SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 22:19
sanscrierart.com

BeTipul, série israélienne, mettant en scène un psychanaliste et ses patients a été adaptée dans de nombreux pays dont les USA avec Gabriel Byrne dans le rôle du thérapeute. 

C'est Arte qui propose la version française en la confiant à Olivier Nakache et Eric Toledano. Même mise en place. Un psy dans son cabinet reçoit ses patients pour 35 têtes à têtes de 26 minutes chacun. Ce huis clos captivant nous invite à suivre 5 patients, et deux thérapeutes, le héros et sa contrôleuse. Si la version française est proche de son modèle, son contexte lui est propre. Les rendez-vous se déroulent aux lendemains des attentats du 13 novembre 2015, l'un des plus récents traumatismes de la nation entière. Les 5 patients chacun avec leur vécu et leur pathologie propre, leur rapport à la psychanalyse, à leur place dans la société, dessinent les visages d'une humanité complexe. 

L'intérêt de la série repose sur trois qualités  : celle de l'écriture,  celle de l'interprétation et celle de la mise en scène. Ils sont sept à l'écriture du scénario soignant le dessin des protagonistes dans des dialogues précis. Ils sont 5 réalisateurs, à chacun son patient, qui dans ce huis clos qui ne se limite pas aux champs et contre-champs expriment, en plans soignés et ingénieux, les émotions qui ne sont pas dites. Ils sont huit comédiens tous très bons dans cet exercice difficile n'autorisant aucune approximation : Sophie Cattani, Carole Bouquet, Reda Kateb, Clémence Poésy, Pio Marmai, Elsa Lepoivre merveille de la Comédie Française, l'impressionnante Mélanie Thierry, la sidérante Céleste Brunnquell et le toujours impeccable Frédéric Pierrot.

A voir sur Arte tous les jeudis ou à volonté sur arte.tv

Partager cet article
Repost0
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 16:45

En 1992, Gabriel, 10 ans, vit au Burundi avec sa petite soeur Ana, sa mère rwandaise, son père français. Son enfance heureuse et favorisée va basculer dans le drame familiale et l'horreur de la guerre.

Eric Barbier adapte le roman de Gael Faye qui s'est inspiré de sa propre histoire pour raconter la guerre civile au Burundi et le génocide au Rwanda. Sans faire de son film un témoignage historique, le réalisateur parvient à décrire l'effroyable contexte de ce récit intime. Il saisie l'insouciance de l'enfance, ses joies simples, son paradis bientôt perdu et le basculement dans  le chaos et la perte violente de l'innocence. Le film est porté par le talent du jeune Djibril Vancoppenolle parfaitement entouré de Jean-Paul Rouve, Isabelle Kabano et la jeune Dayla De Medina.

La folie des hommes et l'immobilisme de l'Europe  vus à hauteur d'enfants, portent plus encore le visage de crime contre l'humanité.

Sortie en salle : 28 août 2020

Disponible en VOD

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 19:13

Il formait avec Agnès Jaoui un fabuleux duo d'auteurs. Leurs pièces de théâtre adaptées au cinéma (Cuisine et dépendance, Un air de famille) les ont faits connaître du grand public, les faisant entrer directement dans le panthéon du cinéma français.

Leurs scénarios, leurs dialogues, leurs portraits grinçant d'une certaine société, à laquelle ils pouvaient parfois appartenir, sont précis, vachards, sensibles et drôles.

Ils écrivaient pour lui, acteur, et pour elle, actrice et réalisatrice (Le goût des autres, Comme une image, Parlez-moi de la pluie, Au bout du conte, Place publique) et, à deux reprises, pour le maître Alain Resnais (Smoking, no smoking et On connait la chanson).

Il se donnait souvent le rôle du type bougon, mal luné, revenu de tout, même s'il n'aimait pas qu'on le réduise à ces rôles là. Car Jean-Pierre Bacri était un grand comédien qui a su incarner des personnages bien différents pour Nicole Garcia, Claude Pinoteau, Luc Besson, Joël Santoni, Jean-Pierre Mocky, Jean-Marie Poiré, Alain Chabat, Gérard Krawczyk, Alain Resnais, Cédric Klapisch, Noémie Lvovsky, Pascal Bonitzer, Michel Leclerc, les bankables Olivier Nakache et Eric Toledano...

