SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 16:57

Alors qu'elle poursuit Julie, sa compagne, Raf tombe et se retrouve aux urgences où Yann, blessé lors d'une manifestation de gilets jaunes,.  vient aussi d'être admis 

Catherine Corsini, en nous plongeant au cœur des Urgences, fait le double portrait d'un hôpital public à l'agonie et d'une société aux abois et mise sur la victoire de la solidarité.

Pour qui a déjà fréquenté ne serait ce qu'un peu les urgences ou l'hôpital, le réalisme des situations saisie. Sans tomber dans l'effet catalogue, la réalisatrice met en scène plusieurs typologies de patients et d'intervention du personnel soignant.

Marina Fois, Valeria Bruni-Tedeschi et Pio Marmai, excellent, alternant comédie et drame. Mais c'est Aissatou Diallo Sagna, aide-soignante de profession, qui incarne à la fois la détresse de l'hôpital public et du travailleur pauvre, qui nous saisie d'émotions jusqu'à la dernière image.

L'expression film coup de poing prend ici toute sa dimension.

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 14:25

A Oslo, Julie hésite entre études de médecine, de psychologie, de photographie et multiplie les aventures. Un jour, elle rencontre Aksel et une certaine stabilité.

En 12 chapitres, un prologue et un épilogue, le film dessine le portrait de Julie et de ce et ceux qui font ce qu'elle est et devient. Joachim Trier nous invite durant 2h08 au plus près de son héroïne, une jeune femme, à la fois, pleine de vie et encombrée dans son existence.

Le personnage est porté par Renate Reinsve de tous les plans, qui déploie une vaste et précise palette de jeu pour figurer les multiples états de son personnage. Drôle, heureuse, sombre et désenchantée, raisonnable et déraisonnable, extrêmement changeante, Julie offre à Renate de jouer toutes les émotions et de relever le défi de  garder son personnage irrésistible. Sa prestation lui a valu le prix d'interprétation à Cannes. A ses côté, le très grand Anders Danielsen Lie, déjà remarquable, notamment, dans Oslo 31 août du même Joachim Trier et Ce sentiment de l'été de Mikhael Hers. Tous les deux rendent leurs personnages terriblement attachant.

Jonathan Trier leur offre un bel écrin avec des dialogues ciselés, un découpage rythmé, avec ce qu'il faut de musique et une réalisation mêlant naturalisme et onirisme. 

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 14:20

 

 

En France, à Ennui-sur-blasé, le fondateur et rédacteur en chef du magazine The French Dispatch vient de mourir. Toute la rédaction se réunie pour lui rendre hommage.

Wes Anderson fait une ode au journalisme, façon The New Yorker, et à l'art de raconter des histoires. Et relève le défi de présenter un film tout à la fois époustouflant et décevant.

Le réalisateur choisit le film à sketchs qui endossent tous les styles de cinéma dont celui de l'animation et plusieurs références au cinéma français, Jacques Tati et la nouvelle vague notamment.

Le film est esthétiquement exaltant d'inventivité, de beauté formelle, d'une richesse étourdissante jusque dans les détails. Les dialogues sont à  l'avenant, mélangeant langue anglaise et française, humour, astuces et références multiples. Cette profusion réjouissante est aussi frustrante car elle donne le sentiment aux spectateurs de ne pouvoir tout percevoir.

Le casting quatre étoiles (Bill Murray, Owen Wilson, Tilda Swinton, Benicio del Toro, Adrian Brody,  Lea Seydoux, Timothee Chalamet, Frances Mc Dorman, Mathieu Amalric,...) dont certains acteurs dans des rôles très secondaires (Christopher Waltz, William Dafoe, Edouard Norton, Denis Menochet, Hyppolite Girardot, Félix Moati, Guillaume Galienne, Elisaberh Moss,...) ajoute à cette sensation de profusion.

Quant au scénario, il se cogne aux limites du film à sketchs : un film composé de plusieurs histoires successives d'un intérêt inégal et souvent inabouties.

L'ensemble laisse des sentiments contradictoires mêlant un enthousiasme réel pour la dextérité du réalisateur-créateur et la déception face aux faiblesses du scénario quelque peu étouffé par la richesse formelle.

