A l'occasion de la sortie de son nouvel album Disque bleu, France 4 rediffuse ce documentaire sur Benjamin Biolay réalisé pour la sortie de Grand Prix en 2023.

Benjamin Biolay nous emmène sur les lieux qui l'ont vu grandir, de la rue Ravel à Villefranche sur Saône au Conservatoire de Lyon et en studio pendant les enregistrements de ses albums. Parallèlement, le documentaire retrace l'ensemble de son parcours, de sa rencontre à 20 ans avec Hubert Mounier à son premier succès interprété par Henri Salvador, de La Superbe sa 1ère vraie reconnaissance personnelle à la tournée song book, en passant par son attache pour Buenos Aires et son métier d'acteur. Le chanteur témoigne de sa soif de composer, d'écrire. Les artistes qui travaillent ou ont travaillé avec lui, Alain Souchon, Bernard Lavilliers, Juliette Greco, Chiara Mastroianni, Jeanne Cheral, Clara Lucianni, Melvil Poupaud, ses musiciens...  disent son exceptionnelle maîtrise de la musique.

Un documentaire riche qui mériterait d'être plus long.

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En Californie, Bob Ferguson et Perfidia Beverly Hills sont membres du groupe d'activistes French 75 qui milite pour l'IVG, et contre les maltraitances et expulsions de migrants. Ils font face au Colonel Steven J. Lockjaw représentant une Amérique de plus en plus réactionnaire et violente. 

Anderson met en scène deux camps : les ultra gauche et les supremacistes blancs. Son héroïne (Teyana Taylor) afro-américaine révolutionnaire est plutôt effrayante avec une libido qui se révèle proportionnellement à la violence de ses actions. En face, le Colonel Steven J. Lockjaw (Sean Penn) est bien barré également. Entre les deux, se trouvent Bob (Leonardo Di Caprio) totalement dépassé par les évènements et sa fille Milla (Chase Infiniti).

Le film adopte un rythme haletant, relevant le défi de mêler divertissement, action, humour et burlesque à une réflexion politique sur l'Amérique d'aujourd'hui. La réalisation virtuose et un montage d'une grande précision offrent de nombreuses scènes marquantes. Leonardo Di Caprio est tout simplement impressionnant. Benicio del Toro dans un second rôle marque également. Sean Penn joue sur une mono expression un peu décevante.

Les 2h40 défilent presque sans ennui, le récit se déroulant avec une grande fluidité et créativité. Seule la scène finale pourra sembler en deçà du reste du film.

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17 septembre 1981, Paris, Assemblée Nationale, Robert Badinter demande "au nom du gouvernement de la République l'abolition de la peine de mort en France".

Né en 1928, Robert Badinter grandit à Paris dans une famille de culture juive où les valeurs républicaines priment sur la pratique religieuse. Une famille victime du nazisme, ses deux grand-mères, son père et son oncle sont mort en déportation. En 1951, après avoir étudié la sociologie et obtenu son diplôme d'avocat, il rencontre Henry Thorres, fervent anti peine de mort. Quand il ouvre son cabinet, il se spécialise dans le droit des affaires et droit de la propriété intellectuel notamment pour des artistes.

Ce documentaire déroule la vie de Robert Badinter et son combat d'une grande violence contre la peine de mort, peine de mort qui consistait à "couper un homme vivant en deux morceaux". Le film mêle photos et films d'archives et donne la parole à Robert Badinter, mais aussi Elisabeth Badinter.

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De nos jours, en Iran, Vahid croit reconnaître l'homme qui l'a torturé en prison. Il l'enlève. Dans le doute, il demande la confirmation d'anciens prisonniers comme lui.

Jafar Panahi expose petit à petit la brutalité du régime iranien, ce qu'il impose à sa population, les sévices qu'il lui inflige et pose la question de la vengeance.

Le récit interroge ainsi sur la réponse que doit apporter la démocratie aux dictatures. Faut il se comporter comme un barbare face à la barbarie ? L'humanité dans ce qu'elle a de meilleur est-elle capable de piétiner ses principes pour punir les bourreaux ?  La liberté a t elle les moyens de lutter contre la dictature ?

Le réalisateur utilise ses personnages pour conter également avec détails les tortures infligées aux prisonniers, tous simples citoyens qui ont manifesté contre le pouvoir en place.

Tourné, comme toujours, dans la clandestinité, le film impressionne par l'efficacité de sa réalisation et par l'excellence de ses comédiens (Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi, Hadis Pakbaten, Majid Panahi (II), Mohamad Ali Elyasmehr, Georges Hashemzadeh, Delnaz Najafi, Afssaneh Najmabadi).

Un simple accident a reçu la Palme d'Or à Cannes 2025. Un Prix qui n'est pas que politique. Le film est une oeuvre de cinéma parfaitement réussie.

Lire les posts sur d'autres films de Jafar Panahi : Taxi Téhéran, Trois visages

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En mai 1972, Robert Badinter, après plusieurs années de pause, accepte de plaider à nouveau aux assises. Avec l'avocat Philippe Lemaire, il prend la défense de Roger Bontems accusé d'avoir assassiné une infirmière lors de sa tentative d'évasion avec Claude Buffet un codétenu. Badinter est convaincu de son innocence. 

De l'issue de ce procès est né le combat de Robert Badinter contre la peine de mort. Le téléfilm adapte les livres L'exécution et L'abolition de Robert Badinter et conte ses près de 10 ans de lutte. Charles Berling est très bien dans le rôle de Badinter.

Curieusement, bien que tourné en 2009, le téléfilm (en 2 épisodes) adopte un style vieillot. Mais l'intérêt du sujet fait oublier cette réalisation paresseuse.

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