Marie a 39 ans et ne souhaite pas garder l'enfant qu'elle attend. C'est l'enfant de Serge qu'elle va bientôt quitter.

Claude Sautet offre à Romy Schneider un beau portrait de femme indépendante et une belle esquisse de l'amitié entre femmes comme un pendant féminin à Vincent, François, Paul et les autres. Le réalisateur poursuit le dessin de la classe moyenne avec ses brasseries et ses bars-tabac, les week-ends entre amis dans les maisons de campagne, les lettres déchirantes, les couples qui se séparent, et souligne l'impact de la crise économique. Il fait appel à de nouveaux comédiens tous excellents : Bruno Crémer, Claude Brasseur, Eva Darlan, Arlette Bonnard, Sophie Daumier, Eva Darlan, Francine Bergé, Madeleine Robinson, Roger Pigaut...

On retrouve Romy Schneider en majesté, Jean Loup Dabadie en co-scénariste et en dialoguiste, Philippe Sarde à la musique.

Du Sautet comme on l'aime.

César 1979 de la meilleure comédienne pour Romy Schneider.

A voir en replay sur France.tv jusqu'au 13 février.

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Châteauroux, fin des années 50, Rachel rencontre Philippe. Elle est employée à la sécurité sociale, il est lettré, traducteur à la base américaine, issu d'une famille bourgeoise. Ils s'aiment mais lui tient à sa liberté et aime l'argent.

Adaptation du livre de Christine Angot qui raconte l'histoire de ses parents et de son enfance marquée par la non reconnaissance de son père. Niels Schneider est particulièrement convaincant jouant l'ambiguïté et la suffisance de ce type infect, malsain et narcissique. Virginie Efira est aussi excellente dans un rôle également complexe de femme à la fois fragile et forte. Sur son visage se succèdent en une seconde l'éclat de l'amour et la sidération causée par le mépris et l'ignominie de cet homme. Dans le rôle de Chantal/Christine, Estelle Lescure et Jehnny Beth, qui assure également la voix off,sont très bien également.

Le film est un beau portrait de femme courageuse, foncièrement bonne et une déclaration d'amour d'une fille en colère à sa mère.

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Dans les montagnes et le désert du sud marocain, Luis cherche sa fille qui a disparue depuis 5 mois. Avec son jeune fils Esteban, il se joint à des ravers espérant l'y retrouver.

Syrat est paraît-il un film qui se ressent, joue sur les sensations, l'hypnose par la musique techno notamment. Et il semblerait que si le spectateur n'est pas sensible à cela, il ne lui reste plus grand vhose. Le rythme très lent du récit, sans péripéties particulières avant la première heure, ne passionne pas. Le portrait des personnages est bâclé. On ne sait rien d'eux ou presque, cela n'aide pas vraiment à se passionner pour leur destinée. Les événements qui arrivent dans les trois derniers quart d'heure, spectaculaires, nous réveillent mais sont un peu vains.

Prix du Jury Cannes 2025

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Bastien Grimaldi, écrivain, ancien reporter, se fait violemment agresser à plusieurs reprises sans raison apparente.

Le 4e film de Claude Pinoteau avec Lino Ventura est un polar comme le cinéma français en faisait dans les années 70 et 80. Si dans un premier temps le film intrigue, rapidement le scénario (de Pinoteau et Dabadie) se révèle peu crédible, tarte et totalement caricatural. La musique de Vladimir Cosma est malheureusement en parfaite adéquation.

Mais c'est l'occasion de revoir Ventura dans un rôle taillé sur mesure accompagné de seconds rôles plaisants : Jean Poiret, Léa Massari, Béatrice Agenin, Elisabeth Bourgine, Annick Alane et Jean-Pierre Bacri. Mais aussi des comédiens moins inspirés dans des rôles grossièrement dessinés.

Disponible en replay sur Arte.fr jusqu'au 14 mars 2026

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En Normandie, Francis et ses fils, Matthieu et Eric, travaillent dans la même usine. Lorsque Francis est licencié pour avoir fumer sur son lieu de travail, Matthieu tente en vain de mobiliser son frère et leurs collègues. 

Il y a 25 ans, Benoit Magimel impressionnait déjà par son talent d'incarnation, sa capacité à dire beaucoup dans une grande sobriété. A ses côtés, Nathalie Baye est resplendissante en femme libre, consciente et assumant son statut de bourgeoise.

Xavier Beauvois trace le constat d'une lutte des classes vaine moins manichéenne qu'il n'y paraît.

Date de sortie en salle : 10 janvier 2001

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