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Laurence Coly est jugée au tribunal de Saint-Omer. Un matin de novembre, elle a abandonné sur la plage sa petite fille de 15 mois en sachant qu'elle serait emportée par la marée.

Alice Diop s'inspire de l'affaire Fabienne Kabou, qui a effectué cet acte en 2013, et qui fut condamnée en 2017 à 15 ans de réclusion. 

La réalisatrice reproduit les moments forts du procès et dessine en parallèle l'impact de cette affaire sur Rama, jeune romancière enceinte de 4 mois, qui assiste au procès. Les deux femmes, l'accusée et l'auditrice, ont en commun des origines sénégalaises, une relation complexe à leur mère, un caractère taiseux et une intelligence supérieure à la moyenne.

On regrette que la réalisatrice n'est pas dédié son film au personnage de la mère infanticide, de cette femme sénégalaise, immigrée, intellectuellement ambitieuse, financièrement dépendante, niée par tous jusqu'à disparaître, mère par accident, psychologiquement complexe... La romancière fait pâle figure et suscite peu d'intérêt face aux questions que soulèvent l'accusée et son acte. Le scénario semble aborder des pistes qu'il abandonne aussitôt, les problèmes existentiels de Rama ne touchent pas, les séquences du procès en plans  fixes ne créent pas d'émotions. Tout est froid et  manque terriblement de chair.

Guslagie Malanda est remarquable dans le rôle de Laurence Coly. 

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Aux États-Unis, Marvin Hacks revient chez sa mère après 17 ans de prison. Les gens de la ville n'ont pas oublié le crime atroce qu'il a commis. 

C'est un bien étrange parti pris que prend le scénario en faisant de Marvin un bon fils et un homme assez doux et attentif aux autres. L'impression étrange qu'il a vécu un drame traumatique nous fait presque oublier qu'il est l'auteur de ce meurtre, et non la victime directe. On s'attache rapidement à ce personnage et on doit se recadrer pour ne pas perdre de vue qu'il a commis l'irréparable.

Les images sont très belles et les interprètes parfaits, en tête Jake McLaughlin et Kathy Bates.

A voir sur Arte

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Pendant toute la durée de la Coupe du Monde, le génial Alain Chabat propose, tous les soirs après le match et le debrief, un Late Show cuisiné à sa façon.

Ça ressemble à un Late Show, ça reprend les recettes du Late Show mais ce n'est pas tout à fait un Late Show et c'est pour ça que c'est drôle.

Les 4 premières émissions étaient extrêmement réjouissantes. Il en reste encore 6 pour se bidonner.

A voir sur TF1 tous les soirs à 22h55 ou en Replay sur TF1.fr

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Dans la masse des humoristes qui égayent les scènes parisiennes, Kheiron se démarque en proposant aux spectateurs l'exercice de créer en direct avec lui le spectacle. Ce dernier reposera sur leurs interactions avec le comédien.

Ce 24 novembre, malgré une belle crève, le comédien déploie une énergie et une verve qui interpelle immédiatement. Pendant, près de 2 heures, il questionne et vanne le public qui se prête plus ou moins au jeu du comédien. On imagine aisément que tous les soirs sont différents mais la limite de l'exercice se fait vite sentir. En dépit de la belle réparti et du stock d'anecdotes du comédien, des moments de flottements, des longueurs et des répétitions soulignent la nécessité d'une base qui semble ici (ce soir ?) un peu légère. Bien sûr, on rit mais le rythme si important dans l'humour marque ici le pas.

A voir un autre soir, avec un autre public, dans la très accueillante salle de l'Européen jusqu'au 31 décembre 2022.

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Le vol Dubaï-Paris s'est crashé dans la montagne. Matthieu Vasseur, technicien au BEA, est chargé de l'enquête.

Le réalisateur sait trouver les astuces de mise en scène qui permettent de faire des images avec une intrigue basée sur l'analyse des sons. Les dialogues diffusent petit à petit des indices contradictoires et immiscent le doute sur les différents protagonistes ainsi que le héros.

Pierre Niney est très bon ainsi que les comédiens qui l'entourent dont André Dussolier, Olivier Rabourdin, Sébastien Pouderoux, Lou Delage. 

Ce thriller paranoïaque fonctionne très bien. Son seul défaut est sa durée de 2h10. Un peu trop long.

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