 

 

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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 21:36

Suzanne, 16 ans, s'ennuie. Elle vit harmonieusement avec sa soeur et ses parents mais le lycée et les gens de son âge ne l'intéressent pas. Sur le chemin des cours, elle rencontre un beau jeune homme qui semble lui aussi se sentir seul.

Suzanne Lindon réalise et joue son premier film, fait de beaucoup de silences, de timidité, de moments de grâce et de délicatesse. Elle s'entourent de comédiens au jeu élégant (Arnaud Valois, Frédéric Pierrot, Florence Viala, Rebecca Marder) et joue, avec ses faux airs de Charlotte Gainsbourg, époque "Petite voleuse", parfaitement l'adolescente tout en gaieté et langueur. Christophe, Vivaldi et une chanson originale de Vincent Delerm accompagnent musicalement ce premier amour troublant et empêché.

Il se dégage de ce film, certainement pas parfait, une émotion qui emporte sans qu'on ne sache très bien pourquoi. Un effet diabolo...  grenadine.

 

 

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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 21:23

Christophe Daci met en scène la pièce de Bertold Brecht qui en 1938 et en 24 scènes dessina le portrait d'une société Allemande transformée par la montée du nazisme.

Le dramaturge y décrivit la peur, la suspicion et la résignation qui toucha toutes les classes de la société.

Christophe Daci a choisi 10 de ces scènes dessinant les rapports humains au quotidien bousculés par la terreur, interprétées par 7 comédiens.

Ce texte résonne encore avec force aujourd'hui alors que partout dans le monde les extrémismes gagnent du terrain.

A voir tous les lundis à 21h au théâtre du Gouvernail - Paris

https://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Grand-peur-et-misere-du-IIIe-Reich-31782

 

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 08:27

H24, comme 24 heures d'une journée et 24 moments d'abus faits à une femme. 

H24 conte ainsi 24 histoires réelles de violences physiques, verbales et psychologiques, 1 court-métrage par heure de la journée (plus un 25e épisodes).

Chaque épisode de 4 minutes est écrit à la première personne. Une écriture percutante et ramassée transcrivant parfaitement la violence de l'acte, et des mises en scène adoptant des parti-pris esthétiques forts, placent la série sur le double plan de l'oeuvre littéraire et de l'oeuvre cinématographique.

 

Les comédiennes (Diane Kruger, Souheila Yacoub, Elina Löwensohn, Céleste Brunnquell, Marilyne Canto, Déborah Lukumuena, Charlotte de Bruyne, Anaïs Demoustier, Tallulah Burns, Annabelle Lengronne, Noémie Merlant, Valeria Bruni Tedeschi, Kayije Kagame, Garance Marillier, Sveva Alviti, Florence Loiret Caille, Camille Cottin, Grace Seri, Galatea Bellugi, Marco, Romane Bohringer, Susana Abaitua, Luana Bajrami, Aloïse Sauvage, Agnieszka Zulewska, Nadège Beausson-Diagne),

les écrivaines (Angela Lehner, Alice Zeniter, Sofi Oksanen, Siri Hustvedt, Lydie Salvayre, Jo Güstin, Lize Spit, Lola Lafon, Kerry Hudson, Fabienne Kanor, Myriam Leroy, Ersi Sotiropoulos, Agnès Desarthe, Anne Pauly, Nadia Busato, Blandine Rinkel, Kaouther Adimi, Christiane Taubira, Niviaq Korneliussen, Monica Sabolo, Rosa Montero, Chloé Delaume, Aloïse Sauvage, Grazyna Plebanek),

et les réalisatrices (Nathalie Masduraud & Valérie Urrea, Nora Fingscheidt, Clémence Poésy, Charlotte Abramow, Marie-Castille Mention-Schaar, Ariane Labed, Elsa Amiel, Émilie Brisavoine, Sandrine Bonnaire)

signent une oeuvre artistique d'utilité publique forte.

 

A voir sur Arte Replay ou tous les soirs à 20h50.

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 22:50

Après le très bon biopic « Rocket Man » réalisé par Dexter Fletcher, voici le concert de "presque Elton John" à la Salle Pleyel.

