A 37 ans, Thomas Edison, joueur de tennis qui n'a jamais réussi à confirmer les espoirs que son début de carrière avait fait naître, se refuse à mettre fin à sa carrière.
Quentin Reynaud, ancien tennisman, nous donne à voir, les coulisses de la vie d'un joueur, l'influence bonne ou mauvaise de son entourage, les sacrifices à accepter, les couleuvres à avaler et le courage nécessaire pour se confronter sans cesse à la possible défaite.
Alex Lutz offre, une fois de plus, une interprétation remarquable. Il est entouré de Kristin Scott Thomas et Ana Girardot, toutes deux, parfaites.
Julie, première femme de chambre dans un palace parisien, vit en grande banlieue au bout du RER. Divorcée, elle élève seule ses deux jeunes enfants. Quand une importante grève des transports éclate, son équilibre précaire vacille.
Eric Gravel enserre Julie en filmant en plans rapprochés, la ville, le périphérique, tout comme son héroïne. Si, dans un premier temps, il décrit avec précision la journée - trajet, travail, nounou - de Julie, il enchaîne ensuite de façon plus rapide ces moments, nous entraînant dans la course quotidienne de son héroïne. Pour Julie, les journées commencent et finissent de nuit et sont constituées de missions un peu plus difficiles à relever chaque jour.
Ce film social est ainsi un film d'action dans lequel l'héroïne joue sans cesse contre la montre et contre les multiples obstacles d'une vie moderne de mère célibataire. Dans sa vie à l'équilibre précaire, Julie voit les emmerdements arrivés en série, de façon exponentielle. Entre charge mentale et fatigue physique, elle est au bord de la noyade. Le spectateur étouffe rapidement avec elle. La musique électronique d'Irène Dresel intensifie cette sensation d'oppression.
Laure Calamy sur laquelle le réalisateur fait reposer tout le film est, une fois encore, d'une très grande justesse. Elle nous emporte d'emblée, dès son premier réveil, dans sa vie sans répit.
Le chorégraphe israélien Hofesh Shechter voit deux de ses créations entrer au répertoire du Ballet de l'Opéra national de Paris.
Uprising met en scène 7 danseurs déboulant du fond de scène, s'arrêtant net suspendu sur une jambe. Pendant 25 minutes, ils s'affronteront dans une chorégraphie vive et épileptique qui semble les renvoyer sans cesse à un nouveau combat. En fond sonore le martèlement d'une machine envahissant et angoissant. L'énergie dépensée dans une forme de violence et de recherche d'équilibre impressionne.
In your rooms engagent 19 danseurs, hommes et femmes, accompagnés par la voix du chorégraphe et un ensemble de percussions et de cordes qu'interprétent 10 musiciens paraissant suspendus en fond de scène. Ici, le déploiement d'énergie, les démonstrations de force laissent un peu de place à des mouvements de danse traditionnelle. Les danseurs virevoltent alors dans des moments de pause laissant imaginer qu'une harmonie est possible.
Les deux pièces sont magnifiquement mises en lumière par Lee Curran.
Vassili Goloborodko, professeur d'histoire, est élu président d'Ukraine. Sa prise de fonction au sein d'un pouvoir gangrené par la corruption est parsemée d'embûches.
Tournée entre 2015 et 2018, cette série, en 3 saisons, a pour particularité d'être produite, écrite et interprétée par un comédien élu depuis président d'Ukraine.
Au visionnage de la série, sans connaître la politique intérieure du pays, on se demande jusqu'à quel point la corruption ici dénoncée était fidèle à la réalité et comment le pouvoir en place a réagit à la violence de cette dénonciation. Car si la série joue sur l'humour pour décrire l'arrivée au pouvoir des amateurs, elle n'en manque pas moins de dessiner la multitude des profils de ceux qui piquent dans les caisses de l'Etat.
Volodymyr Zelenskiki s'est présenté à la présidence avec le parti portant le nom de la série, et un programme proche de celui de son héros, populiste, anti-corruption et partisan de la démocratie directe. En 2019, il a été élu avec 73% des voix.
Il fait aujourd'hui l'admiration de beaucoup pour son courage et sa maîtrise face à la guerre que Poutine a déclarée à son pays. Dans ces circonstances, visionner cette série a quelque chose de vertigineux quant au destin de cet homme et à la folie de cette guerre.
Lisa, 50 ans, vient de perdre sa mère, Marie Laforêt, et décide de s'installer à Los Angeles pour écrire un film et refaire sa vie.
Les films de Lisa Azuelos ne brillent jamais par leur finesse. I love America ne fait pas exception à la règle. On retrouve ici le nombrilisme de la pauvre petite fille/femme riche de Comme tu es belle, LOL, Mon bébé... Le scénario mêlant flash back sur l'enfance et quête de l'âme soeur sur musique disco donne un récit bancal. Le portrait au vitriol de Marie Laforêt en devient gênant. L'affligeant texte en voix off offre plusieurs éclats de rire sans nul doute non désirés par la réalisatrice. L'interprétation de Sophie Marceau parfaite ne suffit pas à nous tirer de l'ennui. Et la bêtise et la grossièreté qui habillent l'ensemble nous achèvent.