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Claire Girard est une grande pianiste. Fred son mari gère tout. Il est son agent, son garde du corps, son homme d'intérieur, il parle même à la place de sa femme.

La première partie est très drôle et joliment subversive dans son dessin d'un couple où les rôles homme-femme sont inversés.

La deuxième partie dédiée à la grossesse, souvent proche du documentaire, perd fortement en efficacités, moins drôle, moins rythmé.

Pourtant, les parties pris dans la réalisation et le montage qui laisse du temps aux moments de sidération et à la contemplation font d'Enorme une proposition artistique qui, sans séduire totalement, ne laisse pas indifférent.

Jonathan Cohen et Marina Fois sont tous les deux excellents.

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En 1891, un an après la mort de Vincent Van Gogh, Armand Roulin doit livrer à Théo Van Gogh une lettre écrite par Vincent le jour de sa mort. A Paris, Armand apprend que Théo est mort. Il se rend alors à Auvers sur Oise pour enquêter sur la mort de Vincent.

Le film imagine cette enquête qui met en doute la thèse du suicide de Vincent Van Gogh et retrace la vie et les derniers jours de Vincent Van Gogh.

"Nous ne pouvons parler que par nos tableaux" cette phrase tirée de la dernière lettre de Vincent Van Gogh a inspiré le concept du film. 

125 tableaux reproduits pour servir de toile de fond, 10 comédiens choisis pour leur ressemblance avec les personnages de la vie du peintre (qu'il a lui même peints), une centaine de peintres pour peindre à l'huile les rush plan par plan (soit 12 par seconde) par le procédé de la rotoscopie, 62 500 images retravaillées... 7 années ont été nécessaires pour réaliser Passion Van Gogh.

Tout d'abord, c'est le procédé technique et artistique impressionnant qui maintient notre attention. L'ensemble est très beau. Malheureusement, le récit marque des longueurs, et peine à intéresser. 

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Dernier souvenir personnel de Michaël Lonsdale sur grand écran : en 2014, Maestro de Lea Fazer. Il y porte le rôle titre celui du maître que fut Eric Rohmer pour Jocelyn Quivrin le temps d'un tournage, impressionnant et bienveillant.

Premier souvenir personnel de Michaël Lonsdale dans un film de cinéma : Baisers Volés de François Truffaut, il y joue le mari un peu inquiétant, un peu dérangeant de Fabienne Tabard interprétée par Delphine Seyrig irrésistible pour Antoine Doinel-Jean Pierre Leaud.

Avec sa voix et sa diction si particulière qui pose d'emblée la singularité du personnage,  Michaël Lonsdale a beaucoup joué au théâtre et a toujours tourné plusieurs films par an. Dans des rôles plus ou moins importants, il a appliqué son empreinte dans des styles cinématographiques d'une grande variété : de Monsieur Klein de Joseph Losey à un James Bond (Moonraker), d'Indian Song de Duras à Hybernatus d'Edouard Molinaro, mais aussi dans Le Procès d'Orson Welles, Au Nom de la Rose de J.J.Annaud, Les Vestiges du jour de James Ivory, Les Acteurs de Bertand Blier, Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet, Chut! de J.P Mocky, Bancs publics de Bruno Podalydès, Munich de Steven Spielberg, Stavinsky d'Alain Resnais...

Dans près de 200 rôles dont celui que lui offrit Xavier Beauvois. Dans Des hommes et des Dieux, Michaël Lonsdale, qu'habitait une foi profonde, y incarnait Frère Luc Dochier. Inoubliable.

Michaël Lonsdale est décédé ce 21 septembre.

 

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Etsy a 19 ans et vit à Brooklyn dans une famille juive ultra orthodoxe. Pour échapper aux diktats que son entourage lui impose, mariage et enfantement forcés entre autres, elle fuit retrouver sa mère réfugiée à Berlin.

Adaptée du livre autobiographique de Deborah Feldman, Unorthodox nous fait découvrir les étonnants, que l'on pourra trouver terrifiants, préceptes des juifs hassidiques américains. 

Alternant les scènes d'emprise dans sa communauté passée et celles d'espoir romantique à Berlin, cette mini série de 4 épisodes joue sur la peur qu'Etsy soit retrouvée par son mari et l'espoir d'une reconstruction possible en totale liberté. La série est aussi portée par l'impressionnante Shira Haas.

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Maxime, qui aime Sandra qui, elle, aime Gaspard, rencontre Daphné qui aime François, le mari de Louise.

Emmanuel Mouret abandonne, cette fois encore, comme pour Mademoiselle de Joncquieres, le burlesque de ses premiers films pour laisser toute la place à la gravité des sentiments. Il délaisse aussi dans la réalisation son style "théâtre filmé" pour une mise en image plus aérée, sans perdre en qualité dans l'écriture de ses dialogues et dans le dessin de ses personnages. Il confie ces derniers à d'excellents comédiens (Niels Schneider, Vincent Mc Cain, Camilia Jordana, Emilie Dequenne, Guillaume Gouix, Jena Thiam) qui servent parfaitement ce scénario qui expose de multiples états d'âme, humeurs, valses-hésitations. Seul (tout petit) bémol au film l'usage de tubes du répertoire classique, qui, s'il séduit un premier temps, lasse sur la fin au moment même où Emmanuel Mouret semble peiner à abandonner ses personnages. Le film n'en reste pas moins très séduisant.

 

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