Les tubes, les tenues extravagantes et l´énergie de l´artiste sont convoqués par Jimmy Love qui en 2 heures de concert retrace le parcours artistique du chanteur british. Avec sa belle voix et un mimétisme soigné, cette doublure de qualité donne l´impression aux spectateurs d´assister à un concert de la rock star au meilleure de sa forme et dans une salle à taille humaine. Hyper efficace.

Une grande tournée est programmée en 2022 avec en point d'orgue un concert au Palais des Congrès de Paris le 2 mai puis de nombreuses dates dans toute la France : Amiens  – Jeu 28/04/22 – 20h00 / Chalons En Champagne – Ven 29/04/22 – 20h30 / Amnéville – Sam 30/04/22 – 20h30 / Strasbourg  – Mar 3/05/22 – 20h00 / Montbéliard – Mer 4/05/22 – 20h00 / Dijon  – Jeu 5/05/22 – 20h00 / Clermont Ferrand 6/05/22 – 20h30 / Lyon – Sam 7/05/22 – 20h30 / Orleans  – Mar 10/05/22 – 20h00 / Rennes – Mer 11/05/22 – 20h00 / Nantes – Jeu 12/05/22 – 20h00 / Chateauroux – Ven 13/05/22 – 18h00 / Bordeaux – Sam 14/05/22 – 20h30 / Narbonne – Dim 15/05/22 – 18h00 / Nice – Mar 17/05/22 – 20h00 / Montpellier – Mer 18/05/22 – 20h00 / Toulouse – Jeu 19/05/22 – 20h00 / Marseille – Vem 20/05/22 – 20h00

The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
The Rocket Man - salle Pleyel et en tournée
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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 10:38

Damien,artiste peintre, vit avec Leila et Amin leur petit garçon. Ils s'aiment et auraient tout pour être heureux s'il ne fallait composer au quotidien avec la bipolarité de Damien.

S'inspirant de son histoire personnelle, Joachim Lafosse nous plonge au cœur de cette famille aimante que la maladie vient déstructurer. Sans pathos, il nous invite à vivre la maladie telle qu'elle est vécue par Damien et ses proches.

Damien Bonnard est impressionnant en artiste nourrit par sa maladie, hyper actif et incontrôlable quand elle l'envahit et éteint lorsque son traitement prend le dessus. Leïla Bekti en compagne compréhensive, attentionnée, inquiète et épuisée, impressionne également. Auprès d'eux, le jeune Gabriel Mère Chammah joue parfaitement.

Ce n'est pas le meilleur film de Joachim Lafosse mais la performance de ses interprètes à elle seule vaut le visionnage.

Lire les posts sur les autres films de Joachim Lafosse : Les chevaliers blancs   A perdre la raison

 

 

 

 

 

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 20:04

Jean-Louis, avocat quadragénaire désabusé, se rend compte que son coeur ne bat plus. Avec sa femme et son meilleur ami, il part à la quête de la source de sa naissance.

Karin Viard, Vincent Macaigne, Nicole Garcia, Hélène Vincent et Laurent Lafitte s'en donnent à coeur joie, jouant à fond le décalage et la folie de ce scénario co-ecrit par Lafitte et, l'auteur de théâtre, Sébastien Thiery. C'est drôle, un peu con et surtout bien moins choquant que ce que certaines critiques laissent supposer.

 

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 19:30

En 2021 en pleine crise sanitaire, après plusieurs semaines de répétition de "Le côté de Guermantes", l'administration de la Comédie Française décide de ne pas jouer la pièce. Le metteur en scène, Christophe Honoré et les comédiens de la troupe choisissent de poursuivre les répétitions dans un théâtre Marigny désert et dans une ambiance entre spleen et ivresse.

