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Vous allez à Londres ? Vous voulez vous y offrir un bon spectacle ?
Si les comédies musicales à 120 livres la place vous rebutent, courez au Vaudeville Théâtre. Les meilleures places sont à 38 livres, les moins bonnes restent excellentes car le théatre est petit.
Il s'agit donc  de Stomp, un spectacle détonnant. Drôle, spectaculaire et musical.
8 comédiens - musiciens - acrobates dansent et jouent de la musique avec des ustensiles du quotidien : balais, bassines, briquets, éviers, ventouses pour déboucher ce que vous voulez...
Les saynètes s’enchaînent, drôles, poétiques, physiquement spectaculaires.
Sur scène, pas un mot, tout passe par le rythme, le geste et les expressions des visages. Une partition précise à tous les niveaux. Ainsi, il ne s'agit pas uniquement de taper sur des grosses caisses, les murmures et frôlements sont tout aussi importants.

A priori ça fait peur 1h30 de ce genre de choses et pourtant cela file comme un éclair et lorsque la fin arrive on en redemande encore !

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Danièle Lebrun, au cinéma, fait partie de ces acteurs géniaux qui n'ont pas forcément le premier rôle mais que la présence et le talent rendent indispensables. Ils sont là depuis toujours, accompagnant les têtes d'affiche qui parfois n'ont pas le dixième de leur talent.

Au théâtre, quand elle entre en scène la plupart des autres comédiens disparaissent. C'est toujours bluffant ces personnalités qui sans premier rôle, texte particulier, volent la vedette aux personnages principaux. Cette impression étrange que la lumière n' est plus que sur eux laissant les autres dans l'ombre.

 

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BabX impressionne.

Par sa voix sûre et forte.
Par son univers musical, mélangeant variété, rock, jazz et rumba, piano, guitare électrique et contrebasse.
Par ses textes particulièrement bien écrits, impressionnants de précision et de réalisme.
Par son exceptionnelle présence scénique et sa force d'interprétation.
BabX s'écoute sur scène, après Ariane Moffat, à L'Européen jusqu'au 2 juin.

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 A l'Européen, se produit jusqu'au 2 juin, Ariane Moffat, chanteuse Québecquoise saluée par Télérama. Le problème avec Télérama c'est qu'ils encensent toute chanteuse Québecquoise qui ne hurle pas parce qu'ils détestent les chanteuses québecquoises qui hurlent. Ne pas hurler en devient un gage de qualité. Et effectivement, Ariane Moffat ne fait pas partie des chanteuses dites à voix. Et à part ça ? Elle propose de sympathiques mélodies pop-jazzy sans surprise. Les arrangements sont toujours les mêmes, on commence doucement et on monte progressivement pour finir sur le piano jazzy et sur les voix enregistrées avec la pédale sampler, décidément très à la mode. Pédale dont Ariane Moffat use et abuse. Pas beaucoup de créativité donc de ce côté-là.

Sa voix douce, légèrement acidulée, est très agréable et caressante. Son jeu de piano est énergique et assez entrainant. Ses textes sont particulièrement pauvres, très premier degré, sans astuce, très répétitifs comme les arrangements. Tout cela donne l'impression d'être très jeune, immature. En revanche, la chanteuse est extrêmement sympathique et accompagnée par un drôle d'équipage : un bassiste un peu punk et un guitariste très vieux garçon.

PS : dans le public, on pouvait voir Arthur H., copain de M lui même copain de Ariane Moffat. 

 

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Cette pièce ne se joue plus mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler. Peut-être qu'un jour au détour d'un théâtre, vous la croiserez et vous vous souviendrez de ce dithyrambique article. Samedi soir, au Ciné 13 Théatre, se donnait donc la dernière de Nationale 666 : le matin de son mariage, Sophie Lanorme, un peu godiche et soumise est tiraillée entre deux choix soutenus par ses plus que complices Angélique Amoureuse et Louise Cyfer, le mariage et une vie toute tracée ou la liberté. Au moment de dire oui, elle choisit la fuite. Le road movie commence et Sophie jeune fille rangée va devenir une femme épanouie et libre.

L'histoire donc est un peu déjà-vu mais plutôt bien ficelée avec des dialogues percutants. La scénographie particulièrement minimaliste, puisqu' elle se réduit à trois cubes posés sur une moquette grise, laisse toute la place à une mise en scène extrêmement précise et énergique. A des jeux de scène délirants, s'ajoute l'élément clé de la pièce : ses comédiennes (Ismérie de Lesser et Virginie Georges). Excellentes de justesse et de drôlerie, elles possédent en plus l'énergie indispensable à cette pièce-cartoon particulièrement physique. L'auteur de la pièce est Lilian Lloyd, auteur qui monte, qui monte.

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