© Isabelle Dujardin

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Au théâtre de la Colline,  Alain Françon nous propose La Cerisaie, pièce en quatre actes d' Anton Tchekhov. La Cerisaie est la propriété de Gaev et Lioubov qui couverts de dettes doivent faire face à l'inévitable : la destruction par la vente de la propriété familiale. Nous vivons avec eux le difficile travail d'acceptation de la perte, la fin de l'insouciance feinte ou réelle et la chute d'une vie aristocratique que bousculent les évolutions sociales en ce début de 20ème siècle.
Dés le lever de rideau, la magie opère : décor majestueux sur une longueur de scène impressionnante, lumière superbe en clair obscur - le jour se lèvera doucement tout au long de ce premier acte. Nous voici illico transportés dans la Cerisaie. Les comédiens entrent en scène et installent progressivement leurs personnages. C'est joyeux car il s'agit de retrouvailles où l'insouciance règne encore. Puis, au fil des actes la gravité s'immisce même si les personnages centraux s'en défendent.
A chaque acte, nous est offert un nouveau décor majestueux
et une lumière magnifique. Les costumes parfaits nous plongent dans l'époque avec discrétion. Les acteurs sont exceptionnellement justes : Didier Sandre, Dominique Valadié, Jean-Paul Roussillon, Jérôme Kircher, Philippe Duquesne... Vingt comédiens au total.
Ça marche d'un bout à l'autre. Tout semble parfait, à la fois beau, drôle et émouvant.
La magie opère pendant 2h15.

A voir sans hésiter jusqu'au 10 mai.

 

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Stanislas Previne, sociologue, prépare une thèse sur les femmes criminelles. Il rend visite, en prison, à Camille Bliss. Celle-ci lui raconte sa vie qui est parsemée de morts.

Une belle fille comme moi fait le portrait d'une femme écervelée qui a toujours été maltraitée par les hommes, qui en retour abusait d'eux et su chaque fois s'en séparer avec des méthodes peu orthodoxes.

Truffaut se lance dans un registre burlesque inattendu dans sa filmographie. Il conte cette histoire avec un double mécanisme. Tout d'abord, le huis clos entre Camille et Stanislas particulièrement réussi grâce à Bernadette Lafond, magistrale, et André Dussolier génial en type coincé émoustillé. Puis les flash back illustrant le récit de la criminelle avec des seconds rôles tous réjouissants (Philippe Leotard, Guy Marchand, Charles Denner, Claude Brasseur). Les dialogues dits par Bernadette Lafond sont croustillants.

Le film, pas vraiment réussi, pas vraiment raté, vaut surtout pour ses excellents comédiens.

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La magie Von Poehl opérant une fois de plus, c'est après trois rappels debout que le public enchanté a concédé à quitter les lieux.
Il faut dire qu'il est difficile de résister aux mélodies du blond suédois qui, comme pour chaque concert, a réorchestré plus rock ses titres. Et pour le coup, ça cogne sacrement.
Très vite les fourmis viennent dans les jambes et l'envie irrépressible de bouger se fait sentir. Manque de chance et incongruité de la soirée, la Cigale est en configuration assise ce soir-là... On se contentera donc d'écouter sagement ou presque.
Von Poehl ouvre le concert seul à la guitare avec un nouveau titre qui ne figure sur aucun des deux albums : 28 paradise. Et la grâce est là, la voix bien en place, le sourire xxl. Puis, les cinq musiciens multi-instrumentistes entrent en scène. (clavier, basse, saxo, clarinette, mélodica, harmonica, batterie, violoncelle, guitare électrique, guitare classique). Pour une fois la batterie est au devant de la scène sur le côté droit, on peut admirer le punch du batteur. Les titres du premier et du deuxième album se succèdent. Von Poehl nous parle avec son français parfumé d'accent suédois. Hésitant, un peu timide et drôle. Déjà le premier rappel avec sa douce et tendre Marie Modiano plus en voix que les dernières fois que j'ai pu l'écouter. Le public se lève enfin pour finir le concert debout et profiter en rythme des dernières chansons.



En première partie : Fredo Viola, le buzz du moment. Très jolie voix mais des mélodies trop pauvres pour moi.

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Chicago, 1929, pour échapper à la mafia, Joe et Jerry, musiciens au chômage, se font embaucher dans une troupe de musiciennes.

Film référence dans le cinéma de comédie, Certains l'aiment chaud marque également par sa modernité dans sa façon de parler des femmes, du machisme et par son traitement de l'ambiguïté sexuelle.

Le scénario et les dialogues de Billy Wilder sont hilarants agissant à un rythme de mitraillette. La réplique finale est même devenue un classique "Well, nobody is perfect."

Les comédiens au jeu d'une grande expressivité sont exceptionnels. A elle seule, la trombine de Jack Lemmon maquillée en Daphné est irrésistible. Maryline Monroe, qui n'a jamais été plus charmante, est d'une justesse confondante. Tony Curtis excelle dans le rôle du coureur de jupons.

C'est dans Certains l'aiment chaud que Maryline Monroe reprend pour la première fois "I Wanna be loved by you".

Date de sortie : 1959

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