Claude Mathieu, Anne Kessler, Eric Genovese  Florence Viala, Elsa Lepoivre, Julie Sicard, Loic Corbery, Serge Bagdassarian, Gilles David, Stéphane Varupenne, Sébastien Pouderoux, Laurent Lafiitte, Dominique Blanc, Yoann Gasiorowski jouent leur propre rôle de comédiens se trouvant dans la situation inédite d'impossibilité de jouer et de comédiens interprétant Proust. Honoré joue son propre rôle et prend un malin plaisir à créer le trouble en mettant en scène le presque réel. Son film dessine un beau portrait de la vie d'une troupe de théâtre, ses complicités, ses disputes, ses doutes individuels et sa force collective. La Comédie Française, sous la direction d'Eric Ruff, s'acoquine régulièrement avec le cinéma, invitant des réalisateurs, adaptant des films, installant des écrans sur la scène de la salle Richelieu. Les admirateurs des talentueux comédiens de la Comédie Française ne seront donc pas surpris de les voir se prendre au jeu que leur propose Christophe Honoré.

A voir au cinéma à partir du 28 septembre.

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 11:14

Ils en rêvaient depuis longtemps.

Au début des années 60, alors qu'ils vivent à Paris, Christo et Jeanne-Claude imaginent d'emballer l'Arc de Triomphe. Les années passent. Christo et Jeanne-Claude, installés à New-York, se lancent dans des installations spectaculaires, dans le monde entier, déployant des centaines de mètres de tissus et de toiles dénonçant les murs et les frontières qui séparent, batissant des ponts pour réunir. En 1985, ils se font connaître du grand public en emballant le Pont Neuf et, 10 ans plus tard, le Reichstag.

En 2017, alors que Jeanne-Claude n'est plus là, le Centre Pompidou souhaite organiser une rétrospective de leur travail proposant à Christo pour l'occasion d'emballer le musée. Refus de l'artiste qui y voit plutôt l'occasion de réaliser leur vieux rêve. Programmée au printemps 2020,  l'exposition est repoussée en raison de la crise sanitaire. Christo, décédé le 31 mai 2020, aura eu le temps de concevoir l'ensemble du projet. Il saura que le rêve partagé avec Jeanne-Claude se réalisera tel qu'il le souhaitait mais il ne le verra pas. 

Ce beau rêve a été inauguré ce 18 septembre. Entièrement autoproduit (par la vente d'oeuvres de l'artiste), l'empaquetage de l'Arc de Triomphe aura nécessité 3 000 mètres de cordes et 25 000 m2 de tissus.

Le résultat intriguant est d'une grande beauté. La nature du tissu, sa couleur argent-bleuté créent des reflets changeant au grès de la luminosité du ciel parisien. Paradoxalement, cet empaquetage semble redonner vie à un monument vieillissant qui, hormis l'Histoire qu'il abrite, tend à disparaître dans le décor parisien. 

A voir jusqu'au 3 octobre.

Pour découvrir ou redécouvrir le travail de Christo et Jeanne-Claude, voir sur Arte les excellents documentaires "Christo et Jeanne-Claude, l'art de cacher, l'art de dévoiler" et "Christo, walking on water" tourné en 2016 au lac d'Iseo en Italie.

 

Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
Le triomphe de Christo
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Le triomphe de Christo
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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 18:26

Christian Hecq et Valérie Lesort reprennent La Mouche, trois fois Moliérisée en 2020 (meilleure comédien, meilleure comédienne. création visuelle) toujours aux Bouffes du Nord.

Le sociétaire de la Comédie Française et la comédienne-plasticienne adaptent librement la nouvelle de George Langelaan, (déjà adaptée au cinéma par David Cronenberg) en une version mêlant comédie et science-fiction. Dans les années 60, dans un village de France, Odette vit avec son fils Robert qui passe ses journées dans son laboratoire. Il y fait des recherches sur la téléportation et obtient des résultats plus ou moins encourageants...

Très drôle, entre Strip-Tease, l´émission de télévision, et Les Deschiens, cette adaptation n´en présente pas moins un registre émotionnel large, le rire côtoyant régulièrement l'effroi et la compassion dans un dosage précis. Cette maitrise est une des forces de la pièce à laquelle s'ajoute une scénographie audacieuse et de grands interprètes menés par un Christian Hecq en très grande forme.

A voir jusqu'au 25 septembre.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 23:24

Nous apprenons que le street-artiste Némo (Serge Faurie) qui a égayé et habillé de poésie les murs de Belleville/Ménilmontant dès les années 80 et pendant plus de 30 ans est décédé en septembre.