La profession a, à de nombreuses reprises, saluer son talent de comédien au théâtre (Molière en 2017) comme au cinéma (César en 1998 auquel s'ajoute près d'une dizaine de nominations) ainsi que ses qualités d'auteur (entre autres 1 Molière en 1992 et 4 César du meilleur scénario avec Agnès Jaoui).

En ce lundi 18 janvier, le cinéma perd un grand comédien et avec lui l'univers grinçant, moqueur et singulier du duo Jaoui-Bacri.

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 21:14

Claude Brasseur a incarné plus d'une centaine de personnages à la télévision, au cinéma et au théâtre. Mais c'est d'abord Eugène-Francois Vidocq, Serge d'une Histoire Simple, le père de Vic et Daniel, l'ami indéfectible d'Etienne, Simon et Bouly qui nous sautent au coeur au moment de sa disparition.

Nous irons sans doute tous au paradis, mais il est  vraiment temps que ce confinement des lieux de culture cesse. Afin que nous passions à nouveau plus de temps à  célèbrer le spectacle vivant qu'à pleurer ses morts.

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 20:31

En Pologne, en  1949, Wiktor, musicien, dirige une troupe de chants et de danses folkloriques et tombe amoureux de Zula une des chanteuses. Quand l'Etat impose au groupe de porter la bonne parole du parti lors d'une tournée européenne, Wiktor tente de convaincre Zula de fuir à l'ouest.

Cold war,  guerre froide entre l'Est et l'Ouest, entre Wiktor et Zula. Dans un format 4/3, en noir et blanc, la réalisation soigne particulièrement l'esthétique au point de prendre le dessus sur un scénario un peu faible qui offre toutefois quelques beaux moments.

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 19:46

 

Michel Robin. Il a toujours été là.

A la télévision, au cinéma et au théâtre.

Il fait partie de ces comédiens magnifiques et discrets auxquels on s'attache rapidement.

Ils sont là souvent, traversent le temps.

Pas au premier plan mais indispensables.

Et l'apparition de leur visage est un rendez-vous inattendu qui toujours nous ravie.

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 13:31

Blanche Gardin a demandé à FabCaro de mettre en images la captation sonore de son premier spectacle Il faut que je vous parle.

Le trait simple, en noir et blanc, représentant Blanche Gardin derrière son micro, accompagne la voix de la comédienne. Une épure qui met en avant l'extrême expressivité de son jeu et de ses propos. Déjà très drôle, très crue et vacharde, Blanche Gardin marquait dès ce premier spectacle sa lecture de la vie et son ton si particuliers.

Les nombreux spectateurs de Je parle toute seule et Bonne nuit Blanche retrouveront avec plaisir son humour déprimé.

 

 

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 14:23

Le musée de l'Orangerie retrace, de 1906 à 1918, le développement de l'art Métaphysique dans l'oeuvre de Chirico. L'exposition présente ainsi, en 90 documents dont 50 peintures, le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri le peintre, de Munich où il a débuté, à Paris où il a rencontré André Breton, Paul Eluard et Guillaume Appolinaire et à Ferrare où il fréquenta Carlo Carra et Giorgio Morandi, dont des oeuvres sont également présentées ici.

L' exposition est l'occasion unique (une des dernières peut-être) de réunir des oeuvres prêtées par de prestigieux musées internationaux, tels le MoMA de New-York, la Tate de Londres, le Moderna Museet de Stockolm, le Philadelphia Museum of Art.

Cette belle exposition, qu'on aurait aimé plus longue, offre la possibilité de rendre visite aux toujours impressionnants Nympheas de Monet.

