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Philippe Geluck rend hommage à l'Art, de l'antiquité à nos jours, en détournant et se moquant gentiment des œuvres de Koons, Millet, Vinci, Pollock, Soulages, Boudin, Warhol....

L'exposition n'est pas immense mais l'ensemble de la trentaine d’œuvres exposées est irrésistiblement drôle.

A voir jusqu'au 31 août. Prolongée jusqu'au 2 janvier 2017.

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Alors qu'elle roule loin de son petit ami, Michelle est victime d'une sortie de route. Elle se réveille emprisonnée dans une cave.

Produit par l'équipe Cloverfield, ce thriller, malgré quelques longueurs, tient en haleine jusqu'à la fin qui ne déçoit pas. En termes de cinéma pur, ce n'est pas l'extase. Le film vaut surtout pour son scénario astucieux.

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La Saison des Femmes de Leena Yadav

De nos jours, en Inde, dans un village de l'état de Gujarat, quatre femmes sont confrontées à une domination patriarcale ultra violente. Rani élève, seule, son fils adolescent alcoolique et porte le deuil depuis que son mari est mort il y a 15 ans. Elle s'endette pour payer une dote et "acheter" une femme à son fils tel que le veut la tradition. Lajjo subit les violences physiques de son mari qui lui reproche de ne pouvoir lui donner un enfant. Bijli joue la femme émancipée, libérée de la tyrannie des hommes. Elle est danseuse et prostituée dans un cabaret itinérant. Janaki, la plus jeune est mariée contre son gré au fils de Rani. Ces quatre femmes découvriront ensemble un autre possible.

Leena Yadav, à travers les portraits de ces quatre femmes aux parcours différents mais au destin semblable, nous entraine au coeur d'un univers archaïque et déshumanisé. Dés les premières images, la beauté des paysages, des tenues vestimentaires, des visages magnifiés par une mise en lumière ultra soignée nous emporte. La violence qui se fait de plus en plus oppressante n'en est que plus choquante. La réalisatrice, à travers quelques personnages masculins positifs parvient à éviter la caricature. Elle parsème son film de codes du cinéma Boolywoodien qui tranchent avec la crudité de son sujet. Ainsi, sans cesse l'effroi succède au rire et à l'émotion positive. Les quatre comédiennes d'une grande beauté sont impressionnantes dans l'incarnation de ces femmes tout à la fois victimes de leur propre éducation et des hommes, et pleines de vie et de fantaisie. Entre résignation et espoir.

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Sa beauté froide de tragédienne antique impressionne. Elle sert ses personnages de femmes fortes qui se dressent face à la trahison, à la folie des hommes et à l'injustice. C'est dans ses rôles militants que son élégance et son port de tête au menton fier ont marqué nos esprits. La force qu'elle porte dans ses interprétations impressionne durablement. Dans Prendre femme, Mariage tardif et Le Procès de Viviane Amsalem, trilogie qu'elle a co-réalisée avec son frère, son étouffement, son désespoir et sa rage sont les nôtres. Pascal Elbé l'a choisit pour jouer, dans Tête de turc, la mère prête à tout pour défendre son fils. Fanny Ardant, grande sœur au physique et à l'intensité si proches, lui a donné le rôle central de son premier film de réalisatrice, De Cendres et de sang, tragique et étrange. Mais Ronit Elkabetz sait aussi être drôle et gentiment provocante comme dans la Visite de la Fanfare.

On aurait aimé pouvoir admirer la justesse de son interprétation, sa puissance d'incarnation, sa force de conviction et sa beauté si particulière, encore longtemps sur nos écrans. Ronit Elkabetz est décédée ce mardi 19 avril.

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La Ménagerie de Verre au théâtre de La Colline

Tom et Laura, tout deux jeunes adultes, vivent avec leur mère Amanda. Abandonnée par son mari il y a de nombreuses années, Amanda a élevé seule ses enfants. Elle vit dans le regret de la jeunesse qu'elle n'a pas eu, et à laquelle elle ne veut pas renoncer, et dans le soucis obsessionnel que Laura se trouve un mari à défaut d'un travail.

Prologue. Seul à l'avant-scène, Tom, le conteur de cette étrange histoire, nous explique qu'il n'invente rien mais que sa mémoire peut donner à ses souvenirs la couleur des songes. Il traverse alors le rideau de voile qui sépare le public de l'appartement où tout va se jouer.

Ce rideau de voile que le metteur en scène Daniel Jeanneteau a installé est le seul élément sur lequel on reste dubitatif. Bien sûr, il permet de donner à toutes ces scènes l'étrange couleur des rêves, de positionner les spectateurs en épieurs, d'évoquer l'écran de cinéma si cher à Tom (et à Tennesse Williams), d'accentuer l'impression d'emprisonnement ressenti par les deux enfants. Mais, il a aussi le défaut de masquer un peu trop les visages et expressions des comédiens. Du coup, on oscille sans cesse entre l'envie que ce rideau se lève et le plaisir de la beauté des plans qu'il procure. L'appartement, pièce unique entourée de lourds rideaux semble une boite. Peu ou pas de meubles (une chaise le temps d'une scène, un miroir et une lampe suspendue), au sol une moquette épaisse blanche comme du coton sur laquelle les comédiens jouent pieds nus. Des comédiens qui nous offrent des interprétations d'une rare qualité. Olivier Werner est parfait dans le rôle du conteur-protagoniste qui oscille entre détachement et émotion. Pierric Platier est le galant tout en finesse sur lequel tout les espoirs se portent. Solène Arbel, d'une discrète efficacité, campe avec beaucoup de grâce, le rôle délicat de la jeune fille tétanisée par ses complexes et la tyrannie d'une mère qu'interprète la géniale Dominique Reymond. Tout simplement magistrale, elle semble danser, virevolter sur ce tapis cotonneux, jouant cette mère délirante, qui à la moindre occasion redevient une jeune fille en fleurs gaie et séductrice, qui appelle sa fille "petite soeur". Passant du ton doucereux et chantant à celui cassant de la mère sans cesse déçue par sa fille mal dégourdie et son fils égoïste, la comédienne nous saisis sans cesse par sa virtuosité. Du très grand art.

La Ménagerie de Verre au théâtre de La Colline

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