Si son Little Némo qui accompagnait son petit garçon, Olivier, sur le chemin de l'école, a disparu de nos rues depuis bien longtemps, le quartier conserve de grandes fresques mettant en scène son homme en noir, ses ballons rouges et ses parapluies créés dans les années 90.

Daniel Pennac, Bellevillois lui aussi, avait consacré un livre à ce bel artiste (publié chez hoëbeke en 2006). En 2009, le Pavillon Carré de Baudouin lui consacrait une exposition, partagée avec Mesnager et Mosko.

En 2014, encore associés, ils décoraient les échafaudages de la mairie du 20e

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 20:30

Enfin ! Après plusieurs reports pour cause de Covid, Ibrahim Maalouf investi le théâtre de l'Oeuvre. Le musicien a choisi cet écrin cosy pour fêter ses 40 ans et ses 30 ans de musique.

Le spectacle débute par un court métrage mis en musique par le trompettiste. Le cinéma, une de ses grandes passions avec l'enseignement, reviendra à trois reprises durant le concert (Meddley de ses bandes originales de film, vidéo personnelle et d´enfance réalisée en 1993 à Beyrouth, extrait de l´ambiance d´un concert à Bercy format légèrement différent de celui du petit théâtre de l'Oeuvre...).

Accompagné du guitariste virtuose François Laporte, tout simplement magistral, Ibrahim Maalouf se raconte en mots (beaucoup, l´homme est bavard et chaleureux) et, à la trompette et au piano, en mélodies (trop peu, bien sûr) dont Sorry, Bagdad, Harlem, all I can´t say, Lily will soon be a woman.... Deux invitées surprises la harpiste Rosita Milewska et Thais Lona, jeune chanteuse qu´il a décidé de produire, l'accompagneront sur deux titres, à moins que ça ne soit l'inverse car Ibrahim aime particulièrement mettre en valeur ceux qu'il a choisi. Aussi généreux dans la création et l'interprétation de sa musique, que dans le partage de son succès.

Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 12:34

"Ca semble être l'histoire d'une femme qui s'en va." dit le dossier de presse. Évidemment, tout est dans le "semble". Il est vrai qu'il est difficile d'en dire plus sur le récit sans en dévoiler trop. 

Inspiré de la pièce Je reviens de loin de Claudine Galèa, Serre moi fort parle de l'absence et de ce qu'on en fait, de ce qu'en fait, Clarisse, son héroïne.

On retrouve dans Serre moi fort la virtuosité de Mathieu Amalric à raconter des histoires, et dessiner des portraits dans des montages complexes faits d'instantanés, de fragments qui éclairent petit à petit le récit. Serre moi fort se construit ainsi par petites touches, scènes de vie intemporelles, où l'émotion affleure. Seul regret dans ce montage : le choix du réalisateur de dévoiler sans l'assumer tout à fait le cœur du drame au 1/3 temps du film. Le cacher totalement ou le révéler dès le départ de façon claire aurait permis au spectateur de s'abandonner et d'accompagner au plus près Clarisse dans son voyage. Dans le rôle principal, Vicky Krieps (vue dans Phantom Thread) est exceptionnelle. Elle porte la puissance émotionnelle du film.

Lire les critiques de Tournée et Barbara  de Mathieu Amalric.

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 20:03

A l'annonce de sa mort, les images et les superlatifs se bousculent, extrêmement variés parfois contradictoires.

C'est que la richesse et la diversité de sa filmographie et de sa carrière sont exceptionnelles. Si c'est un cinéma populaire qui lui a apporté sa célébrité, c'est le cinéma d'auteur et ses incursions au théâtre qui lui ont offert le statut de monstre sacré. 

