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Dans une ville du Nord de la France, Lola Montes, adolescente est assassinée. Le suspect Axel Challe est en fuite. Adam Vollmann, journaliste sur le web, se rend sur place, lieu du crime et ville où il a grandi avec difficulté, pour enquêter.

Erwan Le Duc adapte en série le roman de Fabrice Humbert. On retrouve le sens du décalage et de l'étrange du réalisateur.  Il glisse ci et là des plans incongrus qui installent cette ambiance si particulière qui fait le sel de cette série. Le récit intègre des flashs back sur un esprit très 1er degré qui casse un peu la singularité de la tonalité mais participe à faire douter le spectateur. Les personnages secondaires sont tous bien effrayants sans qu'on ne sache très bien si cela est dû à la perception d'Adam biaisée par le traumatisme. Ainsi, le scénario joue sans cesse entre réalité et fantasmes, divulgant des informations pour les contredire aussitôt, intégrant du burlesque quand on s'y attend le moins.

Niels Schneider est parfait entre effroi et soif de comprendre. Cerise sur le gâteau, on retrouve l'excellente Maud Wyler, comédienne fidèle à Erwan Le Duc, et, dans un petit rôle, l'ex sociétaire de la Comédie Française, Georgia Scalliet.

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De ses premiers clips pour Oui Oui, le groupe dont il était le batteur, à ses films de cinéma en passant par la rencontre fondatrice avec Bjork, ses collaborations avec Daff Punk ou les Rolling Stone, ses tournages de publicités, ses usines de films amateurs, son reportage sur sa tante Suzette... Michel Gondry, do it yourself nous conte l'œuvre iconoclaste de Michel Gondry.

Raconté en voix off par François Nemeta réalisateur du documentaire, avec les éclairages de Gondry himself, ainsi que les témoignages de Boris Bermann, son producteur, de Beck, Kylie Minogue, des Chemical Brothers, les White Stripes, et de IAM pour qui il a tourné des clips, de ses frères qui travaillent avec lui, de Thierry Fremaux. et d'une pléiade d'autres, le documentaire relate la façon de travailler et de créer de Michel Gondry.

Le documentaire énumère également ses inspirations, son admiration pour Méliès, son intérêt pour les films musicaux de Norman Mac Laren et Oskar Fischinger, l'influence de son grand-père Constant Martin inventeur de la cloche électronique et du clavoline, son amicale rivalité avec Spike Jonze, la folie de la secte "La fraternité blanche universelle" qu'a fréquenté sa mère, Monsieur et Madame Tout le monde...b

Le portrait d'un artiste d'une créativité sans limite, artisan génial, plus idéaliste qu'enfantin.

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Léna est alternante community manager au service communication de la préfecture de police. Lorsqu'un tueur semble choisir ses victimes sur les réseaux sociaux, elle est intégrée à l'équipe qui enquête.

La réalisation est efficace. La photographie agréable même si l'usage du filtre jaune pour favoriser l'installation d'une ambiance tendue est un peu facile. Les surimpressions des échanges sur les réseaux et par sms sont en revanche illisibles.

Le récit multiplie les invraisemblances ou les oublis en cours de scénario. Les incongruités qui pourraient être anecdotiques dans une série au rythme haletant, sont ici envahissantes dans un déroulé très lent. Tout en devient ridicule et affligeant.

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1927, alors qu'elle vient d'hériter de la banque de son père et de sa fortune, Madeleine Penicourt voit son fils de 10 ans se défenestrer. Elle devient une proie facile pour le machiavélique ex-conseiller Joubert.

​Adapté du livre de Pierre Lemaitre par son propre auteur, le scénario adopte un rythme soutenu. Le récit riche, mais d'une grande fluidité, accorde place à tous les personnages qu'il dessine en peu de traits. Et présente de beaux portraits de femmes combattantes. 

La réalisation est ample faite de plans séquence et d'ingénieux angles de vue. Le tout dans une reconstitution soignée, classique sans sentir la poussière. Le film est esthétiquement très agréable à regarder.

Couleurs de l'incendie bénéficie également d'une distribution remarquable, de Léa Drucker à Fanny Ardant en passant par Olivier Gourmet, Benoît Poelvoorde et Jérémy Lopez. 

Offrant romanesque et intrigue, entre grand roman d'aventure et bande-dessinée, ce film épique est une vraie bonne surprise.

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Si les deux premiers épisodes du documentaire des frères Naudet ont un peu déçu, les deux derniers fonctionnent particulièrement.

Les réalisateurs ont eu l'excellente idée de relater les Jeux Olympiques et paralympiques dans une forme thématique plutôt que chronologique, avec pour fil rouge la journée du 26 juillet et la cérémonie d'ouverture des Jeux.

Le documentaire nous plonge au coeur des Olympiades offrant un regard micro en nous invitant notamment au plus près des proches des athlètes dans la victoire comme dans la défaite, et un regard macro sur la logistique et l'organisation XXXL Avec des images impressionnantes des sites et du public déchaîné, des découvertes comme Ottobock, le génial atelier qui propose de réparer gratuitement les équipements des athlètes paralympiques, des points de vues originaux depuis le 1er étage de la Tour Eiffel ou la régie d'OBS, des moments inattendus comme une visite nocturne à la lampe de poche du Louvre, de nombreuses rencontres émouvantes...

Et Zizou. 26 ans plus tard.... Les Yeux dans les Jeux.

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