1 2 > >>

L'ADAMI et le Printemps de Bourges nous présentaient samedi soir quatre échantillons de leur nouvelle scène. Quatre artistes/groupes français chantant pour la plupart en anglais.
Le cadre : La Soute, salle de 400 places à l'accoustique impeccable.

La soirée fut ouverte par Poni Hoax et sa pop-rock de qualité dont le titre tubesque "She's on the radio" (téléchargeable légalement sur leur site http://www.ponihoax.com). Si  le 
répertoire séduit d'emblée, la présence scènique est remarquable de nullité. Nicolas Ker, le leader-chanteur (voix très séduisante) semble se chercher une attitude. Clope et bière à la main tantôt appuyer sur le pied du micro, tantôt pas car son coude a glissé, changeant de pied d'appuie toutes les deux secondes, en déséquilibre permanent, il finira par chausser des lunettes de soleil... Les  deux joueurs de synthé, le guitariste et le batteur sont très inspirés/aspirés par leur musique. Ils jouent pour eux et prennent leur pied. Le public est spectateur de leur masturbation. S'il s'agissait de second degré ce serait hilarant. Au 1er c"est pathétique et gâche un peu l'indéniable qualité du répertoire.  

Spleen,  vétu d'un juste au corps gris lamé et d'un tutu de tulle, prit le relais et apporta à la salle un peu de folie douce et de complicité. Accompagné par quatre musiciens dont un human beatbox très impressionnant, son répertoire va de la soul au rap en passant par la funk et le blues. Marsipulami, son terrain de jeu ne se limite pas à la scène puisqu'il semble particulièrement apprécier le fait de chanter debout sur les dossiers des fauteuils du public. La musique est sympa, le groupe énergique et le chanteur fédérateur. Spleen, donne la pêche.

Smooth, après s'être eux aussi régalés en écoutant Spleen, nous ont servi de l'électro-soul avec une pointe de funk là aussi avec un plaisir très communicatif. Synthé, ordinateur et batterie associés à la voix envoutante de David offre un très très bon moment de musique. 
http://www.smooth.fr


  Le concert s'est clôturé avec Anis, la "vedette" de la soirée. Sa musique Nouvelle Orléans et son reggae était visiblement très attendu. Le chanteur a une présence sympathique mais sa voix est nasillarde, sa diction très moyenne et ses mélodies trop faciles. 

Voir les commentaires

"Les lys brisés" le nouvel album de Barbara Carlotti est arrivé dans les bacs.

14 titres dont 4 qui figuraient déjà sur l'album précedent et qui ont été réorchestrés.
L'album tient les promesses du premier opus et le concert à L'Essaïon où "les lys..." avaient fait leur première apparition.
On retrouve cette voix reconnaissable entre mille et cette atmosphère un peu sixties si particulière.
Les titres qui marquent d'emblée : "Les lys brisés", "d' accord", "silence", "une rose pour Emilie" (reprise des Zombies), "Charlie the model", "Mélodie de la dernière pluie", "mon corps alangui", "la nuit des amants", "trop tard" et surtout la mélancolique "rien ne presse", les quatre morceaux de "Chansons" réorchestrés même les chdong de la guitare sur "peu importe" manque un peu. Ca fait les 14 ça non ? 



Complément critique :
après plusieurs écoutes, me viens un regret : celui de la simplicité orchestrale et la guitare qui régnaient sur le 1er album. Ici, les basses se font discrétes, les instruments se multiplient et les orchestrations sont plus convenues. Ca reste très bien mais moins très bien à mon goût. 

 

Voir les commentaires

Hier soir, à la Fléche d'Or, Julie B Bonnie est montée sur scène.
Julie B Bonnie est auteur, compositeur, interprète. Avec sa jolie voix douce et solide, ses guitares, son violon et sa pédale sampler, elle a tenu la scène seule pendant 3/4 d'heure :
de l'énergie, de la sensibilité, des textes soignés et des compositions bien pensées, une vraie musicienne, une belle interprète.

Alors, ô toi Pascal Nègre, Valéry Zeitoun ou toiaaa patron de l'ombre, grand manitou de la musique égaré sur ce blog,
Si tu cherches un talent pour éclairer ton label, sur le site de Julie tu iras
Si tu fais bien ton boulot, la voix de Julie tu reconnaitras
Si tu n'es pas sourd, Julie tu signeras


http://www.juliebbonnie.com/

Voir les commentaires

OSS 117, c'est tout d'abord un parfait hommage aux films d'espionnage des années 50. Un mix des "James Bond" de Sean Connery et des films de Hitchcock. Hazanavicius reprend les recettes esthétiques du filmage des années 50 : les couleurs un peu passées du technicolor, les cadrages, le générique très graphique... 
OSS 117, c'est ensuite un grand détournement. Un copié-collé d'un film de l'époque dont les spécificités et les travers sont amplifiées : héros macho et toujours en quête de conquête, dialogues métaphoriques incompréhensibles entre espions, méchant forcément petit et nazi caché dans une crypte, population locale arrièrée sauvée par l'occident...
Jean Dujardin est excellent tant dans l'hommage que dans la parodie. Il relève l'improbable défi d'interpréter tout à la fois la classe du héros séducteur et la bêtise du français colonisateur, homophobe et machiste. Il est simplement parfait dans le rôle. C'est un humour très français, pas toujours fin mais jamais grossier, drôle jusque dans les détails.
De quoi faire un excellent film si ce n'était ce scénario sans intéret, ni enjeu. Les scénaristes se sont surtout attachés au détournement et à ses gags. Malheureusement, si cela suffit dans un premier temps, le principe s'essoufle. Une intrigue digne de ce nom permettrait de garder l'intérêt du spectateur jusqu'à la fin.
Aussi, Bérénice Béjo fait bien pâle figure face à la tornade Dujardin. Elle ne fait pas du tout d'époque et n'a ni la classe, ni la distance qu'exige son personnage. On est à mille lieux des Audrey Hepburn et Grace Kelly dont elle dit s'être inspirée.

 

Voir les commentaires

Dans ce Pygmalion, apparait Daniele Lebrun. Comédienne formidable sur les écrans et au théâtre. Une de ces personnalités qui sans premier rôle, texte particulier, volent la vedette aux personnages principaux. Impression étrange que la lumière n' est plus que sur eux laissant les autres dans l'ombre.

Toutefois, Barbara Schulz qui interprête Elisa Doolitle (Audrey Hepburn chez Cukor) est excellente de nuances, tant en petite marchande de fleurs gouailleuse qu'en jeune fille modèle. Nicolas Vaude est une parfaite tête à claques telle que l'exige le rôle du Professeur Higgins. Peut-être un peu trop : il est difficile de s'attacher au personnage. Henri Courseaux joue le gentleman colonel Pickering avec un certain bonheur. La mise en scène, classique, paye, notamment lors d'une dernière apparition de Barbara Schulz à la toute fin assez romantique. Une curiosité : les mouvements de décors (un rangement en portefeuille très astucieux - 3 lieux en tout)  sont chorégraphiés et effectués à découvert.

Quant à la pièce elle-même, elle a quelque peu mal vieillie.
Si  Bernard Shaw n’est pas tendre avec la société de son époque, férue des apparences, il donne une image de la femme qui n'est pas très reluisante puisque finalement amoureuse de son Frankenstein. Abstraction faite de ce point, Pygmalion est un bon divertissement  : 2h20,qu'on ne voit pas filer.




Ci -contre Daniele Lebrun pour ceux qui ne verraient plus très bien de qui il s'agit.

Voir les commentaires

1 2 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog