SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 20:54

Dans les années 80, alors que la Chine a instauré la politique de l'enfant unique, le fils de  Lyun et Yaojun se noie.

Le réalisateur suit l'évolution de ce couple et son entourage marqués par cette disparition. Toute la dramaturgie est basée sur la violence de la politique de l'enfant unique (abandonnée en 2015), sans réelle réflexion sur le régime chinois dans son ensemble. L'enfant est donc au centre du film : l'enfant perdu, l'enfant avorté, l'enfant adopté, l'enfant illégitime, l’enfant coupable. Cela donne une fresque dramatique, un peu lourde, construite, astucieusement mais aussi de façon alambiquée, en flashback, bénéficiant d'une très belle photo, parfaitement interprétée dont on se demande si elle nécessitait vraiment ses plus de 3 heures de développement.

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 16:22

Un rappeur looser accepte de tester Yves un réfrigérateur doté d'une intelligence artificielle.

Si l'idée de base est intrigante, le développement manque d'ambition. Les blagues ringardes et de mauvais gout prennent trop de place dans un scénario particulièrement faible qui tourne en rond.

Malgré toute la bonne volonté de William Leghbil et Doria Tillier, on peine à croire en leur couple qui pourtant devient le réel enjeux du film reléguant au second plan la menace de l'intelligence artificielle.

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 15:29

Yoav, jeune israélien, arrive à Paris comme tombé du ciel. Epris de la langue française. il fuit la folie de son pays, espérant trouver un idéal en France.

Tout dabord intrigant, le récit devient vite obscure, incompréhensible puis très ennuyeux. Le plaisir de retrouver Quentin Dolmaire ne suffit pas à alléger ces deux heures qui s'avèrent pénibles.

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 16:09

Georges vient d'acquérir un blouson à franges en daim. Ce blouson donne un sens à sa vie.

On ne sait pas très bien d'où vient Georges et qui il est mais peu importe. L'essentiel réside dans l'intensité de sa relation à son  daim et son objectif d'être le seul à porter un blouson.

Jean Dujardin excelle dans le rôle du fou monomaniaque. Adèle Haenel dans un rôle moins lisible est également parfaite. Le scénario frapadingue nous emporte sans ennui pendant 1h15.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 21:02

Quand Monsieur Fraize entre en scène ce  n'est pas pour son plaisir. C'est son travail. Car le travail est important pour M.Fraize, tout comme le fait de ne pas perdre son temps. 

Marc Fraize nous invite à passer 1h20 avec ce personnage enfantin et obsessionnel aux centres d'intérêt peu palpitants. Tout repose dans ce spectacle, comme pour tout bon spectacle comique, sur le rythme auquel tombent les punch lines. Sauf qu'ici, volontairement, la lenteur et le vide règnent. Marc Fraize joue avec l'absurde, qu'il habille de silence, d'expression du corps et d’onomatopée. On pense à Coluche ("c'est l'histoire d'un mec") et à Albert Dupontel (dans ses premiers sketchs). Le procédé séduit rapidement mais s’essouffle un peu, par la redite d'un même procédé qui mériterait de se renouveler au cours du spectacle.

M. Fraize n'en demeure pas moins une curiosité dans l'univers quelque peu formaté des comiques français.

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23 juin 2019 7 23 /06 /juin /2019 20:11

Il ne reste plus qu'un mois pour visiter l'exposition Hammershoi.

Le musée Jacquemart-André présente une quarantaine d’œuvres du maître Danois et 6 œuvres illustrant ses liens avec Svend Hammershoi (son frère), Peter Ilsted et Carl Holsoe.

Les peintures d'Hammershoi, particulièrement les intérieurs habités parfois par une femme, celle du peintre, seule, de dos ou concentrée sur son ouvrage, évoquent le silence et une certaine solitude. On se surprend à penser au travail d'Edward Hopper. Très graphiques, ces œuvres soignent la lumière où dominent les tons gris et beiges. Leur cadrage et leur minimalisme les rend intemporelles. Les paysages, ici exposés, dénués de personnages et épurés au maximum, impressionnent moins si ce n'est "le collège juif" et "Paysage-1900" presque abstrait.

A voir jusqu'au 22 juillet.

Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
Hammershoi au musée Jacquemart-André
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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 20:54

Marcelle Paillardin, délaissée par son mari,se laisse convaincre par Pinglet, malheureux en mariage, de le rejoindre dans un hôtel borgne où la discrétion n'est malheureusement pas de mise.

