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Sur la Seine et sous une pluie battante, les 206 délégations (6 800 athlètes présents), réparties sur 85 bateaux, défilent sur des musiques exclusivement françaises, fêtées par les prestations de 3 000 danseurs, musiciens et chanteurs. En vidéo, parallèlement, un mystérieux porteur de la flamme traverse les lieux mythiques de Paris.

Tony Estanguet, Thierry Reboul et Thomas Jolly ont conçu une cérémonie résolument moderne, d'une grande richesse, aux évocations innombrables. Et qui paradoxalement a donné une belle visibilité à chacune des délégations.

12 tableaux Live d'une créativité revendicatrice d'un pays fier de son histoire et de son identité, mêlant classicisme et modernité, porteuse d'une société jeune et inclusive s'enchaînent dans une énergie folle. On retient notamment une introduction avec Jamel Debbouze et Zinedine Zidane, l'accordéon de La Foule d'Edith Piaf qui ouvre le défilé, une excellente Lady Gaga en Zizi Jeanmaire, une séquence rose aux tubes disco, un hommage aux caricaturistes, aux artisans et métiers d'arts, sur un toit Guillaume Diop danseur étoile, un tableau révolutionnaire à la Conciergerie avec le groupe de hard rock Gojira, les danseuses du Moulin Rouge, le funambule Nathan Paulhin, un coeur dessiné dans le ciel par la patrouille de France, un grandiose remix Aznavour-Nakamura exécuté par le choeur de la Garde Républicaine et Aya Nakamura sur le pont des Arts devant l'Institut de France, Alexandre Kantorow interprétant Ravel, Satie, Debussy, Saint-Saens, les œuvres du Louvre qui regardent les champions par les fenêtres, un hommage aux frères Lumières, à Méliès, aux Minions pour le savoir-faire français en animation, la mezzo-soprano Axelle Saint-Cirel sur le toit du Grand-Palais interprètant la Marseillaise ouvrant et clôturant un tableau de statues en or hommage à 10 femmes qui ont marqué l'histoire de France, Jakub Józef Orliński, breaker et chanteur lyrique, un défilé de mode, la célébration de l'Europe et de toutes les danses avec entre autres la DJ Barbara Butch, le danseur étoile Germain Loubet et la Drag Queen Nicky Doll, Philippe Katherine nu, une chorégraphie sur l'urgence climatique, Juliette Armanet qui clôt le tableau Obscurité avec Imagine accompagnée par Sofiane Pamart sur un piano en feu, une cavalière qui parcourt la Seine sur un magnifique cheval mécanique et qui finit sa course au Trocadero, cette même cavalière, suivie des drapeaux de toutes les délégations, apportant le drapeau olympique aux officiels, un discours inspiré de Tony Estanguet...

Et un final grandiose avec une Tour Eiffel éclairée comme jamais, Zinedine Zidane donnant la flamme à Rafael Nadal, qui part en bateau avec Carl Lewis, Serena Williams et Nadia Comanecci pour remettre la flamme à Amélie Mauresmo qui rejoint au Louvre et aux Tuileries Tony Parker et 15 champions olympiques et paralympiques français dont Charles Coste, centenaire, et les portes drapeau français paralympiques Alexis Hanquinquant et Nantenin Keita. Marie-Josée Pérec et Teddy Riner qui allument la vasque, montgolfière magnifique, qui s'envole dans le ciel de Paris sur l'Hymne à l'amour chanté par Céline Dion de retour après 4 ans de retrait des scènes.

Émouvant, magique, magnifique.

A voir en replay sur France.tv

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Les cérémonies d'ouverture des JO se sont toujours déroulées dans les stades. Celle des Jeux Olympiques de Paris 2024 se déroulera sur la Seine. Une idée aussi folle que géniale.

Ce documentaire, diffusé en deux parties sur France 2, mercredi 24 et jeudi 25 juillet à 23h05, a été tourné au plus près des concepteurs de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris, Thierry Reboul, directeur exécutif, qui en a eu l'idée, Thomas Jolly, qui la met en scène et Tony Estanguet, président du Comité d'organisation. Il dévoile les principales étapes de sa conception et de son élaboration. Ses différents acteurs, des artistes consultés sur les messages à véhiculer jusqu'aux danseurs qui leur donneront forme, en passant par le directeur musical, la chorégraphe ou la costumière, témoignent et sont filmés au travail.

Ce documentaire nous plonge dans les coulisses de ce projet dantesque pour un événement qui s'annonce spectaculaire.

