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Ivanov---www.zabouille.over-blog.com.jpgPropriétaire terrien endetté, Ivanov, autrefois jeune homme brillant, joyeux et aimant, promène un spleen insondable, Bien que souffrante, Anna, son épouse lumineuse et aimante, tente de redonner vie au jeune homme qu'elle a connu. Mais celui- ci la rejette et la nie, préférant se perdre au contact de la bourgeoisie dégénérée.

Evidemment, il y a la beauté et la noirceur du texte de Tchekhov qui conte comme personne l'effondrement de l'aristocratie russe, sa folie et sa médiocrité et la mélancolie slave. Mais l'écrin qu'offre Luc Bondy à cette première pièce de l'auteur magnifie sans doute un peu plus l'oeuvre. La mise en scène, la scénographie, les décors sont impressionnants. Rien que visuellement, le spectacle nous emporte. Dans cet emballage particulièrement soigné, les 20 comédiens sont tous remarquables, du figurant aux premiers rôles dont Marina Hands (Anna Petrovna) et Micha Lescot (Ivanov) tous deux captivants mais aussi Victoire du Bois (Sacha) et Ariel Garcia Valdes (le comte Chabelski). Ils interprètent merveilleusement leurs personnages désabusés en quête malgré tout de sentiments meilleurs, loin de cette province d'une malveillante médiocrité. On reste suspendu pendant plus de 3 heures devant la beauté de cette représentation. Du théâtre qui donne envie de retourner très vite au théâtre.

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Trois-coeurs---www.zabouille.over-blog.com.jpgMarc, en déplacement professionnel en province, rate le train qui doit le ramener à Paris. Errant dans les rues de la ville, il rencontre Sylvie. Sous le charme tous les deux, ils se donnent rendez-vous à Paris quelques jours plus tard.

Chiara Mastroianni, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve et Benoît Poelvoorde devant la caméra, la promesse était belle. Pourtant la magie n'opère pas. Est-ce parce qu'on a des difficultés à croire à l'incroyable pouvoir de séduction de Poelvoorde ? Est-ce la lourdeur de l'accompagnement musical ?  La faiblesse des dialogues ? Tout semble artificiel dans cette histoire de hasard. Même les interventions en voix off de Jacquot sont incongrues. Étrange.

Date de sortie en salle : 17 septembre 2014

Date de sortie en DVD : 28 janvier 2015

 

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Paul-Bartel---www.zabouille.over-blog.com.jpgPaul Bartel est un tout jeune comédien français à la présence très marquante. Dans les "Géants" de Bouli Lanners tout d'abord, puis dans "Michael Kolhlhass" et surtout dans "Les Petits Princes", film qui lui devait tout. A la télévision, dans "Tu es mon fils", un téléfilm de meilleure qualité que d'habitude, aux côtés d'Anne Marivin et de l'excellent Charles Berling, il campe un ado à l'attitude ambigüe. Ici encore, la finesse et l'intensité de son interprétation donnent à son personnage et son histoire une force particulière. 


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Birdman---www.zabouille.over-blog.com.jpg Riggan Thomson a connu une gloire mondiale au cinéma sous les traits du super héros Birdman. Il tente un come back en mettant en scène et en jouant une pièce de théâtre à Broadway.

Ce qui impressionne c'est la mise en scène faite d'une succession de longs plans séquences et la photographie qui donne une couleur (et même plusieurs) toute particulière au film. L'interprétation de Michael Keaton marque également et le parallèle que l'on fait entre lui et son personnage accentue son intérêt.

En revanche, ce que Birdman nous raconte tourne vite en boucle. Les réflexions d'Inarritu sur les états d'âme d'un acteur sur le retour mauvais père et mauvais mari, la mégalomanie du comédien à la mode, le pouvoir des critiques théâtrales et l'importance du buzz sur les réseaux sociaux, radotent pendant deux heures. Les partis pris artistiques d'Inarratu dont la présence entêtante d'une batterie, alourdissent un peu plus le propos. 

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American-Sniper---www.zabouille.over-blog.com.JPGChris Kyle, texan qui se rêve cow boy, s'engage dans l'armée. Envoyé à quatre reprises en Irak, il devient le sniper le plus efficace, et donc le plus meurtrier, de l'histoire américaine.

Tiré de l'autobiographie de Kyle, le film raconte une certaine vision de l'intervention des Etats-Unis en Irak : celle d'un Américain patriote jusqu'au bout des ongles, persuadé de sauver le monde et qui est tellement convaindu de l'importance de sa mission qu'il ne pense qu'à y retourner lors de ses perm. au pays. Du film est née une importante polémique reprochant au cinéaste d'enjoliver la personnalité de Kyle et de ne pas remettre en cause la légitimité de l'intervention américaine. Pourtant, le propos du film se présente plus complexe que ça et diffuse par petites touches un sentiment de mal être. Parsemant de ci de là plusieurs scènes qui interrogent sur la pertinence de la présence américaine ou qui aborde le martyre des populations locales, le film montre surtout l'impact de cette guerre sur l'Amérique civile et militaire, et les traumatismes qui en sont nés. Pour une fois, Eastwood ne se complaît pas dans d'interminables scènes de pathos et n'affiche pas de façon ostentatoire une vision d'une Amérique glorieuse. Le film profite aussi d'une belle réalisation et d'un montage efficace. American Sniper n'est certes pas un film-thèse mais un film de distraction plus fin qu'il n'en à l'air. A voir pour se faire sa propre opinion.

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