Lire l'article sur l'exposition De Chirico au Musée d'Art Moderne en 2019

 

Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Giorgio De Chirico, la peinture métaphysique au musée de l'Orangerie
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 20:37

On l'a vu très souvent dans des seconds rôles essentiels. Sa présence dans un film de cinéma ou de télévision c'êtait "au moins ça de gagner", un gage que du talent serait au moins là,  porté par ce grand comédien. Inoubliable dans Un air de famille, il apporte aussi son élégance à L' auberge espagnol, Polisse, J'accuse...

C'est le théâtre qui l'a sans doute le mieux accueilli comme en 2016 au théâtre de l'Oeuvre dans Qui a peur de Virginia Wolf avec Dominique Valladier. On pourra le revoir sur grand écran en février prochain dans le nouvel OSS 117.

Wladimir Yordanoff est décédé ce 6 octobre à l'age de 66 ans.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 20:39

En février 1939, des miliers d'Espagnols fuyant la dictature franquiste sont parqués dans des camps par l'Etat français. Un gendarme français va venir en aide à l'un d'entre eux, le dessinateur républicain Josep Bartoli.

Pour témoigner de cette page sombre de l'histoire espagnole et de cette honte française, et pour conter l'histoire vraie du dessinateur de presse anti franquiste, Aurel choisit de favoriser le dessin en arrêt sur image plutôt que réellement animé. Cette réalisation syncopee, tout en soulignant l'hommage à l'art de Bartoli, associée à un soin des couleurs particulier, permet de hisser le film à la hauteur de son beau et grave sujet. 

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 19:35

Dernier souvenir personnel de Michaël Lonsdale sur grand écran : en 2014, Maestro de Lea Fazer. Il y porte le rôle titre celui du maître que fut Eric Rohmer pour Jocelyn Quivrin le temps d'un tournage, impressionnant et bienveillant.

Premier souvenir personnel de Michaël Lonsdale dans un film de cinéma : Baisers Volés de François Truffaut, il y joue le mari un peu inquiétant, un peu dérangeant de Fabienne Tabard interprétée par Delphine Seyrig irrésistible pour Antoine Doinel-Jean Pierre Leaud.

Avec sa voix et sa diction si particulière qui pose d'emblée la singularité du personnage,  Michaël Lonsdale a beaucoup joué au théâtre et a toujours tourné plusieurs films par an. Dans des rôles plus ou moins importants, il a appliqué son empreinte dans des styles cinématographiques d'une grande variété : de Monsieur Klein de Joseph Losey à un James Bond (Moonraker), d'Indian Song de Duras à Hybernatus d'Edouard Molinaro, mais aussi dans Le Procès d'Orson Welles, Au Nom de la Rose de J.J.Annaud, Les Vestiges du jour de James Ivory, Les Acteurs de Bertand Blier, Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet, Chut! de J.P Mocky, Bancs publics de Bruno Podalydès, Munich de Steven Spielberg, Stavinsky d'Alain Resnais...

Dans près de 200 rôles dont celui que lui offrit Xavier Beauvois. Dans Des hommes et des Dieux, Michaël Lonsdale, qu'habitait une foi profonde, y incarnait Frère Luc Dochier. Inoubliable.

 

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 13:03

Maxime, qui aime Sandra qui, elle, aime Gaspard, rencontre Daphné qui aime François, le mari de Louise.

Emmanuel Mouret abandonne, cette fois encore, comme pour Mademoiselle de Joncquieres, le burlesque de ses premiers films pour laisser toute la place à la gravité des sentiments. Il délaisse aussi dans la réalisation son style "théâtre filmé" pour une mise en image plus aérée, sans perdre en qualité dans l'écriture de ses dialogues et dans le dessin de ses personnages. Il confie ces derniers à d'excellents comédiens (Niels Schneider, Vincent Mc Cain, Camilia Jordana, Emilie Dequenne, Guillaume Gouix, Jena Thiam) qui servent parfaitement ce scénario qui expose de multiples états d'âme, humeurs, valses-hésitations. Seul (tout petit) bémol au film l'usage de tubes du répertoire classique, qui, s'il séduit un premier temps, lasse sur la fin au moment même où Emmanuel Mouret semble peiner à abandonner ses personnages. Le film n'en reste pas moins très séduisant.

