SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 19:43

Elia Suleiman vit à Nazarreth, en Palestine. Il part observer la vie à Paris et à New-York.

Le récit enchaine de grands moments de vide, beaucoup de clichés et des plaisanteries faciles.

Quitte à enfoncer les portes ouvertes mieux aurait value y aller carrément et remplir ces 1h38mn du burlesque que semble apprécier le réalisateur du film, qui s'avère de plus être un piètre comédien.

Ici, les silences et les 3 phrases de dialogues pseudo poétiques semblent brandis pour parer le film d'une posture intellectuelle qui ne fait guère illusion. On ne retient que la vacuité de l'ensemble.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 16:34

De nos jours à Marseille, Richard, chauffeur de bus, Sylvie, femme de ménage et leurs filles et beaux fils s'arrangent comme ils peuvent avec la dureté du monde moderne.

Après "Sorry we miss you" de Ken Loach sur l'uberisation de notre société, Guediguian présente à son tour sa vision de la paupérisation du monde du travail et de la société dans son ensemble. Une misère qui pousse à la bêtise, la cruauté, l'indifférence et au sacrifice. Guediguian fait avec gravité et poésie, et avec plus de finesse que Loach, une démonstration aussi plombante qu'efficace sur cette société impitoyable.

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 16:50

Au début des années 60, la compagnie Ford, qui voit ses ventes chuter, décide de se donner une nouvelle image en défiant Ferrari au 24 heures du Mans.

Réalisation enlevée, rythme endiablé, dialogues musclés et interprétation testostéronee, Le Mans 66 répond aux exigences du genre. Les amateurs, grands enfants, apprécieront.

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 16:27

Un célèbre auteur de roman policier est retrouvé mort dans son manoir. Les soupçons se portent sur tous les membres de la famille et du personnel.

Cette sorte d'énigme à l'Agatha Christie, est portée par un casting intrigant, Daniel Craig, Michael Shannon, Jamie Lee Curtis, Don Johnson, Toni Colette... C'est sa seule originalité. Ce film au scénario vu et revu, s'il s'oubliera vite, se laisse regarder sans déplaisir.

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 19:18

De la fin des années 50, jusqu'au début des années 90, Martin Scorsese dresse le portrait de Franch Sheeran, petit gangster, au coeur du crime organisé et proche du président du syndicat des transports, Jimmy Hoffa, mort assassiné.

Il faut bien 3h30, pour raconter avec clarté et créativité cette histoire vraie aux multiples protagonistes et aux incessants rebondissements. Les comédiens sont tous excellents, même si le rajeunissement numérique de De Niro dérange un peu au démarrage.

Le récit, très dense, nous tient en haleine jusqu'au bout.

A voir sur Netflix.

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 16:50

Samia prend un poste de CPE dans un collège dit "difficile" de Seine Saint-Denis. La vie scolaire prend place.

Ce portrait de la vie d'un collège de banlieue compliquée est parfaitement porté par ses comédiens, jeunes et adultes, tels Zita Hanrot et Liam Pierron. C'est essentiellement leur talent et leur énergie qui donnent son intérêt au film qui bien que sympathique n'offre qu'un scénario sans originalité si ce n'est sa conclusion un peu plombante.

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 16:12

Camille, 12 ans, voit ses parents séduits par l'accueil d'une communauté religieuse. Peu à peu l'emprise se fait plus forte, les interdits se multiplient.

Sarah Suco s'inspire de son histoire pour délivrer une dénonciation puissante et efficace des dérives sectaires. C'est par le regard de l'adolescente, la seule à garder un œil critique sur les événements, que la réalisatrice conte cette histoire. Elle démontre parfaitement, par touches de plus en plus appuyées, les rouages de cette mécanique d'emprisonnement des esprits, sa violence psychologique et physique.

Le film doit aussi beaucoup à la qualité de ses interprètes. Céleste Brunnquell est parfaite en adolescente pleine de vie et rebelle. Face à elle Camille Cottin en mère paumée et Eric Caravacca en père trop bon, trop faible, sont parfaits. Quant à Jean-Pierre Darroussin, il est particulièrement glaçant dans le rôle du gourou.

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 13:36

A Paris, une main s’évade du laboratoire dans lequel elle est conservée. Elle part à la recherche de son corps.

 

Parallèlement, à ce périple, on découvre le parcours de Naoufel qui se confond avec les souvenirs de la main.