Le vaudeville n'autorise aucunement l'à peu près, ni dans la mise en scène,  ni dans l'interprétation, et la qualité d'écriture de Feydeau ne suffirait pas à effacer la moindre fausse note.

Isabelle Nanty et Christian Lacroix, respectivement metteuse en scène et scénographe, offrent un très bel écrin à la troupe de la Comédie-Française. Florence Viala, Anne Kessler, Michel Vuillermoz, Jérôme Poulin, Christian Hecq... maîtrisent à la perfection cette mécanique de précision. Dans la façon de faire entendre le texte tout d'abord et dans la façon de se mouvoir. Comme des pantins désarticuler leurs corps font éclater le rire et la qualité de leur interprétation présente sous son meilleur jour la rigueur de l'écriture.

Les stradivarius de la Comédie Française sont capables de tout jouer et d'extraire la quintessence de chaque partition.

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 19:00

Anna et Adam, jeune couple de parisiens de confession juive, partent en Pologne pour commémorer le 75e anniversaire de la destruction d'un village juif, village auquel la famille d'Adam est liée. Anna espère retrouver elle aussi un peu de l'histoire de sa famille.

Cette comédie dramatique ni drôle, ni émouvante, est interprétée par des acteurs en roue libre. Même Judith Chemla, dont le talent ne fait aucun doute, peine à donner consistance à son personnage proche de l'hystérie. Seule Brigitte Rouan tire son  épingle du jeu.

La réalisation approximative ne laisse aucune chance aux moments qui pourraient être drôles de l'être et agit de la même façon sur les moments d'émotion possible. La photographie est fade, la mise en scène inexistante. Le récit enchaine les scènes-sketch qui ne disent rien si ce n'est que les polonais sont des antisémites alcooliques et que Cracovie est le Disneyland de l'antisémitisme. Un peu juste pour un sujet aussi sensible.

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 13:58

Elle est secrétaire d'État et se présente à la présidence des États-Unis. Elle engage un ami d'enfance, journaliste au chômage, pour écrire ses discours.

Tout est totalement incohérent et idiot, parsemé de propos vulgaires et de blagues scatologiques. Une insulte à l'intelligence du spectateur.

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 12:52

Ki-Woo est embauché par la fortunée famille Park comme professeur particulier d'anglais de leur fille. Rapidement, Ki-Woo parvient à faire entrer anonymement sa sœur et ses parents au service des Park.

Formellement, le film séduit d'emblée, très belle photo, mise en scène précise, réalisation  soignée. Le récit particulièrement original enchaîne les événements imaginatifs avec fluidité, sans temps morts.

Cette satire de la Corée du Sud, de sa fracture sociale, de sa fascination pour les Etats-Unis et de sa misère cachée dans les sous-sols, mixe les tonalités, à la fois drôle, grinçante et violente.

Une très méritée Palme d'or.

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 18:41

 

Mention spéciale : It must be heaven de Elia Suleiman

 

Prix du scénario : Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma

 

Prix d'interprétation féminine : Emily Beecham dans Little Joe

 

Prix de la mise en scène : Le jeune Ahmed de Luc et Jean-Pierre Dardenne

 

Prix du jury ex-aequo : Les Misérables de Ladj Ly et Bacurau  de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles

 

Prix d'interprétation masculine : Antonio Banderas dans Douleur et gloire

 

Grand Prix du jury : Atlantique de Mati Diop

 

Palme d'Or : Parasite de Bong Joon Ho

 

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 16:07

Le Pavillon Carré de Baudouin poursuit son cycle sur la photographie (après les œuvres de Willy Ronis et de William Daniels) en accueillant Sylvain Cripoix.

Ce photographe français est spécialisé dans les photographies de rue et les portraits. Il présente ici des œuvres réalisées durant ces 15 dernières années, divisant l'exposition en quatre thématiques : les portraits, les photos de concerts, celles prises à Cuba les jours qui ont suivi la mort de Castro et une grande série sur Paris.

 

Si tout n'interpelle pas, plusieurs photographies accrochent particulièrement l’œil.

A voir jusqu'au 31 août. Entrée libre.

 

Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
Sylvain Gripoix "Tout ce qui parade" au Pavillon Carré de Baudouin
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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 18:04

Sibyl s'apprête à abandonner son métier de psychologue pour se remettre à écrire quand Margaux jeune comédienne en perdition, lui demande de l'aide.

