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Clémence  finit son deuxième et dernier mandat de maire d'une ville de Seine Saint-Denis. Secondée par Yazid, son directeur de cabinet, il lui reste quelques semaines pour gagner un combat mener depuis longtemps : obtenir les 63 millions nécessaires à la réhabilitation de la cité des Bernardins.

Les Promesses est un film sur l'engagement local, le poids du pouvoir national et le renoncement en politique. Kruithof tricote son récit en une succession de promesses tenues ou pas : promesses d´argent, d´alliance, de poste. Les dialogues très bien écrits et les scenes d´échanges politiques sonnent réalistes.

Isabelle Huppert et Reda Kateb sont excellents entre idéalisme et cynisme. Ils sont entourés de très bons comédiens dont le très grand Hervé Pierre, Naidra Ayadi, Laurent Poitrenaux, Soufiane Kerrab...

 

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Ce spectacle de Gaspard Proust ne décevra pas les amateurs de son humour méchant, cynique, corrosif...etc... mais il les intriguera certainement. Car à la vue de l'introduction, depuis les coulisses, la même que dans le spectacle "Nouveau spectacle" de 2016, puis le passage du "comment se comporter en cas d'intrusion de djiadistes dans la salle", semblable à celui du spectacle de... 2016, ils pourront se demander si ce "Dernier spectacle" n'est pas un peu le "Precedent spectacle".

Comme à son habitude, le comédien dézingue tout et tout le monde avec la technique affûtée qu'on lui connaît, cela en costume traditionnel bavarois, avec un rythme de mitraillette et une gesticulation plutôt inhabituelle chez lui et qu'on pourra trouver excessive voire fatigante.

Ce spectacle a aussi pour particularité d'être très auto-centré. Proust raccroche à chacune de ses vannes son statut d'humouriste misanthrope, misogyne, transophobe, jugé très méchant, qui en plus est un artiste politiquement rare car pas de gauche... etc...  C'est drôle en introduction, sympatique le quart d'heure suivant puis intrigant et finalement lassant.

Le format vidéo expose sans doute un peu trop les excès dans le jeu et révèle particulièrement les recettes répét!itives dans l'écriture. 

Diffusion sur Amazon Prime.

Lire les posts sur ses précédents spectacles  à l'Européen en 2010  

à la Comédie des Champs-Elysées en 2016

 

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Lise est assistante médicale chez un gynécologue. Un jour, elle voit au cinéma Rocky 3. Une révélation. Le courage de ce héros va lui donner la force de reprendre ses études de médecine et de changer sa vie. L'oeil du Tigre et Stallone ne la quitteront plus.

Il est parfois des bijoux dans de charmantes bonbonnières qu'il ne faut surtout pas rater. Stallone est le bijou que propose la toujours accueillante salle du Petit Saint-Martin.

Clotilde Hesme, Pascal Sangla et Fabien Gorgeart adaptent pour la scène la nouvelle d'Emmanuelle Bernheim. Accompagnée de Pascal Sangla, à la fois comédien et musicien, Clotilde Hesme interprète, tout à la fois, la narratrice et Lise.

Et la magie du spectacle vivant opère. Clotilde Hesme nous emporte dans la vie de Lise, jouant d'une intonation, d'un sourire, d'un geste, toutes les émotions, la vie et les rencontres de la jeune femme. Pascal Sangla interprète les personnes qui croisent sa route et assure l'illustration musicale au piano, entre autres variations sur l'oeil du tigre.

La mise en scène discrète est d'une grande efficacité. Les deux comédiens sont excellents, Clotilde Hesme impressionnant un peu plus encore.

C'est drôle, émouvant et à ne pas rater.

A voir au théâtre du Petit Saint-Martin jusqu'au 26 février

 

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Clément Hervieu-Léger met en scène la dernière pièce, considérée comme testamentaire, de Tchekhov. L'auteur russe y conte l'évolution d'une société, la fin d'une époque, la fin de l'aristocratie, l'ascension du peuple. Décrivant plus le drame de la perte que l'éveil d'un nouveau monde.

En Russie, au début du XXe siècle, Lioubov revient, après 5 années de fuite à Paris, dans son immense propriété. La faillite oblige à la vente de sa cerisaie mais Lioubov dans une futilité immense et une nostalgie qui la hante refuse l'évidence. Lopakhine, fils et petit-fils de Moujik, propose de lui venir en aide.

Il est rarissime de ne pas succomber à la grâce et au génie de la troupe du Français. Ce soir sur la scène Richelieu, tous les ingrédients semblent réunis pour que la magnifique pièce de Tcheckhov nous fasse chavirer encore. Mais la magie n'opère pas, l'émotion ne passe pas.

Assez rapidement, la chorégraphie des comédiens interpelle. Ils ne semblent pas synchronisés. Leurs placements et déplacements sur scène qui ont sans doute pour but d'exprimer une certaine effervescence et la folie du désespoir semblent brouillons et nuisent à la lecture de la pièce. Dans l'acte trois, où l'action se situe entre un salon et la salle de bal, la mise en scène ne parvient pas a faire exister les deux espaces ensemble. La salle de bal en arrière plan joue trop fort et les comédiens au devant de la scène sont peu audibles. Dans les moments où le spleen s'exprime, la mise en scène surligne excessivement l'émotion. Les comédiens se retrouvent en situation de surjouer sur une musique totalement incongrue.

Nos si grands comédiens, Eric Génovèse, Florence Viala, Julie Sicard, Sébastien Pouderoux, Anna Celvinka, Rebecca Marder, Michel Favory, pour ne citer qu'eux, semblent dépourvus de leur génie et de celui de la troupe. Adeline d'Hermy tire son épingle du jeu, parvenant à nous toucher. Très vite on se raccroche à elle et encore un peu plus à Loïc Corbery qui nous rappelle que nous sommes bien dans la grande maison. Dans le rôle de Lopakhine, il est excellent, portant toute l'émotion.

 

 

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De nos jours, à New-York, Grace, psychiatre, marié à un oncologue et mère d'un jeune adolescent, a une vie épanouie. Un jour, une belle et jeune femme modeste intègre l'association des parents d'élèves du prestigieux collège du fils de Grace.

Cette série affiche un beau pedigree : un créateur de talent, David E.Kelley, à qui l'on doit déjà les excellentes Ally Mc Beal et Big Little Lies, entre autres, et un casting prestigieux Nicole Kidman, Hugh Grant et Donald Sutterland. Et c'est la qualité de ces interprètes qui permet à ce récit qui repose sur les psychologies complexes de ses protagonistes de fonctionner. Autre qualité : The Undoing est une mini série. A la fin de ses 6 épisodes le coupable est bel et bien révélé.

A voir en replay sur TF1.

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