 

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 22:30

Pour son 4ieme spectacle et en 70 minutes chrono, Camille Chamoux s'attaque à la course après le temps, course accentuée par une société où tout va de plus en plus vite.

S'appuyant sur des penseurs tendance (Proust, Epicure, Boris Vian, Ferré, Michel Ange... ) et sur les angoisses de son fils de 5 ans, Camille Chamoux dissèque les manies, agacements, phobies... créés par notre monde moderne, Ubérisé, Wazisé, minuté.

L'ensemble est, comme chaque fois chez Camille Chamoux, intelligement écrit, parcouru de messages féministes, de citations percutantes et de puchline personnelle. La mise en scène de Vincent Dedienne sert parfaitement le texte que la comédienne interprète avec la juste folie propice au rire.

A voir au théâtre du Petit-Saint Martin du mercredi au samedi à 20h30.

Lire l'article sur le spectacle "Esprit de contradiction" de Camille Chamoux.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 22:23

La nouvelle création de Joël Pommerat traite de la construction à l'âge de l'adolescence dans un monde où la violence domine, où la question du genre revient sans cesse, où les parents démissionnent, où les machines se substituent aux éducateurs, où les enfants le sont de moins en moins longtemps... A travers une dizaine de scènes déroutantes, Pommerat nous laisse entrevoir de multiples lectures. Tout en nous interrogeant sans cesse sur la teneur de ses messages, "Contes et légendes" nous emporte à chaque tableau dans un nouvel intrigant récit.

Sur la forme, l'extrême sobriété de la scénographie accompagne parfaitement l'excellence des jeunes comédiennes. La qualité de l'interprétation sert au plus juste l'angoisse, la violence, l'émotion sans que le rire ne quitte jamais vraiment la scène.

Pommerat nous offre une fois encore une expérience théâtrale remarquable.  En jouant à la fois sur le rire et le drame, il nous invite à nous questionner sur l'avenir annoncé à nos enfants par cette étrange société.

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 16:07

Marie, Bertrand et Christine vivent dans le même lotissement et sont devenus amis en manifestant en Gilets Jaunes sur un rond-point. Tous les trois se retrouvent en délicate situation, prisonniers des pièges de notre société menée par l'intelligence artificielle et la sur-consommation.

Le film débute par une liste à la Prévert de tous les travers et les conséquences de la consommation et la digitalisation à outrance : intrusion dans nos vies privées, notation de tout et de tous, déshumanisation des contacts, abandon par les services publics des territoires, faillite par crédit à la (sur)consommation, uberisation, destruction de l'environnement.... Les situations et les dialogues percutants sont souvent très drôles même s'ils mettent en lumière une réalité terrifiante. Les deux réalisateurs pointent le doigt sur les multiples travers de notre société de façon appuyée ou rapide. Il faut rester attentif pour tout percevoir. Même si le film perd en efficacité dans le développement des histoires des trois protagonistes, l'ensemble reste bien vu. Et si certains jugeront cela facile, l'exercice reste utile pour nous rappeler, s'il le fallait, la folie qui mène notre petit monde.

 

Partager cet article
Repost0
6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 20:05

Le musée d'Orsay présente une rétrospective des œuvres de James Tissot. La dernière avait eu lieu en 1985 au Petit Palais. C'est d'ailleurs au Petit Palais, en 2018, dans le cadre de l'exposition "Les impressionnistes à Londres" que James Tissot s'était rappelé à nous.

Orsay expose une centaine d’œuvres du peintre Nantais qui fit ses classes à l'école parisienne avant de s'épanouir de l'autre côté de la manche. Sa production anglaise est sans doute la plus immédiatement  séduisante. La modernité de son cadrage, la photogénie de ses mises en scène, la précision de ses représentations, le volume des étoffes, le grain des matières séduisent d'emblée. Ses peintures semblent des instantanés dans lesquels un des personnages prend en flagrant délit d'un regard ou d'un geste le peintre indiscret. D'autres peintures se moquent gentiment de leurs protagonistes, la gêne ou l'incongruité de la situation apparaissant nettement. Les portraits, se présentent dans des poses décontractées d'une étonnante modernité pour les représentations de l'époque.

