Clotilde Daniault, Maud Forget, Deborah Grall, Karina Testa, Celine Toutain et Jeanne Arènes - sont excellentes, tout comme Julien Urrutia qui endosse tous les rôles masculins.

La pièce a été récompensée par 3 Molières 2026 : Théâtre Privé, wAutrices francophones et Comédienne dans un second rôle pour Jeanne Arènes 

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Ça y est ! La Caverne du Pont Neuf, œuvre d’art monumentale et éphémère de JR est visible... de l'extérieur pour le moment.

L'intérieur qui sera aménagé façon grotte avec un accompagnement sonore créé par Thomas Bangalter (ex-Daft punk)  sera visitable du 6 au 28 juin 2026, 7 jours sur 7, 24h sur 24.

L’œuvre rend hommage à The Pont Neuf Wrapped de Christo et Jeanne-Claude, réalisée en 1985. C'est aussi une invitation à revenir aux origines, la Caverne évoquant l’allégorie de Platon — un lieu où la sortie mène à la connaissance et à la compréhension du monde. 

Le projet est auto financé.

Voir les autres post sur le travail de JR :

JR et Liu Bollin au Louvre

JR au Panthéon 

JR Inside out au Trocadéro 

JR au Louvre

JR à la MEP

JR fête les 30 ans de la pyramide du Louvre

La Caverne du Pont Neuf par JR
La Caverne du Pont Neuf par JR
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Elsa, réalisatrice de pub depuis que ces 2 films ont été un échec, souffre de violentes migraines et de crises d'angoisse. Elle est soutenue par Beau son compagnon pompier et stripteaseur. Elsa est le personnage principal du nouveau scénario qu'écrit Raul en recherche d'inspiration soutenu par son compagnon Santi.

La mise en abîme agit ici à plusieurs niveaux. Si Raul est Elsa, Elsa et Raul sont certainement Pedro Almodovar. Quant aux personnages secondaires créés par Raul, ils lui sont inspirés par son entourage. 

Le film est plaisant de par ses comédiennes parfaites (Barbara Lennie, Aitana Sanchez Gijon, Victoria Luengo, Milena Smit et dans une courte mais drôle apparition Rosie de Palma). Barbara Lennie incarné Elsa le seul personnage vraiment intriguant de l'histoire. Les comédiens (Leonardo Sbaraglia en tête, Patrick Criado, Quim Gutiérrez) ne sont pas mal non plus malgré leur partition faiblarde.

Le film tourne à vide. Le peu d'intrigue semble abandonner en cours de route. Le manque d'inspiration de Raul se fait cruellement ressentir.  On ne retient qu'une seule scène vraiment réussie : la confrontation entre Raul et son assistante trahie. Dans cette scène tout est dit sur le sujet autour duquel le film ne fait que tourner.

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A l'occasion du centenaire de la naissance de Marilyne Monroe, la Cinémathèque propose une exposition qui lui est dédiée.

Dans un récit chronologique de 1945, alors que Marilyne débute comme modèle pour les magasines, jusqu'au jour de sa mort le 4 août 1962, sont exposés affiches de film, photos de tournage, photos publicitaires, photos en Corée, extraits de films et d'interview, documents audio, 4-5 costumes ou tenues personnelles...

L'exposition s'éparpille un peu en voulant embrasser de nombreux angles d'approches : Marilyne American girl, Maryline exploitée par les studios, le mythe Marilyne, Marilyne symbole LGBT et Marilyne actrice de talent. On attendait de la Cinémathèque qu'elle se concentre sur ce dernier angle mais ce n' est pas vraiment le cas. L'exposition traite de l'Amérique de l'époque qui glorifie la peau blanche et la blondeur, des studios hollywoodiens qui imposent leur idéal féminin aux actrices, avec notamment une interview de Jane Fonda qui évoque les demandes de transformations physiques qui lui ont été faites, des agissements peu élégants de la Fox pour saboter l'actrice, d'une presse misogyne...

Cette chronologie nous mène également au mi temps des années 50 où l'actrice s'émancipe en s'installant à New-York, prenant des cours à l'Actors Studio et créé sa propre maison de production avec son ami Milton Greene. Chaque fois, l'exposition met en avant la façon avec laquelle elle est moquée par la presse et sabotée par les studios. Pas vraiment de références à son statut d'actrice-chanteuse malgré les nombreux titres qu'elle a interprétés.

Il semble également que l'exposition ait eu quelques difficultés à accéder à des documents d'archives vraiment Inédits.

Malgré tout,cette exposition permettra à ceux qui connaissent mal Maryline Monroe d'en savoir un peu plus sur cette comédienne qui a joué dans 33 films en 15 ans de carrière.

Marilyne Monroe, célébrer la star, exposer l'actrice
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Paris 1928, Suzanne tient le rôle de la Vénus Electrica dans un numéro forain. Antoine, peintre à succès et veuf éploré, la prend pour une médium en capacité de le mettre en relation avec Irène, sa compagne décédée. Armand le bienfaiteur d'Antoine y trouve un double intérêt.

Comme souvent dans les films de Salvadori, le mensonge tient ici le premier rôle et agit de façon multiple dans cette histoire où l'illusion est reine. Mensonge par avidité, mensonge pour protéger , mensonge pour soigner... le film qui se présente comme une comédie renferme aussi beaucoup de délicatesse et de thèmes graves tels que le chagrin inconsolable et la fidélité due à nos morts. Ainsi, le récit mêle burlesque et sensibilité et nous surprend plus d'une fois à être ému notamment par les personnages d'Antoine et Armand.

Cette fois encore Pio Marmai est magnifique dans le rôle de l'homme endeuillé, comme il l'était déjà dans L'attachement. Gilles Lellouche touche aussi beaucoup prouvant une fois encore la large palette de ses talents de comédien. Les comédiennes, Anaïs Demoustier et Vimala Pons, sont parfaites exprimant merveilleusement l'espièglerie, la candeur, l'énergie et la passion de leurs personnages.

Tous sont particulièrement bien servis par les dialogues ciselés de Pierre Salvadori. La reconstitution de la Belle époque est très réussie avec un petit quelque chose qui nous rappelle que tout cela n'est qu'illusion. 

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