Elle était un peu comme notre voisine, bienveillante, drôle. La copine sympa mais à qui on ne la fait pas. Revenue de tout mais toujours prête à repartir.
On nous avait parlé de Nouvelle Vague, d'Eustache, de Truffaut, de Chabrol, de jeunes maîtres du cinéma devenus grands avec elle. On voyait en noir et blanc une jeune femme, séduisante, provocante, qui faisait rêver les jeunes réalisateurs d'aujourd'hui toujours prêts à la faire tourner.
En réalité, on l'avait découverte autrement, adopté vraiment, forte face à l'attente, à l'ignominie de certains journalistes puis face à l'inacceptable. Alors, elle ne fut plus uniquement cette grande actrice gouailleuse pleine de vie, elle devint Bernadette, familière et respectable. C'est aussi, et peut-être surtout, elle qui nous a quitté sans crier gare la semaine dernière à la veille d'un nouveau tournage.
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Alice Pantins presque 40 ans a tout pour atteindre le poste de ses rêves au sein de son magazine de mode. Mais son "grand" âge et son image de fille coincée jouent en sa défaveur. Lorsqu'à la suite d'un quiproquo son patron l'imagine maîtresse de Balthazar, à peine 20 ans, Alice décide de jouer la carte de la couguar, grande tendance du moment, à l'insu du jeune homme éperdument amoureux.