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François  Berleand attend avec impatience un taxi qui ne vient pas. Il se retrouve soudainement enfermé  dans une agence de voyage sans porte ni fenêtre avec un inconnu au comportement inquiétant.

Tout est étrange dans  cette pièce où les mises en abîme rythment le récit. Les comédiens sont au mieux de leur forme : François Berléand, parfaitement cabot et ahuri, Sébastien Castro encore plus inquiètant que d'habitude et Constance Dollé, jonglant avec les registres. La mise en scène de Stéphane Hillel accentue parfaitement le parti pris surréaliste de l'histoire. Les interventions acrobatiques d'Inès Valarcher en cela sont particulièrement efficaces.

Pour sa première pièce Clément Gayet nous propose un théâtre de distraction, dans la veine d'un Sébastien Thiéry, qui nous change du vite fait-bien bâclé trop souvent proposé.

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A Berlin, en 1946, le grand chef d'orchestre Wilhelm Furtwangler est interrogé par le commandant américain Steve Arnold dans le cadre d'une commission de dénazification.

Cette pièce, au sujet historique puissant ne passionne pas. Le récit manque de finesse, le texte (traduit de l'anglais) de virtuosité et la mise en scène de créativité. La dramaturgie repose moins sur le chef d'orchestre que sur le commandant américain, personnage rustre et acharné, qui est ici incarné sans subtilité par Francis Lombrail. Son interprétation dessine à gros traits un militaire enragé ne laissant aucune place à l'émotion portée par l'objet de sa motivation (son traumatisme causé par ce qu'il a vu à la libération des camps de concentration). 

La grâce n'entre en scène qu'aux apparitions, trop courtes, de Michel Bouquet qui campe un Wilhelm Furtwangler tout en nuances à la ligne de défense à la fois admirable et discutable. La précision et l'élégance de son interprétation parviennent presque à nous faire oublier les faiblesses de la pièce. 

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A Téhétran, Emah et Rana se voient contraints de quitter précipitemment leur immeuble qui menace de s'écrouler. Pour les dépanner, un ami leur loue un de ses appartements. Lorsque Rana est agressée, la vie du couple bascule.

Le Client, sans être un mauvais film, décoit un peu surtout il est vrai parce que Asghar Farhadi nous a habitué (en dehors de son film réalisé en France Le Passé) à une grande qualité de mise en scène, une parfaite maîtrise des émotions et à une écriture fine de ses histoires et de ses personnages. L'histoire d'Emah et Rana, qui parle de vengeance, de culpabilité et d'un certain machisme puritain, se regarde sans déplaisir. Mais, le trait est souvent trop appuyé. L'intervention des scènes de théâtre de "Mort d'un commis voyageur" alourdisent encore un peu plus l'ensemble. Farhadi en perdant une peu de sa finesse, perd aussi un peu de sa singularité.

 

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Le Musée d’Orsay consacre une belle exposition au peintre Frédéric Bazile qui fut contemporain et compagnon important des futurs impressionnistes Monet, Renoir, Manet, Sisley, Morisot, Degas ou Cézanne. Il a perfectionné son art avec et auprès d’eux, peignant d'ailleurs les portraits de Renoir et Monet et posant pour le très beau « Déjeuner sur l’herbe » de ce dernier. Mort très jeune (à 29 ans en 1870 à la guerre) son œuvre est restée méconnue jusqu’en 1910 où une exposition lui est consacrée à Paris. Puis sa notoriété s’est particulièrement développée dans les années 1950, quand les collectionneurs américains se sont intéressés à son oeuvre.

Le musée d’Orsay présente une soixantaine de tableaux et dessins où l’on perçoit très bien l’évolution du peintre. Ce qui frappe c’est la modernité dans la composition de ses oeuvres. La position des personnages, le cadrage nous renvoient à un travail photographique. Certains tableaux évoquent le Douanier Rousseau sans que toutefois il n’en soit jamais fait mention pendant l’exposition. Aux côtés des tableaux de Bazile, sont présentés des Renoir, Monet, Morisot, Cézanne… pour rappel de leur proximité. 

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Autant le dire tout de suite : l’argument de l'asssociation du cirque et du théâtre ne tient pas. Tout simplement parce que l’histoire a si peu de consistance qu’elle en est incompréhensible. Les numéros de cirque ne s’y coulent pas naturellement mais y arrivent comme un cheveu dans la soupe, les artistes-acrobates ne sont pas très bons comédiens et le récit n’a aucune tenue. Seuls arguments en faveur du théâtre, l’élégance du décor et des lumières.

En revanche, pour ce qui est du cirque, le contrat est rempli. Les artistes sont impressionnants dans des acrobaties qui coupent le souffle. Les amoureux du cirque acrobatique seront comblés.

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