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Prenez un shaker. Placez y les Bronzés font du ski, Hélène et les garçons, un conte perse et les dictatures iraniennes (le Chah puis Khomeini). Secouez et vous obtenez Les Poupées Persanes.

C'est aussi bête qu' Hélène et les garçons, mais cela n'a ni l'efficacité de l'humour des Bronzés, ni la grâce et la profondeur d'un conte perse, ni la grandeur du récit historique.

Et c'est sans doute ce dernier point qui irrite le plus. Comment oser aborder un sujet aussi grave que l'histoire d'un peuple opprimé avec aussi peu de finesse et de rigueur dans l'écriture ?

Ici tout est gros et gras. Les dialogues, l'humour, le romanesque, les ficelles du récit, les portraits des personnages, la mise en scène, les décors et le jeu des acteurs, à l'exception notable d'Ariane Mourier, toujours excellente.

La majorité du public semble avoir adoré sans qu'on soit tout à fait sûr qu'ils aient compris ce qui leur était raconté. Les autres sont au pire consternés au mieux dubitatifs.

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Rachel, 40 ans, célibataire, prof de français au lycée, rencontre Ali lors d'un cours de guitare. Rachel succombant aux charmes d'Ali et de sa fille Leïla, 4 ans, se découvre des envies de maternité.

Rebecca Zlotowski fait appel à Virginie Efira pour interpréter cette jeune femme moderne rattraper par son horloge biologique. L'actrice est une fois de plus remarquable parfaitement servie par la camera amoureuse de la réalisatrice. Le film au scénario ténu qui porte essentiellement sur des émotions doit beaucoup à ses interprètes dont Roschdy Zem, Chiara Mastroianni et la jeune Callie Ferreira-Goncalves.

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Charlotte et Simon se rencontrent lors d'une soirée et entament une liaison.

Sandrine Kiberlain, en femme libérée, et Vincent Macaigne, en homme respectueux, sont irrésistibles.

Les dialogues sont savoureux, la réalisation élégante et précise. Alliant romantisme et détachement, humour et profondeur, le récit de cette rencontre et des chamboulements qu'elle provoque chez les deux protagonistes séduit sans ennui. La prestation de Macaigne marque particulièrement.

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Le Musée d´Art Moderne de Paris consacre une vaste exposition au peintre Autrichien Oskar Kokoschka (1886 - 1980).

150 œuvres sont présentées de façon chronologique traversant le XXe siècle, ses deux guerres et le fascisme. Si le nazisme classa les peintures d'Oskar Kokoschka dans l'art dégénéré, l'artiste n´a jamais vraiment appartenu à une école ou à un style particulier, bien qu´il fut proche de Gustav Klimt et Egon Schiele.

La diversité des styles picturaux présentée ici décontenance et impressionne permettant à chacun d´y trouver œuvres à son goût, qu'il s'agisse de portraits ou de paysages.

Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
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Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris
Oskar Kokoschka, un fauve à Vienne au MAM Paris

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Alan Turing, génial mathématicien britannique, bègue et peut-être autiste, a créé le premier ordinateur, une machine capable de penser. "Christopher" est venu à bout d'Enigma, le mystérieux cryptage des communications allemandes pendant la seconde guerre mondiale.

Benoit Soles débute son récit du destin exceptionnel de Turing en 1952. Dans une succession de flash back, il trace le portrait d'un homme à l'intelligence exceptionnelle, doté d'un grand sens de l'humour, d'une sensibilité particulière aux autres, d'une immense soif de comprendre le monde à travers les mathématiques. Il nous retrace les drames de son enfance, son homosexualité cachée, son recrutement par les services de sa majesté, son invention qui devra rester secrète, sa condamnation par les tribunaux de sa majesté. La pièce est habilement construite mixant la vie privée de Turing et l'incroyable défi mathématique qu'il doit relever.

La mise en scène de Tristan Petitgirard est fluide, rythmée, maitrisant parfaitement les changements de tonalité. L'écran vidéo en fond de scène donne le tempo sans excès.

Sur scène Gregory Benchenafi endosse plusieurs rôles et donne la réplique à Benoit Soles impressionnant de maitrise. La précision de son interprétation, sa force d'incarnation est magique et parachève ce bel hommage à un homme d'exception. 

Créée en 2018 au Festival d'Avignon, et librement inspirée par "Breaking the code" de Hugh Whitemore, la pièce a reçu 4 Molière en 2019.

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