 

Ce film d’animation, au-delà de cette histoire aussi originale qu’étrange, porte beaucoup de poésie évoquant notamment la force du souvenir et le poids de la solitude.

 

« J’ai perdu mon corps », grand prix au festival d’Annecy, est nommé aux Oscars.

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 13:14

A Montfermeil, en banlieue parisienne, Stéphane vient d'intégrer la BAC. Il fera équipe avec 2 flics qui connaissent par cœur la ville et ses habitants.


Ladj Ly a grandi à Montfermeil qui est, entre autre, la ville où Victor Hugo a écrit "Les Misérables". Ladj Ly dessine le portrait des différentes forces qui s'opposent dans les banlieues : les gamins, les trafiquants qui en échange de leur tranquillité font régner le calme, les porteurs de la parole de l'Islam, les mères et la police.

Ce qui perturbe la lecture de ce film est la mission que lui confère la presse qui en fait un film drapeau de la banlieue.

Mais le film de Ladj Ly ne raconte qu'une histoire romancée, certes sur fond de réalité mais conforme à ce que nécessite le récit. La police ici n'est confrontée qu'à des enfants. Cette vision de la jeunesse de la banlieue qui ne semble jamais dépasser l'âge de 15 ans, sans grande délinquance réelle, est particulière. L'attitude des trois flics après leur bavure, en dehors d'être illégale, est surtout totalement idiote. On est bien dans une histoire romancée, un peu de guingois, aux portraits artificiels ou caricaturaux. Cela reste efficace et plusieurs séquences sont marquantes parce que mettant en scène des jeux d'enfants dans un décor de tension. Mais le film ne se positionne pas dans du grand cinéma. 


On peut légitimement penser que le Prix du Jury reçu à Cannes a, cette fois encore, été remis au sujet traité plutôt qu'à l'œuvre cinématographique.
 

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 16:05

En Sicile, dans les année 80, les différentes familles mafieuses se font la guerre. Tommaso Buscetta  membre de la Cosa Nostra qui a fuit au Brésil, est arrêté et extradé en Italie. Il décide de dire toute la vérité au juge Falcone.

Marco Bellocchio retrace cette histoire incroyable qui a vu l'arrestation de plus de 450 malfaiteurs, le triomphe du juge Falcone et son assassinat. A travers le portrait de Tommaso Buscetta, à la fois traitre et homme d'honneur (Pierfrancesco Favino magistral), Bellochio offre une vision nouvelle de la mafia en nous plongeant au coeur de l'intimité des mafieux et des trahisons multiples, portraits d'hommes sans foi ni loi ni éducation. Ici, les scènes de procès semblent surréalistes tant la bouffonnerie règne. On est bien loin des visions romanesques proposées par d'autres cinéastes et sans doute plus proches de la réalité.

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 19:50

Italie, début du XVIIe siècle, Galileo Galilée, mathématicien et astronome, confirme et clame la thèse de Copernic : la terre tourne autour du soleil qui est le centre de l’univers. 
Les instances religieuses, tout d’abord conciliantes avec l’homme de génie, en viennent à lui intimer de se dédire. L’astre au centre de l’univers ne peut être que la terre qui abrite les créatures  Dieu.

 

La pièce de Brecht demeure d’actualité. Le dogmatisme religieux peut s’imposer même aux plus savants. Il nous présente ainsi la vie de Galilée à diverses étapes de ses découvertes et de son état d’esprit, de la liberté sans limite à l’emprisonnement, de l’enthousiasme le plus grand à la renonciation, presque, totale (il poursuivra certains de ses travaux en cachette).

 

Sous un éclairage minimaliste qui ingénieusement ne montre que ce qu’il est important de voir, Eric Ruff met en scène 25 comédiens, qui forment, une magnifique troupe. Hervé Pierre est un grandiose Galilée, entouré de Florence Viala, Thierry Hancisse, Jean Chevalier et Élise Lhomeau. Les costumes de Christian Lacroix sont très beaux et servent parfaitement les chorégraphies de Glyslein Lefever. 


Le décor, constitué de 10 immenses toiles reproduisant des détails d’œuvres de peintres de la Renaissance Italienne, déconcerte tout d’abord avant de devenir évident. Ces icônes religieuses semblent juger et écraser notre scientifique, finalement si petit face à la puissance de l’église et à l’espoir qu’elle porte et exploite. 


Si on peut trouver le texte un peu redondant, les 2h10 de ce récit conservent toute notre attention. La qualité de la troupe de la Comédie Française et les parti-pris de la scénographie y sont pour beaucoup.