A voir en replay sur France TV.: Partie 1

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Sept comédiens sont réunis pour une première lecture d'Hécube d'Euridice qu'ils vont bientôt interpréter sur scène. Nadia, qui joue Hécube, doit quitter la répétition, car elle a rdv chez le procureur pour défendre Otis, son enfant autiste maltraité par l'institution à laquelle elle l'a confié.

Tiago Rodriguez conte l'histoire de Nadia et Otis et fait entendre le texte d'Euripide. Sa pièce repose sur le parallèle qu'il fait entre les tragédies de ces deux mères et le vertige de la comédienne qui voit sa vie et son rôle se percuter. La mise en abîme est constante portée également par le choeur d'Hécube qui se transforme en choeur pour Nadia.

La première demi-heure consacrée à la séance de lecture d'Hécube par les comédiens, en plus de rappeler les tenants et aboutissants de la tragédie d'Euripide, est très drôle. Puis, peu à peu, la tragédie s'installe, prenant forme sur la scène pour Hécube et dans la vie de Nadia.

On ne dira jamais assez l'immense qualité des comédiens de la Comédie Française. Elsa Lepoivre dans le rôle de Nadia/Hécube est magnifique passant de l'une à l'autre dans une même phrase, jouant l'enthousiasme, la colère, le désespoir, la soif de justice. Denis Podalydes, Eric Genovese, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Sephora Pondi, Elissa Allouda sont également excellents.

Créée au Festival d'Avignon, le 30 juin 2024, la pièce a été captée en vidéo. A voir en replay sur France.tv

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De 1936 aux années 80, les destinées de quatre couples et leur famille, de nationalités différentes (français, allemand, russe et américain), ayant la même passion pour la musique et la danse.

Le film démarre par le générique dit par Francis Huster sur fond de Bolero de Ravel, précisant que tous ces personnages existent ou ont réellement existé ; il fera office de voix off au cours du film pour accélérer le récit. Suit la mise en place des personnages par une série de saynètes sur jouées, désuètes voir ridicules sans qu'on ne sache très bien si cela est volontaire ou non ; on en retrouvera certaines au cours du récit.

Le film s'installe petit à petit affichant quelques fulgurances, de jolies références telles le poème de Simonov, et pas mal de longueurs. L'arbitrage fait sur le traitement à accorder à chaque scène ou événement surprend. Ce qui semble intéresser le cinéaste c'est la répétition des destins. Ainsi, il expédie en quelques secondes les drames de l'histoire. L'information est donnée pèle mêle sans art, ni manière mais permettant à son récit de progresser (si on veut...) et au film de s'attarder sur les moments musicaux qui semblent être la vraie raison de son existence. Compte tenu de la dimension des drames qu'il abordent dans la première heure c'est pour le moins étonnant.

Le récit progresse vers une période contemporaine, les problèmes de vie des héros lassent, leur destinée (c'est un bien grand mot) intéressent de moins en moins. Les scènes sans intérêt se succèdent dont celle pathétique de la dispute entre potes. C'est interminable et lourd. C'est vrai que Lelouch n'a jamais fait dans la finesse.

La distribution prestigieuse (Nicole Garcia, Robert Hossein, Évelyne Bouix, Jacques Villeret, Fanny Ardant, Francis Huster, Jean-Claude Brialy, Richard Bohringer, Géraldine Chaplin, Macha Meril, Jean-Pierre Kalfon...) ne suffit pas.

Date de sortie : 1981

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Bâti en à peine 3 ans, pour l'exposition universelle de 1900, le Grand Palais a connu de nombreuses métamorphoses pour répondre à une multitudes de besoins. Le documentaire en rappelle quelques unes et se concentre surtout sur le chantier actuel.

Ouverture vers le Palais de la Découverte, création d'une place centrale dans le bâtiment intermédiaire entre les deux palais, mise en place de nouveaux axes de circulation, nouvel éclairage... le Grand Palais connait actuellement  une gigantesque restructuration. Avec pour objectif une ouverture en trois temps, en 2024 de la nef pour les épreuves d'escrime et de taekwondo des JO, en 2025, des galeries de la Réunion des Musées nationaux, en 2026, des nouveaux espaces d'exposition dans le Palais de la découverte. Les corps de métier, ceux du gros œuvres comme ceux minutieux de restauration travaillent simultanément pour respecter le planning.

Une plongée rare au coeur d'un des plus beaux monuments de Paris.

A voir en replay sur France.tv

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