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12_years_a_slave.jpgEn 1841, Solomon Northup, musicien noir et libre de New-York, est enlevé et vendu comme esclave en Louisiane.  

En nous contant cette histoire vraie, Mc Queen réussi le pari de  créer le malaise et l'asphyxie chez le spectateur. Il fait de son film une sorte de catalogue des sévices qui régnaient dans les plantations du Sud. Cela semble son objectif ultime tout le long du film : témoigner de la violence physique de l'esclavage. Et l'effet est réussi, on étouffe et se résigne au rythme de Solomon.

On peut, cependant, reprocher à ce film, très physique, un déficit en psychologie des personnages. Les souffrances du corps l'emportent largement sur celles de l'esprit qui sont très peu exposées. Les relations tissées entre les esclaves ne sont pas non plus réellement traitées et le personnage de Michael Fassbender, en sudiste totalement cinglé, laisse à penser que tous les exploiteurs étaient intellectuellement déficients, ce qui disculperait le rôle de la société toute entière.

La scène finale  qui, sans grâce, fait place à une émotion facile semble d'autant plus superficielle. Il eut été bien plus fort de clore le film sur la scène de la libération de Solomon et "de l'abandon" de ses collègues de détention.

Un bon film mais certainement pas le chef d'oeuvre qu'on veut nous vendre.

PS : le film vient de recevoir l'Oscar du meilleur film

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L-inconnu-du-lac.jpg La plage d'un lac du sud de la France est le lieu de rendez-vous d'homosexuels en recherche d'aventures faciles à consommation sur place (dans le bois voisin). Franck, habitué des lieux, se lie d'amitié avec Henri, un hétéro à l'esprit ouvert, et succombe aux charmes de Michel.

L'inconnu du Lac est une curiosité. Plébiscité par la critique, ce film  vendu comme un polar, ressemble surtout à un documentaire très explicite sur la drague et la sexualité homosexuelle. Entre deux scènes de séduction et de sexe, il y a bien meutre mais aucune intrigue policière puisque le coupable est évident, qu'on ne connaitra pas son mobile et que le scénario semble s'en foutre totalement.

Le film nous parle peut-être du manque d'âme et de la superficialité des relations qui se tissent autour de ce lac (la solitude d'Henri que Franck néglige, la distance de Michel qui ne veut pas s'engager avec Franck, l'amant et les témoins que l'on tue quand ils deviennent trop collants) ou est un prétexte pour montrer du sexe homosexuel dans des cinémas grand public. Au final, on s'ennuie ferme.

Date de sortie en salle : 12 juin 2013

Date de sortie en DVD : 5 novembre 2013

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maggie-smith.jpgMaggie Smith est sans doute une des plus grandes comédiennes britanniques en activité. Née en 1934, elle a passé une grande partie de sa carrière au théâtre notamment aux côtés de Laurence Olivier dans des mises en scène d'Orson Welles, d'Ingmar Bergman, de Zeffirelli... dans les pièces de Shakespeare, Oscar Wilde, Tchekhov mais aussi dans des comédies typiquement british. Mais pour la majorité des gens qui ne fréquentent pas les théâtres anglais ou canadiens, Maggie Smith est une parfaite actrice de cinéma. On a pu la voir, dans une filmographie, qui dénote un peu face à sa très sérieuse carrière théâtrale, faite de films aussi divers que Quartet, Indian Palace, Gosford Pari, Harry Potter, Sister Act, Chambre avec vue, Mort sur le Nil, leChoc des Titans, Hook, Un Thé avec Mussolini, Nannie mc Phee...

Depuis 4 ans déjà, Maggie Smith est aussi à la télévision Violet Crawley, la Comtesse douairière de la romanesque série Downton Abbey. Son personnage, qui bénéficie des meilleures répliques de la serie, est sans doute le plus piquant et le plus drôle. Elle interprète cette vieille dame sarcastique, soucieuse du respect de son aristocratie et imbibée de vieux principes avec une gourmandise évidente. Un régal !

Mise à jour septembre 2024 : Maggie Smith est décédée le 27 septembre 2024 a presque de 90 ans.

 

 

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Aux États-Unis, au milieu de nulle part, des spectateurs regardent à l'aide de jumelles, un pneu roulant et faisant imploser tout ce qu'il croise. 

Le 2e film de Quentin Dupieux est encore plus barré que le 1er (Steak). On n'est pas très sûrs du message porté par le film ni même s'il en a un Mais l'attitude passive des spectateurs fasse au massacre, fascinés par le mal, peut nous renvoyer à une société qui s'accommode du pire et se déshumanise peu à peu jusqu'à disparaître. Il peut aussi s'agir d'une critique du cinéma de mauvaise qualité que nous servent les grands studios américains. Ou plus simplement d'un délire artistique.

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A Boston, deux fillettes sont enlevées. Le père de l'une d'elles et la police mènent chacun leur enquête.

Le scénario, écrit par Aaron Guzikowski, est sans finesse. Le grotesque règne et le ridicule s'immisce même dans les scènes les plus dramatiques. Il faut dire qu'avoir autant de personnages dénués de sens commun dans un film qui se veut haletant n'aide pas à nous captiver. Cerise sur le gâteau, le coupable a tellement la tête de l'emploi qu'on le reconnait dès sa première apparition. Denis Villeneuve nous offre bien quelques belles idées de mise en scène, mais cela ne suffit pas. Affligeant.

Date de sortie en salle : 9 octobre 2013

Date de sortie en DVD : 14 février 2014

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