Après Victoria, Justine Triet offre à nouveau un très beau rôle à Virginie Effira. Cette psy-romancière totalement paumée et qui lutte pour ne pas être rattrapée par ses démons passés présente une vaste palette de jeu que maîtrise parfaitement Virginie Effira.

 

Côté scénario, l'ensemble est très inégal et on ne comprend pas toujours très bien la place accordée, ou pas, à certains personnages secondaires. La mise en place est un peu longue et semble se prolonger quasiment sur le premier tiers du film. Laura Calamy, dans le rôle de la frangine, tout aussi déséquilibrée, est excellente.

 

Le film démarre vraiment quand les protagonistes se déplacent sur l'île de Stromboli et le tournage du film dans lequel joue Margaux. Cette partie fait place à plusieurs scènes particulièrement efficaces et à l'occasion drôles, avec Sandra Hüller parfaite dans le rôle de la réalisatrice au bord de la crise de nerfs tout en retenu germanique. Les autres comédiens, Niels Schneider, Gaspard Hulliel, Adèle Exarchopoulos, Paul Hamy sont très bons également mais leurs personnages peinent à exister pleinement face à Sybil, personnalité qui occupe tout l'intérêt de la cinéaste.

 

Les quatre dernières scènes du retour à Paris semblent être posées l'une derrière l'autre de guingois comme les pièces d'un puzzle mal ajustées.

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 11:45

Ahmed, 13 ans, suit avec application les préceptes extrémistes de l'iman du quartier.

 

Les frères Dardenne dessinent le portrait d'un très jeune ado embrigadé dans l'extrémisme religieux. Leur personnage est un enfant sage, discipliné et respectueux, respectueux des préceptes de sa religion mais aussi de tout ce qui lui ai demandé tant que cela ne va pas à l'encontre de cette religion.

 

Ahmed est double. L'expression de ses entêtement, ses réflexions rappellent sans cesse son jeune âge tandis que sa dureté et l'objectif qu'il s'est fixé évoque les délires d'un adulte.

 

Les frères Dardenne suivent leur personnage sans prendre position jusqu'à la scène finale où l'enfant repend le dessus.

 

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 23:09

Salvador, réalisateur de cinéma reconnu, déprime. Il souffre de multiple troubles physiques qui, dit-il, l’empêchent de créer. Cette dépression et certaines circonstances le plongent dans une nostalgie qui le renvoie à son enfance et à ses anciennes amours.

 

Ce qui marque avant tout c’est la prestation d’Antonio Banderas, très fin dans l’interprétation de ce clone d’Almodovar. Le film déroule le portrait de ce cinéaste et de ses états d’âme en jouant sans cesse avec le vrai et le faux. Salvador porte les couleurs d’Almodovar, son allure, ses habitudes et ses rêveries qui multiplient les références à l'oeuvre du cinéaste. Mais est-il Almodovar ?

 

On peine à se détacher de cette obsession et cela gêne un peu la plongée pleine et entière dans le récit qui s’amuse à nous égarer. Le film n'en reste pas moins une oeuvre intrigante, entre autodérision, nostalgie, affres de la création et regrets éternels.

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 22:03

La vie d’Elton John de sa découverte du piano enfant jusqu'à l'année 1983.

Fletcher choisit de conter cette histoire de gloire, sexe, drogue et rock'n roll sous une forme hybride entre biopic classique et comédie musicale. Ce format donne une belle énergie au film tant dans les périodes d'euphorie que dans les moments de désespoir.

Le réalisateur parsème son récit des hits d’Elton John dont les textes illustrent parfaitement chaque moment. Tubes interprétés par Taron Egerton lui-même (performance vocale bluffante) ou par les protagonistes qui l’entourent.

La mise en scène stylisée et le montage sont très rythmés, avec des flashbacks astucieusement amenés et de belles ellipses. Fletcher joue avec les contrastes des couleurs fades de l’enfance à celles flashies et exubérantes de la vie de rock star. Les reproductions des costumes d’Elton John sont spectaculaires. Si on peut reprocher un traitement un peu trop appuyé des rapports conflictuels avec les parents, la psychologie du chanteur et celles de son entourage sont clairement dessinées.

