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yayoi-kusama-centre-pompidou-L-_LgTfE.jpegLe Centre Pompidou propose, depuis octobre et jusqu'au 9 janvier, une rétrospective du travail de Yayoi Kusama. Exceptionnelle occasion de découvrir le vaste travail de l'artiste, l'exposition présente 150 oeuvres réalisées entre 1940 et 2010. L'artiste japonaise a réalisé des oeuvres suffisament variées pour que chacun y trouve au moins une série intéressante. Même si on se surprend devant certaines installations à se demander si le nom de Yayoi Kusama n'est pas la seule justification de leur présence à Beaubourg, nombre d' oeuvres séduisent. Leur caractère hypnotique est comme un petit goût de la folie de Yayoi Kusama pensionnaire d'un asile psychiatrique depuis 50 ans.

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la-noce.jpg"La Noce" est une des premières pièces écrites par Bertolt Brecht. Elle met en scène un repas de noce qui tourne au massacre. Les illusions des jeunes mariés s'écroulent en même temps que le mobilier en bois fait maison.

Si les protagonistes sont hauts en couleurs, le propos n'est pas très puissant. Brecht reste en surface dans une dénonciation, qui s'avère aujourd'hui un peu désuette, des conventions, du qu'en dira t-on et de l'hypocrisie qui régne sur cette petite bourgeoisie.

La qualité des comédiens, l'intelligence des décors, le parti pris très burlesque de la metteuse en scène et la beauté du théätre du Vieux Colombier sauvent la soirée.

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P1020478.JPGLe musée des Arts Décoratifs consacre une exposition rétrospective à Jean-Paul Goude. Cet artiste au génie multiforme a marqué, dans les années 80 et 90, époque où les publicitaires et les mannequins étaient des stars, la mémoire collective avec ses campagnes publicitaires et la commémoration du bicentenaire de la Révolution. Côté pub, on se souvient de Grace Jones avalant en plein désert une Citroën, Prokofiev joué pour Egoïste, sur les hurlements d' une horde de femmes en furie scandant le "oh rage, oh désespoir" du Cid, Vanessa Paradis en cage, les Kodakettes voleuses d'images... des films qui revêtent une qualité esthétique et scénographique qui les sort largement du lot. Côté grand spectacle, les français se rappellent, en 1989, du cortège surréaliste, gigantesque, époustouflant remontant les Champs-Elysées : la locomotive, les valseuses géantes, Jesse Norman habillée du drapeau français, les musiciens de tous pays... Les plus fans n'ont pas oublié les ektas découpés, oeuvres photographiques uniques.P1020518.JPG

Dans l'exposition, le goût des couleurs, du métissage, du mouvement et du décalage en tout, transperce en une scénographie particulièrement soignée et ludique. Pour ceux qui en ont l'âge, cette exposition est une parfaite madeleine, moment dédié aux souvenirs, à l'évasion et à la bonne humeur. Les plus jeunes s'amuseront de ces délires colorés et apprécieront l'esthétique et l'inventivité d'un Jean-Paul Goude toujours en activité. Ils ne regarderont plus tout à fait de la même façon les affiches des Galeries Lafayette.

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104-in-perception001.JPGLe 104 ouvre la Halle Aubervilliers aux artistes Leandro Erlich et Ann Veronica Janssens.

Sont proposées trois oeuvres en taille XXL qui donnent le vertige non par leur dimension mais par leur nature même : la façade d'un immeuble posée au sol, une cabine d'essayage reproduite à l'infini et un brouillard étrangement opaque, lumineux et, à l'occasion, coloré. Le public est invité à prendre place dans chacune des oeuvres qui n'existent que par la présence du visiteur. Celui-ci bousculé dans ses certitudes perd vite tout repére, doutant de ce qu'il voit, de ses mouvements mêmes, envahi par une sorte de vertige ludique.

 

In_Perception est prolongée jusqu'au 4 mars 2012.

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Nous vivons une époque formidable ! Et idéale pour qui aime l'humour noir et de mauvais goût. Le monde est tragique, Délires d'initiés est comique.

Simon et Florence s'en donnent à coeur joie. Ca fuse et ça  grince. Tous les travers, surtout les gros, y passent. Règne de l'argent, de la violence, de la pornographie, le monde est sans pitié. Petites gens de France et du monde entier, jeune et vieux, vous en bavez ? On vous prévient ce n'est pas là de s'arrêter. Si vous suivez l'actualité sociale, sociétale, économique et politique (internationale) ce spectacle vous ravira.
Délires d'initiés est un spectacle très bavard et quand on évalue la quantité de bonnes vannes et bons mots, on admire la richesse et la qualité de l'écriture. L'humour noir est l'acteur principal de la pièce et il revêt bien des costumes : celui du jeu de mot à deux balles, du comique de situation, de la grosse farce, de la grossièreté, de la satire, de l'analyse décalée...

Si le spectacle prend fin sur un sketch en dessous du reste, on demeure sur le souvenir de l'excellent sketch des JO, mais c'est une question de Shoa...

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