Des pluies acides tombent sur le Nord de la France. Élise, Michal et leur fille Selma fuient.

Malgré l'originalité et la gravité de la situation, on s'ennuie pas mal d'autant plus que les héros sont assez antipathiques. Ainsi, le dessin des personnage est sans nuance. Le comportement de l'adolescente est plus complexe à gérer que la catastrophe elle même...Le scénario manque aussi de rythme et d'idées pour illustrer les péripéties dûes au déluge.

Visuellement, on ne voit pas grand chose. La photographie est très sombre. Côté son, la musique de Robin Couderc associée aux cris des protagonistes fatiguent rapidement.

Guillaume Canet, Laetitia Dosch et Patience Muchenbach s'en sortent malgré tout pas trop mal.

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Seb et Adam, deux amis d'enfance, s'installent en coloc.

En 12 épisodes de 4/5 minutes, dans un dessin en noir et blanc, David Mirailles conte le quotidien de ces deux jeunes adultes, l'un ingénieur informaticien, l'autre comédien qui court les casting.

Entre fidélité à toutes épreuves et petite trahison, la série dessine au propre comme au figuré le portrait d'une bromance.

Le scénario et les dialogues sont un peu naïfs mais l'ensemble demeure sympathique. Toutefois, la série n'atteint pas la qualité d'écriture et d'animation du Samuel d'Emilie Tronche (à voir aussi sur Arte.fr)

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A Amsterdam, à une époque récente indéterminée, alors que le pays est occupé et que les lois répressives contre les juifs se multiplient, Etty, 27 ans, est étudiante en droit et en russe. Elle rêve d'être écrivain mais souffre d'angoisse et d'idées noires. Elle tombe amoureuse de son psychologue, Julius Spier.

Hagai Levi, créateur notamment de En thérapie, adapte le journal d'Esther Hillesum, jeune femme juive hollandaise qui a été assassinée à 29 ans dans le camp de concentration d'Auschwitz le 30 novembre 1943.

En situant, l'histoire d'Etty en dehors de la seconde guerre mondiale et dans une époque moderne, Hagai Levi donne à voir à quel point l'histoire de la jeune femme, dominée par l'horreur du fascisme mais aussi par le mal être de la jeunesse, la recherche de spiritualité demeure d'une terrible actualité. Esther Hillesum avait aussi soif de sens et ira jusqu'au sacrifice pour aider les autres.

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Caméra d'Or : Ben’imana de Marie-Clémentine Dusabejambo

Prix d'interprétation masculine : Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, dans Coward de Lucas Dhont

Prix du scénario : Emmanuel Marre pour Notre salut

Prix d'interprétation féminine : Virginie Efira et Tao Okamoto dans Soudain de Ryusuke Hamaguchi

Prix du Jury : L'Aventure rêvée de Vales Grisebach

Prix de la mise en scène (Ex-aequo) : Javier Ambrossi et Javier Calvo pour La Bola Negra et Paweł Pawlikowski pour Fatherland

Grand Prix : Minotaure d'Andrei Zviagiintsev

Camera d'Or : Fjord de Christian Mungiu

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1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte suite à un viol. Aidée par Michèle, sa mère, et par d'autres femmes, elle avorte clandestinement. 1972, toutes les femmes sont poursuivis par la justice dans ce qui s'appellera le "Procès de Bobigny". Gisèle Halimi, avocate, assure leur défense.

Barbara Lamballais et Karina Testa présente le récit de cette histoire qui est entrée dans la grande Histoire de la défense du droit des femmes à disposer de leur corps.

La pièce débute tambour battant - le spectacle est aussi dans la salle - par une assemblée générale de l'association "Choisir la cause des femmes" créée par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir en juin 1971, quelques mois après la publication par le Nouvel Obs de la liste des 343 Françaises qui ont le courage de signer le manifeste "Je me suis fait avorter".

Puis, le récit enchaîne avec une mise en place qui semble un peu longue, mais qui ose, avec une certaine réussite, jouer sur le ton de l'humour. Ainsi, on se surprend à rire ou sourire dans le rappel du contexte historique et la présentation des personnes impliquées dans toute la complexité notamment sociale de leurs situations.

La pièce adopte ensuite une écriture et une mise en scène ingénieuse qui lui permet d'accélérer le récit tout en restant clair sur les tenants et aboutissants.

Sans être bluffante, la pièce a pour qualité évidente, dans une tonalité accessible par tous, de rappeler l'importance de maintenir le droit à l'avortement, le lourd combat qu'il a fallu mener pour l'obtenir, les souffrances endurées par les femmes et de très jeunes filles.

Les 6 comédiennes - Clotilde Daniault, Maud Forget, Deborah Grall, Karina Testa, Celine Toutain et Jeanne Arènes - sont excellentes, tout comme Julien Urrutia qui endosse tous les rôles masculins.

La pièce a été récompensée par 3 Molières 2026 : Théâtre Privé, wAutrices francophones et Comédienne dans un second rôle pour Jeanne Arènes 

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