Claude Brasseur a incarné plus d'une centaine de personnages à la télévision, au cinéma et au théâtre.
Mais c'est d'abord Eugène-Francois Vidocq, Serge d'une Histoire Simple, le père de Vic et Daniel, l'ami indéfectible d'Etienne, Simon et Bouly qui nous sautent au coeur au moment de sa disparition.
Nous irons sans doute tous au paradis, mais il est vraiment temps que ce confinement des lieux de culture cesse.
Afin que nous passions à nouveau plus de temps à célébrer le spectacle vivant qu'à pleurer ses morts.
Spin-off de la série The Good Wife, The Good Fight met en scène l'avocate Diane Lockaert qui, éclaboussée par un scandale financier, est empêchée de prendre une retraite bien méritée. Elle intègre, avec sa nièce Maia Rindell, le cabinet Reddick et Boseman qui a pour particularité d'être dirigé par des afro-américains.
The Good Fight pourrait être une série de plus sur des avocats si elle n'était si politiquement engagée. Le cabinet s'est spécialisé dans le traitement des violences policières à l'encontre des afro-américains et ses protagonistes sont ouvertement anti-Trump. Au fil des saisons la série colle à l'actualité et faits divers impactant le président et les Républicains, mais aussi la société tels le mouvement #metoo.
La saison 3 se perd un peu dans les excès mais reste regardable.
Djibi, jeune veuf, élève seul sa fille, Sofia, qui adore s'endormir en écoutant son père lui raconter des histoires. Mais, Sofia grandit.
Michel Hazanavicius présente un récit ambitieux qui navigue entre deux mondes, le réel et celui de l'imaginaire. Dans ce dernier, qui ressemble sensiblement à un studio de cinéma, vivent de nombreux personnages loufoques qui permettent au réalisateur de laisser libre court à son humour décalé. Dans la représentation du monde réel, Hazanavicius adopte un premier degré qui flirt parfois avec le niais mais que la qualité des comédiens (Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens, Keyla Fala, Sarah Gaye) atténue.
Le monde imaginaire, aux effets spéciaux nombreux, n'est malheureusement pas très beau. Ce manque d'esthétisme et la tonalité hésitante, entre premier degré , humour potache, film d'aventure et comédie romantique, ne permettent pas à la poésie de s'installer.
C'est dommage car cette réflexion sur la perte de l'enfance vécu du côté du père, qui est aussi un nouvel hommage au cinéma, propose plusieurs belles idées.