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Knight of cups de Terrence Malik

Rick, scénariste, erre entre Los Angeles et Las Vegas, entre femmes et tournages, et s'interroge sur sa vie.

Malik enchaîne les belles images de villas luxueuses, de plages, de paysages désertiques, de routes interminables,et de jolies filles peu vêtues. Aucun dialogue (ou presque) mais des voix off qui expliquent la vie au héros qui lui même s'interroge dans l'esprit "où vais-je, d'où viens-je, dans quel état...". Christian Bal est de tous les plans. Cate Blanchett et Nathalie Portamn font de courtes apparitions. Et devant tout se vide, le spectateur s'ennuie ferme.

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Patrick Timsit - On ne peut pas rire de tout

Patrick Timsit reprend à la Gaîté Montparnasse, le spectacle qu'il présentait au théâtre du Rond Point en janvier dernier (et dont l'affiche, cette fois, semble ne pas avoir été censurée). Le comédien, en mode stand-up, interroge le public "Peut-on rire de tout (et de tout le monde) ?" et propose d'égrainer la longue liste des sujets sensibles dont il est aussi plaisant, qu'inconvenant ou dangereux de rire, à commencer par les juifs, communauté dont Timsit, et surtout ses parents, font partie. Dès lors le ton du spectacle est donné. Tous les clichés sur toutes les communautés sont abordés. Marseillais, handicapés, Arabes, Français, Belges, Portugais, enfants, femmes, Noirs, Roms...

Le défi, incontournable, est d'être drôle à chaque fois. Et c'est le cas. L'écriture est précise, le texte entre les blagues est intelligent et surtout le comédien est excellent. Son interprétation est essentielle pour provoquer un rire le plus spontané qui soit, sans que le spectateur se sente gêné ou s'interroge sur le bon esprit de son voisin. Seuls deux sketchs un peu hors sujet, viennent riper légèrement cette mécanique du rire. Un rire qui ne nous lâche pas pendant plus d'1h30. Bel exploit.

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Alors qu'il assiste à un congrès à Copenhague avec sa fiancée, Michaël Armstrong, scientifique américain en physique nucléaire, prend un avion pour Berlin Est.

Certainement pas le meilleur Hitchcock, loin de là. Le scénario est grossier et grotesque mais le film contient trois scènes marquantes : la poursuite dans le.musee avec des plans qui évoquent un tableau de Chirico, le meurtre interminable de Gromeket la panique dans le théâtre.

Le réalisateur voulait engager Eva Marie Saint mais Universal imposa Julie Andrews dans une composition un peu tarte. Reste la beauté de Paul Newman et son regard bleu acier.

Année de sortie en salle : 1966

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Le fils de Saul de Laszlo Nemes

À l'automne 1944, à Auschwitz-Birkenau, Saül fait partie des Sonderkommandos. Alors, qu'il évacue les corps d'une chambre à gaz, il croit reconnaître son fils parmi les victimes. Il n'a alors plus qu'un objectif en tête donner à cet enfant une sépulture en présence d'un rabin, tandis que ces camarades prépare une révolte pour s'évader.

Ce qui frappe dans Le fils de Saul c'est avant tout sa mise en scène. La caméra filme Saul, de face ou de dos, ne montrant ce qui se déroule autour de lui qu'en arrière-plans plus ou moins visibles. On ne voit donc que peu de choses mais on devine tout d'autant que les bruits, les paroles et les cris eux ne sont aucunement masqués. Aussi, l'image adopte un format carré qui semble bien étriqué créant une sensation d'enfermement, de piège et accentuant une certaine angoisse. Formellement, le film interpelle. Sur le fond, on est intrigué par ce personnage dont l'ignoble tâche exige de lui une certaine perte d'humanité qu'il tente obstinément de retrouver en redonnant à cet enfant les honneurs que l'on doit aux morts dans un monde civilisé. Que cette soif d'humanité aille à l'encontre de l'instinct de survie de ces camarades rend soudainement le personnage encore plus complexe et moins sympathique. Si le film affiche des faiblesses c'est dans son récit. Les événements que la quête de Saul croise ou provoque ne tiennent pas vraiment en haleine. Seul le contexte historique et émotionnel puissant et le dispositif de mise en scène maintiennent notre attention.

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Valley of love de Guillaume Nicloux

Isabelle et Gérard se retrouvent, après de nombreuses années de séparation, dans la vallée de la mort. Ils répondent ainsi aux dernières volontés de leur fils suicidé qui leur impose une visite de plusieurs jours sous une chaleur écrasante.

Nicloux réunit Huppert et Depardieu qui n'avaient plus tourné ensemble depuis 30 ans. Il les filme errant sous le soleil, à l'hôtel ou dans des paysages désertiques, elle suppliant Gérard de respecter les vœux du fils jusqu'au bout persuadée qu'ils vont le revoir, lui se plaignant sans cesse de la chaleur. Le réalisateur, également auteur de ce scénario ultra light, se contente de filmer, sans talent particulier, les deux comédiens et laisse l'imagination du spectateur en faire ce qu'elle veut. C'est un peu court.

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