Jack Crab, seul survivant de la bataille de Little Big Horn en 1876 (une des batailles les plus connues de la guerre des Sioux), raconte sa vie extraordinaire à un journaliste.

Arthur Penn dépeint une Amérique blanche violente, génocidaire, un brin dégénérée, se moque de son soit disant puritanisme et de tout ce qui a construit sa bonne conscience.

Ca se veut drôle. Ça l'est parfois mais c'est plus souvent sarcastique. Cette tonalité satirique très majoritaire déconcerte compte tenu de la gravité du sujet. Quand, rarement, l'émotion nait, elle est du côté des Cheyennes.

Dustin Hoffman, de tous les plans, s'en donne à coeur joie. Mais son personnage de lâche lasse rapidement. Et l'ensemble s'avère bien trop long. 

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Bois d'Enghein qui vient de  passer la nuit chez sa maîtresse Lucette cherche le courage de rompre car il se marie le jour même.

Jérôme Deschamps met en scène à 100 à  l'heure cette pièce où le génie de Feydeau agit comme jamais. La quinzaine de comédiens dont Florence Viala, Guillaume Gallienne, Thierry Hancisse, Dominique Constanza, Claude Mathieu, Serge Bagdassarian, Georgia Scalliet... sont excellents. Hervé Pierre, dans le rôle de Bois d'Enghein, est déchaîné en lâche, manipulateur tandis que Christian Hecq est un hilarant en pantin desarticule.

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David Rousseau, auteur de polars, rentre à Mouthe pour la lecture du testament de son oncle et apprend que Candice Lecoeur, égérie des fromages Belle du Jura et Miss météo s'est suicidée. L'écrivain en panne d'inspiration décide d'enquêter sur Candice et sa mort suspecte.

Ce film policier hors du commun, tourné à Mouthe, la ville la plus froide de France, évolue dans des paysages de neige et une ambiance particulière qui évoquent le Fargo des frères Cohen.

Jean-Paul Rouve est particulièrement convaincant dans le rôle de l'écrivain en manque d'inspiration qui se passionne pour le destin de cette Maryline des campagnes parfaitement incarnée par Sophie Quinton. A leurs côtés, Guillaume Gouix est excellent en gendarme un peu paumé.

Le réalisateur, dans ce qui est aussi un hommage à Maryline Monroe, multiplie les références à l'Amérique jusque dans la BO. Les flash back qui dessinent le portrait sensible de Candice nous basculent dans une atmosphère qui s'alourdit peu à peu. Le film multiplie ainsi les tonalités. A la fois drôle, décalé, sombre, intriguant et touchant, à la fois film policier, portrait de femme et réflexion sur les stars jetables. Un film qui marque.

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P1000937Monumenta, pour la quatrième année consécutive, met un artiste au défi de créer une oeuvre capable d'occuper la nef du Grand Palais, espace grandiose par son gigantisme et sa beauté. 

Cette année c'est Anish Kapoor qui prend possession des lieux avec Léviathan.  

L'accés à la nef se fait par un sas qui vous propulse au coeur de l'oeuvre. Ce qui saisie d'abord c'est la chaleur, l'obscurité puis la couleur rouge-orangée et enfin la grandeur de l'espace. La matière est étrange, comme la peau d'un ventre ou le nylon d'une mongolfière. La sensation est curieuse. C'est surprenant, inédit, mais finalement plus étonnant P1000963que touchant. La curiosité nous emmène assez vite vers l'extérieur pour comprendre à qui appartient ce ventre immense. Là on découvre une sorte d'animal étrange fait de 3 sphéres énormes qui occupent toute la nef. Comme échouée, l'oeuvre de couleur prune semble oppressée dans cet espace trop petit pour elle. Si le monstre voulait seulement se retourner la verrière serait balayée. Le gigantisme de l'oeuvre est impressionnant. On se rend compte qu'une seule des sphères est accessible de l'intérieur, on s'interroge sur le sens de l'oeuvre puis très vite c'est la prouesse technique qui occupe les esprits. 35m de haut, 10701kg, l'oeuvre de 72000m3 est en textile, mélange de polyester et de PVC. C'est l'air pulsé qui lui a donné sa forme définitive. La moindre fuite et l'oeuvre disparait. Alors nous vient l'envie de revoir le monstre de l'intérieur.

Jusqu'au 23 juin 2011 - entrée 5€.

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jypey-se-revolte-affiche.jpgJypey. Ce nom de comique sonne comme un gadget et n'annonce rien qui vaille.

Et pourtant, très à l'aise avec le public et l'improvisation, le comédien s'avère très bon.

Son spectacle est fait de sketchs, pas toujours très bien balisés, sur le couple, la sécurité routière, la société de consommation. La forme et le fond n'apportent rien de vraiment nouveau.

On est même surpris par l'écriture un peu à l'ancienne. On est loin des stand-ups à la mode, ça ne sonne pas de notre époque et c'est ce qui donne finalement un petit goût d'air frais.

Jypey nous offre un bon moment de détente, de rire bon enfant, sans révolution, mais pas sans savoir faire. Sympathique donc.

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