Taron Egerton est tout simplement époustouflant. Il est Elton John. A aucun instant, le souvenir du vrai Elton ne vient perturber notre plongée dans le film.

Rocketman sort ainsi des biopics plan-plan, sans âme, ni parti-pris artistique. Après le très décevant et fade Bohemian Rhapsody, il nous réconcilie avec ce genre cinématographique

Date de sortie en salle le 29 mai.

 

 

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 14:43

Roman et Camille forment un couple uni parents de deux petites filles. Quand la cadette est hospitalisée, suite à des convulsions, ses examens montrent des traces de cocaïne.

Un film sur le pouvoir de la culpabilité, la force de l'amour et le poids du soupçon porté par un récit sensible, une mise en scène efficace et discrète, et l'interprétation tout en délicatesse de Céline Sallette et Pio Marmaï.

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 18:03

La 9e édition du Festival Circulation(s) se déroule jusqu'au 30 juin au 104.

Le festival met en avant une trentaine de photographes européens sélectionnés par  un jury de professionnels. Cette année, encore, l'accent est mis sur des artistes plus plasticiens que "simples" photographes. Pour nombre d'entre eux leurs œuvres photographiques ont peu d'attrait esthétique et ne prennent de valeur qu'une fois leur concept expliqué. 

Les amateurs de photographies plus classiques, offrant un intérêt esthétique ou documentaire, trouveront leur compte chez quelques photographes exposés dont ceux ci-dessous.

 

 

Emile Ducke - Diagnosis

Ce photographe Allemand est sans contexte le coup de cœur de ce festival. Il y présente une série de photos réalisées dans le Saint Lukas, l'un des cinq trains médicaux qui se rendent dans les villes reculées de Russie, là où les médecins et les hôpitaux manquent. www.emileducke.de

 

 

 

 

Nelson Miranda Fundação Lar do Emigrante Português no Mundo

Cet architecte et photographe Portugais présente ses photographies réalisées dans les ruines de la Fondation « Foyer de l’Émigré Portugais dans le monde », une ville partiellement construite dans les années 1980 pour accueillir des migrants arrivant au Portugal. Abandonné, le lieu est vandalisé est occupé par des groupes d’extrême-droite.

www.nelsonmiranda.pt

 

 

 

Ruben Martin de Lucas Minimal Republics

Ce photographe-vidéaste espagnol, expose une série de photos réalisées sur 100 m² de terrain transformés en " micro-états éphémères" de 24 heures, de forme géométrique. Une réflexion sur la nature artificielle et éphémère de toute frontière. www.martindelucas.com

 

 

 

Jaakko Kahilaniemi - 100 Hectares of Understanding 

Les forêts en Finlande occupent 71,6% de la surface du pays. Jaakko Kahilaniemi, photographe Finlandais, en possède 100 hectares et cherche à créer de nouvelles manières de penser et de ressentir la forêt. www.jaakkokahilaniemi.com

 

 

 

Felicia Simion - Ethnographies
Cette photographe et plasticienne roumaine, témoigne des coutumes et des manifestations folkloriques de la Roumanie rurale contemporaine, dans un contexte de dépeuplement et de migration. 

www.feliciasimionphotography.com

 

 

 

 

Birgit Püve - Estonian Documents 

Photographe Estonienne, Brigit Püve expose plusieurs portraits de ses concitoyens. Elle considère que l'histoire d'un pays peut se lire sur les visages connus ou anonymes.

www.birgitpuve.com

 

 

Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 15:46

Alex vient passer quelques jours chez sa grand-mère, Muriel, avant de s'installer au Canada. Muriel est intriguée par le comportement d'Alex qui s'est converti à l'Islam.

Téchiné offre à Catherine Deneuve un très beau rôle de femme épanouie et aimante confrontée à l'incompréhensible.

Le récit prend place dans la campagne, prés des cerisiers, dans un centre équestre où de jeunes enfants apprennent à faire du poney. Tout respire la vie  et la joie de vivre. Téchiné prend soin, petit à petit, de confronter ce lieu d’échange et de joie à l'austérité et la violence des rapports qu'Alex entretient avec ses comparses djihadistes.

Son scénario repose essentiellement là-dessus, ne cherchant jamais à expliquer, affirmant même, par la voix d'un djihadiste repenti, qu'il n'y a rien à faire.

Sans atteindre la puissance de Mon cher enfant de Mohamef Ben Attia, le film se regarde sans désintérêt grâce surtout au beau rôle offert à Catherine Deneuve et à la prestation de Kacey Mottet Klein.

