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A Tel Aviv, Dana et Murray, amies d'enfance, trentenaires, vivent ensemble en colocation. 

Les histoires d'amour boostent ou torpillent l'amitié qui lie Dana, interne en gynécologie, et  Murray, professeur de cinéma à l'université. La première est romantique et professionnellement posée, la seconde bordélique en tous points.

Cette comédie romantique qui multiplie les références aux films cultes du genre, présente un scénario original révélant de multiples surprises. C'est drôle et habilement écrit.

Il est parfaitement servi par  Naomi Levov et Rotem Sela, toutes deux excellentes.

La Saison 1 est à voir sur Arte.tv

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En 2015, Ghofrane et Rahma, les deux filles aînées d'Olfa Hamrouni, rejoignent l'Etat Islamique en Libye. La réalisatrice Kaouther Ben Hania réunie Olfa et Eya et Tayssir, ses deux plus jeunes filles, pour raconter leur histoire.

La réalisatrice met en place un processus assez complexe mettant en scène les vraies protagonistes de l'histoire mais aussi des acteurs. Des comédiennes interprétent les rôles de Ghofrane et Rahma, un comédien endosse les rôles de tous les hommes tandis qu'une comédienne est censée prendre le relais d'Olfa lorsque les récits deviennent trop douloureux.  

Le montage qui mélange les récits par Olfa et ses benjamines, les répétitions des scènes sous les indications d'Olfa et les scènes rejouees, la photographie très soignée du film identique dans toutes les situations, donnent la désagréable sensation que tout est faux. Et celle tout aussi désagréable qu'Olfa et ses jeunes filles se font piéger par la réalisatrice qui rend le spectateur complice de ses agissements.

Curieusement, ce procédé qui met mal à l'aise nous oblige à maintenir l'écoute attentive et sérieuse que mérite l'histoire d'Olfa, femme ogre, violente et violentée, et d'Eya et Tayssir, jeunes filles aussi fortes que fragiles. Ce n'est pas pour l'oeuvre artistique mais bien pour elles qu'il faut voir ce film qui conte aussi l' évolution de la vie des tunisiennes depuis la révolution de 2011.

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Sophie, fille d'agriculteur et lycéenne brillante, intègre une classe préparatoire. Elle va être confrontée aux concepts complexes à étudier, aux facilités et aisances drs autres étudiants mais aussi à ses origines paysannes.

Cette plongée dans l'enfer des classes préparatoires part un.peu dans tous les sens. Le scénario semble vouloir embrasser de multiples sujets (mal être des agriculteurs, gilets jaunes, transfuge de classe, sentiment d'illégitimité, la déprime étudiante...). Tout est un peu survolé. Malgré tout, le portrait de cette jeune fille, très finement incarnée par Suzanne Jouannet, se dessine et on suit son parcours avec intérêt et empathie. L'angoisse créée par le fonctionnement à marche forcée de la prépa, nous gagne. La qualité globale des interprètes fait d'ailleurs beaucoup dans l'intérêt du film : Maud Wyler, surprenante dans le rôle d'une peau de vache, Maryline Canto, Marie Colomb, Lorenzo Lefebvre , Alexandre Desrousseaux, Antoine Chapey...

Le film se clôt sur une note réjouissante qui dit l'importance que des étudiants venus d'autres horizons que celui des "grandes familles"  intègrent les grandes écoles, pour qu'ils puissent eux aussi et avec leur vision et leurs origines avoir la possibilité de changer le monde de l'intérieur.

 

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1984, Ritchie, Rosco, Colin, Ash, quatre jeunes gays et leur amie Jill, partagent une colocation à Londres. Alors qu'ils débutent leur vie de jeunes adultes, une épidémie touche les homosexuels.

A travers ses héros, leurs amis et leurs familles, It's a sin conte l'avènement et l'avancée du SIDA, le déni, les incompréhensions, les mises au banc, les à priori et l'évolution des mentalités. La série, dans des scènes enchaînant insouciance, ivresse de vivre et terreur, fait, sur 10 ans, le portrait d'une génération sacrifiée.

Les comédiens sont épatants et le récit, sans tomber dans la démonstration ni sacrifier le romanesque, met bien en évidence les errances de la société face au fléau, la maltraitance subit par la communauté gay, le désarroi de tous et l'ampleur du désastre.

A voir en replay sur france.tv

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Dans un collège de Hambourg, plusieurs vols se produisent. Carla, une jeune enseignante laisse sa web cam allumée.

Ce film qui se déroule essentiellement à huis clos démarre sur les chapeaux de roue mais s'essouffle rapidement. A une mise en place claire et prometteuse, succède un récit assez confus et aux intentions équivoques.

Les incohérences dans les attitudes des professeurs et des élèves sont trop nombreuses pour que le film fonctionne vraiment. Il est difficile de croire à ce récit caricaturale. De plus, très vite le scénario fait des choix qui interrogent sur le message sous jacent à cette histoire de chaos dans la mini société que représente le collège. Comment faut-il interpréter le fait que la coupable soit vêtue d'un chemisier au motif d'étoiles jaunes ? Un choix d'autant plus troublant que la scène finale place son fils dans une situation évoquant la judéité. Comment faut-il comprendre le fait que le 1er accusé, sur un prétexte grossier, soit Ali,  élève de religion musulmane ? Les scénaristes remettent-ils en cause l'impartialité de la Presse lorsqu'ils imaginent que le journal du lycée, sous couvert de liberté d'expression, travestisse la réalité de la situation ? Les exemples d'interprétation dans le sens d'une vision particulière du monde sont un peu trop nombreux pour qu'il s'agisse de hasards ou d'un effet de l'actualité sur notre perception. 

On peut aussi penser que ce faux thriller se place dans la catégorie des films aux objectifs humanistes, anti-racistes et anti antisémites, échouant par une extrême maladresse.

L'excellence de l'interprétation de Léonie Benesch, dans le rôle principal, demeure le seul véritable atout du film.

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