L'exposition "James Tissot, l'ambigu moderne" est à voir jusqu'au 13 septembre.

James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay

La visite de l'exposition est l'occasion de revoir les collections permanentes qui regorgent de chefs d'oeuvre réalisés par d'illustres et moins illustres peintres internationaux.

James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
James Tissot, l'ambigu moderne au musée d'Orsay
Partager cet article
Repost0
5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 17:05

C'est dans des conditions particulières que se déroule la 10e édition du Festival de la jeune photographie européenne. Prévu du 14 mars au 15 avril, covid oblige, le festival a été reporté cet été jusqu'au 9 août et reprendra du 25 au 31 août.

Cette édition confirme la tendance forte et désormais majoritaire à présenter des oeuvres conceptuelles, d'art visuel, dans lesquelles la photographie n'est qu'accessoire ou disparait totalement. La grande majorité des artistes présente des installations aux sujets maintes fois rebattus qui se révèlent difficilement sans les explications des cartels. Est-ce la recherche du concept qui déshumanise un grand nombre d'œuvres alors que l'humanité est au coeur des sujets abordés ?

La découverte des photos (2 oeuvres seulement au 104) de Tamara Eckardt apporte un grand souffle d'humanité. L'artiste présente le projet "The Children of Carrowbrowne", des portraits des enfants du voyage qui vivent près d'une décharge en Irlande. Un sujet que l'artiste allemande aborde frontalement en utilisant la puissance brute de son art. Découvrez ses photos ci-dessous et sur le site https://tamaraeckhardt.com/

Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Festival Circulation(s) au 104
Partager cet article
Repost0
14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 12:51

En Normandie, en 1985, le beau et charismatique David séduit le sensible Alex.

Ozon se plonge dans les années 80 de son adolescence et prend plaisir à reproduire l'esthétique visuelle et sonore de cette époque. Son histoire d'amour nait sous une ambiance un peu perverse, un peu inquiétante comme Ozon sait si bien le faire. Il nous intrigue et nous promet un récit plein de surprises. Mais, petit à petit le scénario s'enlise dans une histoire de roman photo pour ados. Les dialogues sont plats, les personnages secondaires sont peu exploités, les situations frôlent parfois le ridicule, le jeu même des comédiens s'en ressent. Si Ozon fait son miel du charme arrogant de Benjamin Voisin, il offre à Felix Lefebvre, un premier rôle doté d'une faible partition.

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 12:58

Jean-Pascal, artiste qui galère, veut organiser une marche de contestation noire. Pour rassembler le plus de monde possible, il sollicite les artistes noirs les plus connus.

La forme de faux documentaire permet au héros d'interpeller le spectateur lors de ses petites victoires, de ses nombreux échecs et des situations incongrues ou édifiantes. auquelles il est confronté. Chaque sollicitation d'un artiste est l'occasion d'un débat musclé sur ce qu'est être noir, sur qui est noir, sur l'importance que ça a ou pas, sur les injustices que cela entraine, sur le poids de l'histoire, sur le communautarisme, sur le machisme de l'homme noir, sur la trahison de ceux qui ont réussi, sur la sincérité des engagements... le tout dans un enchaînement de scènes aussi hilarantes que signifiantes.

Les deux réalisateurs relèvent le défi de traiter un sujet sensible d'une immense complexité, en faisant rire, sans mauvais goût, et en n'oubliant jamais de faire sens.

 

Partager cet article
Repost0
2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 20:40

Partager cet article
Repost0
24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 15:08

Les grands compagnons de route de Claude Sautet tirent leur référence en ce mois de mai. Après Michel Piccoli, c'est Jean-Loup Dabadie qui vient de nous quitter. Co-scénariste et dialoguiste de Sautet (César et Rosalie, les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs, Vincent,François, Paul et les autres...), il a travaillé également avec Yves Robert (Un éléphant..., Courage fuyons...), François Truffaut (Une belle fille comme moi), Jean-Paul Rappeneau (Le sauvage), Claude Pinoteau (La gifle,...), mais aussi Lautner, Girod, de Brocca....

