vent-mollet.jpgRachel a 9 ans, un père revenu des camps de concentration, une mère juive tunisienne, une grand-mère quasi-mutique et un tas de névroses qu'elle soigne avec une étrange psy. La rencontre de Valérie, copine d'école survitaminée, et de sa mère célibataire, va embellir sa vie et bousculer la léthargie familiale.

"Du vent dans mes mollets" est à la fois drôle et grave et au final poignant. Les dialogues au diapason alternent humour et sensibilité. Le casting est en tous points parfait - Denis Podalydes, Agnés Jaoui (exceptionnelle !), Isabelle Carré, Isabella Rosselini, Judith Magre, deux petites filles extrêmement douées, Anne Lemarchand et Juliette Gombert et les transfuges de la Comédie Française , Elsa Lepoivre, Hervé Pierre et Christian Heck. La psychologie de chaque personnage, délicatement dessiné, compose cette belle comedie-dramatique.

 

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hu.jpgLe 5 avril 2004 a lieu le plus gros braquage de Norvége. Des malfaiteurs militairement armés attaquent la banque Nokas et dérobent 8 millions d'euros.

 

Le film, à la forme assez aride et filmé en quasi temps réel, montrant plus qu'il ne démontre, aurait aussi bien pu s'appeller "Les Pieds Nicklés braquent le pays de Oui-Oui". D'un côté (la police) comme de l'autre (les truands), l'incompêtence est manifeste, comme ci les deux camps découvraient ce jour là leur "mêtier". Les passants-témoins, eux-mêmes, sont sans réaction, pensant à un exercice plutôt qu'à une violence réelle.

 

Ainsi, le film vaut surtout par ce qu'il raconte de la Norvége, concidérée comme un des pays les plus paisibles au monde, et du rapport de celle-ci à la violence. Intrigant.

 

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 Paris, dans les années 70, Trelkovsky visite un appartement à louer. La concierge, peu aimable, lui apprend que la locataire précédente s'est défenestrée. Trelkovsky emménage dans l'appartement.

Adaptation du roman de Roland Topor, Le locataire est le premier film français de Roman Polanski. La majorité du casting est composé de comédiens français dont Bernard Fresson, Claude Pieplu, Rufus, Romain Bouteille, une partie de l'équipe du Splendid et bien sûr Isabelle Adjani, Roman Polanski interprétant le premier rôle. Après Répulsion et The Rosemary's baby, Le locataire est le 3e film de Polanski sur le thème de l'enfermement et de la folie.

Dans cette histoire tout et tous paraissent étranges. Le réalisateur instille le malaise en jouant sur le son (efficacité redoutable du goutte à goutte constant dans l'appartement), sur la lumière crépusculaire de l'immeuble, la gêne constante de Trelkovsky l'immigré polonais locataire précaire et une fenêtre sur cours ou plutôt donnant sur les toilettes. Les scènes finales sont vertigineuses.

Date de sortie : 1976

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Venedig_b.jpgA l'occasion des 80 ans de Gerhard Richter, le Centre Pompidou propose une rétrospective, présentant pas moins de 150 de ses oeuvres. 

Une belle opportunité de découvrir ou redécouvrir cet artiste, figure majeur de l'Art contemporain.

Le travail de Richter exposé ici, s'étale des années 60 à nos jours. Les oeuvres sont présentées de façon chronologique dans une scénographie aérée, aux cartels particulièrement explicites.

Ce qui marque dans ce "Panorama" c'est la diversité. Diversité des supports, des techniques, des styles et des sujets.

Du figuratif à l'abstraction, de monochromes plombant aux explosions de couleurs, de la peinture-photos aux hommages aux grands maîtres, des structures de verre aux compositions numériques,  Richter multiplie son savoir faire. Et si, bien sûr, toutes les oeuvres ne touchent pas de la même façon, à aucun moment on ne peut honnêtement contester le talent de l'artiste.

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Suite au succès remporté par "La Séparation", le distributeur d'Asghar Farhadi ressort en salle "Les enfants de Belle ville", réalisé en 2004.

Akbar, 18 ans, est condamné à mort. Seul salut possible : conquérir le pardon du père de la victime. La soeur d'Akbar et son meilleur ami  vont tout tenter pour l'obtenir.

Ici la tragédie se joue en trois drames intimement liés : la mort programmée d'un adolescent exalté, un amour impossible et le chagrin d'un père inconsolable et perdu.   

On retrouve dans "Les Enfants de Belle ville" ce qui nous avait séduit dans "A propos d'Elly" et "La Séparation" : la peinture de la société iranienne à travers un récit parfaitement tissé. Ici encore, tous les protagonistes sont confrontés aux règles d'une société iranienne où la religion et l'argent font loi.     

Farhadi dessine minutieusement ses personnages confrontés à des situations cornéliennes et dont les raisons d'agir, bien que contradictoires, se justifient. Les combats de chacun dans la peine ou la colère ont tous leur humaine raison.

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