Godard, Melville, Chabrol, Sautet, Verneuil, de Sicca, de Broca, Ophuls, Becker, Molinaro, Deray, Clément, Malle, Enrico, Oury, Truffaut, Lelouch, Rappeneau, Labro, Resnais, Zidi, Brook et Duras, Lautner, Leconte, Klapisch, Blier... la simple liste des réalisateurs qui l'ont fait tourner dit à elle seule l'importance de sa participation à l'histoire du cinéma français. Confirmée par la diversité de ses rôles et de ses partenaires. Prêtre à l'écoute d'Emmanuelle Riva, compagnon de beuverie de Jean Gabin, bellâtre auprès de Jacqueline Bisset, incorrigible avec Geneviève Bujold, héritier soutenu par Charles Denner, mafieux comparse de Delon, à la tête du coup du siècle avec Bourvil et concurrent de David Niven, amoureux de Jean Seberg, fou magnifique pour Anna Karina, cabot avec Marie-France Pisier, convoyeur pour Ventura, amant fuyant d'Annie Girardot, amoureux transit de Catherine Deneuve, aventurier pour Françoise Dorleac, et souvent flic...ou voyou... Son retour au théâtre dans Kean et Cyrano avaient été salués par la critique, rappelant à tous quel grand comédien il était. 

Belmondo était également cascadeur. Refusant de se faire doubler dans les scènes à risques et spectaculaires, il apportait dans le récit de ces tournages du romanesque aux fictions. Il était aussi le fils du sculpteur Paul Belmondo dont il s'efforcera de faire connaître le travail. Il fut l'ami indéfectible de comédiens géniaux à la notoriété moindre mais qu'il fera briller dans de grands seconds rôles, Charles Gérard, Michel Beaune, Pierre Vernier, Julien Guiomar..., celui fidèle de "la bande du conservatoire", Rochefort, Marielle, Rich, Cremer, Fabian, Girardot, Bedos, Mocky... Belmondo était aussi cet artiste toujours un peu embarrassé des compliments qu'on lui servait, ce bon vivant aimant rire, boxer et voir boxer, un propriétaire de yorkshire, un type sympa avec une belle gueule un peu trop bronzée.

Un gars à la fois intouchable par son talent et son succès et proche et familier par l'extrême sympathie qu'il dégageait.

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 21:59

Yusuke Kafuku est un comédien de théâtre  classique. Il vit heureux et amoureux avec son épouse Oto, scénariste pour la télévision. Un jour, Yusuke surprend, sans que celle-ci s'en aperçoive, sa femme et son jeune amant. Yusuke choisit de taire cette découverte à Oto.

Ceci est le prologue de 45mn qui met en place tous les éléments matériels et symboliques d'une histoire très riche aux multiples interprétations. Entre huis clos et road movie, hymne à la créativité par l'abandon de soi, habité par des personnages marqués par la mort et passionnés par leur métier, Drive my car ne cesse d'intriguer pendant 3 heures. La beauté des images, le mystère des personnages, la poésie des rencontres, la mixité des langages, la force des silences, le poids de la culpabilité, le spleen de Tchekhov... tout dans ce film, adapté d'une nouvelle de Murakami, interpelle.

Ces personnages en souffrance trouveront dans l'écoute et la compréhension de l'autre une forme de repos.

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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 19:58

Tourné en 2020, ce documentaire dresse un état des lieux de la situation politique, économique et humanitaire de l'Afghanistan à la veille du retrait des troupe américaines et occidentales et du retour des talibans au pouvoir. Face aux négociations entre les forces en présence, aux enjeux politiques internationaux, au fallacieux argument de "paix", le peuple afghan n'est que partie négligeable.

53 minutes limpides.

A voir sur arte.tv jusqu'au 5 novembre

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26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 00:05

2h15, c'est une durée peu banale pour un one man show. Laurent Sciamma déchaîné, heureux de retrouver une salle pleine après un été calme, passionné par son sujet, a du mal à quitter la scène. Celle du Café de la Gare, en l’occurrence, sur laquelle il clame son amour et admiration des femmes et son incrédulité face aux mécanismes de construction du mâle.

Si le début de son spectacle, inquiète un peu avec des déclarations telles que "j'ai honte d'être un homme (face à ce qu'endurent les femmes)" le propos prend vite une tonalité moins culpabilisante. Dans un format éloigné du simple enchaînement de punchlines, Laurent Sciamma déroule son propos de féministe militant. Militant pour les femmes et pour le droit d'être un homme blanc-jeune-hétéro exprimant sans honte ses émotions.