Nombres de répliques qui ont marqués ces films et notre panthéon cinématographique sont nées sous sa plume.

Il a aussi participé à l'histoire de la chanson française en écrivant pour de nombreux artistes dont Julien Clerc (Ma préférence,...) et Michel Polnareff (Lettre à France,...).

Son sens de la formule et des bons mots l'avait aussi amené à écrire des sketchs pour Palmade, Robin, Joly et surtout Guy Bedos.

Il était également la voix du cinéma au sein de l'Académie Française depuis 2008.

Ci-dessous, les mots de Dabadie dits par Romy Schneider, un des moments de grâce de "César et Rosalie" de Claude Sautet.

 

Partager cet article
Repost0
18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 19:15

Simon Dame, Paul Javal, Edgar Pisani, Nutthecio, Monteil, Dom Juan, Jacques Granville, René Cabourg, Pierre, le comte Philippe de Saint-Germain, Henri Husson, Charles, Gresillo, Monsieur le ministre, Michel, Pierre Losseray, Edmond Leroyer,José Viss, Frédéric Mallaire, Max Baumstein, Akiva Liebskind, Graham Tombsthay, Simon Lerner, Marc, le paltoquet, Leontes, Milou, Edouard Frenhofer, Désiré, Simon Cinéma, George Didier, le Prince de Conti, Ariel, Melville, un homme sans nom... Inquiétant, autoritaire, lâche, héroïque, touchant, criminel, manipulateur, manipulé, amoureux transit... Michel Piccoli a donné vie à plus de 200 personnages qui ont marqué puissamment notre cinéma. Il fut, notamment, le double à l'écran de Claude Sautet qui lui offrit Simon, François, Pierre, Max et Félix, héros inoubliables.

Michel Piccoli est parti ce 12 mai.

Partager cet article
Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 16:20

Jean, universitaire, gère quelques contrariétés familiales. Il est nommé ministre de la famille.

Le casting 4 étoiles positionnait le film sous les meilleurs hospices. C'était sans compter sur un scénario assez vide qui ne remplit même pas une tranche de vie. On passe son temps à attendre qu'il se passe vraiment quelque chose, que le film adopte au moins un ton goguenard, humoristique ou dramatique. Mais cela ne fonctionne pas. Vient le moment où l'on cherche à comprendre pourquoi la mayonnaise ne prend pas. Les comédiens, qui n'ont pourtant plus à prouver leurs qualités, sonnent régulièrement faux, piégés par des dialogues sans rythme.

 

Partager cet article
Repost0
19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 15:53

Stéphane, restaurateur au pays basque, s'évade en échangeant sur Instagram avec Soo une jeune Coréenne. Sur un coup de tête, il prend l'avion pour la rejoindre.

La première partie qui sert de mise en place est assez classique, ni bien, ni mal. La dernière partie, à une scène près, mal exploitée, est totalement ratée. 

Entre les deux un film existe, avec un vrai point de vue, étrange, dans un esprit à la Last in Translation. Chabat cabotine toujours un peu trop de la même façon mais ça fonctionne grâce au personnage principal, immense et spectaculaire : l'aéroport d'Incheon, ville dans la ville.

Dommage, avec une intro et une conclusion un peu soignées ça aurait pu être bien.

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 14:59

Max visionne 25 ans de vidéos personnelles souvenirs de son adolescence, de ses amis, de ses parents, de sa jeune vie d'adulte...

Sur le papier, le projet séduit par son originalité. Le premier quart d'heure est  fidèle à la promesse mais très vite on doute de la présence d'un scénario, si ce n'est une faible histoire d'amour. Les 50 premières minutes enchaînent des séquences bien foutues en mode VHS, sans intérêt particulier, mais sympathiques, car semblables à celles qu'on a pu tourner nous-mêmes.

Puis, Max Boublil apparaît, et disparaît le peu de charme du film. Un semblant de scénario se dessine sous forme d'une succession de sketchs qui ne séduiront que les fans de Max Boublil.

 

 

 

Partager cet article
Repost0