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Le bal des Actrices est vendu par les journalistes comme un film docu dont on se demande sans cesse où est la vérité, où est le faux. Sans doute le seul fait que les actrices jouent sous leur propre nom suffit à les perturber.
Personnellement, j'y ai vu une série de portraits d'actrices mais à aucun moment je ne me suis demandé si les propos et postures tenus par les actrices dans le film sont ceux qu' elles tiennent dans la vie.
Les saynètes sont souvent très drôles et le jeu des acteurs excellent. Mais, le film souffre, comme beaucoup de films chorals, de survoler ses personnages. Et le liant (Maïwenn tourne un reportage sur la condition d'actrice) utilisé pour faire d' une série de sketchs un long métrage, est un peu léger. Du coup, dès la première scène excellente avec Maïwenn et un Joey Starr, parfait, on regrette un peu qu'ils ne soient pas le seul sujet du film.
Un film fait de bons (et très bons) sketchs me laisse toujours le regret des longs métrages que son auteur aurait pu en faire.

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A Rochefort, des sœurs jumelles, Delphine et Solange, respectueusement danseuse et musicienne, rêvent de vivre de leurs arts à Paris. Alors que les forains s'installent sur la place, Maxens, marin qui cherche son idéal féminin, s'apprête à partir en perm' à Nantes. Simon Dame qui tient la boutique de musique retrouve son ami Andy, célèbre musicien américain, Guillaume dans sa galerie se prend pour Niki de Saint Phalle. Madame Garnier, qui a eu par hasard ses jumelles puis Boubou, tient la brasserie où tout ce petit monde se croise ou se rate dont l'étrange Dutroux, un ami de Pépé.

On pourrait conter encore longtemps la liste des personnages et leurs multiples interactions de ce génial scénario. L'ingéniosité des dialogues, dont ceux en alexandrins de la scène du dîner des départs, leur humour et l'efficacité des textes des chansons, écrits par Jacques Demy,  la beauté des compositions et des arrangements de Michel Legrand. On pourrait disserter longtemps sur la beauté de Catherine Deneuve et de Françoise Dorleac, sur celle de leur voix (et l'incroyable ressemblance avec celles qui les doublent pour les chansons), sur la tonalité du rire de Françoise, sur la blondeur de Jacques Perrin, sur les pas de danse de Gene Kelly, sur ceux de Georges Chakiris, sur le joli chant de Danielle Darrieux, la seule qui chante vraiment, sur les chorégraphies parfaites, sur les couleurs chatoyantes, sur l'enchantement que procure ce film enchanté.

On pourrait aussi dire que Les Demoiselles de Rochefort est le film le plus magique au monde. Le film qu'on ne cesse jamais d'aimer. Le film qui se transmet de génération en génération. Le film qu'on ne se lasse jamais de commenter, de raconter, de citer, de chanter, de mimer. Le film qui fait pleurer à la fin, non pas parce qu'il est triste, mais parce qu'on voudrait qu'il dure toujours. Pour Françoise, Catherine, Danielle, Jacques, Michel, Gene...

Un film génialissime.

Date de sortie : 1967

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Elodie Lachaud a photographié New York à travers le pare brise d'un taxi.
Cela donne une quinzaine de photographies couleurs (et sépia). Des petits et grands formats tous rétroéclairés.
Ce rétroéclairage donne aux couleurs une vivacité étonnante. L'esthétique soignée jouent sur le contraste entre les couleurs particulièrement présentes, les noirs, les reflets dans la vitre, la buée et les gouttes de pluie. S'il n'avait le compteur qui tourne et l'oeil droit du chauffeur en reflêt dans le rétroviseur intérieur,
on s'imaginerait presque regarder New-York à travers la vitre d'un aquarium.
Un bel ouvrage à voir jusqu'au
1er mars 2009.
La Galerie W Eric Landau, 44, rue Lepic, est ouverte tous les jours de 10h30 à 20h00 et c'est gratuit !!

Pour voir le travail d'Elodie Lachaud vous pouvez aussi vous connecter sur son site :
http://www.elodielachaud.com/

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Le projet "6 milliards d'autres" a nécessité six reporters qui pendant 4 ans de tournage ont posé leurs caméras dans 75 pays. Objectif : interviewer 5000 personnes, dans 43 langues différentes, et enregistrer leurs réponses personnelles aux 40 mêmes questions. Cela donne en tout 3500 heures filmées dont 20 heures sont projetées dans le cadre de l’exposition au Grand Palais.


C’est dans la Nef qu’a été installée une bonne vingtaine de yourtes portant chacune un thême (aimer, pardonner, les peurs, la famille, le bonheur...) et présentant sur écran les témoignages filmés en plans fixes et serrés. L’image ici ne jouant que son rôle de support ne vient en aucun cas perturber l’attention donnée à la parole. Elle est toutefois soignée et rend hommage à la diversité des visages, à leur couleur, leur forme et à leur expression.

Ces milliers de visages si différents nous offrent des témoignages étonnants de simplicité, de violence ou de drôlerie et happent le spectateur dans un effet hypnotique. Le résultat est captivant et souvent émouvant. Tous ces êtres que leur culture, leur histoire et leur situation géographique séparent, se retrouvent dans ce qui provoque leurs émotions les plus fortes.

L'exposition court jusqu' au 12 février. Si vous ne pouvez y aller, des centaines d'autres vidéos sont disponibles sur le site internet : www.6milliardsdautres.org.

PS : Evitez les heures de pointe : les yourtes sont très petites et vous risquez de devoir faire la queue pour y entrer.

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Le très beau musée Jacquemart-André propose jusqu'au 25 janvier, une rétrospective du travail de portraitiste de Antoon Van Dick. Sont rassemblées des toiles venues des plus grands musées Européens et Américains.

Elève de Rubens, Van Dick a puisé son inspiration en Italie avant de revenir à Anvers puis de rejoindre la cours d'Angleterre charmée par son talent. 
Sa peinture dite baroque enchantera les amateurs du genre.
Personnellement, j'ai trouvé les regards assez monocordes ; la palette des émotions exprimées étant assez restreinte - les personnages semblent soit effrayés, soit hautains.
Mais, même si je reconnais la qualité du travail effectué, je dois avouer que ce genre pictural n'a pas ma préférence.

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