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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 20:01

Samuel Courtauld était un industriel et mécène anglais qui dans les années 20 se constitua une collection d'art impressionniste, soutenant plus particulièrement Seurat et Cézanne.

110 œuvres impressionnistes et post-impressionnistes, dont une soixantaine de peintures, sont exposées. Ces œuvres sont prêtées par la galerie Courtauld actuellement en travaux.

L’ensemble est présenté dans une scénographie classique et sage, sans doute pour laisser toute la place aux seules œuvres pour la plupart remarquables.

On compte parmi les peintres exposés Modigliani, Boudin  Daumier, Degas, Seurat, Matisse, Turner, Pissaro, Le Douanier Rousseau, Toulouse Lautrec, Sisley.... dont des œuvres phare telles "Un  bar aux Folies bergère" de Manet, "La loge" de Renoir, "La gare Saint-Lazare" de Monet, "Nevermore" de Gauguin, "Autoportrait à  l'oreille bandée", de Van Gogh, " Les joueurs de carte" de Cézanne"...

A voir jusqu'au 17 juin 2019.

 

 

 

La Collection Courtauld à la Fondation Vuitton
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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 16:59

Manuel López-Vidal est un homme politique influent au niveau régional. Quand l'un de ces collègues est accusé de malversation, il est très vite éclaboussé et désigné comme bouc émissaire pour sauver l'image du parti tout entier.

El Reino s'inspire de l'affaire Gürtel, scandale de détournements de fonds publics et de corruption destinés à enrichir les cadres du Parti Populaire, révélée en 2009.

Le réalisateur avoue avoir délibérément omis certains faits trop énormes pour être crédibles. Mais, ici ce ne sont pas tant les faits qui sont au centre du récit mais ceux qui en sont les commanditaires. Ainsi, El Reino dessine le portrait de ces hommes politiques corrompus, sans morale, totalement déconnectés de la réalité et surpris que leurs collègues aussi pourris qu'eux puissent ainsi les trahir. Le film est porté par son impressionnant comédien principale Antonio de la Torre.

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 09:33

Ingmar Bergman fait son entrée au répertoire avec « Fanny et Alexandre » qui fut sa dernière réalisation au cinéma. En partie autobiographique, cette histoire raconte la famille Ekdhal, propriétaire d’un théâtre dirigé par Oscar et son épouse Emilie. La famille, oncles, tantes, Héléna, la grand-mère, mémoire vivante du théâtre, vit heureuse dans une ambiance joviale et fantasque. Un enchantement pour les enfants, Fanny et Alexandre. Ce bonheur prend fin avec la mort d’Oscar et le remariage d’Emilie avec Edvard un évêque rigoriste.

 

Mise en scène par Julie Deliquet, qui a déjà présenté un magnifique Oncle Vania en 2016, la pièce convoque pas moins de 19 comédiens de la troupe. Elsa Lepoivre, Denis Podalydès, Dominique Blanc, Didier Hancisse, Hervé Pierre, Laurent Stocker, Véronique Vella, Anne Kessler, Florence Viala, Cécile Brune, Julie Sicard, Gilles David, Noem Morgensztern, Anna Cervinka, Rebecca Marder, Gaël Kaminlindi, Jean Chevalier, Noémie Pasteger et Léa Schweitzer. Tous parfaits.

 

La metteuse en scène adapte ici à la fois les versions télévisée, cinématographique et littéraire de l'oeuvre de Bergman. Elle a pioché dans chacune de ces versions les textes, dialogues et scènes pour confectionner son adaptation théâtrale. 

 

Avec ce magnifique hommage au théâtre du maître suédois, Julie Deliquet joue avec délectation avec la fiction et la réalité. Le spectateur, à plusieurs reprises, ne sait plus très bien si ce sont les comédiens de la Comédie Française qui parlent ou leur personnage. Ainsi, Denis Podalydes en ouverture de la première partie, Elsa Lepoivre, en ouverture de la seconde partie et Hervé Pierre pour la conclusion, viennent à l'avant scène s'adresser au public, qui pourrait être celui de la Comédie Française mais plus certainement celui du théâtre Ekdhal. La mise en abîme est parfaite.