2h15, sur le papier cela peut sembler long, dans la salle ça ne l'est pas du tout. La proximité qu'installe le comédien, son énergie physique, son enthousiasme, la limpidité et l'humour avec lesquels il déroule son propos maintiennent l'attention de son auditoire. Certains pourraient lui reprocher de rester très soft sur les exemples de difficultés au féminin, mais si le but est d'éveiller le mâle blanc lambda, le job est fait.

A voir au Café de la Gare jusqu'au 28 août, en tournée et de retour à Paris à la Comédie des Trois bornes. 

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 16:19

Arrêté en Mauritanie, en novembre 2001, par les américains, Mohamedou Ould Slahi restera emprisonné pendant 14 ans à Guantanamo. 
Le film raconte son calvaire et son combat avec ses avocates américaines qui se battront contre le gouvernement, le FBI et l'armée qui l'emprisonnent sans preuve et en violation de tous les droits.
L'intérêt tient surtout dans cette histoire aussi incroyable que scandaleuse. On n'ose imaginer combien de Mohamedou Ould Slahi sont enfermés ainsi à Guantanamo. Cinématographiquement, Macdonald fait le job particulièrement servi par Jodie Foster et surtout Tahar  Rahim dans un rôle au registre multiple.

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 21:18

Paul Goutard est un scénariste sans succès, psychologiquement fragile que son épouse et son petit garçon ne peuvent aider. 

Tel est le point de départ de la riche histoire que nous conte François de Brauer qui, seul en scène, interprète une vingtaine de personnages.

Alors que l'art a été considéré pendant plusieurs mois comme non essentiel, La loi des Prodiges interroge, sur le ton du drame, de l'humour et de la poésie, sur ce qu'est l"art, son utilité, sa place dans une société où tout se consomme ou la productivité domine, Il dézingue, au passage, le tout spectacle, en politique, à la télévision et au niveau économique, mais aussi le marché de l'art et un certain élitisme.

François de Bauer offre un spectacle beau et puissant qu'il interprète avec force et maestria.

A ne pas rater sur francetv.fr jusqu'au 22 décembre 2021.

 

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 17:57

En 1981, Hubert Bonisseur de la Bath a pour mission d´assurer la réélection du dictateur d'un pays d´Afrique cher à la France.

Il est peu de dire que ce 3e opus très (trop) attendu déçoit. Jean Dujardin, toujours parfait dans le rôle de l´abruti de service, est entouré de Pierre Niney, Natacha Lindinger, Fatou N'Diaye, Gilles Cohen  et le regretté Wladimir Yordanoff, tous très bons dans des seconds rôles non aboutis, sous exploités.

Le scénario semble ne pas savoir où donner de la tête et ne trouve jamais l´équilibre entre son récit d´aventure, le portrait d'Hubert le beauf et les messages politiques. 

Les dialogues tombent à plat et les gags peu originaux sont desservis par une réalisation qui manque de rythme et de précision. L´usage de la musique est aussi mal dosé.

Une comédie satirique politique comme OSS 117 nécessite une précision d´orfèvre absente ici.

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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 21:26

Après trois ans de travaux et de rénovation et une année de confinement, la Bourse de commerce Pinault Collection a ouvert ses portes le 22 mai. L´homme d´affaires et collectionneur François Pinault a missionné l´architecte Tadao Ando pour qu'il revisite ce lieu historique afin que passé et futur se mêlent harmonieusement. Pièce maîtresse de cette adaptation, un cylindre de béton de 30 mètres de diamètre et 9 mètres de hauteur épouse la forme circulaire de l'édifice, délimitant l"espace et créant un chemin de circulation.

Le résultat est époustouflant de beauté et d'efficacité pratique. Le reste du monument a été restauré, en particulier l'immence fresque qui habille la rotonde, ainsi que la superbe coupole de métal composée de 2000 pièces de verre.

Un écrin somptueux pour accueillir l'énorme collection d'art contemporain de François Pinault qui possède environ 10 000 oeuvres et qui dispose déjà du Palazzo Grassi et Punta della Dogana à Venise pour exposer.

