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Follia Continua au 104

Galleria Continua fête ses 25 ans en exposant ses plus grands artistes au 104. Dans la halle Aubervilliers, la nef Curial, les sous-sols et jusqu'aux étages les plus hauts, c'est plus de 2000m² qui accueillent 49 oeuvres. Ai Wei Wei, Anish Kapour, Ilya et Emilia Kabakov, Leandro Erlich, Daniel Buren... sont notamment exposés au milieu d'artistes moins connus. Le 104 offre, une fois encore, à ces œuvres d'art contemporain, aux aspects et significations souvent étranges, un écrin original et ludique que la promiscuité avec les danseurs à l'entrainement accentue efficacement.

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A l'occasion de la rétrospective que le Jeu de Paume consacre à Pilippe Halsman, la RATP affiche les oeuvres du photographe dans 16 stations et gares. Parmi les 40 œuvres exposées par la RATP, près de la moitié sont exclusives c'est à dire non visibles au Jeu de Paume. Les stations qui accueillent ces photos (300 reproductions en tout) sont Père Lachaise (2), Cité (4), Bastille (5), Place d'Italie (7), Saint-Augustin (9), Alma Marceau (9), Saint-Lazare (12), Sèvres Babylone (12), Montparnasse Bienvenüe (13).

Ici certaines photos exposées à la station Père Lachaise

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Ce que le djazz fait à ma jambe ! de Jacques Gamblin

Jacques Gamblin, accompagné de Laurent de Wilde, célèbre le rythme et le jazz à travers l'histoire d'une rencontre amoureuse. Le compositeur entouré d'un batteur, d'un trompettiste, d'un saxophoniste et d'un DJ offre une musique entre jazz et jazz electro particulièrement efficace. De son côté, Jacques Gamblin parfait conteur présente un jeu particulièrement physique. Ses déplacements entre danse et acrobaties impressionnent, son enthousiasme emporte. Malheureusement, le texte qu'il porte est très inégal, l'histoire qu'il conte ne passionne pas au point d'en devenir lassante. Avec un autre texte cela eut été parfait.

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Nord de la France, mai 1940. Alors que les Allemands envahissent la France, un village entier part sur les routes de l'exode direction Dieppe.

Christian Carion nous conte l'histoire de ces 8 millions de français qui abandonnèrent leurs maisons et leurs terres pour fuir l'ennemi et rend, au passage, hommage aux Allemands qui résistèrent au nazisme, aux tirailleurs sénégalais qui donnèrent leur vie pour défendre les terres de leur colonisateur et aux anglais qui combattaient déjà en France en 1940. Grâce à ses personnages étrangers, Carion ne tombe pas dans le film de terroir franchouillard qui lui tendait pourtant dangereusement les bras. Tout en gardant le souci d'une vérité historique et dramatique de la situation, il parsème son film de touches d'humour et d'action, variant les ambiances et les intentions. Si on perçoit quelques longueurs, elles glissent grâce au talent des comédiens, Olivier Gourmet en tête une fois de plus remarquable. Ce qui marque aussi particulièrement c'est le travail sur le son, pour le meilleur et le moins bon. Christian Carion a réalisé l'un de ses grands rêves : obtenir d'Ennio Morricone qu'il compose la musique de son film. Malheureusement, les grandes envolées du maestro cannibalisent les scènes qu'elles accompagnent et rendent artificielle toute émotion. On ne peut pas en vouloir à Carion de s'être laissé entraîner par sa passion pour le compositeur, mais aucune scène du film n'est plus touchante que celle, où Olivier Gourmet retrouve Mathilde Seigner dans sa voiture cabossée alors que le réalisateur laisse le suspens et l'émotion éclorent dans le silence. Et aucune musique ne remplacera la douceur du bruit du vent dans les arbres de la scène finale. 

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Alors qu'ils sont en mission sur Mars, un équipage Américain est au prise avec une forte tempête qui les oblige à fuir la planète au plus vite. Lors de l'évacuation, ils perdent un de leur co-équipier qu'ils pensent mortellement touché. Mark Watney se retrouve seul et sans ressources suffisantes sur une planète peu accueillante.

"Seul sur Mars" est un bien étrange film de science fiction. Décors magnifiques, dialectes pseudo-scientifique incompréhensible, suspens angoissant et rebondissements en série sont bien au rendez-vous mais curieusement Ridley Scott nous conte cette histoire sur un ton badin. En cause, l'auto-dérision du héros, le charme de Matt Damon, des dialogues parsemés d'humour noir et le disco en accompagnement musical. Ce traitement décalé et un récit, tenant pourtant sur peu de chose, mené tambour battant nous réconcilient avec les voyages spaciaux après le  ridicule Gravity et l'alambique Interstellar.

Bien sûr, "Seul sur Mars" n'échappe pas aux excès Hollywoodien du quart d'heure final, mais le traitement décalé de Ridley Scott nous offre 2h15 de divertissement total sans ennui.

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