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 19:59

Lorsque Serge présente à Marc le tableau qu'il vient d'acquérir, celui-ci réagit violement. L'oeuvre est totalement blanche et coûte 30 000 euros. Marc s'empresse d'informer Yvan de la bêtise de leur ami  Serge.

"Art" de Yasmina Reza, créée en 1994 par Fabrice Luchini, Pierre Arditi et Pierre Vanek, serait l'oeuvre théâtrale contemporaine la plus jouée dans le monde.

Il est vrai que son sujet principal, l'amitié, est universel.

Yasmina Reza interroge ce qu'est l'amitié. Sur quels liens de dominance,  d'admiration ou de faux-semblants tient-elle, quel est son prix si elle en a un, jusqu'où peut-elle mener ? Elle en profite au passage pour égratigner l'art contemporain et le snobisme qui l'accompagne, pour questionner sur la gentillesse ou la tolérance que certains interprètent comme de la faiblesse, sur le poids des convictions.

Le théâtre Antoine accueille une nouvelle mise en scène de Patrice Kerbrat, interprétés par les excellents Charles Berling, Alain Fromager et Jean-Pierre Darroussin. Ce dernier, qui, il est vrai, récolte la meilleure partition, est particulièrement réjouissant dans son interprétation. Il a reçu en 2018, le Molière du meilleur comédien pour ce rôle.

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 15:36

Bruno et Malik dirigent deux associations qui travaillent main dans la main : le Relais Ile de France et le Silence des justes. L'une travaille à la réinsertion sociale et professionnelle de jeunes et l'autre assure la prise en charge de jour ou de nuit d'enfants et adultes atteint d'autisme sévère.

Nakache et Toledano trace le portrait de ces hommes qui ont dédié leur vie à aider les autres. Cet exemple concret est le prétexte pour pointer du doigt les manquements de l'Etat français dans la prise en charge des personnes souffrant d'handicaps lourds.

Ainsi, le sujet du film n'est pas l'autisme mais les difficultés de sa prise en charge par les familles et les organismes de santé et le rôle essentiel joué par les associations.

Volontairement didactique, alternant gravité et rires, Hors normes est une sorte de feel good moovie qui appuie là où ça fait mal.

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 15:50

Les Crawley reçoivent le roi et la reine en villégiature dans le Yorkshire. Cette visite va mettre le château en ébullition.

Il faut vraiment être très fan de la série pour apprécier cette version cinéma à la mise en place poussive et aux nombreuses scènes  lourdement démonstratives et aux dialogues ringards. Le plaisir prit à retrouver les personnages, maîtres et valets, s'essoufle vite face à cette intrigue de faible catégorie.

Une question demeure : pourquoi présenter cela au cinéma ?

 

 

 

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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 13:11

Victor, sexagénaire, dépassé par son époque, vient de se faire virer par sa femme du domicile conjugale. Un ami de son fils lui propose de tester un nouveau concept qui le plongera dans l'époque de son choix.

Après M. et Mme Adelmann, Nicolas Bedos reprend le thème de l'usure du couple, du temps qui en passant abîme les choses et les gens aimés et de l'emprise du créateur sur sa muse. Lorsque Bedos parle de l’égocentrisme de l'artiste, et donc certainement un peu de lui, les scènes frôlent le ridicule et cassent l'intérêt du récit. C'est le point faible du film qui comporte pourtant de nombreuses qualités dont les prestations de Doria Tillier et Guillaume Canet qui n'y peuvent rien si la partition qui les lie fait pâle figure face à celle de leurs aînés.

Fanny Ardant et Daniel Auteuil sont tous deux excellents dans leur façon de se débattre face à l'usure du temps ou au contraire de s'y abandonner. Ils sont particulièrement bien servis par des dialogues vachards à la fois drôles et touchants. Nicolas Bedos les place dans des situations qui leur donnent la possibilité d'utiliser une vaste palette de jeu qu'ils maîtrisent tous deux parfaitement. 

Les séquences de reconstitution des années 70 sont très belles et ce d'autant plus que le fameux concept de retour dans le passé n'utilise pas de technologies modernes mais les artifices du cinéma, comédiens et décors. Le film est ainsi et aussi un bel hommage au 7ieme art. Nicolas Bedos prouve encore qu'il est un bon metteur en scène. Sa réalisation est soignée et le parti pris du montage donne particulièrement du rythme à chaque scène.

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 16:45

Deux amis d'enfance doutent de la nature de leur amitié, après s'être embrassés pour le tournage d'un film.

Dolan présente un récit pauvre et répétitif qui semble caricaturer son propre cinéma : mères hystériques et/ou toxiques, scènes de complicité sur fonds de tubes plus ou moins ringards, amitiés vachardes, doutes existentiels, héros martyre...

L'intrigue repose sur le seul destin de ce duo d'amis et tourne, comme eux, en rond.

8 films en 10 ans, c'est beaucoup et certainement trop pour que Xavier Dolan soit en capacité de se renouveler et d'étoffer ses récits.

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 17:53

La fondation Cartier-Bresson présente une exposition consacrée aux deux longs séjours en Chine effectués par HCB. Celui de 1948-49 à la veille de l'avènement de la Republique Populaire de Chine, et 10 ans plus tard.

Le photographe documente le basculement du nationalisme vers le communisme au fur et à mesure de son périple, de Shanghai à Hong Kong en passant par Hangchow (pèlerinages boudhistes) et Nankin. Au plus près de la population, ses photographies témoignent de la vie traditionnelle, du désoeuvrement de la population, du basculement politique et de l'industrialisation à marche forcée.

En 1958, à Pékin, le photographe voit ses déplacements entravés  par le pouvoir. Sa visite téléguidée ne l'empêche pas de montrer la violence de la Chine de Mao notamment l'exploitation des hommes au travail et la propagande omniprésente.

Ces deux séries de photos ont été publiées dans de nombreuses revues dans le monde dont Life commanditaire des reportages.

Plus de 150 oeuvres sont exposées. A voir jusqu'au 2 février 2020.

Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 13:41

Ricky qui multiplie les petits boulots depuis des années se met à son compte comme chauffeur-livreur. Cette décision nécessite des sacrifices à commencer par celui de la voiture de Abbie, sa femme, aide à domicile pour personnes âgées et handicapées.

Ken Loach dénonce ici l'ubérisation du travail. Il déroule son film en faisant s'affronter la déshumanisation du travail et l'équilibre familial. Les personnages, très bien incarnés par Kris Hitchen et Debbie Honneywood, sont instantanément attachants et les conséquences de leurs conditions de travail créent d'emblée l'empathie. 

La démonstration est édifiante. Mais Ken Loach charge un peu trop la barque du malheur. Tout comme dans "Moi, Daniel Blake", ses excès nuisent à son cinéma qui en devenant caricatural perd en efficacité.

 

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 00:09

Le public est d'emblée chaud bouillant quand Roman Frayssinet entre en scène au point que pointe l'inquiétude que cet excès d'enthousiasme puisse perturber la juste écoute du spectacle. Que nenni. L'artiste prend la parole et impose naturellement une grande qualité d'écoute.

Frayssinet déroule le cycle de la vie, son inaptitude à l'amour, ses projets de vieillesse, ses rêves de gloire, sa vision de l'origine du monde, sa passion pour la nature, la violence des jeux d'adulte, celle de Paris, évoquant ainsi ses regrets, ses peurs, son humanisme, nos vies absurdes.

Alternant vannes percutantes, récits délirants et pensées profondes, il joue sur les tonalités en permanence de l'exaltation, à la confidence, de la grivoiserie à la poésie. Ainsi, le public rit, retient sa respiration, s’esclaffe, fait silence pour ne rien rater.

Roman Frayssinet présente un style très personnel, d'une expression soignée et ciselée dans tous les styles. Ses qualités de comédien, lui permettent de doser parfaitement chaque expression du visage et une gestuelle minimaliste extrêmement précise et expressive

Au théâtre de l'Oeuvre des jeudi et samedi à 21h jusqu'au 21 décembre.

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 16:17

Ashleigh, étudiante à Yardley, est invitée à Manhattan pour interviewer, pour le journal de la fac, Pollard, un réalisateur de cinéma prestigieux. Gatsby, son petit ami, est ravi de l'accompagner pour lui faire découvrir sa ville. Mais le week-end en amoureux ne se passe pas comme prévu.

Woody Allen transfère sa veine comico-dépressive et ses angoisses sur un jeune couple d'étudiants et révèle au passage le talent comique de Elle Fanning. La comédienne, qui dispose d'une partition particulièrement drôle, est la grande surprise du film. Pour le reste, l'ensemble, sans être extraordinaire, est tout à  charmant.

