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Contre toutes attentes, "Ceux qui restent" est drôle. Très drôle, juste et intelligent.
Bourré de bonnes idées tant dans la mise en scène que dans le scénario. Juste dans la peinture des personnages et l'écriture des dialogues. Emouvant dans sa retenue, sans pathos.
Mais, cela est essentiellement dans la première heure. Ensuite, tout s' essouffle. Le film perd son rythme. Ce qui m'avait tant plut, jusque là, disparait. L'histoire semble hésiter, comme pour mieux exprimer le vide ressenti par ceux qui restent. Le problème c'est que vient aussi l'ennui.

Les interprètes jusqu'aux seconds rôles, sont excellents. Emmanuelle Devos et Vincent Lindon sont parfaits dans leurs personnages que tout oppose. Elle extravertie un peu fofolle qui se déçoit face à la maladie. Lui droit comme un i, exemplaire en vieux routard face au mal. Elle qui veut choisir la vie et lui comme sacrifié volontaire jusqu'au bout.

"Ceux qui restent" est un film remarquable qui au souvenir de sa dernière demi-heure se transforme en bon film. De ces films qui parce qu'ils ne tiennent pas jusqu'au bout l'excellence qu'ils se sont imposés au démarrage, finissent par, injustement, décevoir un peu.

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Vu "la fille coupée en deux".
Certains critiques l'annoncent comme le ou un des meilleurs Chabrol.
Des Chabrol bien meilleurs, j'en ai vu plusieurs.
Pourtant, "La fille coupée en deux" est un film 100% Chabrolien : critique des notables de province, quinzième degré, ambiance lourde et intrigue. Malheureusement, ici l'intrigue est bien mince. Le scénario manque d'enjeu et, du coup, le film d'intérêt.
Le plaisir vient du jeu de Benoit Magimel, excellent en dandy barré et de l'ironie Chabrolienne qui habite le film d'un bout à l'autre. Berléand est, juste, juste et Ludivine Sagnier, comme toujours, transparente et sans saveur.

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Tout d'abord, il y a cette ouverture géniale au plus près du visage de Jeanne Moreau, l'enchainement sur le générique et l'inoubliable musique de Miles Davis. Puis, le meurtre qui se déroule parfaitement ou presque.

La beauté du noir et blanc, la maitrise des lumières en clair obscur dans la nuit parisienne, l'obscurité d'une chambre de motel, d'un ascenseur, d'une salle d'interrogatoire... Le jeu sur le mouvement avec la fugue des adolescents, l'errance de Florence dans les rues de Paris et les tentatives d'évasion d'un ascenseur en panne. Le travail sur le son, celui du silence, d'un orage, d'une voiture de sport, de pas qu'on tente d'étouffer... La beauté des dialogues, la justesse de l'interprétation (Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Lino Ventura, Charles Denner, Yory Bertin), l'intelligence du scénario, la musique de Miles Davis.

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A l'écoute de "Fur and Gold" de Bat for Lashes, on perçoit dans la voix et dans les arrangements quelques choses de l'électro-déjantée Bjork, de la rageuse-mystique Sinead O'Connor et de l'aérienne-lyrique Kate Bush.
Pourtant, Bat for Lashes installe son univers propre et unique particulièrement féérique, aux orchestrations riches et inventives, où se croisent des instruments qui se sont rarement cotoyés - instruments électro., clavecin et tambourin entre autres s'y répondent.
Dans cet ensemble plutôt évanescent mais pas planplan, on trouve le tubesque et curieusement très new-wave "What's a girl to do", le second single "Prescilla" tout en claquements de mains et neuf autres titres plus planants dont le très katebushien "the wizard" et le déjà célébré "Horse and I".
Si cet album se distingue par l'intelligence, l'originalité et la richesse de ses arrangements, il est aussi servi par des mélodies imparables.
Un très bel album donc à écouter sans modération.

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Indigènes c'est LE film qui a réveillé Chirac et permis l'harmonisation des pensions des anciens combattants coloniaux. Indigènes c'est aussi le film qui a reçu le prix (collégial) d'interprétation masculine à Cannes en 2006 (pour les 5 acteurs principaux) et qui a été nominé aux Oscars comme meilleur film étranger de l'année.

Indigènes raconte à travers 4 personnages aux personnalités très diverses, l'histoire des soldats d'Afrique du Nord ou noire qui ont rejoins l'armée française en 1943 pour combattre l'invasion nazie. On y découvre (ou redécouvre) les injustices subit par ces hommes qui furent traités comme des soldats de seconde zone. On y apprend leurs motivations et leurs espoirs qu'on sait déjà déçus.

Bien qu'estimable, le film semble un brin caricatural ce qui a dû participer à son succés aux Etats-Unis. Les personnages et dialogues ne sonnent pas très juste et l'interprétation de Samy Nacéri et de Jamel Debbouze (soldat à un bras sans qu'on sache pourquoi) peu convaincante. Les scènes de guerre sont réussies par leur réalismes. Mais si le film séduit c'est beaucoup parce qu'il est le premier film populaire à traiter de ce sujet.

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