 

La première partie est très drôle. La gaieté est de mise dés la scène d'entrée où la famille et la troupe fêtent Noël. Les comédiens virevoltent, ça joue vite et bien, les déplacements sont fluides, tout est millimétré jusqu'à la moindre petite expression du comédien en fond de scène et tout est d'une grande évidence, naturel. Autre moment magnifique à la fois hilarant et poignant celui où Denis Podalydes répète Hamlet. Mais, aussi, lorsque Dominique Blanc joue un extrait de "La Maison de poupées" de Ibsen. 

La seconde partie plus sombre ne manque néanmoins pas d'humour mais il prend, ici, le visage de l'insolence d'Alexandre face au terrifiant Edvard. Les comédiens sont moins nombreux, la mise en scène change radicalement. Tout se resserre, l'oppression règne. Le contraste fonctionne parfaitement avec une scénographie qui touche juste.

 

Dans la mise en scène, on admire aussi les transitions dont celle inattendue et simple qui clôt la première partie et lance l'entracte, par le simple tomber d'un rideau noir et les cris de douleur d'Emilie. Ou encore dans la seconde partie, lorsque nous passons du presbytère effrayant à la douce maison familiale des Ekdhal par un léger changement de décor.

 

Ce "Fanny et Alexandre" est une démonstration supplémentaire de l’exceptionnelle qualité de la troupe de la Comédie Française et de ses choix artistiques. 

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 12:30

Dans une robe digne de Blanche Neige, elle entre en scène et se plante derrière le micro. Tout comme dans son précédent spectacle, Blanche Gardin conservera cette position, car Blanche est là pour parler, pas pour chanter, pas pour danser, mais pour parler, en vrac, sans détour et presque sans pirouette de sa vision de l'écologie qui dans son cas est surtout de l' "egologie", du féminisme, du mouvement me too et de la difficulté d'être un homme (ou pas) de nos jours, des sourds-muets et des aveugles, des hôpitaux,  des referendums populaires et de la bêtise qui prend la  parole, comme sur les réseaux sociaux et de sa proposition de fermer Twitter après minuit comme on ferme les bistrots, s'insurgeant aussi que tout le monde puisse donner son avis sur tout, nous signifiant "Je vous interdis formellement de me mettre une note."

Blanche poursuit ainsi, après "Blanche parle toute seule", son monologue de quadragénaire cruelle avec elle-même et un peu avec les autres, obnubilée par le sexe, au corps qui grince un peu, agacée et dépassée par son époque et ses concitoyens. Le tout avec une autodérision vacharde, multipliant les provocations et une verdeur qui, chez tout autre humoriste, briserait instantanément le rire et qui ici l'intensifie.

 

 

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 10:53

Foster et Taupin se rencontrent dans la rue. Ils doivent suivre le scénario qui leur a été imposé.

Aux premières minutes, le film captive. Blier nous plonge dans l'absurde et le désenchantement, nous intrigue et amuse. Christian Clavier surprend en se glissant parfaitement dans l'univers de Blier. Depardieu fait du Depardieu.

Mais le récit s'enlise. De plus, Blier applique scrupuleusement les mêmes recettes que dans ses précédents films nous donnant l'impression étrange d'avoir déjà vu ces scènes. Le plaisir de retrouver son univers est gâché par l'absence de renouvellement. Sensation étrange de ne pas adhérer au film d'un réalisateur qu'on apprécie parce qu'il présente une oeuvre qui ressemble trop aux films qu'on a déjà aimé.

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 12:46

A Los Angeles, dans les années 90, Stevie, 13 ans, s'ennuie, entre son frère qui le bat et sa mère absente. Il décide d'intégrer un groupe de skaters.

Jonah Hill conte son passage de l'enfance à l'adolescence. Ses comédiens sont très justes, notamment son héros (Sunny Suljic). On s'attache facilement à ce jeune garçon, à ses amis ainsi qu'à leurs espoirs, leurs joies, leurs désillusions et leurs peines. Chaque personnage est bien dessiné. Les scènes s’enchaînent avec une certaine précipitation qui donne au film son rythme soutenu. 

D'un point de vue purement cinématographique, il n'y a pas tout à fait le compte. Si le film évoque d'emblée "Paranoid Park" de Gus Van Sant, on n'y retrouve pas la qualité de réalisation, ni celle de la gestion du son ou de l'accompagnement sonore qui semblent, ici, un peu approximatives. 

L'ensemble demeure toutefois très sympathique.

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