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 15:56

Arthur, déséquilibré mental, vit seul avec sa mère psychologiquement malade. Il cachetonne comme clown et se rêve stand-uper tout en tentant de survivre dans une société ultra violente, humiliante et qui abandonne l'idée de le soigner.

Ce film imagine un passé au Joker (le méchant de Gotham City dans Batman) Pourquoi est-il devenu cet affreux individu ? Tout simplement parce qu'il est mentalement malade, nous dit le film dès les premières minutes. Pendant deux heures, le récit nous explique comment un gentil déséquilibré devient un affreux meurtrier dans une réalisation ultra demonstrative, à l'accompagnement sonore pesant et à l'interprétation outrancière. Interminable et vain.

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 20:05

Ce lundi 28 octobre, la salle Pleyel était pleine à craquer pour écouter The Divine Comedy qui présentait son 12ième album "Office Politics", sorti en juin.

Sur scène, deux portes "In" et "Out" et un bureau sur lequel est posé un ordinateur, cinq musiciens et des synthés, très présents dans ce dernier album où une électro un brin agressive illustre certains textes sarcastiques sur la déshumanisation du monde du travail. 

Neil Hannon avec sa belle voix grave, bien que légèrement enrhumé, porte beau en costume rouge pétard. Sur scène la bonne humeur et le second degré sont de mise. "Come on guys !" Neil Hannon invite le public français, "au silence, le plus impressionnant du monde" à manifester plus fort encore son plaisir d'être là. Car le plaisir est bien là même si les titres robotiques tels "The Synthesiser Service Centre Super Summer Sale" ou "Psychological evaluation" déboussolent un peu jusqu'à nous perdre carrément. On retrouve vite le talent mélodique de Neil Hannon qu'il soit lyrique ("When the working day is done", "I'm A Stranger Here", "Norman and Norma'...) ou rythmique ("Queue jumper", "You'll never work in this town again"...). Le tout complété par les incontournables "A lady of a certain age, "Absent friends", "National Express" ou "Come home Billy bird"...

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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 18:24

On peut être lassé de la recette d'écriture faite d'instantanés-clichés et de name-dropping, on peut avoir l'impression d'avoir déjà entendu ces mélodies, on peut ne pas être particulièrement fan du chanteur et passer un excellent moment au concert de Vincent Delerm.

Un piano à queue en centre scène sur fond d'écran géant. Un chanteur joueur qui manie parfaitement l'autodérision. Des sketchs-interludes, de l'humour, de l'impro, des surprises, des voix off, de l'émotion. L'envie de revoir La nuit américaine. L'hommage à Agnès Varda. La reprise de deux titres du premier album, l'Album qui excusera pour toujours le reste de la discographie. Puis Clotilde Hesme. Puis les vidéos minimalistes au design très épuré qui tapissent le fond de scène et capturent le chanteur. Puis, le bonheur de l'artiste. Et puis, le plaisir du public.

Photo : SophieCCN

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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 15:34

En 2014, en Centrafrique, Camille Lepage, 25 ans, photojournaliste, couvre la guerre civile.

Camille montre la guerre civile dans un des pays les plus pauvres d'Afrique à travers le regard d'une jeune photographe. Si le film n'explore pas en profondeur la situation en Centrafrique, il dessine sans tabou l'extrême violence et la confusion du conflit. Le portrait de cette jeune femme fougueuse, à la fois enthousiaste et désillusionnée, amoureuse de l'Afrique et de sa jeunesse, victime et bourreau, est porté par Nina Meurisse, lumineuse et grave.

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 13:00

Le Petit Palais consacre une très belle exposition au sculpteur et dessinateur italien Vincenzo Gemito. Né en 1852 à Naples, l’artiste y a effectué l’essentiel de sa carrière, à l’exception de quelques années passées à Paris qui lui ont apporté la célébrité.

Enfant trouvé, élevé dans les rues de Naples, Gemito a consacré une grande partie de son œuvre à l’enfance des rues.

Ses sculptures saisissent par leur grande expressivité et l’ensemble de son œuvre par sa modernité.

Le Petit Palais présente 120 sculptures et dessins dans une belle scénographie, sobre et élégante, et une mise en lumière des œuvres particulièrement soignée. 

Une très belle exposition à voir jusqu’au 26 janvier 2020.

Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
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Vincenzo Gemito au Petit Palais
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Vincenzo Gemito au Petit Palais
Vincenzo Gemito au Petit Palais
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