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DSCN1691.JPGChristian Boltanski présente sous la nef du Grand Palais une oeuvre-installation spécialement conçue pour le lieu, commme l'exige Monumenta.
Avec "Personnes" Boltanski propose au public d'entrer dans l'oeuvre, au spectateur de participer à l'expérience artistique.
La nef dans son intégralité a été investie. L'oeuvre de Boltanski est partout. Elle occupe l'ensemble de l'espace, qu'il soit  visuel, atmosphérique et sonore. Et le spectateur se déplace au grés de ses envies.

On peut interpréter l'oeuvre à l'infini, tant les références vous assaillent, tant Boltanski souhaite laisser libre interprétation aux visiteurs. Ce qui l'importe c'est le ressenti, l'émotion que crée son oeuvre sur le public, quelle que soit cette émotion.

Pour moi, "Personnes" se divise en trois parties. La première, à l'entrée de la nef est un mur de vieilles boites à biscuits rouillées. Des boites en métal qui pourraient contenir d'anciennes photos, des souvenirs divers, des bricoles-jouets d'enfants, des boites gardiennes d'un passé, des boites Mémoire.
Derrière le mur, on découvre, au sol, 69 rectangles éclairés par des néons bas DSCN1679.JPGet recouverts de vêtements posés à plats, entourés chacun de 4 poteaux métalliques dont les enceintes émettent le son de battements de coeur. Ils représentent les Hommes, une certaine précarité, la vie, peut-être menacée, en sursis.
Plus loin au fond, une montagne de vêtements immense dont quelques pièces sont saisies par une pince mécanique qu'elle relâche aussitôt (normalement car malheureusement la grue ne fonctionnait plus ce dimanche...). Elle représente la mort qui vient frapper au hasard.
Alors, est-ce le métal des boites de biscuits qui me renvoit 70ans en hier, est-ce les néons bas et blafards qui m'évoquent des interrogatoires, est-ce les sons des battements de coeur dans lesquels j'ai cru percevoir des bruits de trains, est-ce le tas de vêtements qui ...., toujours est-il que "Personnes" m'a avant tout et instantanément renvoyée à l'holocauste. Comme une évidence.

Sans doute, certains y verront tout autres choses, y percevront des drâmes différents ou plus généralement "Personnes" leur évoquera le cycle de la Vie ou encore, dans un autre genre avec tous ces vêtements, ils y reconnaitront u
ne condamnation de la société de consommation...
En tous cas, cette immense installation ne laisse pas indifférent.


PS : une visite de nuit doit s'en doute augmenter les sensations ressenties.

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aryarbittan.jpg Ary Abittan, mis en scène par Judith Elmaleh (soeur de...et soeur de...), investit la petite salle du Palais des Glaces.
La première chose qui saute aux yeux quand on découvre Ary Abittan est que Ary est un super beau mec, grand, bien foutu et tout, et tout.
Deuxième constatation, le charisme et la présence. Ary prend possession de la scène
avec une facilité déconcertante. Il est en place instantanément.
Troisième évidence, Ary a une voix de ténor. Trés belle voix, puissante avec laquelle il fait un peu ce qu'il veut. Il peut  vous parler Espagnol (ou pas), chanter en Arabe (ou pas), cuisiner en Turc (ou pas) et faire en sorte que son propos vous soit limpide et irrésistiblement drôle.
Quatrièmement  point, Ary est un excellent comédien. Et ce dernier point à lui seul explique la qualité du plaisir prit à la vue de son spectacle. Car soyons honnête les sketchs ne sont pas extraordinairement écrits (à l'exception du "divorce"). Mais, même avec une base scénaristique minimaliste, Ary arrive à nous emporter dans son délire.
Chapeau donc et vivement la suite !




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DSCN1445.JPGLe musée des Arts Décoratifs propose jusqu'au 9 mai 2010, une exposition célébrant les 35 ans de mon meilleur ami d'enfance, Playmobil.
L'exposition retrace l'histoire de ce personnage de 7,5cm de haut et présente sous vitrine Playmobil dans ses différents "costumes" et ce dans les différentes versions proposées entre 1974 et 2010.
L'occasion pour les vieux de la vieille de revoir l'infirmière avec le fauteuil roulant (créé en 1976), le chef indien et son cheval (1975), le chevalier (1974) mais aussi tous ceux avec lesquels nous n'avons pu jouer parce qu'il y a un âge où malheureusment il faut savoir arrêter...
L'amour XXL qu'on a pu porter à ce petit personnage remonte vite à la surface à la vue de toutes ces possibilités de jeu et de création d'histoire.
Malheureusement, la scénographie mise en place n'est pas du tout à la hauteur de la richesse de cet univers.
A l'exception de la vitrine dédiée au cirque (voir photo), la présentation ressemble fort à celle d'un rayon spécialisé (même pas en période de Noël).

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serious.jpg

Les juifs sont condamnés à souffrir ad vitam aeternam.
Chaque jour apporte un châtiment plus grand encore que celui de la veille. Et ce ne sont pas les chefs spirituels qui trouveront à y redire. De toutes façons, tout bon juif subit sans se plaindre et accepte son sort.

Voilà à peu près ce que semble m’avoir dit le film des frères Cohen. Je dis semble car le propos de A Serious Man n'est pas simple à comprendre.
Le héros étant de religion juive, vivant dans la communauté juive américaine des années 60, je suppose que le film parle de la condition juive. Cependant, si le héros avait été agnostique ou catholique, sans doute aurais-je considéré que le propos du film est que l'Homme est condamné à souffrir car la vie est cruelle et n'a aucun sens. Et que l'Homme demeure seul et ne peut compter que sur lui-même.


Les frères Cohen malmènent donc un brave professeur d'université sans histoire et plutôt sympathique.
Tous les malheurs possibles lui tombent sur la tête et le film les déroule avec le regard sarcastique et irrésistiblement drôle des frères Cohen jusqu'à la dernière scène où les limites de la médecine et le ciel s'abattent sur le pauvre homme en un superbe final que les frères Cohen préfèrent nous laisser imaginer.

La réalisation est comme toujours précise, la photo époque 60's très bien réussie et l'interprétation parfaite.
Comme toujours, les scènes géniales et les coups de mous se succèdent sans cesse. Laissant toujours un petit goût de frustration.
Pourtant, comme toujours, les frères Cohen offrent à voir un cinéma original, créatif et qui a la qualité rare de savoir nous surprendre.




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affiche-sentiments-provisoires.1255625506Demain soir, vendredi 22 janvier, France 2 propose "Sentiments Provisoires", une pièce de Gérald Aubert mis en scène par Bernard Murat ; un trio amoureux sans grande originalité.
J'ai vu cette pièce en décembre dans le somptueux théâtre Edouard VII. Ce jour-là, Sylvie Testut était en petite forme, Berléand était bien dans son rôle et surtout Arditi nous a fait du grand Arditi. Comme toujours.

Je ne sais pas si la captation télévisuelle saura retranscrire justement ce merveilleux numéro d'acteur, mais si c'est le cas, rien que pour Arditi cela faut le coup de regarder.

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