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Sophia, professeur de philosophie dans une université du 3e âge de Montréal, vit depuis 10 ans avec Xavier, intellectuellement parfait mais un peu chiant. Un jour, elle rencontre Sylvain, le charpentier qui effectue les travaux dans sa résidence secondaire.

Mona Chokri interroge l'amour, ce qui le fait naître, ce qui le fait durer, ce qui compte vraiment et s'attaque aux clichés sur ce qui créé le désir,

Le film offre des moments de rire et d'émotions particulièrement réussis. Les dialogues sont excellents (trahis par des sous-titres faits à la va vite). La mise en images qui renvoit aux comédiens sentimentales des années 70 est particulièrement plaisante. Les comédiens sont excellents dont Magalie Lépine Blondeau dans le rôle de Sophia.

Malheureusement, le personnage de Sylvain, dessiné à gros traits, sans complexité, n'est pas très attachant. Et Mona Chokri n'échappe pas à l'évidente caricature sur les différences de classes, les intellos chiants et l'homme de la nature hyper sexy et inculte.

Les qualités formelles du film, les quelques excellentes scènes et cette déception dans le portrait de l'homme désiré, nous laissent un ressenti en demi-teinte. 

A voir pour vous faire votre propre opinion.

 

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Le 29 juillet 2000, à Tolosa, au pays basque Espagnol, Juan Mari Jauregi, chef d'entreprise et ancien gouverneur civil est abattu par l'ETA. Onze ans, plus tard, sa femme, Maixabel, accepte de rencontrer Luis Carrasco, un des tueurs.

Basé sur cette histoire vraie, intelligemment écrit et parfaitement interprété, le film revient sur une page importante de l'histoire contemporaine de l'Espagne et sur le programme de réinsertion des anciens de l' ETA repentis. Un scénario riche sur le pardon et la rédemption, mais aussi sur le terrorisme et le fanatisme comme engagement politique.

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En 2006, Jonathan Little, écrivain franco-américain inconnu écrit Les Bienveillantes, 900 pages de confession d'un soldat nazi fictif qui raconte son action dans l'extermination des juifs pendant la seconde guerre au rythme de l'avancée de l'armée Allemande vers l'Est.

Un écrivain dans l'enfer nazi propose une analyse du livre dans son extrême complexité tant son sujet est sensible. Conspué par les uns, élevé au rang de chef d'oeuvre par d'autres (dont le jury du Prix Goncourt et les membres de l'Académie Française), le livre décrit avec précision et véracité l'horreur de l'Holocauste à travers le regard de Max Aue, seule partie fictive du roman. 

Boris Cyrulnik,  Rony Braumann, des historiens, Niklas Franck (fils de Hans Franck)... commentent l'importance, les forces, les faiblesses et la véracité historique de ce roman sur le mal absolu. A ces témoignages s'ajoutent des images d'archives et des extraits du roman.

A voir sur Arte.tv 

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Juin 1858, à Bologne, l'Eglise enlève Edgardo Mortara à sa famille. Né juif, Edgardo a été baptisé bébé par sa nourrice. Le Pape Pie IX considère qu'il doit recevoir une éducation chrétienne.

Cette histoire édifiante est vraie. L'enlèvement fut condamné par les grandes puissances de l'époque qui réclamèrent que l'enfant soit rendu à sa famille, sans que le Pape ne renonce à ce qui ressemble plus à un caprice, qu'à un devoir divin.  Edgardo ne sera rendu à sa famille qu'à condition que les Mortara se convertissent.

Metteur en images de l'Histoire de l'Italie et de ses figures les plus sombres, Marco Bellocchio tire ici à boulets rouges sur l'Eglise. Le poids des religions sur les hommes mais aussi la toute puissance des adultes sur les enfants, sont au coeur du film. Bellocchio partage ainsi son attention sur le petit garçon, les traumatismes successifs  et le lavage de cerveau religieux et affectif qu'on lui fait subir, et sur la mégalomanie de Pie IX et la chute du pouvoir ecclésiastique en Italie.

Formellement très beau, L'enlèvement déploie un scénario d'une grande maîtrise, enchaînant les évènements et distillant les informations nécessaires à la compréhension des enjeux religieux et  politiques de l'époque, sans créer le moindre ennuie.

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Indiana Jones fait son grand retour et sans doute ses adieux dans ce 5e opus réalisé et écrit sans ses créateurs Georges Lucas et Steven Spielberg. Mais James Mangold parvient à retrouver ce qui faisait le sel des trois premiers épisodes ( le 4e était totalement raté). 

Dans une scène d'introduction enlevée, à une époque où Indie est plus jeune que jamais, notre héros empêche les nazis, au bord de la défaite, de s'emparer de la machine d'Anticythere créée par Archimède et qui permet de remonter le temps. 25 ans plus tard, on retrouve Indiana Jones dans une salle de cours face à des élèves plus intéressés par le retour de ceux qui ont marché sur la lune que par l'antiquité. Mais Archimède et les nazis ne tarderont pas à remettre Indie en selle avec chapeau et lasso, qui repartira parcourir le monde pour le sauver et atteindre une forme d'éternité.

Courses poursuites, multitudes de pays traversés, nazis, grottes et cryptes à énigmes, insectes répugnants, acolyte encombrant, engueulades et humour.... tous les ingrédients d'un bon Indiana Jones sont réunis Même si on pourra voir ici et là quelques longueurs (2h30 c'est un peu long), l'idée enthousiasmante de la scène quasi-finale justifie qu'on tienne jusqu'au bout. 

Harrison Ford est une fois de plus irrésistible, Phoebe Waller-Bridge parfaite en emmerdeuse futée et Mads Mikkelsen glaçant en méchant aux pieds d'argile

 

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