Pour l'inauguration de la Bourse de commerce, François Pinault s'est attribué le rôle de commissaire d'exposition choisissant lui-même les artistes et les oeuvres dans le soucis de témoigner d'une ouverture au monde, à la diversité, au respect des différences. 

Une trentaine d'artistes sont exposés dont Urs Fischer qui accueille les visiteurs dans la rotonde avec son hypnotisante oeuvre de cire, réplique de l'enlèvement des Sabines, qui a débuté sa combustion le jour de l'inauguration. Bertrand Lavier investit les 24 vitrines de la rotonde avec ses détournements d'objets du quotidien.

David Hammons, qui traite de la situation des afro-américains, se voit offrir sa plus grande exposition en Europe dans la galerie 2. La galerie 3, dédiée à la photographie, présente, entre autres, une série de Cindy Sherman et les 94 photographies de Louise Lawer dénonçant l'amendement Helms du 14 octobre 1987 interdisant l'utilisation des fonds fédéraux dans la prévention contre le Sida.

La galerie 4 expose trois imposantes œuvres de Rudolf Stingel d'huile sur toile semblant être des photographies. Les galeries 5, 6 et 7 sont dédiées à la peinture et à la sculpture avec des artistes aussi divers que Kerry James Mashall, Claire Tabouret, Lynette Yiadom-Boakye, Peter Doig, Kerry James, Luc Tuymans, Antonio Oba, Thomas Schutte, Martin Kippenberger...

A l'entrée, on trouve "Ici plage, comme ici bas" de Martial Raysse et sur les balcons de la rotonde 52 pigeons de Maurizio Cattelan.

La majesté du lieu, oeuvre d'art a lui seul et le nombre d'oeuvres exposées nécessitent 2 bonnes heures de visite. Enjoy !

 

Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
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Bourse de commerce - Pinault Collection
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Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
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Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
Bourse de commerce - Pinault Collection
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Bourse de commerce - Pinault Collection
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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 16:56

Youri, grand adolescent, vit dans la cité Gagarine d'Ivry sur Seine menacée d'être détruite. Avec une partie des habitants, il lance une opération de sauvetage de l'immeuble où il a grandit et qu'il voit aussi comme sa "cité spatiale" lui qui rêve d'aller dans l'espace.

Les premières images présentent cet immense immeuble comme un vaisseau spatial qui domine le ciel. Toute une partie du film joue avec l'esthétique et les codes du film d'expédition dans l'espace. C'est assez beau et intrigant.

Quand le récit nous ramène sur des considérations plus terre à terre, il perd de sa singularité et le scénario confus révèle ses faiblesses. Ainsi le récit peine à se hisser à la hauteur du message poétique sur la force de l'enfance et de ses rêves et sur celui positif d'une banlieue unie, qu'il semblent vouloir porter.

Heureusement, les comédiens, Alseni Bathili et Lyna Khoudri notamment, irradient et nous raccrochent à leur histoire.

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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 06:08
Gulliver, le dernier voyage, festival In d'Avignon - troupe Catalyse

Gulliver, dans son 3e voyage, fait nauvrage sur l'archipel de Laputa composé de quatre iles habitées par des personnages étranges.

Les comédiens de Catalyste menés par les metteurs en scène Madeleine Louarn et Jean-François Auguste nous emportent dans la fantasmagorie du roman de Jonathan Swift. La peur de la fin du monde et la mort sont au coeur de ce récit mené sur le ton de la satire, à la fois drôle et grinçant. Dans le respect du roman, les comédiens ont réécrit une partie de leur partition pour mieux se l'approprier, ajoutant ici et là quelques références contemporaines.

Ici Gulliver est une femme. Une jeune femme à la voix enfantine qui rend ses étonnements face à la folie des hommes plus touchants encore et drôles aussi. Manon Carpentier est excellente dans le rôle, entourée par les comédiens de la troupe, très bons également. Leur différence ; ils sont atteint d'handicap ; apporte à leur personnage la singularité qui sied parfaitement au récit et intensifie la portée décalée du propos.

A voir dans le cadre du Festival In d'Avignon jusqu'au 24 juillet, puis notamment du 2 au 6 octobre à Sew à Morlaix et à la MC93 en février 2022.

 

 

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